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ANVJ : la session de formation des cadres a pris fin ce samedi 08 juillet 2023 à son siège au stade Général Lansana CONTE de Nongo

C’est le module Communication Institutionnelle qui a mis fin à ces cinq jours de formation qui a débuté depuis le mardi 05 juillet 2023.

Pendant cinq jours, l’ensemble des cadres de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse ont été à l’école des modules comme : le Leadership, la Gestion axée sur le résultat, la Rédactionadministrative, l’Informatique et la communication institutionnelle.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de l’atteinte des objectifs assignés par le biais du contrat de performance à la direction générale de l’ANVJ. Lors du déroulement de ces différents, les participants ont été outillé en technique et outil dans ces différents domaines.

A la clôture de cette session, les participants ont dans un message remercié les formateurs pour leurs dévouements à leur donné le maximumd’eux-mêmes. Dans la même la lancée, ils ont tout d’abord remercié Monsieur le Directeur Général de l’ANVJ, Mamadou Macka BALDE pour son leadership et sa clairvoyance dans sa conduite des actions de l’institution avant d’adresser les mêmes mots de remerciement à l’endroit de Monsieur le Directeur Général Adjoint, Mamoudou DIANE et à l’ensemble des cadres de l’ANVJ.

Animant le dernier module de cette session de formation en communication institutionnelle, Mamadou Aliou SOUARE, enseignant-chercheur à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia et consultant en communication a dans son intervention de circonstance fait savoir que les participants ont accordé une attention particulière et tout l’intérêt au contenu donné. Ce Facilitateur n’a pas manqué de remercier les autorités de l’ANVJ de l’initiative. A travers ce module, les cadres de l’ANVJ sont aptes à faire accroitre désormais la visibilité de l’Agence auprès du grand public.

Le Directeur Général, dans son discours de clôture a remercié Monsieur le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Lansana Béa DIALLO et tout son cabinet pour les efforts fournis dans le cadre de la mise en œuvre de cette formation.Mamadou Macka BALDE a dans le même ordre d’idée remercié le président de la transition, chef suprême des armées, le colonel Mamadi DOUMBOUYA pour avoir mis la jeunesse au centre de sa préoccupation. Le patron du volontariat guinéen a également adressé un message de remerciement et de félicitation à l’endroit des formateurs pour le partage de leurs expertises et aux participants du sérieux et de l’intérêt accordé tout au long de cette session de formation.

La cérémonie a été clôturé par la remise des attestations aux formateurs et des satisfécitsaux formateurs. Voir quelques images ci-dessous

 

Bissau: avant le sommet de la CEDEAO, les chefs d’Etats de l’UEMOA en sommet extraordinaire

Avant le sommet de la Cédéao de dimanche à Bissau, les chefs d’État de l’Union économique monétaire ouest-africaine tiennent ce samedi 8 juillet dans la même capitale un sommet extraordinaire. À l’ordre du jour, la feuille de route du président nigérien à la tête de l’institution régionale, la santé économique de l’Union et les relations du Mali avec les institutions financières.

Le président nigérien, Mohamed Bazoum, président en exervice de l’UEMOA, dirige ce samedi 8 juillet à Bissau son premier sommet des chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Sa feuille de route détaillée est attendue : elle ambitionne de déboucher sur l’adoption d’un nouveau pacte de convergence et de stabilité.

Dans un document officiel de la rencontre, il est mentionné que les économies des pays ayant en commun l’usage du franc CFA font preuve de résilience en dépit des chocs auxquels elles ont été confrontées. En terme de perspectives l’an prochain, un taux de croissance entre 6 et 7 % est attendu dans la plupart des pays membres de l’UEMOA, avec un pic pour un pays comme le Sénégal.

Pour la bonne marche de l’institution commune à huit pays, des actes de protocole additionnel seront soumis à la signature des chefs d’État des pays membres. Devoir de solidarité oblige, des pays comme le Mali, en grande difficulté économique, seront soutenus. Bamako doit, par exemple, un peu moins de 300 milliards de francs CFA à des fournisseurs dans le domaine de l’énergie. Dans l’urgence, la Banque ouest-africaine de développement, la Boad, a déjà accordé un prêt d’environ 45 milliards de francs CFA à l’État malien.

 

RFI

Conakry : admis au BEPC, Macka Barry meurt avant la proclamation des résultats

C’est une triste histoire que vient de vivre la famille Barry, vivant à Baïlobaya dans la commune de Dubréka le week-end dernier. Sorti avec son grand frère samedi (01 juillet 2023), Mamadou Macka Barry a trouvé la mort dans une piscine à Taouyah. Le jeune a décroché son brevet mais ne foulera pas le lycée au grand regret de son père rencontré par une équipe de reportage de Guineematin.com dépêché dans la famille.

Elhadj Ibrahima Barry, est un père inconsolable après la mort de son fils le week-end dernier à Conakry. C’est avec beaucoup de tristesse qu’il a pu raconter les circonstances dans lesquelles il a appris la disparition de son fils sur qui il misait beaucoup. Il décrit Mamadou Macka Barry, âgé seulement de 17 ans, comme un adolescent poli, respectueux et serviable. Depuis 3 ans déjà, le défunt avait mémorisé le coran, et dirigeait la prière de Tarawih dans la mosquée du quartier où se trouve le domicile familial. Mais son père le verra vivant la dernière fois dans leur maison à Baïlobaya en train de jouer avec ses frères et sœurs sur leurs ordinateurs.

« Je suis rentré me coucher à l’étage et je me suis endormi. Quelqu’un m’a appelé avec le numéro de ma fille pour me dire qu’un de mes enfants s’est noyé, j’ai dit non qu’ils se sont trompés. J’ai coupé le téléphone, j’ai continué à dormir parce que moi je sais que les enfants sont à l’intérieur de la maison ici. Ça n’a pas pris assez de temps, ils m’ont rappelé pour me dire que mon enfant qui s’appelle Mamadou Macka s’est noyé, donc qu’ils veulent savoir s’il n’a pas une maladie pour lui donner des médicaments. J’ai répondu que mes enfants sont à la maison. Après mon second fils avec qui il est parti m’a appelé pour me dire « papa c’est moi Oumarou, mon petit frère Macka et moi nous sommes venus ensemble à Taouyah ici à la porcine…Il a plongé dans l’eau la tête la première quelques minutes après il n’est pas remonté, il y avait des gens qui se baignaient là-bas, ils l’ont tiré ». Tout ce qu’il a eu dans l’eau là-bas, ce qu’il s’est cogné la tête. C’est soit au fond, soit aux escaliers qu’il s’est cogné mais c’est ce qui est la cause de sa mort parce qu’il saignait du nez et de la bouche. Ils m’ont appelé pour me dire d’aller à Ratoma (Centre médical communal) mais ils ne m’ont pas dit qu’il est décédé. Mon fils a dit qu’ils ont dit qu’il faut que j’aille là-bas, j’ai demandé s’il est décédé. Il a répondu peut-être qu’il est décédé, peut-être qu’il n’est pas décédé ce qui est sûr il a été emmené à l’hôpital là-bas », a relaté le père de famille dans sa cour.

Cette nouvelle l’a bouleversé à tel point qu’Elhadj Ibrahima Barry a eu du mal à faire sa prière alors il s’y est pris à plusieurs reprises. Ensuite, il a pu difficilement se rendre à l’hôpital pour voir son fils décédé.

« Je m’apprêtais à faire les ablutions pour la prière de 16h, je ne savais plus quoi faire, parce que j’ai compris quelque chose est arrivé à mon fils. Je suis allé dans la douche où il y a un seau d’eau, j’ai lavé un seul pied après je me suis rappelé que je n’avais pas lavé mon visage. J’étais paniqué…Je suis descendu, j’ai fait deux rakats, j’ai conclu la prière après je me suis rappelé qu’il faut en faire 4. J’ai repris la prière mais là aussi 2 rakats puis j’ai conclu la prière, après j’ai fait 2 autres pour finir. J’ai pris mon véhicule pour sortir, tout le voisinage s’était mobilisé à cause des pleurs de ma fille qui a aussi été informée par un appel (téléphonique). J’ai pris le véhicule, je suis allé jusqu’au carrefour là-bas, mais je ne pouvais plus conduire, j’avais commencé à trembler. Un véhicule est venu de derrière, il a failli me cogner, tout le monde a crié. Je me suis garé au bord de la route, j’ai fermé le véhicule pour emprunter un taximoto. Le conducteur m’a dit que le prix c’est 50 000 GNF, on est parti jusqu’à cimenterie mais ça ne bougeait pas (à cause de l’embouteillage). J’ai pris les 50 000 pour donner au conducteur, il me les a retournés en disant que j’avais un problème. Il a appelé un autre pour lui dire de m’emmener, nous sommes allés jusqu’à Sonfonia mais là aussi ça ne bougeait pas. Je suis alors descendu pour traverser, ce conducteur aussi m’a poursuivi pour me rendre les 50 000. Après j’ai pris un autre taximoto pour aller à Ratoma. Je suis rentré à l’hôpital, j’ai touché son corps, j’ai trouvé qu’il est décédé. J’ai prié Dieu pour qu’il lui pardonne », a-t-il poursuivi, fondant en larmes.

Cette douleur est ravivée lorsque les résultats du BEPC sont sortis lundi 03 juillet car le défunt a obtenu son brevet comme il l’avait promis à son père.

« C’est l’année passée qu’il devait faire le brevet mais quand il est revenu c’était tard, il l’a fait malgré tout mais il a échoué. Il m’a dit papa, cette année ce n’est pas parce que je n’ai pas étudié mais ça ne peut pas ressortir puisque je n’ai pas eu mon brevet. Il a dit papa pardonne-moi et voyons ce qui est en train de venir ceci va me servir de leçon. Et il a promis que cette année, si Dieu le veut bien, il va avoir son brevet. Quand le brevet est sorti, j’ai entendu les gens crier Mamadou Macka, Mamadou Macka, ils ont dit que Mamadou Macka a eu le brevet mais Mamadou Macka est mort, depuis cela je n’ai pas pu dormir », a fait savoir Elhadj Ibrahima Barry, qui demande pardon pour son défunt fils.

Il révèle que tous les papiers étaient prêts pour que Mamadou Macka Barry aille poursuivre ses études aux États-Unis.

 


Source Guineematin.com 

Vers un traité international pour la lutte contre la pollution plastique (Tribune)

03 juillet. Journée internationale sans sacs plastiques. 05 juin 2023, journée mondiale de l’environnement avec pour thème Combattre la pollution plastique. Du 29 mai au 02 juin 2023, Paris, débats de la deuxième session de réflexion autour du projet de traité international contre la pollution plastique. A travers ces trois évènementsàdimension planétaire, l’année 2023 aura été celle portant accent sur la lutte contre l’un des fléaux les plus insidieux pour la planète Terre, la pollution plastique.Dans la présente tribune, nous ferons un rappel de la nécessitée de mener le combat contre la pollution plastique par le biais d’un traité international contraignant et appellerons à une lutte plus efficace contre ce fléau en Guinée.

Vers un traité international contre la pollution plastique. Un long combatà mener.

A l’entame des travaux de la session de Paris, le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Gutierrez déclarait que«Chaque minute, l’équivalent d’un camion poubelle rempli de déchets plastiques se déverse dans les océans.»Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement indiquait sur la même lancée que 70 pour cent des déchets sont en plastique et 10 pour cent de ces déchets finissent dans l’océan. La formation d’une masse de solides dans l’océan de plastiques appelé de nos jours 7 eme continent est illustrateur de cette ampleur. En effet, il y a une accumulation de plastiques formant unvortex de déchets dans le Pacifique Nord, entre la Californie et Hawaï qui témoigne de l’importance du phénomène.Ainsi, c’est à bon droit que continue de se réunir le Comite intergouvernemental de négociation sur la pollution plastique en vue d élaborer le futur traité international sur la lutte contre la pollution plastique. Cependant, le chemin qui reste à faire est encore long et ardu. L’industrie du plastique dispose de puissants lobbys pour influencer les travaux. L’espoir réside dans la prise en conscience du fléau par les plus hautes sphères de la communauté internationale et l’action de la société civile.

Pour l’accentuation de la lutte contre la pollution plastique en Guinée

Notre pays enregistre un retard phénoménal dans le cadre de la gestion du plastique et de ses déchets. Le plastique peuple nos aires de vie. Il suffit de jeter un coup d’œil pour s’en convaincre, que l’on soit en ville ou au village. Nos marchés, nos rues, nos bords de mer sont jonchés de déchets plastiques. Apres un évènement, le sol est complètement couvert de sachets communément appelés «Yee Glacée ». Les organisateurs tout comme les usagers ne se sentent nullement obligés d’adopter de mesures de recyclage en donnant une seconde vie à ces tonnes de déchets nocifs à la santé humaine, animale et à l’environnement. La Guinée doit d’urgence adopter des politiques, des programmes et des lois ainsi que des mesures éducatives et de sensibilisation sur le phénomène de de pollution plastique. Dans le cadre de la coopération sud sud, la Guinée pourrait bien s’inspirer de l’exemple rwandais qui a réussi à bannir les sacs plastiques sur son sol et s est engagé dans les politiques de gestion durable en la matière.

La Guinée a tout à gagnerà accompagner le processus visant à l’adoption d’un traité international contraignant les Etats à lutter contre a pollution plastique et surtout elle a le devoir impérieux et urgent de s’engager efficacement à mener un tel combat sur son propre sol pour le bien des humains qui y vivent et de la nature sur laquelle ils vivent et ce, de manière urgente.

 

Conakry, le 07 juillet 2023

-Juris Guineensis No 52.

Me Thierno Souleymane BARRY, Ph.D

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

Violences contre les migrants à Sfax : Que compte faire Conakry pour rapatrier les guinéens ?

CONAKRY-Dans la ville de Sfax, la mort d’un Tunisien a entrainé un déchainement de violences contre les migrants subsahariens. La deuxième ville de ce pays d’Afrique du Nord est sous tension depuis trois jours. Des violences xénophobes similaires avaient secoué entre février et mars dernier ce pays après des propos racistes tenus par Kais Saied.

 

Interrogé ce jeudi 06 juillet sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour venir en aide aux guinéens en détresse dans cette ville, le porte-parole du Gouvernement a été très clair, affirmant que l’Etat guinéen ne va pas attacher quelqu’un pour le ramener au pays.

« Le gouvernement de la transition a mis beaucoup de moyens pour rapatrier les guinéens qui le souhaitent mais on ne va pas non plus attacher les gens pour les ramener. Des avions sont partis (en Tunisie) et le dernier avion qui est parti est revenu quasiment vide. Qu’est-ce que vous voulez ? On ne vous veut pas là où vous êtes, votre pays envoie des avions pour dire revenez gratuitement chez vous, vous refusez, pour certains. Vous voulez qu’on fasse quoi ?

Le jour où ils vont exprimer la volonté de revenir en Guinée, l’Etat assumera ses responsabilités et ira les chercher comme cela est devenu une tradition. Le gouvernement n’abandonne personne pourvu que la personne ait le choix de rentrer chez elle, on n’a pas d’autres moyens. Vous imaginez l’Etat guinéen organiser des rafles pour ramasser les guinéens en Tunisie et les mettre dans un avion, ça ne marche pas comme ça », a martelé le Porte-parole du Gouvernement.

Ousmane Gaoual Diallo assure que le Gouvernement fait le nécessaire pour alerter diplomatiquement les autorités des pays où des guinéens sont victimes de violences.

« Nous souhaitons que nos compatriotes soient bien traités dans les pays où ils sont. Il y a des couloirs diplomatiques pour alerter les pays dans lesquels nous estimons que nos concitoyens sont victimes des violences particulières. Aussi, publiquement, nous exprimons le souhait qu’ils expriment le désir de rentrer. S’ils le font, l’Etat mettra en place les possibilités pour les ramener chez eux », a-t-il rassuré.

 

Source africaguinee.com

Embaló au pouvoir de Conakry : « personne ne doit être exclu » des élections

Dans une longue interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique (JA), le président Bissau-guinéen, président en exercice de la Cedeao a déclaré que la transition encours en Guinée est trop longue.

Umaro Sissoco Embaló qui ne fait pas dans la langue de bois indique que «cette transition est trop longue, cela correspond à la durée d’un mandat ».

Parlant des futures élections en Guinée , le dirigeant de la Guinée-Bissau ne veut pas d’exclusion : ni Cellou Dalein Diallo ni Alpha Condé, nul ne doit être exclu.

« Tout le monde doit pouvoir participer à des élections libres, démocratiques et transparentes. Personne ne doit être exclu », fait savoir le général Embaló dans JA.

Pour lui, il n’est pas souhaitable qu’un président de la transition soit candidat, en parlant de sa présidence à la tête de la Cedeao qui s’achève.

»J’ai hérité de la Cedeao dans un contexte très complexe, avec les coups d’État survenus au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. Malgré cela, mon bilan est très positif. On a tout de même surmonté ces difficultés, et mis en place une stratégie contre les putschs. J’ai d’ailleurs réuni, à deux reprises, le conseil des chefs d’État-major généraux et des chefs de renseignement afin de mettre en place une force antiterroriste et anti-putsch. Cette tradition des coups d’État, qu’on avait dépassée depuis les années 1980, revient à la mode, et c’est inacceptable. En cas de putsch, une intervention rapide est nécessaire. Arriver à la tête d’un État n’est pas un fast-track ! Un militaire ne peut pas avoir de vision, en matière de développement. Je suis catégoriquement contre les putschs… », confie-t-il au journal. Et de rappeler avec insistance : «je suis un général des armées, un militaire de profession, mais j’ai laissé mon uniforme au placard pour créer mon parti. On a perdu une première fois le scrutin, mais j’ai été élu président de la République à la seconde tentative. Nous avons démontré qu’il était possible qu’un militaire devienne président, mais qu’on ne s’imposait pas en prenant les armes, en tuant des gens ou en les intimidant ».

Résultats du Bac: « nous sommes actuellement avec l’avant-dernière opération » (Ansa Diawara)

Désormais tous les regards sont tournés vers la publication très prochaine des résultats du baccalauréat unique session 2022-2023, en Guinée, après ceux, du CEE et du BEPC. A en croire le porte-parole du ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, l’heure est à la centralisation des notes avant leur saisie. Ansa Diawara précise que c’est à l’issue de cette phase que la proclamation des résultats sera envisagée.

« Comme les deux précédents examens, le CEE et le BEPC, le baccalauréat est soumis au même processus. Puisque les examens sont composés d’opérations, nous sommes actuellement avec l’avant-dernière opération. La centralisation des notes après la correction (…) Après, suivra la saisie, ça veut dire que c’est loin encore. C’est la saisie qui est la dernière opération. Après ça, les résultats seront proclamés. Nous ne retarderons pas. Comme on l’a fait avec le CEE et le BEPC, dès que c’est prêt, les résultats seront proclamés automatiquement », a-t-il expliqué.

Toutefois, le porte-parole n’a pas dit avec exactitude quand est-ce que les résultats seront rendus publics.

On ne peut vous dire avec certitude quel jour les résultats seront proclamés. Mais nous savons que nous sommes en train de partir lentement mais sûrement », a indiqué M. Diawara.

 

Source mosaïqueguinee.com

Respect du chronogramme de la transition : « on n’a rien à prouver » (Ousmane Gaoual)

En Guinée, des doutes commencent à s’installer sur le respect du chronogramme de transition de 2 ans conclu avec la CEDEAO.

Interrogé à ce sujet, le jeudi 6 juillet 2023, lors du compte-rendu du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo, a laissé entendre que les autorités de transition ont fait preuve de transparence dans la conduite de la transition mais elles n’ont rien à prouver.

« La Guinée n’est pas un État sur lequel on tient une corde qu’il faut absolument donner un coup de fouet pour qu’il avance ! Ça ne marche pas comme ça ! L’Etat a fait preuve de transparence dans la conduite de la transition. Que ça inquiète les gens, c’est légitime. Mais, on n’a rien à prouver. On a dit ce qu’il faut faire ; et puis, on déroule. Pour le reste, on ne va pas tous les matins reprendre le même discours pour rassurer Paul ou Pierre. Il y aura toujours des sceptiques. Il y aura toujours des gens qui vont critiquer. C’est ainsi que va aussi la conduite de la chose publique. Tout le monde ne peut pas être content, tout le monde ne peut pas être rassuré, tout le monde ne peut pas être satisfait. Et, c’est comme ça qu’on conduit. On écoute les critiques pour mieux agir. On n’écoute pas seulement ceux qui applaudissent, on écoute aussi les critiques. Chaque critique est porteur d’un message important. Et c’est comme ça. On conduit comme ça. Tout ce qui a été fait pour faire en sorte qu’il y ait une transparence dans la conduite de la transition, c’est fait», a-t-il lancé.

Source mosaïqueguinee.com

Conakry : les jeunes et femmes des partis politiques outillés sur la communication politique… par le NDI

Pour mener à bien ses activités en Guinée dans le cadre  du programme d’Appui à la Transition et aux Processus Electoraux en Guinée (STEP), le National Democratic Institute (NDI) sous le financement de l’USAID, dans le cadre du Consortium CEPPS conjointement piloté par IFES et NDI, organise un atelier de formation pour plusieurs dizaines de jeunes, femmes et filles des partis politiques. Cet atelier qui a débuté ce jeudi 06 Juillet et durera 2 jours.

Cette formation qui vise essentiellement les jeunes et femmes des partis politiques et quelques cadres du MATD a pour objectif de promouvoir le dialogue inter-partis et la recherche de consensus entre les jeunes et les femmes à travers le renforcement de leurs connaissances et aptitudes. Sur les techniques et outils de la communication politique, la conduite d’une campagne électorale, la collecte des fonds et la création des coalitions, nous apprend-on.

Lors d’une interview accordée à la presse après le lancement de l’atelier, dans un réceptif hôtelier à Kipé, en haute banlieue de Conakry, le Directeur Régional de l’Afrique au National Democratic Institute a fait savoir que l’institution qu’il représente ici est très honorée de participer à cette séance de formation organisée pour les jeunes et femmes des partis politiques. « Le NDI est très honoré de cette opportunité qui lui a été offerte par un financement du Gouvernement Américain à travers l’USAID, pour accompagner les femmes et les jeunes guinéens dans le processus électoral. Et là nous venons de lancer une formation destinée aux femmes et aux jeunes qui sont actifs dans les différents partis politiques pour mettre à leur disposition des connaissances destinées, de l’expertise, des outils, qui pourront les aider à mieux faire, à mieux se présumer à l’intérieur de leurs partis politiques respectifs « , explique M. Christopher Fomunyoh.

Par ailleurs, le Directeur Régional de l’Afrique au National Democratic Institute de revenir sur le but de cet atelier. « Nous avons estimé qu’il était utile de réunir les jeunes qui sont très dynamiques en Guinée, qui veulent s’impliquer et qui constituent une frange majoritaire de la population et mettre à leur disposition des connaissances qui leur permettront de mieux de mieux battre campagne, de pouvoir aussi avoir accès à des postes électifs… » dit-il entre autres.

Présente à cette cérémonie, la directrice de la section démocratique, des droits humains et gouvernance à l’USAID Guinée, Danielle Carnes est convaincue qu’au terme de cet atelier, vous serez sans doute capable de promouvoir vos voix lors des débats au sein et en dehors de vos partis, et vous serez disposés à influencer positivement les programmes et les décisions de vos partis en matière de participation des femmes et des jeunes. « C’est toujours un plaisir pour moi de voir les jeunes et les femmes se retrouver pour discuter de questions de l’heure, partager leurs expériences, et accroître leurs connaissances et capacités à travers des formations comme celle qui sera lancée tout à l’heure. L’USAID tient beaucoup à la participation des jeunes et des femmes dans les processus politiques à la fois comme électeurs et candidats »

Poursuivant, Danielle Carnes de préciser: « Pas plus tard qu’au début de cette année,  I’USAID a rendu publiques son enquête et recommandations sur la participation politique et leadership des femmes en Guinée. NDI pourra partager le lien avec vous. Pour information, l’USAID a aussi une politique Jeune qui guide ses projets de développement. C’est pour tout simplement vous dire que l’USAID tient à l’accompagnement des jeunes et des femmes, et avec l’USAID, le Gouvernement American »,a-t-elle indiqué.

Au nom du président du CNT, Mme Maïmouna Yombouno, Vice-présidente du Conseil National de la Transition, qui a procédé au lancement de cet atelier a profité de l’occasion pour apprécier cette démarche. « Pour une transition inclusive, qui va aboutir à des élections que nous voulons inclusives il faut une implication forte des jeunes et des femmes. Et c’est pour ça nous saluons cette démarche et surtout si nous voyons les points sur lesquels la formation va s’articuler. C’est les points sur la communication, sur la bonne conduite de la campagne électorale, sur les mobilisations de fonds, quand même sans les points rien ne va réussir »

Source média Guinée.com

Macenta : Témoignage bouleversant du tuteur de Koliboï Béavogui, l’élève qui s’est pendu après son échec au BEPC…

MACENTA-Koliboï Béavogui n’a pas pu digérer son second échec au Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC). Ce jeune élève âgé de 18 ans s’est donné la mort après avoir appris sa non admission à cet examen national. Le drame s’est produit au quartier Moelamoudou dans la commune urbaine de Macenta.

Koliboï Béavogui étudiait au Lycée-collège Wolobomai. Il avait rallié le village pour les vacances après les examens. Suite au décès de sa grand-mère dans la journée du dimanche 02 juin 2023, il a effectué le déplacement pour venir assister aux obsèques.

Dans la foulée, il s’est donné la mort après s’être rendu compte qu’il a échoué pour la deuxième fois au brevet. Joint au téléphone par notre correspondant régional basé à Nzérékoré, l’oncle paternel chez qui il vivait revient sur les circonstances du drame. Son récit tragique est pathétique.

« C’est le fils de mon grand frère. Il a passé toute l’année avec nous ici. Après les examens, il est parti au village pour les vacances. Ma maman est décédée le dimanche 02 juillet. Lorsqu’il a appris le décès, il est revenu. Le petit est arrivé lundi, nous avons commencé les obsèques de la vielle. Ce matin (mardi 4 juillet 2023), son père l’a réveillé pour travailler. Ils ont défriché la route, et puis la grande route qui n’est pas tellement bon, on commençait à remplir les fossés. Du coup, il y a un de ses amis qui l’appelle pour l’informer que les résultats du brevet sont sortis depuis hier.

Sa tante lui a dit de lui passer son PV, qu’elle va donner à ses enfants qui sont à Conakry pour consulter. Alors, il a écrit son PV par terre et il a rejoint son papa pour travailler. Quelques temps après, il y a un autre ami qui l’appelle pour lui dire qu’ils ont affiché les résultats à l’école. De la maison à l’école, c’est 1 km. Alors il est parti vite pour vérifier…par la suite, il est revenu en informant son papa qu’il a échoué. Ce dernier lui a prodigué des conseils. Il était assis avec son grand frère, le fils de sa tante, quand le grand frère nous a appelé pour faire la messe pour la vieille.

Donc nous sommes tous rentrés au grand salon pour la prière. Son grand frère lui dit : petit allons prier. En réponse, il a dit à ce dernier de le devancer et qu’il le rejoindre. Quand son frère est rentré au salon pour prier avec nous, il a profité pour rentrer dans sa chambre. A partir des installations faites, il a coupé un fil et s’est pendu. Après la prière, personne ne savait où il est parti.

Entretemps, il y a des fossoyeurs qui ont demandé la machette pour pouvoir tailler la tombe. C’est en ce moment que son oncle a dit qu’il va chercher la machette dans la chambre puisqu’elle se trouvait avec le petit. Dès qu’il a poussé la porte il a vu le petit pendu. C’était sa deuxième fois d’échouer BEPC », nous a confié sous le choc, Charles Patrice Béavogui, catéchiste à la paroisse centrale de Macenta.

 

Africaguinee.com