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Guinée : Quelle tête pour diriger la Primature ?

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L’arrêt maladie du Premier ministre guinéen, Mohamed Beavogui, déguisé en une démission continue d’alimenter les débats dans la sphère politique. Depuis l’annonce de ce congé médical prolongé en Italie, les langues se délient sur qui pour remplacer le patron du palais de la Colombe, puisque son retour à ce poste semble être incertain.

Dans la liste des personnalités pressenties à ce poste, plusieurs noms circulent parmi lesquels figurent Thierno Yaya Diallo, expert sur les nouvelles technologies, et leader du parti Guinée Moderne « GM » ou encore Khalifa Gassama Diaby, ancien ministre de la Citoyenneté sous l’ère d’Alpha Condé.

Cité depuis les premières heures du CNRD au pouvoir, le 5 septembre 2021, comme Premier­-Ministrable, Thierno Yaya Diallo est un cadre pétri de talent, qui a prouvé ses preuves aux Nations Unies en tant que fonctionnaire de cette institution onusienne. Le jeune politicien a aussi travaillé au Rwanda au compte des organisations internationales sur les questions de paix et de la cybersécurité sur le continent africain.

Farouche opposant de l’ex président Condé pour ses velléités constitutionnelles, qui lui a permis de s’offrir un troisième mandat écourté, Thierno avait été victime d’arrestation arbitraire de l’ancien régime dictatorial pour ses positions affichées et assumées.

Face à la situation actuelle, qui nécessite une décrispation, le prodige de l’école guinéenne, française et américaine peut bien soigner l’image d’une administration famélique. Son baground et son militantisme à la démocratie et à la bonne gouvernance, fait de lui un profil qui va corriger la vacuité des stratégies sociopolitiques et administratives du pays.

Un autre personnage de taille, qui pourrait faire également le job de Premier ministre, c’est celui de Khalifa Gassima Diaby, ancien ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté. L’homme qui avait démissionné de ses fonctions fin 2018, est perçu comme un cadre sincère et compétent,  et qui pourrait faire l’unanimité dans les rangs d’une grande partie de l’opinion publique. Résident à Toulouse au sud de la France, le militant des droits de l’homme est connu pour son franc parlé et ses dénonciations sur les dérives des élites et de la déliquescence de la société guinéenne.

A l’ère d’une fracturation des guinéens, la junte militaire à sa tête colonel Mamady Doumbouya aura mieux à gagner en choisissant un de ces personnages charismatiques.

L’ancien domicile de Sidya Touré devenu siège du BGDA : « C’est de l’injustice pure et simple », maitre Béa hausse le ton

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Le ministre de la Culture Alpha Soumah dit Bill de Sam a officiellement remis hier mercredi les clés de l’ancien domicile de Sidya Touré aux responsables du Bureau Guinéen du droit d’auteur pour en faire leur siège. Et cette remise officielle intervient alors que la justice ne s’est pas encore prononcé sur cette affaire de récupération du domicile privé de l’ancien PM par le patrimoine bâti public.

Réagissant à ce sujet ce jeudi 04 Juillet 2022 dans l’émission « Rien à Cacher » sur Evasion Guinée, l’avocat du président de l’UFR Sidya Touré, Me Salifou Beavogui dit être révolté face à l’injustice dont est victime son client.

Décryptage :

« Je suis révolté face à l’injustice dont il est victime aujourd’hui. Lorsqu’un humain fait l’objet d’un conflit, conflit porté devant le tribunal (…) le bon sens et même la loi recommande que cet immeuble reste en l’état jusqu’à ce que les tribunaux se prononcent sur la propriété des lieux. Dans le cas précis, monsieur Sidya Touré occupe cet immeuble il y’a plus d’une vingtaine d’année, il a tous les document d’un titre foncier qui est le droit de propriété par excellence le plus achevé. Pendant qu’il dispose de ce titre foncier, on vient, on lui déguerpit sans procédure aucune.

(…) Pendant que le dossier est renvoyé, nous avons vu hier que les lieux sont désormais affectés au BGDA, alors que le tribunal ne s’est pas prononcé encore sur la question de propriété portée devant nous. C’est de l’injustice pure et simple, mais nous ne nous laisserons pas faire, nous allons adresser dès demain au tribunal pour faire valoir davantage des droits ».

Propos décryptés par Mohamed Aguilou Dian

Dissolution annoncée du FNDC : « (…) on doit commencer par le CNRD » Mohamed Cissé (NG)

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Dans un communiqué publié dans la presse, le ministre de la justice garde des sceaux a annoncé que les structures illégales existantes en Guinée, dont le FNDC que Charles Wright a nommément cité dans ces écrits, vont être dissoutes.

En réaction à cette actualité diversement commentée dans l’univers politique national, notre rédaction a interrogé ce jeudi le président de la Nouvelle Guinée. Mohamed Cissé dit vouloir voir l’agrément du CNRD. Il estime par la suite que s’il faut dissoudre une structure, il faut commencer par le Conseil National pour le Rassemblement et le Développement, né à l’issu d’un coup d’État militaire.

« Je crois que Charles est un homme de droit. Il doit prendre le temps de lire tous les textes de notre pays. C’est extrêmement important. Vous savez en Guinée l’autorité aime faire suivant les actes populistes, ça ne nous grandi pas. Si on doit dissoudre toutes les institutions, toutes les entités qui n’ont pas d’agrément on doit commencer par le CNRD. Je voulais voir l’agrément du CNRD. C’est extrêmement important. Si on peut dissoudre le CNRD alors Doumbouya et sa bande ne doivent pas être là. Donc il faut vite qu’on ait des élections et qu’un président soit démocratiquement élu », souhaite-t-il.

Au-delà des structures et mouvement, nombreux sont des partis politiques qui exercent dans le pays sans aucun agrément. Toute chose que déplore notre interlocuteur. Pour le leader de la NG, cela relève de la mauvaise foi des autorités

« D’ailleurs, sur ce point, les gens ont la mauvaise foi. On a des textes qui sont vraiment riches, qui sont de nature à garantir la paix dans notre pays. Sauf qu’avec la mauvaise foi, les gens refusent de les respecter. Si des citoyens guinéens se constituent en parti politique, pourquoi les refuser l’agrément. Mais c’est ce qui se passe ici. Quand vous refusez des voies légales aux gens. Les gens passent suivant sur des voies qui ne sont pas légales. Aujourd’hui il y a des partis qui exercent, rien ne les empêche d’exercer. Ce qui est bloquant ils ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle ».

Aissata Sacko pour Flashguinée.info

Bah Oury : « Je ne suis pas favorable à une interdiction des activités du FNDC »

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Le politique Bah Oury s’est prononcé ce jeudi 04 aout 2022 sur l’annonce du ministre de la justice gardes des sceaux. Alphonse Charles a fait savoir dans un communiqué que les structures non agréées existantes dans le pays dont FNDC qu’il a nommément cité, vont être dissoutes.

Répondant aux questions de nos confrères du groupe Djoma media (dans l’émission les polémistes), le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée UDRG, Bah Oury estime qu’interdire ou dissoudre un mouvement comme le FNDC n’est pas la meilleure solution.

« Je ne suis pas favorable à une interdiction des activités du FNDC. La question du FNDC doit appartenir à ceux qui animent le FNDC aujourd’hui. Si vous interdisez une organisation, vous rejetez dans la clandestinité.
Mais politiquement, dans l’Etat d’esprit de notre pays, interdire ou dissoudre n’est pas la meilleure solution appropriée. Et juridiquement il ne faut pas les interdire, mais il faut les amener à intégrer dans leur approche de notion »

Cet ancien allié de l’UFDG pense aujourd’hui que les membres du Front National pour la Défense de la Constitution doivent changer de nom, car le combat pour lequel ce front a été créé est caduc.

« C’est une question qui s’était posée bien avant les évènements actuels. C’était lorsque monsieur Alpha Condé était encore au pouvoir. Je pense que le FNDC c’est quelque chose qui a mobilisé l’écrasante majorité de la jeunesse et une bonne partie de la population pour lutter contre le troisième mandat. Malheureusement nous n’avons pas réussi à infléchir la position du président Alpha condé pour ne pas aller dans ces élections (…)»

Reste à savoir si ce message de l’homme politique tombera dans les oreilles des membres du FNDC

Hadiatou BARRY et Marie Louise BANGOURA pour FlashGuinée

Militarisation de l’Axe : Ibrahima Aminata Diallo dénonce une manœuvre pour étouffer les manifestations

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Au lendemain de la manifestation du FNDC pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel, les autorités de la transition ont réquisitionné l’armée le long de la route « Le Prince ». Depuis, des unités mixtes (Policiers, Gendarmes et Militaires) sont postées à des points stratégiques.

Interrogé à ce sujet ce jeudi 04 août 2022 par nos confrères de la Radio Espace FM, le président de la Coalition Nationale des Acteurs pour la Paix et le Développement (CONAPAID) dénonce une manœuvre du pouvoir en place pour étouffer les manifestations de protestation.

Dans sa communication, Ibrahima Aminata Diallo fustige les exactions en cours sur l’Axe depuis la manifestation du 28 juillet dernier.

« On est en train d’arrêter les gens dans les cafés, dans les quartiers où même des simples passants, dès fois on ne te pose même pas de questions, on te dit de monter où on procède à des bastonnades ; vous avez vu les images. Donc il y a de ces jeunes aujourd’hui qui sont arrêtés, on ne sait là où ils sont », a-t-il déploré.

Dans ces arguments, le CNRD dit avoir réquisitionné l’armée pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Sauf que pour ce jeune leader de l’Axe, « c’est une question de sélection et d’arrestation arbitraire à l’endroit d’une zone qu’on estime contestataire. A mon avis, c’est la sécurité des citoyens qui doit être une préoccupation au lieu de s’intéresser ici à étouffer les manifestations par ce que tout simplement il y a une expression d’indignation face à une situation exceptionnelle ».

Plus loin, Ibrahima Aminata Diallo soutient que les citoyens de l’Axe sont aussi favorables à la sécurisation des personnes et de leurs biens.

« On n’a pas dit que nous sommes contre. Nous encourageons tous les actes allant dans le sens de la sécurisation des personnes et de leurs biens mais que cela soit une pérennité et que ça ne soit pas une feuille de paille pour amuser les gens. Il faudra que cela soit continuel et non pas seulement dans cette zone mais partout où il y a des citoyens qui se plaignent d’une insécurité. C’est leur rôle; nous pourrons même les accompagner si cela est nécessaire mais pour l’instant, nous pensons que c’est pour étouffer les manifestations », a-t-il lâché.

Mardi dernier, le tribunal de première instance de Dixinn a libéré 17 jeunes pour des « faits non constitués ». Reste à savoir si les leaders et autres partisans du FNDC, arrêtés en marge de cette manifestation, seront aussi libérés ou retenus coupables.

Attendons de voir…

Boubacar Barry

Coyah : deux fillettes de même lait retrouvées mortes dans une fosse sceptique

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Deux petites filles ont été retrouvées mortes ce jeudi 04 Aout 2022 dans une fosse septique, précisément au quartier Kenketen Nord 1.

Selon nos informations, Fatoumata Touré âgée de 7 ans et sa sœur de même lait Mabinty TOURE âgée de 5ans, étaient portées disparues depuis hier mercredi aux environs de 18H.

C’est après des heures de recherches qu’elles ont été retrouvées finalement mortes dans une fosse septique.

Selon un témoin : « les enfants ont marché sur la dalle très légère qui s’est effondrée et elles ont chuté » précise Soumah Lettre, un citoyen de la localité via sa page Facebook.

Après l’autopsie sur les deux corps par le médecin, ils ont été remis aux autorités locales pour inhumation devant une foule.

Alseny Fanoum Camara pour Flashguinée.info
Tel. +224 628 60 18 41

Baccalauréat 2022 : les candidats peuvent désormais consulter et contester leurs notes

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Comme promis, le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation vient de mettre à la disposition des différents candidats du Baccalauréat session 2022 une plate-forme de consultation et de contestation de leurs résultats. 48 heures après l’annonce de la création du site web www.mepua.gov.gn, le MEPU-A amène ainsi l’ensemble des élèves ayant affronté cet examen cette année à découvrir leurs notes dans les différentes matières et voire même à revendiquer.

« Les candidats admis et non admis peuvent à compter de ce mercredi 03 Août 2022, ouvrir le portail du département et actionner l’onglet examens nationaux pour tout savoir sur les différentes notes obtenues », a transmis la cellule de Communication du MEPU-A.

Reste à savoir si ce processus intéressera tous les candidats quand on sait que c’est une première en Guinéen. À cela s’ajoute le niveau informatique faible des apprenants du pays .

Attendons de voir…

Boubacar Barry

Conakry : des élèves fortement mobilisés pour les cours de vacances dans plusieurs écoles (constat)

Après les résultats catastrophiques enregistrés cette année aux différents examens nationaux en République de Guinée, des cours de vacances comme d’habitude d’ailleurs, se tiennent dans plusieurs écoles de Conakry avec une forte mobilisation des apprenants.

De l’école Victoire Hugo en passant par Nelson Mandela jusqu’à Titi Camara, toutes situées dans la commune de Matoto, le constat révèle que les élèves à tous les niveaux s’intéressent à ces cours de vacances organisés par les responsables d’écoles en vue de préparer la prochaine année scolaire 2022-23. A en croire Aboubacar Soumah professeur de mathématiques au Groupe Scolaire Victor Hugo, des dispositions ont été prises depuis la publication des résultats des différents examens, pour faire ces cours de révision ou de préparation, pour éviter, dit-il, le pire aux élèves lors de l’exercice scolaire à venir. Ces cours ont été entamés chez eux depuis le 04 juillet dernier.

« Je dirais que les révisions se déroulent dans les meilleures conditions parce que vu qu’on a déjà un effectif considérable. En 6e année : il y a environ 20 élèves, en 10e année 35 élèves et en terminale nous avons ici en sciences expérimentales 20 élèves, sciences mathématiques : 35 élèves, sciences sociales : 10 élèves. Je pense que ça fait de nombreuses années qu’on n’a pas enregistré de tel effectif dans les cours de vacances. Cela montre combien de fois ils sont engagés et déterminés, surtout ils ont fait une prise de conscience, donc c’est uniquement par le travail que ça doit passer et nous sommes sur cette même lancée »

Même constat au niveau de l’école Nelson Mandela. Là aussi, les cours de vacances ont démarré au mois de juillet selon Amara Camara proviseur dudit établissement

« Les cours de vacances ont débuté juste après les résultats, moi je crois que c’était une nécessité qu’on organise les cours de vacances chaque année. Chez nous ce n’est pas cette année que ça a commencé. Peut-être les gens diront que c’est à cause des résultats catastrophiques. Il y a un peu de pléthore par rapport aux années passées, parce que je crois que ça concerne tout le monde (les parents, les élèves et même l’encadrement). Je crois que chacun a tiré une leçon de ces résultats, il faut juste travailler et remédier à tout ce qui s’est passé et tout ce qui n’a pas marché ».

Au-delàs des responsables d’écoles, nos reporters ont aussi tendu leur micro aux élèves. Trouvé dans la salle de classe, Mohamed Bachir Dramé explique le motif de sa présence pendant ces cours de vacances. Pour lui, cela est lié à son échec au bac cette année.

« Cette année, j’ai échoué au bac et c’est ce qui m’a poussé dès la publication des résultats de venir faire les cours de révision. Bien-sûr que je vais assurer l’année prochaine, car avec ces cours de révision, je vais beaucoup apprendre et je vais beaucoup m’améliorer ».

Nènè Dioubaté passe pour la 10ème année. Elle pense qu’être candidat à l’examen ne suffit pas seulement de porter le nom candidat, mais il faut travailler pour mériter.

« Être candidat ne suffit pas seulement de porter le nom candidat, il faut travailler, réviser pour assurer. En plus vu les résultats des examens de cette année, j’étais vraiment choquée. C’est pour cela que je veux travailler pour réussir, car sans le travail on ne peut pas se voir au lycée. Donc travailler à l’école et à la maison je suis sûre que je vais assurer », espère-t-elle.

Le taux d’admission aux différents examens nationaux de la Guinée au sortir de l’année scolaire 2021-22 n’a pas atteint 20%. Cela a permis de révéler le vrai visage de l’éducation guinéenne qui régresse d’année en année, selon plusieurs acteurs du système éducatif national.

Hadiatou BARRY et Alseny Fanoum CAMARA pour Flash Guinée

Kindia : Alphonse, élève en 10e année, meurt électrocuté

Le drame s’est déroulé ce mercredi 03 août lors de la 5e journée du tournoi inter-quartiers de la ville des agrumes dont le match du jour opposait le quartier Gare à celui de la Banlieue au stade Fodé Fissa de Kindia, une ville située à 135 KM de Conakry.

Joint par notre rédaction ce jeudi 4 août 2022, le président du comité d’organisation dudit tournoi explique que ce jeune du nom d’Alphonse Bangoura âgé de 16 ans et élève en 10e année au groupe scolaire Notre Dame de Fidélité, a été électrocuté au moment où les deux équipes s’apprêtaient à effectuer les séances de tirs au but.

« C’est la Gare qui jouait contre la Banlieue, après 90 minutes sans but, on passait aux séances des tirs au but, y a un supporteur, au lieu de s’arrêter à sa place initiale pour regarder le match, il a grimpé le mur pour s’asseoir et regarder les tireurs. S’assoir ne suffit pas, il s’est levé et s’arrêté sur le mur. Il y a un poteau électrique derrière lui où il y a les câbles de moins tensions. Comme il regardait les tireurs, voulant se rattraper, il avait un parapluie en main et il a accroché le parapluie au fil du conducteur électrique. Et il a été électrocuté, donc le courant a jailli et beaucoup d’autres aussi ont été électrocutés », relate Salif Soumah au micro d’un de nos reporters au téléphone.

Après cet incident, les autorités ont décidé de faire arrêter momentanément la compétition afin que le jeune soit enterré, précise-t-il.

« Le tournoi va continuer, ça revient aux autorités de décider, mais on a interrompu pour le moment en attendant de faire l’enterrement du petit, peut-être dans deux ou trois jours, ça va reprendre ».

Pour finir, Salif Soumah a laissé entendre que pour la suite de cette compétition des dispositions seront prises afin que le tournoi puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

Mohamed Aguilou Diané pour FlashGuinée, (00224) 620 82 53 74

suspendu, le commissaire central de Gbèssia très en colère : « mon honneur est en jeu et je ne fais que recevoir des appels… »

Le commissaire central de Gbèssia est très en colère après la suspension de son habilitation par l’avocat général près la cour d’appel de Conakry. L’homme en tenue, Mansa Mady Condé, dit craindre pour son honneur qui semble être en jeu dans un dossier où des reproches lui sont faits par celui qui l’a suspendu.

Selon nos confrères de Gangan RTV, tout serait parti de l’arrestation de deux nigerians en possession de drogue par une équipe du chef PJ du commissariat de Gbéssia, le Commissaire Agbè Condé. Quelques heures plus tard, le Consul du Nigéria, UNOGWU SUNDAY UNOGWU serait venu demander la libération des citoyens Nigerians.

Contacté nos confrères, Mansa Mady Condé laisse entendre qu’il a du mal à supporter une situation qui ternit son image et son honneur.

« J’ai été contacté par mon chef PJ qui était déjà sur le terrain. Il m’a informé qu’ils sont en train d’arrêter des gens avec de la drogue, je lui ai dit d’informer le procureur immédiatement. Quelques heures plus tard, le Consul du Nigeria est venu me voir pour demander la mise à disposition de ses concitoyens à charge de les ramener en cas de besoin. En présence de mon adjoint, j’ai instruit Agbè Condé de faire la mise à disposition et d’informer aussitôt le procureur car je voulais éviter un incident diplomatique. Mais je ne savais pas que le chef Police Judiciaire a demandé de l’argent aux détenus. Je viens d’être nommé ici comme Commissaire Central. Donc, j’ai confié la gestion du côté Judiciaire et moi, je gère le côté administratif. Le jour des faits, j’étais en mission d’état donc, loin d’ici. Nous avons été invités par le procureur général, mais franchement je constate que mon agent à qui j’ai vraiment eu confiance ne m’a pas dit toute la vérité. J’aurais souhaité que le procureur fasse plus d’enquêtes car mon honneur est en jeu et je ne fais que recevoir des appels à ce sujet. Mon nom est déjà publié dans un média », a expliqué le commissaire suspendu dans des propos rapportés par la page Facebook de Gangan RTV qui ajoutent avoir joint au téléphone l’avocat général. Ce dernier leur aurait dit « parquet général ne juge pas le fond, mais la forme ».

Notre source, Gangan RTV, précise que si le commissaire central Mansa Mady Condé n’arrive pas à digérer cette suspension, le commissaire Agbè que nos confrères disent n’avoir pas pu joindre, a été dans l’œil du cyclone l’année dernière pour des faits similaires.

Et pour l’heure, Mansa Mady Condé, commissaire central de Gbèssia reste enfermé dans son bureau réclamant que son honneur soit lavé, d’après le média susmentionné.