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Manifestation des rapatriés de Tunisie : Dr Morissanda tient un langage de vérité

Après avoir exprimé de leur mécontentement devant le ministère des affaires étrangères, les rapatriés de Tunisie réunis au sein de l’association des guinéens victimes de xénophobie en Tunisie ont été reçus et écoutés par le ministre, Dr Morissanda Kouyaté.

Nous apprenons que c’est une rencontre qui s’est déroulée dans un climat, moins agréable notamment avec des cris et des prises de parole désordonnées.

Les jeunes, par la voix de leur président Foromo Onivogui, ont expliqué au ministre, la situation précaire dans laquelle ils sont depuis leur retour au pays. Ils ont également rappelé les promesses prises par les autorités guinéennes, quand il était question pour eux de revenir au pays.

Dans sa prise de parole, apprend-on, le ministre Dr Morissanda Kouyaté a d’abord expliqué à ces jeunes, les efforts louables du gouvernement Guinéen, qui a été proactif en étant le premier pays à voler au secours de ses compatriotes en détresse en Tunisie. Il a ensuite soutenu qu’au niveau de son ministère, il n’y a pas un fonds ou un budget exclusivement dédié à la réinsertion des rapatriés, fussent-ils de Tunisie.

Surtout, le ministre a affirmé que le rôle de son département, était de les aider à revenir au pays et qu’à l’heure actuelle, une autre situation similaire à la leur, est en train d’être gérée par son département qui concerne les guinéens bloqués au Niger.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie guinéenne a quand même expliqué aux rapatriés de Tunisie, que son département est, en ce moment, en train de travailler pour trouver des voies et moyens avec d’autres départements ministériels et des partenaires techniques et financiers, pour leur réinsertion socioprofessionnelle.

Source mosquéeguinee.com

Selon Koundou Waka, Elie Kamano « n’a pas le grade pour parler au nom de tous les artistes »

L’artiste chanteur Abraham Sonty alias Koundouwaka et Mamadou Lakrass Cissoko, président de l’union nationale des artistes et musiciens de Guinée (UNAMGUI), étaient face aux hommes de médias à la maison de la presse ce mardi. Ils se sont exprimés sur la dernière sortie d’un collectif d’artistes qui a accusé le Ministre Bill de Sam de mauvaise gestion.

L’artiste a trouvé qu’il n’est pas normal que tout le monde se taise sur ce qui s’est passé. Ce qui l’a amené à expliquer les raisons de la conférence : « j’ai vu ce que notre confrère Élie Kamano a fait avec certains artistes. C’est bien ce qu’il a fait. Mais le mal, il n’a pas le droit de parler au nom de tous les artistes. On ne l’a pas donné ce grade d’abord. Il est simple Élie Kamano. Il doit juste parler au nom de sa structure. Tu parles au nom de ton clan, de ceux qui t’accompagnent mais ne dis pas les artistes guinéens. Quiconque sort pour parler au nom de tous les artistes, je vais intervenir, en plus l’heure n’est pas à la guerre des intérêts. Nous n’avons pas besoin de nous soumettre à des actes pour quémander ou réclamer le prix de la sauce. Il faut rêver grand et sortir de cet état d’esprit » a déclaré Abraham Sonty.

Avant d’ajouter que le seul habilité à parler en leur nom est : « Mamadou Lakras Cissoko ».

Poursuivant, Abraham Sonty s’est souvenu du préjudice qu’un précédent comportement du reggeaman Élie Kamano lui a causé. « Il y a quelque chose qui s’est passé entre Élie et certains artistes à un moment donné, concernant une somme d’argent. Je sais la crédibilité que ça nous a enlevé. Ç’a bloqué mes projets, ç’a créé des scandales dans le milieu culturel. Pendant que ce n’est pas le cas. Il m’a même invité mais je n’ai pas voulu m’associer à ce projet. »

Selon Mamadou Lakrass Cissoko, tout est rentré dans l’ordre. « Ils savent que ce qu’ils ont fait n’est pas juste puisque je leur avais demandé de surseoir à cette décision. Dieu merci ils sont revenus à la raison et ils ont présenté les excuses dans l’intention de ne plus reproduire les mêmes erreurs. »

Source guinee7.com

Faya, CPR : « le fait d’élire 2/3 de nos députés sur des listes nationales les éloigne trop du peuple »

Après leur passage à l’hémicycle du palais du peuple au titre du débat d’orientation constitutionnel relatif à la rédaction de la nouvelle Constitution, les acteurs de la Coalition Pour la Rupture (CPR) étaient devant la presse hier mardi, 06 juin 2023. Objectif:  revenir sur le contenu des différentes propositions soumises au CNT, notamment la meilleure organisation de la gouvernance locale; avoir présent à l’esprit le peuple de Guinée pour écrire la prochaine Constitution et qui va créer des échelons de pouvoir des institutions en ayant des Guinéens présent à l’esprit;
réduire au strict minimum l’État et développer le pouvoir local pour se faire le travail du peuple; éviter également le gouvernement pléthorique et établir une certaine justice dans la désignation des représentants du peuple, sont entre autres ces points que ces acteurs sollicitent voir dans la prochaine Constitution. C’est pourquoi Dr Faya Millimouno du parti Bloc Libéral, a, dès sa sortie de la salle, confié que la question sur la gouvernance locale doit être prise au sérieux pendant la rédaction de cette Constitution afin d’amener les députés à être proches du peuple et incarner les besoins et les préoccupations des populations.
« Aujourd’hui vous ne pouvez pas comparer la circonscription de Kaloum à celle de Kankan ou Matoto. Mais à l’uninominale, toutes ces circonscriptions sont représentées par une seule personne. Ça viole le premier principe d’une République, l’égalité en droit et en devoir. Aussi, le fait qu’on élise 2/3 de nos députés sur des listes nationales, nous avons des députés trop loin du peuple. Ce qui fait que nos législatures, vous entendrez jamais parler de propositions de loi, sauf de projet de loi qui nous viennent du gouvernement. Pour amener les députés à être proches du peuple et incarner les besoins et les préoccupations des populations, il faut que nous fassions des préfectures actuelles des circonscriptions électorales et en fonction de leur population. Dans ce cas là, si Kaloum peut mériter d’un député, N’Zérékoré peut mériter 4 députés, compte tenu de sa population. Si Macenta peut mériter 3 députés, peut-être Yomou ou alors Fria peut mériter 2. Ça ce sont des choses que nous avons écrites dans les propositions que nous avons soumises au CNT», a confié Dr Faya Lansana Millimouno.
Devant des hommes de médias, l’opposant guinéen est revenu sur cette question relative à la limitation d’âge. La coalition CPR a été très claire.
 » Nous l’avons dit, s’il faut avoir 35 ans pour être candidat, nous n’avons pas penser qu’il faille définir une borne supérieure. Ça serait mettre en cause le fait qu’il suffit d’être vieux pour ne pas être présidentiable. Si vous êtes sains d’esprit et de corps, pour nous vous êtes présidentiable. Ce n’est pas votre âge qui doit vous mettre en cause», a martelé le président du BL.

Source média Guinée.com

Urgent : le procès des leaders du FNDC (Foniké Mengué, Ibrahima Diallo et Billo Bah) prévu demain à Conakry

C’est finalement à la Cour d’Appel de Conakry que le procès des leaders du Front National pour La Défense de la Constitution est programmé. Ibrahima Sory II Tounkara, le président du tribunal de première instance de Dixinn (qui dirige le procès sur les crimes du 28 septembre) se chargera lui-même de présider cet autre procès, forcément médiatisé.

Ci-dessous,flashguinee.info

vous propose l’ordonnance de délocalisation de ce procès :

COUR D’APPEL DE CONAKRY

REPUBLIQUE DE GUINEE

Travail-Justice-Solidarité

TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE DIXINN

CABINET DU PRESIDENT

ORDONNANCE N. 22805/CAB/TPI/D/2023 PORTANT DÉLOCALISATION D’UNE AUDIENCE

Nous, Ibrahima Sory II TOUNKARA, Président du Tribunal de Première Instance de Dixinn

Vu la loi.L/2015/019/AN du 13 Août 2015 portant organisation judiciaire en République de Guinee ;

Vu la loi organique N° L/2016/060/AN du 26 Octobre 2016 portant code de procédure pénale:

Vu le Décret N°D/2019/298/PRG/SGG du 19 septembre 2022 portant nomination des Magistrats ;

Considérant les impératifs de sécurité pour la tenue d’une audience ;

Ordonnons la tenue de l’audience concernant l’affaire objet de l’Ordonnance No 473 du 07 novembre 2022 rendue par Monsieur le Doyen des Juges d’instruction, à Kaloum, dans le nouveau palais de justice situé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry :

La présente ordonnance qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistrée et publiée par le Chef de Greffe pour toutes fins utiles.

Fait en notre cabinet, Dixinn, le 6 juin 2023

Le Président,

Ibrahima Sory II TOUNKARA

 

Conakry : la Journée nationale des volontaires célébrée à travers un assainissement de la plage de Rogbané

L’Agence nationale du volontariat jeunesse (ANVJ) a célébré la première édition de la journée nationale des volontaires en Guinée ce mardi, 6 juin 2023, sous le thème « Les volontaires au service de la nation ». La démarche vise à magnifier et encourager les actions menées par les volontaires sur le terrain en accompagnant les communautés à la base. La journée a été mise à profit par l’ANVJ pour assainir la plage de Rogbané, au quartier Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Macka Baldé, le Directeur général de l’Agence nationale du volontariat jeunesse (ANVJ) a exprimé sa gratitude aux organisations du volontariat et du bénévolat, avant de revenir sur les objectifs de cette journée. « Cette journée est une occasion pour toutes les organisations de volontariat en Guinée de saluer, magnifier, soutenir, encourager l’effort des milliers de volontaires qui s’engagent pour la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale et le développement à travers tout le pays. La célébration de la journée nationale des volontaires s’inscrit dans un contexte de solidarité entre les jeunes, c’est un bon signe citoyen, un critère significatif de la volonté d’intégration des jeunes aux valeurs sociales, culturelles et traditionnelles des communautés », a indiqué le Directeur général de l’ANVJ.

Par ailleurs, Macka Baldé a énuméré les acquis et les perspectives de l’ANVJ. « Depuis la nomination de sa nouvelle Direction générale, le 18 Juillet 2022, l’ANVJ a mobilisé et formé 458 jeunes à l’esprit de volontariat et de citoyenneté, dont 258 ont été déployés dans les communautés à travers toute la Guinée dans les domaines de la santé, de l’éducation, l’état civil, de l’artisanat, de l’administration générale, de l’agriculture pour ne citer que ceux-là. Pour renforcer l’efficacité des actions de volontariat en Guinée, la Direction générale, sous le leadership de notre ministre, compte déployer 500 jeunes volontaires d’ici la fin 2024, doter le pays cette année d’une Politique nationale de volontariat qui sera le référentiel de tous les acteurs intervenants dans le volontariat en Guinée ; mettre en place un mécanisme d’insertion et de valorisation des anciens volontaires. Le volontariat est aujourd’hui une réponse adaptée aux enjeux de développement de nos pays avec une approche participative des acteurs qui sont en même temps des bénéficiaires. C’est le lieu et le moment de féliciter les volontaires qui soient nationaux ou internationaux déployés en Guinée », a-t-il lancé.

De son côté, au nom du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Alhassane Touré, Chargé de missions dudit Ministère, a rendu un vibrant hommage aux volontaires pour cette initiative et pour le service rendu à la nation.

C’est avec un grand plaisir que je rejoins les volontaires ce matin pour assainir la plage de Rogbané pour la célébration de la Journée Nationales des volontaires. La Journée nationale des volontaires est une occasion pour le Ministère de la Jeunesse et des Sports de rendre un vibrant hommage aux nombreux volontaires et bénévoles qui mettent leur expertise, leur savoir-faire et leur savoir-vivre au service de la nation. Cette activité citoyenne d’assainissement de ce matin, initiée par l’ANVJ, est un message que les volontaires envoient à tous nos concitoyens, d’adopter une consommation responsable tout en évitant les rejets dans la nature des déchets biodégradables en l’occurrence les sacs plastiques. Ces sacs plastiques sont un phénomène aujourd’hui, car une fois jetés dans la nature, n’y disparaissent pas pendant des dizaines d’années. Ils sont à la base des pollutions de nos mers et fleuves, de nos sols, voire même de certaines maladies. Ils ont des conséquences désastreuses sur la biodiversité », a fait savoir monsieur Touré.
Pour sa part, Alpha Oumar Sacko, le maire de la commune de Ratoma, s’est réjoui et a salué cette initiative de l’ANVJ. Il a également souhaité que cette journée soit vulgarisée dans le pays. « C’est avec un réel plaisir que je reçois aujourd’hui les volontaires guinéens qui se sont décidés à apporter leur pierre dans l’édifice que nous venons d’entreprendre. L’objectif, c’est de rendre propre la commune de Ratoma en général, et en particulier aujourd’hui, rendre propre la plage de Rogbané. Pour qui connaît la fréquentation de cette plage, va prendre les mesures de cet objectif, parce que c’est là où plus 50 % de la jeunesse de Ratoma se retrouve quotidiennement. Rendre ces lieux propres, c’est vraiment œuvrer au maintien de l’hygiène, de la salubrité dans notre commune. Donc, la santé de la jeunesse. Mais c’est aussi un symbole, montrer à tous qu’on peut faire un peu, moyennant seulement sa volonté, pour le reste des guinéens. Parce que c’est de cela il s’agit du volontariat. C’est très important pour nous et pour notre société. Montrer au reste des jeunes et aux guinéens que chacun peut faire un peu pour son pays… Et je formule les vœux que cette journée soit vraiment promulguée et vulgarisée au niveau de l’ensemble des communes et du pays pour que chaque Guinéen puisse mettre en tête que la meilleure façon de rendre à la nation, c’est d’être volontaire, faire quelque chose de façon gratuite pour le reste des guinéens », a dit le maire Ratoma, Alpha Oumar Sacko.

Maroc : Pourquoi des guinéens exigent le départ de l’ambassadeur Namory Traoré ?

RABAT-Le personnel de l’ambassade de Guinée au Maroc a passé de « salles heures », mardi 6 juin 2023. Des guinéens irrités contre « l’inaction » des autorités diplomatiques dans la prise en charge d’un malade arrivé dans un état critique dans les locaux de l’ambassade ont pris d’assaut l’enceinte de la représentation diplomatique guinéenne pour demander des comptes à l’ambassadeur, le Général à la retraite Namory Traoré.

Selon les informations obtenues par Africaguinee.com auprès de ressortissants guinéens vivants dans le royaume chérifien et recoupées auprès du ministère des affaires étrangères, le décès de Mamadouba Bangoura est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Au fond, de nombreux guinéens en avaient ras-le-bol par rapport au traitement qui leur est réservé dans leur quête de papiers et autres. Désormais, ils exigent le départ du Général Namory Traoré, ancien chef d’Etat-major général des armées sous Alpha Condé. Au téléphone d’Africaguinee.com, un ressortissant guinéen témoigne :

« Le problème ici au Maroc, la représentation diplomatique ne fait rien qui répond aux attentes des guinéens. Les gens se sont mobilisés pour dire halte après le décès d’un guinéen abandonné à lui-même. Il n’a pas bénéficié de soins et de suivi réel. Ce ressortissant guinéen est décédé sur place, c’est comme si la Guinée n’a pas d’ambassade ici. Le plus grand mal, ce que Namory a ordonné à ce que le Monsieur soit sorti de l’ambassade. Donc imaginez la suite, il est ramené à Casablanca. Faute de maison où le mettre il est déposé dans un chantier où il meurt à 6heures du matin. Son corps a été envoyé à la morgue. Comment voulez-vous que les gens se calment ?  ça peut arriver à chacun de nous. Il y a un autre jeune décédé du nom Mohamed Soumah alias Nakata depuis jeudi.

Feu Mamadouba Bangoura

Nous savons que l’ambassade n’a pas un budget ou une ligne pour s’occuper de certaines situations mais partout où sa voix passe les choses se règlent. Aujourd’hui les guinéens sont dans les prisons depuis  2, 3 voire 4 ans même sans jugement. A cause de rien, on te colle 10 ans de prison. La communauté peut cotiser pour des avocats, mais il faut que l’ambassade s’implique, une fois qu’un avocat sait que votre ambassade est derrière vous, il défend votre cas devant les tribunaux. C’est pourquoi nous sommes venus protester devant l’ambassade de Guinée et même demander le départ de l’ambassadeur sur place », explique I.A étudiant guinéen au Maroc très en colère.

Un autre guinéen MSD basé au Maroc joint par Africaguinee.com a abondé dans le même sens : « Notre compatriote qui est décédé avait un cancer. Vers la fin, il n’avait plus les moyens pour son traitement. Vue sa situation, des guinéens l’ont pris à Casablanca où il vivait pour l’envoyer à l’ambassade pour qu’on s’occupe de lui sans pourtant informer le personnel.  Les diplomates sont venus trouver le malade, ils l’ont envoyé à l’hôpital de Rabat pour des soins.  Les documents existent. Comme je vous le dis, il était déjà condamné. Les médecins ont demandé à ce qu’il soit retourné à Casa où il habite. Ça coïncidé au week-end, c’est le véhicule du chargé d’affaires de l’ambassade qui a servi au transport du malade à Casa. Ils ont appelé l’association des guinéens à Casa pour trouver un local où mettre le malade, au même moment l’ambassade préparait la procédure accélérée afin que le Monsieur retourne en Guinée.

A Casa, on envoie le malade dans la maison d’une dame, celle-là aussi était absente, à son retour elle trouve que le malade a fait tous ses besoins biologiques à son salon là où il était couché, le malade avait perdu l’usage de ses pieds. La dame a dit s’il est dans cet état elle ne peut plus continuer à le garder. Des guinéens sont aussi venus le prendre et le déposer devant la boutique d’un autre guinéen du nom de Souleymane. Finalement ils l’ont envoyé dans un chantier détenu par des sénégalais, là il y avait une place. C’est là qu’il a succombé. Ils ont appelé l’ambulancier pour déposer le corps à la morgue. L’ambassade a parlé avec la famille du défunt au pays. La famille à son tour a envoyé la procuration pour que le défunt soit inhumé. C’est tout ce qui explique la colère de certains guinéens ici jusqu’au départ de l’ambassadeur », explique MSD

Pour le moment, nous n’avons obtenu aucune réponse officielle de la part des autorités consulaires. Nos maintes tentatives pour avoir une version du consul de Guinée à Rabat ou de l’ambassade sont restées sans réponse.

Toutefois, dans la soirée de ce mardi 06 juin, le ministère des affaires étrangères s’est exprimé sur les incidents survenus à l’ambassade de Guinée suite à la mort dans des circonstances confuses, de Mamadouba Bangoura. Selon Directeur des Guinéens établis à l’étranger ce migrant guinéen en situation irrégulière était atteint d’un cancer de foi et de la mâchoire de plusieurs mois.

Source africaguinee.com

Affaire Foniké et Cie: la défense exige l’ouverture d’un procès, à défaut leur permettre de sortir du territoire pour raisons de santé

Remis en liberté le 10 mai dernier après le rejet par la Cour Suprême du pourvoi en cassation introduit par Monsieur le Procureur Général et le renvoi de leur dossier devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn pour le jugement sur le fond, Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Saikou Yaya Barry se font entendre à nouveau.

Dans un communiqué publié le 06 juin 2023, le collectif en charge de leur défense dénonce la non-tenue de leur procès alors que les poursuites judiciaires contre eux demeurent devant la juridiction de jugement.

Et pendant ce temps note le collectif, ils sont systématiquement empêchés de sortir du pays même pour raison de santé, alors qu’ils ne sont soumis à aucune restriction de leur liberté d’aller et de venir.

Pourtant, le Collectif rappelle qu’ils ont tous été sérieusement brutalisés, violentés et blessés lors de leurs différentes interpellations musclées.

Raison pour laquelle, depuis leur libération, ils ne cessent de fréquenter les hôpitaux et cliniques à la recherche de soins médicaux.

Le Collectif rappelle que faute de soins appropriés, les graves maladies qu’ils trainent continuent à les ronger jusqu’à la moelle des os, ce qui nécessite leurs évacuations sanitaires à l’extérieur. Mais cela n’est possible qu’après la tenue de leur procès, qui de toute évidence aboutira à leur relaxe.

C’est pourquoi, n’étant ni en détention, ni sous contrôle Judiciaire, le Collectif exige l’ouverture rapide de leur procès, à défaut, de leur permettre de sortir librement du territoire pour raison de santé.

En tout cas, le Collectif rappelle que la santé n’a pas de prix.

Aussi, le Collectif rappelle qu’aucune poursuite judiciaire et pour quelque motif que ce soit ne peut faire obstacle au droit à la santé d’une personne fut-elle en conflit avec la loi.

Ci-dessous communiqué du Collectif des Avocats de la Défense de Foniké Menguè et Cie :

           

 

 

Paralysie de l’école à Kolda : Les élèves réclament la libération de leurs camarades emprisonnés

Paralysie de l’école à Kolda : Les élèves réclament la libération de leurs camarades emprisonnés
Après la condamnation d’Ousmane Sonko, des manifestations contre cette décision de justice ont éclaté dans la capitale du Fouladou. Des affrontements entre jeunes et forces de défense et de sécurité ont entraîné des arrestations du côté des civils. Parmi ces arrestations, figurent  des élèves et enseignants. Une situation qui n’a pas laissé les élèves indifférents. Ils ont décidé de montrer leur amertume par un mouvement de grève. Ce mercredi, les enseignements d’apprentissage n’ont pas fonctionné dans la commune de Kolda. Les élèves sont sortis massivement dans la rue pour réclamer la libération sans condition de certains de leurs camarades emprisonnés.
 
Ils ont délogé les établissements publics du moyen secondaire situé dans le périmètre communal. Ces élèves en grève exigent aussi la libération de certains de leurs enseignants arrêtés lors des dernières manifestations.
Source Senewb.com

Arrêté pour tentative de fraude, un enseignant passe aux aveux : « J’ai fait les recherches sur facebook pour… »

KANKAN-Des enseignants ont été interpellés ce mardi 6 juin 2023, pour avoir tenté d’introduire frauduleusement des sujets traités dans les salles de classe au centre d’examen du lycée-collège Morifindjan Diabaté de Kankan au compte de la deuxième journée de l’examen d’entrée en 7ème Année. Interrogé sur les faits, un d’entre eux du nom de Mina Kamano est passé aux aveux.

Moi, j’ai été pris au centre Morifindjan 1 avec les traités de sujet. On était hors de la cour, c’est là-bas qu’on a fait les recherches sur facebook pour avoir le sujet en vue de le traiter. Mais personne ne nous a dit de venir et personne ne nous a donné le sujet pour traiter, on a juste fait la recherche par le téléphone comme nous avons nos jeunes frères là-bas, nous étions venus les aider à cet examen« , confesse Mina Kamano enseignant.

Considéré comme les principaux complices de cette tentative de fraude, Abdourahmane Sylla enseignant à l’école Hadja Bintougbé Kaba et Joseph Leno élève, ont quant à eux tous nié les faits.

Je suis venu par ce qu’il y a quelqu’un qui m’a indexé soi-disant que je suis son complice dans une tentative de fraude. J’ai été interpellé aux alentours de la cours alors que je regardais un accident qui s’était produit, je n’ai rien à voir dans cette affaire. J’étais dans les parages à Morifindjan. Les agents sont venus me dire de monter dans leur véhicule. En ce moment, j’attendais l’enfant » a nié M. Léno.

Interrogé sur la question, Boubacar Mandela Camara, coordinateur national au compte des examens nationaux dans la région de Kankan et Faranah, est revenu sur les circonstances de cette interpellation.

« Arrivé au centre Morifindjan, on se dirigeait vers le deuxième centre qu’est le lycée, nous avons vu un monsieur à la devanture du secrétariat c’est comme s’il sortait de là-bas.  Le jeune gardien du mérite l’a interpellé pour lui demander de présenter son badge. Parce que seuls, ceux qui ont les badges ou les ordres de mission ont accès aux centres.

Nous sommes allés à la direction, d’interrogatoires en interrogatoires, il a commencé à demander pardon et vu ses mouvements, j’ai compris qu’il a quelque chose sur lui. Finalement, on a pris des feuilles sous sa chemise et j’ai vérifié, c’était effectivement le traité du sujet de l’éducation civique et morale (ECM). C’est comme ça qu’il a été mis à la disposition des agents « , explique ce responsable éducatif.

A suivre
Source Africaguinee.com

Ousmane Sonko menace-t-il la « Pax Franca » au Sénégal ? [Youssouf Sylla]

Un autre enjeu du bras de fer entre Macky Sall et son redoutable opposant Ousmane Sonko réside également dans la place qui devrait être celle du Sénégal dans le dispositif géopolitique et stratégique de la France dans une sous-région frappée depuis quelques années par un ouragan de remise en cause du leadership français. Si l’ « ordre français » dans ses zones d’influence en Afrique francophone, un ordre qualifié de par Stephen Smith et Antoine Glaser de « Pax Franca », et par d’autres, de « Pax Gallica », n’a jamais été aussi menacé qu’il l’est maintenant, qu’en est-il alors de sa survie au Sénégal, pays sculpté dans sa modernité à l’image de la France, par le Président-poète, Leopold Sédar Senghor, un « fou » amoureux de la culture française ? Avec le Président Macky Sall, la France, en réalité, ne craint pas grand-chose, même si dernièrement, au début de la crise Russo-Ukrainienne, le Sénégal sous son magistère, s’est abstenu, contrairement aux vœux d’Emmanuel Macron, de condamner la Russie. À part ce type d’épisodes, d’une extrême rareté, les relations franco-sénégalaises post-coloniales se portent à merveilles depuis le 4 avril 1960, date d’accession du Sénégal à l’indépendance. De Senghor à Macky Sall, en passant par Abdoul Diouf et Abdoulaye Wade, tout marche comme sur des roulettes entre les deux pays.

Sonko, sur les traces de Mamadou Dia

S’il y a aujourd’hui une certaine crainte pour la survie de la « Pax Franca » au Sénégal, elle vient vraisemblablement du discours anti-système d’Ousmane Sonko, et de son projet de « rééquilibrer » les relations Franco-Sénégalaises. Radié en 2016 par un décret présidentiel des effectifs de la fonction publique pour « manquement au devoir de réserve », ce jeune prodige de la politique Sénégalaise réussira à séduire la jeunesse de son pays, et à attirer l’attention de la jeunesse africaine, par la sévérité de ses critiques envers le système incarné par Macky Sall, et par la publication en 2018, d’un livre jugé offensant par le clan de Macky Sall: « Pétrole et gaz au Sénégal, chronique d’une spoliation ». Un an avant son livre, en 2017, il s’était fait élire comme député à l’Assemblée nationale sous la bannière d’un parti politique, le Patriote du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF).  En 2019, il arrive 3e dans la course pour la présidentielle qui a propulsé Macky Sall à la tête de l’Etat. Telle est la fulgurante ascension d’un jeune cadre de l’administration publique, jusque-là, inconnu dans l’establishment. Et lorsqu’il signait son Décret de radiation de la fonction publique, Macky Sall ne s’imaginait pas un seul instant qu’il venait de lancer Ousmane Sonko dans l’aventure pour la conquête de son propre fauteuil.
Dans sa rhétorique, Sonko ne s’en prend pas seulement à Macky Sall. La France est aussi dans son collimateur. Comme Mamadou Dia (Premier ministre du Président Senghor) en son temps, Sonko dénonce aujourd’hui l’emprise de Paris sur son pays et le FCFA, cette monnaie qui symbolise à ses yeux, la perpétuation du lien colonial entre la France et une partie de l’Afrique. Même s’il n’accuse pas la France d’être à l’origine de tous les maux de son pays, il formule le vœu qu’elle prenne ses distances par rapport aux affaires internes du Sénégal. « Il est temps que la France lève son genou de notre cou, qu’elle nous foute la paix », disait-il en 2021. Partisan d’une relation équilibrée entre la France et le Sénégal, il estime qu’il convient de « (…) poser la question simplement de manière générale en termes de relations équilibrées avec nos partenaires. ». Dans les moments glorieux de la Françafrique, tout perturbateur de la « Pax Franca » dans une ancienne colonie française aurait vu son cas faire l’objet d’un traitement exemplaire pour les autres. Pour se limiter au Sénégal, on se rappelle que Mamadou Dia a été neutralisé par Senghor avec la bénédiction de Foccart, à cause de ses énormes projets de réforme qui contrariaient les intérêts de la France au Sénégal. Mais aujourd’hui, le temps faisant son œuvre, la jurisprudence « Dia » peut-elle être appliquée à « Sonko » sans que rien n’en sorte ? Seule l’évolution de la situation, en cours, au Sénégal donnera des réponses à cette question.

Choix cornélien de la France

La question qui pourrait éventuellement se poser à la diplomatie française dans cette crise est de savoir si Paris sera favorable au projet de 3e mandat de l’ « ami » Macky, ou si, dans le cas contraire,  elle portera son choix sur la défense des valeurs de démocratie et de non-discrimination entre les différents candidats dans le cadre de l’élection présidentielle, prévue en 2024 ?

Option°1 :  non objection sur le projet de Macky Sall

C’est une option qui laisse Macky Sall, comme c’est le cas maintenant, évoluer dans la fermeté vis-à-vis de l’opposition en vue d’atteindre deux objectifs : aller au bout de son projet de 3e mandat, c’est du déjà vu avec Wade, et mettre hors d’état de nuire, Ousmane Sonko, le perturbateur de la « Pax Franca » au Sénégal, notamment par l’exécution de sa peine de prison.  La mise en œuvre de cette option fera inévitablement penser au retour des démons de la Françafrique. Ce sera aussi la preuve que la France est prête à tout pour ne pas perdre son influence dans un pays stratégique pour « ses intérêts » dans une sous-région, où elle voit d’autres puissances, comme la Chine et la Russie, lui ravir la vedette.
Si cette option a l’avantage de préserver par tous les moyens les intérêts de la France au Sénégal, elle présente cependant deux risques. Le premier est d’une part, le raidissement des positions de la jeunesse Sénégalaise contre le paternalisme Français, et d’autre part, l’appel, comme au Mali et au Burkina Faso, à des puissances de substitution. Le second risque est l’exacerbation des tensions entre le pouvoir et l’opposition autour du projet de l’éventuel 3e mandat de Macky, susceptible de fragiliser le tissu social, et d’engager le Sénégal dans un imprévisible cycle de violences.

Option°2 : pression sur Macky Sall pour desserrer l’étau

Pour Paris, cette option commande d’inciter Macky Sall dans un langage clair, à faire baisser la tension par l’arrêt du harcèlement judiciaire de ses opposants au Sénégal et ailleurs, le lancement d’un dialogue inclusif, l’ouverture du terrain politique à tous, et l’abandon de son projet de 3e mandat, source de tous les maux.
Le premier avantage de cette option est l’ouverture de la présidentielle de 2024 à tout le monde, y compris aux candidats qui ne sont pas du goût de Paris. Son deuxième avantage est de préparer le terrain à l’après Macky Sall, et de se résoudre à coopérer dans le respect mutuel, avec le ou la prochain (e) président (e) du Sénégal, même s’il s’agit de Sonko, dont on redoute, peut-être, avec exagération, le projet de « rééquilibrage » et non de rupture des relations Franco-Sénégalaises. Même élu, il est difficile de l’imaginer sur « coup de tête » remettre à plat ces relations, profondes et complexes. En effet, le discours de campagne de n’importe quel leader politique, qui peut aller dans tous les sens pour capter l’électorat, est souvent diffèrent du discours d’exercice du pouvoir. Qu’il s’agisse de Sonko ou pas, le rééquilibrage des relations Franco-Africaines dans un contexte international caractérisé par de grands bouleversements géopolitiques est un important sujet qui mérite d’être posé et débattu dans les deux sens. Le Président Macron est lui-même porteur d’un projet en ce sens, qui ressort de son discours de 2017 à Ouagadougou, de l’esprit du Sommet Afrique-France tenu à Montpellier en octobre 2021, et de ses déclarations officielles avant et lors de sa tournée en Afrique Centrale en février 2023. En gros, Macron entend faire monter en puissance le « soft power » de son pays dans le continent, en lieu et place d’une concurrence musclée avec ses rivaux stratégiques. Il entend réduire « visiblement » son personnel militaire dans les bases militaires françaises en Afrique, projetant sur le plan sécuritaire, leur cogestion par des équipes mixtes, franco-africaines. Il entend réengager son pays dans le continent à travers le business, la culture, le sport et l’éducation, tout en se montrant offensif dans les pays non francophones comme le Nigeria, le Ghana et l’Angola. Il s’agit là des thèmes parlants à la jeunesse africaine. Il est donc possible de penser que le projet de rééquilibrage de Macron et celui de Sonko ne sont peut-être pas aussi loin, l’un de l’autre. Quelle curiosité dans ce cas, de traiter les réformateurs africains, comme Ousmane Sonko, de perturbateurs et d’anarchistes irresponsables, et de qualifier leurs homologues français de visionnaires, en contradiction totale avec la formule magique de Descartes selon laquelle « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Ceci montre à quel point il est peut-être nécessaire de « décoloniser » l’esprit d’une certaine frange de la population en Afrique.

A titre conclusif, disons qu’au-delà de toutes ces conjonctures, ce qui doit compter par-dessus tout pour l’intérêt du Sénégal et de ses voisins, c’est le bon fonctionnement de la démocratie et le retour de la paix sociale. Au fil des années, le Sénégal a pu s’imposer comme un acteur majeur de la politique africaine et internationale, à cause notamment de la clairvoyance de son élite politique et intellectuelle. Dakar est devenu le passage obligé de tous les puissants de ce monde. L’Afrique a donc besoin d’un Sénégal fort, innovant et intelligent comme il sait l’être, pour faire face à ses défis climatiques, sécuritaires, notamment dans une sous-région menacée par l’expansion du djihad islamique, et pour négocier sa place dans un monde en pleine mutation politique, économique et sociale. C’est en cela que la victoire d’une démocratie inclusive, et non celle d’une ambition personnelle, et la paix au Sénégal, sont dans l’intérêt de tous et de chacun dans le continent noir.

Youssouf Sylla, auteur du livre « Post Françafrique »