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Reduction des partis politiques : « Ça n’a pas beaucoup de sens », selon Sidya Touré

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L’une des recommandations du rapport des Assises nationales est la réduction des partis politiques en Guinée. Le président de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré, pense que la question n’a pas de sens.

L’ancien Premier ministre estime que les autorités de la transition, favorables à la réduction des partis politiques, manquent de cohérence dans leurs démarches.

« Je ne comprends pas ce que cela veut dire. D’un coté on dit que tous les partis doivent être pris en considération, de l’autre coté on dit qu’il faut en réduire le nombre. Sur quelle base va-t-on le faire », se demande Sidya Touré.

Le président de l’Union des forces républicaines estime que la réduction du nombre des partis politiques dans notre pays doit se soumettre à un certain nombre de préalables.

« C’est sur la base des élections qu’on peut réduire le nombre de partis. Si ce n’est pas le cas, vous ne pouvez pas signer un décret pour dire que tel ou tel parti ont disparu. Ça n’a pas beaucoup de sens », indique Sidya Touré depuis Abidjan où il réside depuis des mois.

Aissata Balde

Massacre du 28 sept. une mission de la CPI à Conakry : il y a « une avancée extrêmement significative dans la préparation de ce procès symbolique »

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Ce mercredi 07 septembre 2022, la mission de la cour pénale internationale en Guinée il y’a quelques jours à sa tête Mame Mandiaye Niang procureur adjoint à la CPI accompagné par le ministre secrétaire général du gouvernement et la procureure adjointe de la cour d’appel de Conakry, a visité le chantier du bâtiment devant abriter le procès des massacres du septembre 28 septembre 2009. Après quoi, l’envoyé de la CPI a rencontré les magistrats et greffiers en formation dans le cadre de ce procès. Après la visite, le chef de la mission de la CPI s’est montré très confiant de ce qu’il a pu constater dans le cadre de la préparation de ce procès.

CPI

Mame Mandiaye Niang procureur adjoint à la CPI : « Ces locaux que nous venons de visiter aujourd’hui montrent vraiment qu’on est sur le point d’achever un cadre idéal pour abriter les acteurs de ce procès .Vous avez fait le tour avec moi, vous avez vu que pour le défi logistique, il n’y avait pas eu d’exagération, on m’avait indiqué que 95% du travail était déjà accompli. Je ne faisais pas partir des délégations antérieures qui avaient visité mais on m’avait fait des rapports et aujourd’hui ce que j’ai vu confirme vraiment une avancée extrêmement significative dans la préparation de ce procès symbolique. Et je pense pouvoir retourner et dire avec confiance que ce premier défi qui est un défi logistique et sur le point d’être remporté. Donc, pour nous, la cour pénale internationale, c’est une fierté particulièrement le bureau du procureur. C’est vrai, ce procès a été attendu il y’a longtemps et la cour ne s’est pas découragée et elle a accompagné ce processus là. Donc, depuis l’instruction jusqu’à ce qu’on aboutisse maintenant à ce qu’il y ait à mon avis la dernière ligne droite et cette dernière ligne droite c’est l’organisation de ce procès », s’est-il exprimé aux micros des médias.

Par ailleurs, le chef de la mission de la CPI indique qu’un procès dans une certaine nature est une aventure avant de poursuivre « mais pour nous c’est extrêmement important de l’ouvrir et en fonction des difficultés qui vont se présenter, il va falloir les régler au fur et à mesure mais pour nous, il est extrêmement important d’ouvrir ce procès là. Peut-être que la date du 26 pourra être réajustée, c’est une indication. L’indication forte c’était au plus tard la date d’anniversaire que le procès se tient ».

Présent sur les lieux, Abdourahmane Sikhé Camara ministre secrétaire général du gouvernement a souligné qu’il y’a une volonté politique qui s’est matérialisé.

« Je remercie la cour pénale de venir visiter le chantier qui est pratique en voie de finition. Il y’a une volonté politique qui s’est matérialisé et je crois que comme l’a dit, nous sommes à plus de 90% des travaux effectués et naturellement nous sommes tous convaincus ce procès des massacres du 28 septembre va se tenir dans les meilleurs délais ».

Mamadou Aliou Diaguissa Sow pour Flashguinee.info

Guinée : Ousmane Gaoual donne les raisons pour lesquelles l’État interdit les manifestations de rue

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Le porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo déplore la mauvaise foi de certains leaders politiques du pays qui continuent d’épiloguer sur la sémantique entre concertation et dialogue.

Ousmane Gaoual Diallo a saisi l’occasion lors de la conférence de presse qu’il a conjointement animée mardi 06 septembre 2022 avec le porte parole de la présidence colonel Amara Camara, pour aborder cette question de dialogue et de concertation. Il a aussi donné les raisons, selon lui, qui font que l’État interdit les manifestations de rue dans le pays.

« Ceux qui réclament un cadre de dialogue un espoir leur est offert. Cet espace là ils n’exploitent pas. On préfère épiloguer sur la sémantique entre cadre de concertation et cadre de dialogue, on est à ce niveau. Personne n’a remis en cause le contenu de la thématique proposée pour sortir de la transition. Personne ne dira en Guinée qu’il n’est pas nécessaire de s’offrir un Etat civil duquel on pourra extraire un fichier électoral. Personne ne dira que ce n’est pas nécessaire, personne ne remettra en cause la nécessité d’un toilettage Institutionnel et législatif pour organiser des élections qui pourraient sortir ce pays de sa situation. Effectivement lorsque des acteurs politiques ou de la société civile choisissant d’autre voies, l’Etat aussi dans son rôle de prévention anticipe et c’est justement pour cela qu’il a décidé de ne pas donner les possibilités de faire des manifestations [de rue] », a-t-il expliqué.

Mariama Diallo et Hadiatou Barry

Plafonnement des frais d’inscriptions et réinscriptions : Guillaume Hawing dit avoir pris toutes les dispositions pour faire respecter sa décision

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Depuis la publication le 30 août dernier de la note circulaire annonçant le plafonnement des frais d’inscriptions et de réinscriptions des élèves dans les écoles respectivement de 00 à 100.000 et de 00 à 150.000, des réactions fusent de partout pour décrier cette décision du MEPU-A.

A travers une sortie médiatique chez nos confrères de la RTG, le ministre de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing a donné les raisons qui l’ont poussé à prendre une telle décision.

« Dans le passé, il y avait des écoles qui imposaient, 300.000, 400.000 et même 800.000 comme frais d’inscription aux élèves. Est-ce-que ces frais d’inscription et de réinscriptions tiennent compte de l’assurance, est-ce-que ça tient compte des documents que les élèves doivent utiliser pendant l’année scolaire ? Très malheureusement nous nous sommes rendus compte que les frais d’inscriptions et de réinscriptions ne tiennent compte de rien. C’est juste les frais payés après les parents sont obligés de payer ce que je viens de vous citer. A quoi servent les frais d’inscription ? » s’interroge-t-il.

Pour le ministre Guillaume Hawing, la décision qu’il a prise concernant les inscriptions et réinscriptions vise à aider les parents d’élèves qui tirent actuellement le diable par la queue.

« Pour les parents d’élèves qui continuent toujours de se plaindre et disent que Les 150.000 sont élevés. Imaginez quelqu’un qui a plus de 5 élèves ou dix élèves, si on lui impose de payer pour chaque élève 500.000, 800.000 comme frais de d’inscription, après c’est quoi encore l’autre question, on impose aussi aux parents de payer trois mois d’avance cela aussi nous sommes en train de revoir, car nous avons parlé avec les fondateurs. Nous leur avons dit que cela pèse sur les parents. Nous sommes en discussion avec eux. Une inspection est déjà sur le terrain qui est en train de faire le tour des écoles pour voir les fiches d’inscriptions établies. Toutes les dispositions sont prises pour ne pas que les écoles qui avaient 30.000fgn, 40.000 GNF montent de plus ».

Kaba kouyaté

Amicaux FIFA Sept. : Kaba Diawara convoque 24 joueurs, aucun local (liste et programme détaillé)

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En lieu et place des 3e et 4e journées des éliminatoires de la prochaine CAN séniors qui ont été reportées à mars 2023, la Guinée comme d’autres sélections, jouera deux rencontres amicales en ce mois de septembre pour éviter à son équipe de chômer lors de cette trêve internationale. Le Syli national jouera contre l’Algérie et la Côte d’Ivoire.

A cet effet, le sélectionneur de l’équipe guinéenne Kaba Diawara vient de rendre officiel ce mercredi 07 septembre 2022 via les canaux de communications de la fédération guinéenne de football la liste des 24 joueurs qu’il a retenus pour ces deux rencontres amicales. Parmi eux, il n’y a aucun joueur local.

En revanche, on note des nouveaux noms dans le groupe de la Guinée tels que : le gardien Lassana Diakhaby, les défenseurs Ibrahim Diakité, Sékou Oumar Sylla, le milieu du terrain Cheick Oumar Condé et l’attaquant Alkhaly Momo Cissé.

Liste :

A noter le Syli national qui entamera son regroupement le 18 prochain en Algérie affrontera les fennecs le 23 septembre dans la ville d’Oran et quittera l’Algérie le 24 du même mois en direction de la France où il jouera son second match contre la Côte d’Ivoire le 27 septembre et le stage prendra fin le 28 suivant.

Cellou Dalein ne regrette pas l’ère Alpha Condé, mais « regrette d’avoir applaudi » le CNRD

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En dépit des dérives qu’il dénonçait sous Alpha Condé, Cellou Diallo dit ne pas regretter le président déchu. Le président de l’UFDG déplore en revanche d’avoir salué l’avènement du CNRD au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat perpétré le 05 septembre 2021 contre le président d’alors.

En Allemagne le week-end dernier où il dit avoir répondu une invitation de ses militants de ce côté, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a accordé une interview au média allemand DW. Dans cet exercice médiatique, l’ancien chef de file de l’opposition guinéenne laisse entendre qu’il regrette le fait qu’il ait applaudi le comité national du rassemblement pour le développement – CNRD qui gouverne aux destinées du pays.

« Je ne peux pas regretter l’ère Alpha Condé. Je condamne les dérives d’Alpha Condé. Je regrette d’avoir applaudi la junte, mais aujourd’hui je déplore l’instrumentalisation de la justice, l’interdiction de manifester, la dissolution des associations notamment le FNDC. Alpha Condé exerçait un troisième mandat illégal et illégitime, un mandat qu’il a acquis à la suite d’un coup d’Etat constitutionnel le 22 Mars, il a changé la constitution. C’est dans le hold-up électoral du 18 Octobre. Il a organisé une élection à laquelle j’ai participé et j’ai gagnée. Donc je dois d’avouer qu’on était plutôt satisfait, puisque le pays était déjà dans un régime d’exception », a expliqué Dalein qui est à l’étranger depuis des mois.

Hamidou KIBOLA BANGOURA

Révélation (sport) : un entraineur guinéen accusé de vouloir fuir en Europe !

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Prendre la poudre d’escampette en marge d’une compétition, est souvent une attitude qu’on dénonce chez des athlètes africains, mais pas très souvent à leurs encadreurs, surtout dans le cas guinéen.

Cela semble être évité de justesse dans le milieu de ceux qui ont pour métier d’entrainer les sportifs en Guinée.

Selon le président de la fédération guinéenne de handball Mamadouba Paye Camara, son désormais sélectionneur de l’équipe nationale U20 cadette Jean Marie Bangoura, aurait pris les clés du champ s’il avait réussi à accompagner les handballeuses lors du championnat du monde de la petite boule que la Macédoine du Nord avait abrité cette année en Europe du Sud. L’accusé n’a pas effectué le déplacement parce que son dirigeant dit qu’il lui a dit qu’il ne pouvait pas engager sa responsabilité en faveur de quelqu’un sur qui, il aurait eu des informations qui ne sont pas de nature à l’honorer par la suite.

« Ce que je vais vous dire plus loin, Jean marie, si on l’envoyait, il allait fuir. Il avait déjà planifié ça. Parce qu’on partait sur l’espace Schengen. Je l’ai dit en face, tu ne seras pas entraineur de cette équipe parce que ma responsabilité à l’ambassade pour avoir le visa Schengen sera engagée et je ne veux pas m’engager pour toi. A cause de toi, toute la Guinée ne va pas être bloquée. Donc tu n’iras pas. J’assume ce que je dis », a révélé l’officier de police et président de la fédération guinéenne de handball, Mamadouba Paye Camara lors d’une conférence de presse qu’il avait animée en compagnie de son comex au gymnase de la discipline à Conakry le 22 août dernier.

Bilan l’an 1 du CNRD au pouvoir : Ousmane Gaoual et colonel Amara Camara face à la presse

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Dans le cadre de la communication sur le bilan de l’an 1 au pouvoir du comité national du rassemblement pour le développement, les ministres porte-paroles du gouvernement et celui de la présidence étaient en même temps face à la presse mardi 06 septembre 2022 dans un réceptif hôtelier de Conakry.

Le ministre porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo a fait savoir que la Guinée était dans une crise multiforme qui embrassait toute les sphères de la société avant l’arrivée du CNRD à la tête du pays. Le 05 septembre 2021, le comité national du rassemblement pour le développement est venu mettre afin à des maux dont souffraient les guinéens, selon selon lui.

Dans le secteur de l’emploi de la couche juvénile, l’ancien collaborateur de Cellou Dalein Diallo, devenu ministre sous l’ère CNRD, Ousmane Gaoual précise que : « La question de l’emploi des jeunes est un problème majeur mais avant de parler de l’emploi des jeunes il était nécessaire de faire l’état des lieux de faire un diagnostic parce que c’est un des révélateurs de la mauvaise gouvernance qui caractérisait l’ancien système avec son lot de népotisme du non respect des procédures de recrutement, du vieillissement de la population et puis tout ceci qui minait la fonction publique avec une population de salariés qui n’avaient pas un plan de carrière bien défini avec une difficulté de faire de revalorisation de salaire. Donc tout un ensemble de dysfonctionnement dont il a fallu d’abord prendre conscience. Pour améliorer le système on a mis en place un code de conduite il y a eu un assainissement du fichier de la fonction publique ».

De son côté, le porte-parole de la présidence CNRD, colonel Amara Camara a aussi évoqué la question du recrutement à la fonction publique. Pour lui, était d’abord important d’avoir une lisibilité sur les effectifs des personnes que l’État emploie, avant de penser à engager d’autres travailleurs.

« S’agissant du recrutement, je peux vous dire avec beaucoup d’exactitude que les effectifs de la fonction publique du 05 septembre passé sont passés de 117 mille fonctionnaires à environ 101 mille et tous ne sont pas des retraités y avait des cas de fictifs, des cas décédés, y avait également des fonctionnaires qui sont à l’étranger qui continuent à être payés. Donc tout ça devrait être toiletté. Ces opérations là, nous avons estimé qu’il fallait d’abord avoir la grande lisibilité, avoir un fichier propre ensuite faire du recrutement », a-t-il ajouté.

En répondant à des questions sur la durée de la transition et du début de cette dernière, Ousmane Gaoual Diallo a laissé entendre ce qui suit : « Je vous ai dit qu’on à déjà travaillé en terme de référence pour créer le fichier d’état civil en Guinée. C’est de ce fichier là qu’il y aura l’extraction du fichier électoral que chacun pourra vérifier. Il n’est pas du tout difficile de dire la date du début de la transition. Il n’y a aucun Tabou là-dessus. Les 36 mois ont commencé dès l’instant que les dates là ont été validées et les actions ont été mises en place. Aujourd’hui on est déjà dans le déroulé du calendrier. On est déjà dans le déroulement de ces étapes. On est dans la préparation du recensement, et la préparation du recensement prend plus de temps. Le recensement général de la population prend 03 semaines. Trois à six mois pour le recensement à caractère civile ».

Hadiatou BARRY pour FlashGuinée.info

Insolite en RDC : un pont s’effondre en pleine cérémonie de son inauguration à Kinshasa

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En pleine cérémonie inaugurale, un pont s’est effondré lundi 05 septembre 2022, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Construit par une ONG, dans la commune de Mont-Ngafula, l’inauguration dudit pont a tourné au vinaigre.

Dans une vidéo devenue virale sur la toile, pendant la cérémonie d’inauguration d’un pont de fortune à Kinshasa, en plein discours de coupure du ruban, plusieurs personnes se sont retrouvées au sol lorsqu’un pont s’est effondré. Selon les informations recueillies, le drame s’est déroulé le 05 septembre 2022, dans les communes de Ngaliema et Mont Ngafula.

Dans le même extrait vidéo visualisé par votre rédaction, on aperçoit une dame (avocate et présidente d’une ONG) qui, juste pendant la coupure du ruban s’est débattue pour se sauver dans la chute de l’infrastructure. Des hommes se sont précipités pour l’aider à quitter très vite l’endroit.

Pour rappel, des autorités locales étaient également sur place et attendaient vivement la coupure du ruban, avant de se retrouver également au sol.

Cedrick Sadiki Mbala

La Coordination Nationale de la Maison des Associations et ONG de Guinée « MAOG » se prononce sur l’an 1 de l’avènement du CNRD au pouvoir

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A travers une déclaration rendue public ce mardi au siège de la Maison des Associations et ONG de Guinée sise à Yimbaya, la coordination a non seulement parlé des acquis de la junte, des manquements et a fait des propositions.

5 septembre 2021 – 5 septembre 2022, cela fait pratiquement un an depuis que la junte est à la tête du pays. Un pouvoir obtenu à la suite d’un coup d’Etat perpétré contre président d’alors Alpha Condé.

Si certains leaders trouvent que l’an 1 du CNRD est globalement, tel n’est pas de cas avec les membres de la coordination des Maison des Associations et ONG de Guinée. Le coordinateur national par intérim de cette structures Alpha Bayo s’est réjoui de certains actes du colonel Mamadi Doumbouya et du CNRD, dont entre autres :

« Création de la cour de répression des infractions économiques et financières CRIEF ; Mise en place de la commission Vérité et Pardon ; L’acceptation de la médiation de la CEDEAO, Mise en place du cadre de Consultation Nationale avec toutes les forces vives du pays dès la prise du pouvoir par le CNRD ; Traitement responsable de l’intégrité physique de l’ex président Alpha CONDE ; Libération des détenus politiques ; Retour des exilés politiques ; Promotion des Jeunes/femmes dans les instances de prise de décision ; La Fermeture et la réouverture des frontières ; Réouverture des sièges et des QG de certains partis politiques ; Restitution des cases de Bellevue à la famille du feu Président Ahmed Sékou TOURE etc».

Cependant, la Maison des Associations et ONG de Guinée, en tant qu’observatrice, constate quelques insuffisances ou manquements à savoir :

« Non-déclaration des biens des membres du CNRD et du Gouvernement ; Utilisation injustifiée de la vente des véhicules mis aux enchères par les membres du CNRD ; Restriction des libertés individuelles et collectives, notamment, la liberté de manifester ; Détention prolongée de plusieurs acteurs sociopolitiques sans procès ; Non mise en place d’un véritable cadre de dialogue inclusif et permanent conduisant un chronogramme consensuel de la transition ; Mauvaise organisation des assises nationales ; Non remplacement des enseignants mis à la retraite et manquants ; Retard dans le démarrage des procès par la CRIEF ; Inefficacité des enquêtes sur les cas de mort lors des manifestations ; Refus catégorique de délivrance de l’agrément national aux organisations non gouvernementales et plateformes nationales ; Programme limité, improductif et inefficace pour la gestion des activités de la salubrité publique ; Retard dans la mise en place des délégations spéciales pour la gestion de nos communes ; Maintien des hommes en uniformes à la tête de l’administration déconcentrée », a expliqué Alpha Bayo.

Pour sortir le pays de l’ornière, il faut « Engager un véritable cadre de dialogue inclusif et permanent conduisant un chronogramme consensuel de la transition ; Déclarer les biens de tous les membres du CNRD et Gouvernement ; Garantir les libertés individuelles et collectives, notamment la liberté de manifester ; Accélérer le procès des détenus politiques, sociaux et économiques ; Faire de la justice, une véritable boussole de la transition ; Poursuivre les actions de lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics dans toutes les instances décisionnelles l’Etat ; Dans ce même état d’esprit, nous invitons toutes les forces vives de la nation à une entente entre guinéen nous permettant de réussir la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel».

Kaba Kouyaté