Entre Alphonse Charles Wright et le FNDC, on est encore loin de l’épilogue judiciaire. La décision du TPI de Dixinn qui s’est déclaré incompétent dans l’affaire qui les oppose, n’est pas du gout de Foniké Menguè et compagnie.
Après l’avoir annoncé, le collectif d’avocat passe à l’action. Il a déposé ce lundi son appel au niveau du chef de greffe du TPI de Dixinn.
A la tête du Sénégal depuis 2012, le président Macky Sall s’est interdit de succomber à un troisième mandat présidentiel dans son pays. Et, à l’occasion d’un message à la nation dans la soirée d’hier, lundi 3 juillet 2023, l’actuel chef de l’Etat sénégalais a annoncé de vive voix qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de février 2024 dans son pays. Macky Sall a mis sa dignité et son honneur au-dessus d’un troisième mandat présidentiel au Sénégal.
« Ma décision, longuement et murement réfléchie, est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024. Et cela, même si la constitution m’en donne le droit… Le Sénégal dépasse ma personne et il est rempli de leaders également capables de pousser le pays vers l’émergence… J’ai un profond respect pour les Sénégalais et les Sénégalaises qui m’ont lu et entendu. J’ai un code de l’honneur et un sens de la responsabilité historique qui me commandent de préserver ma dignité et ma parole », a-t-il déclaré.
Dans un tweet publié quelques instants après ce discours, le président de la Guinée Bissau et président en exercice de la CEDEAO, Umaro Sissoco Emabalo, a salué cette « décision courageuse » de Macky Sall.
« Je viens d’avoir un long entretien téléphonique avec mon grand frère le Pdt Macky Sall. Je salue avec fierté sa décision courageuse de grand homme d’Etat. On peut succéder à Macky Sall, mais il est difficile de le remplacer. Je souhaite au peuple sénégalais de continuer sur les voies de la paix et du progrès », a écrit Umaro Sissoco Emabalo.
Ces trois présumés arnaqueurs ont été présentés à la presse, ce lundi 3 juillet 2023 par les agents du camp Soundiata Keita de Kankan.
Ces malfrats ont pu être mis aux arrêts grâce à un coup monté par une victime du nom de Karamo Kaba. La scène s’est déroulée dans la nuit du dimanche dernier.
« J’ai été victime de vol plusieurs fois, c’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter le cerveau du groupe. Comme j’avais son numéro, je l’ai appelé et on a échangé échangé, je lui ai dit que je voulais qu’il fasse un travail pour moi pour que je puisse beaucoup d’or. Il m’a demandé où je vis, je lui ai dit que je suis à Gaoual. On s’est donné rendez-vous, il m’a dit de rentrer à Kankan. Le lendemain, il m’a appelé pour savoir si je suis arrivé à Kankan, et je lui ai dit que je suis là. On s’est donc fixé rendez-vous à 00 heure. Dès que l’heure est arrivée, il m’a lui-même appelé pour me demander si j’ai envoyé ma machine détectrice d’or, de faire une photo et l’envoyer sur son compte WhatsApp. Donc, il m’a demandé de faire des rituels, en ce moment, j’avais préparé mes frères qui observaient la scène à distance. Après il m’a dit d’aller déposer la machine dehors et rentrer dans ma chambre m’en fermer et ensuite me déshabiller pour prier. Je suis effectivement sorti déposer la machine détectrice d’or dehors, et en ce moment mes frères observaient toujours la scène. Quelques minutes après, trois jeunes sont venus à moto et un parmi eux est descendu pour récupérer la machine. C’est ainsi que mes frères sont sortis pour les arrêter. Il y a un parmi eux, qui a tiré en l’air pour intimider les gens. Mais nous avons pu les arrêter et informer le commandant du camp », a expliqué la victime Karamo Kaba.
Interrogé, un des présumés a affirmé que leur commanditaire se trouverait dans les geôles de la prison civile de Siguiri, et c’est à partir de sa cellule qu’il appelle les gens à l’aide de son téléphone pour les arnaquer.
Les trois individus ont été mis à la disposition de la brigade de recherche de la gendarmerie de Kankan, pour des fins d’enquêtes.
CONAKRY- Le procès des auteurs présumés du massacre du 28 septembre 2009 va certainement connaître un nouveau rebondissement spectaculaire. Le capitaine Marcel Guilavogui, un des suspects clefs dans ce procès a décidé de revenir sur certains de ses déclarations. L’ex garde du corps du capitaine Moussa Dadis Camara promet de dire tout ce qu’il sait des atrocités commises au grand stade de Conakry.
Pourquoi ce revirement spectaculaire ? Qu’est-ce qui pourrait se passer ? Va-t-il enfoncer Dadis Camara ? Alors que certains parlent déjà de « panique » dans le camp de l’ex chef de l’Etat, maitre David Béavogui, l’avocat de Marcel explique les raisons qui ont poussé son client à revenir à la barre. Dans cette interview accordée à Africaguinee.com, M. Béavogui jure qu’il n’y a jamais eu « deal » entre son client et Dadis Camara.
AFRICAGUINEE.COM : Une plainte pour ‘’tentative de chantage’’ a été déposée contre votre client Marcel Guilavogui. Comment a-t-il réagi à cette nouvelle ?
MAÎTRE DAVID BÉAVOGUI : Capitaine Marcel Guilavogui dit qu’il ne se reproche de rien ! Mieux, il précise qu’il n’a jamais tenté de faire chanter le capitaine Moussa Dadis Camara. Sa préoccupation, c’est vraiment les évènements du 28 septembre où des dizaines de Guinéens sont morts, des portés disparus. Pour le moment, il n’a vraiment pas envie de parler d’une infraction tenant à une tentative de chantage.
Dadis Camara
Pourquoi il a refusé de rencontrer les officiers de police judiciaire partis l’entendre à propos de la plainte articulée contre lui ?
Si quelqu’un vous dit qu’il est devant une juridiction criminelle où des faits graves lui sont reprochés, où on attend de lui, une seconde comparution parce qu’il a déjà fait des révélations selon lesquelles il doit comparaitre pour d’autres déclarations certainement contraires à sa première déposition, et qu’on vienne lui dire qu’il a tenté de chanter le Président par rapport à une prétendue menace, il dit qu’il ne se prête pas à ce jeu. Pour lui, si le capitaine Dadis peut lui reprocher quoi que ce soit, alors qu’il soit à l’audience le 10 juillet.
On apprend qu’il aurait décidé de revenir à la barre pour donner une autre version des faits contraire à celle de sa première déposition. Qu’en est-il ?
Le contenu de ses déclarations éventuelles au futur n’est pas du connu du public, ni de son conseil. Il faut attendre qu’il les prononce pour que chacun puisse tirer toute appréciation. Mais ce qu’il faut déplorer, entre deux personnes qui sont poursuivies, c’est de s’arrêter à mi-chemin pour se donner des coups de poings.
Marcel Guilavogui
Mais face à cette plainte, comment comptez-vous organiser sa défense ?
Marcel dit que ça c’est un non évènement, alors pourquoi s’organiser pour le défendre ? Cette affaire, ce n’est vraiment pas son problème. Le capitaine Dadis peut conduire sa procédure où il voudra, ce que recherche Marcel c’est comment se défendre et sortir de cette affaire du 28 septembre 2009.
Quelle est la volonté de capitaine Marcel en voulant revenir s’exprimer à la barre ?
Il a toujours voulu revenir à la barre parce que certainement il aurait raté une occasion. Mais on ne peut apprécier le futur, il faut qu’on attende pour éviter de faire des préjugés à ce qu’il va dire.
Si le camp de capitaine de Dadis décide d’aller au bout de la procédure enclenchée contre votre client, que risque-t-il ?
En pareille situation si un prévenu dit qu’il ne comparait pas et ne répond pas aux accusations portées contre lui, ça ne va pas interrompre le bon fonctionnement de la justice. La procédure va suivre son cours normal, certainement s’il ne comparait pas pour se défendre, ce sera une condamnation par défaut. Et nous avocats, nous ne pouvons que donner les conseils au client par rapport aux avantages et inconvénients d’une démarche. Mais si le client maintient sa position, vous ne pouvez que l’assister ou vous désolidariser.
Selon nos informations, les deux capitaines (Moussa Dadis et Marcel Guilavogui) auraient fait un deal, qui consisterait à ce que Marcel donne une version couvrant Dadis lors du procès en contrepartie d’une maison que ce dernier devrait lui offrir. Qu’en est-il ?
Il n’y a jamais eu deal entre le capitaine Dadis et Marcel. D’abord, capitaine Dadis n’a jamais rencontré Marcel. Depuis son retour d’exil, entre eux il n’y a pas de fréquentation, c’est juste de la salutation. Tout le monde fuyait Marcel, c’est à ces derniers temps qu’il a commencé à regarder les gens dans les yeux sinon Marcel était le criminel né dans ce procès, c’était comme une peste et même pour ‘’l’opinion’’. Alors dire qu’il y a eu entente entre eux, non, il n’y en a jamais eu.
Je pense d’ailleurs ce qui a abouti à la révolte de Marcel, c’est parce qu’il estime être abandonné, isolé, et pourtant tout ça il s’est battu pour le président (Dadis). C’est un peu là le fondement de sa révolte. On peut présager que ce qu’il va dire c’est en défaveur du capitaine, c’est certainement ce que Dadis a compris et il a pris le devant avec ses avocats. Mais dire que Marcel avait eu une promesse que le capitaine n’a pas honoré, ce n’est pas du tout vrai.
D’abord les dix ans que Dadis a passés hors du pays en attendant l’ouverture du procès, il ne s’est jamais rencontré avec Marcel et à son retour, à la maison centrale, Marcel, tout le monde le fuit parce que certains pensent qu’en le fréquentant, ils seraient considérés comme son complice. Mais avec toutes les batailles judiciaires qu’il y a eu ces derniers temps, Marcel pouvait lever la tête et regarder les gens.
Vous dites que le capitaine Marcel est isolé, abandonné, mais par qui ?
Marcel est frustré, disons-nous la vérité. Vous imaginez ! dix ans de détention préventive, il perd son enfant, bref il a tout perdu. Il s’est sacrifié pour tout le monde et à un moment donné on l’accable de tout. Donc, quelque part vous trouvez une raison de dire qu’il va sortir pour dire tout ce qu’il sait dans cette affaire que cela soit en faveur ou en défaveur d’une des parties au procès. Je pense que ça sera pour lui une sorte de liberté.
Le chef du CNDD, Moussa Dadis Camara, entouré de sa garde rapprochée, image d’archive
Plus d’un mois que le procès de 28 septembre 2009 est à l’arrêt après son ouverture en septembre 2022, comment votre client vit cette situation. Est-ce que son moral n’est pas affecté par tout cela ?
Marcel a le moral au beau fixe. Je l’ai rencontré ce vendredi 30 juin 2023, j’ai trouvé un homme confiant. Je lisais dans ses yeux l’espoir de se tirer d’affaires.
Est-ce que selon vous, votre client est innocent dans ce dossier du 28 septembre ?
L’appréciation revient au magistrat. Ce qu’il faut craindre dans cette affaire c’est la condamnation d’un innocent. Nous nous n’étions pas là-bas (stade du 28 septembre et alentours en 2009), vous non plus, et aujourd’hui on est en train de juger sur la base des pièces qu’on a trouvées dans le dossier, des déclarations que les gens tiennent à la barre, n’est-ce pas là un travail très complexe ? C’est difficile, car chacun tire le drap de son côté, c’est très complexe mais on ne peut pas présager déjà la décision du juge ou la culpabilité des uns et des autres. Il faut attendre la fin des débats pour se prononcer, pour le moment je ne peux pas dire mordicus que mon client est innocent ou non.
La Coordination Nationale du FNDC prend acte de la décision du Tribunal de première instance de Dixinn, se déclarant incompétent à connaître l’affaire des leaders du FNDC contre le sieur Alphonse Charles Wright.
Par la même occasion, elle informe l’opinion nationale et internationale que le collectif des avocats du FNDC a relevé appel de cette décision du juge Ibrahima Sory 2 Tounkara. Ainsi, le collectif des avocats saisira dès ce lundi 03 juillet 2023 d’autres juridictions nationales et supranationales, afin que le mis en cause des graves violations des droits humains réponde de sa forfaiture.
La Coordination Nationale du FNDC rappelle au CNRD, qu’en République, on ne saurait accorder l’impunité à une catégorie de personnes. C’est pourquoi, fidèle aux principes démocratiques, elle usera de tous les moyens légaux afin que le droit soit dit dans cette affaire.
La Coordination Nationale rassure les citoyens pro-démocratie qu’elle ne cédera à aucune diversion tendant à l’éloigner de l’objet de sa plainte.
Nous sommes mobilisés et déterminés plus que jamais contre l’arbitraire et l’oppression.
Le tribunal de première instance de Dixinn vient de rendre son verdict dans le dossier opposant plusieurs responsables du FNDC au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Alphonse Charles Wright. Sans surprise, le tribunal s’est déclaré incompétent à juger l’affaire avant de renvoyer le FNDC à mieux se pourvoir.
Oumar Sylla alias Foniké Menguè, Mamadou Billo Bah, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow et Alpha Midiaou Bah dit Djani Alfa, tous des leaders du Front national pour la défense de la constitution, poursuivaient le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme pour « dénonciation calomnieuse, diffamation, injures publiques, violence et voies de faits et abus d’autorité ».
Alphonse Charles Wright avait comparu à l’audience du 23 juin, rejetant toutes accusations qui pèsent contre lui. Ensuite, ses avocats avaient soulevé plusieurs exceptions, demandant au tribunal de se déclarer incompétent à juger cette affaire puisque, soulignaient-ils, la loi ne permet pas à un tribunal de première instance de juger un ministre de la justice.
Le capitaine Ibrahim Traoré a procédé à des nominations au sein des bataillons d’intervention rapide, des régiments d’infanterie commando et de certains groupements des forces de sécurisation selon des décrets datant du 30 juin dernier.
Le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a nommé ce dimanche cinq nouveaux commandants à la tête des 8ème, 9ème, 10ème, 11ème et 12ème brigades d’intervention rapide, les BIR. Ces officiers ont tous le grade de capitaine. Ces BIR, qui ont été mises en place par l’exécutif actuel, sont chargées d’intervenir rapidement en cas de menace contre l’intégrité du territoire et d’assurer les escortes des grands convois logistiques.
D’autres officiers sont promus chefs de corps du 34ème régiment interarmes, du bataillon des transmission stratégiques des armées, ainsi que des 23ème et 33ème régiments d’infanterie commando.
Quant au commandant Aboubacar Koanda, il est nommé directeur central des systèmes d’information et de la cyberdéfense. Tandis que le lieutenant-colonel Aristide Célestin Camara, il prend la tête du génie militaire.
Ces nominations surviennent après une série d’attaques ayant visé les forces armées et leurs supplétifs civils la semaine dernière, une série d’attaques au cours de laquelle des dizaines de soldats et de « volontaires pour la défense de la patrie » avaient perdu la vie.
On vous le disait dans une précédente dépêche, une dizaine d’imams a été convoquée par le Gouverneur de la région administrative de Labé pour avoir dirigé la prière de la fête de Tabaski, jeudi 29 juin 2023, au lieu de mercredi 28 juin 2023 (date officielle). Après plus de 7 heures d’audition, le Gouverneur de région, le colonel Robert Soumah avec à ses côtés les préfets de Labé et de Lelouma, a expliqué : « Nous avons reçu des instructions de la hiérarchie de convoquer les imams ayant dirigé la prière de la Tabaski le jeudi. Vous savez que nous sommes dans un pays organisé, il y a un secrétariat général des Affaires religieuses, c’est ce secrétariat qui fixe les dates des fêtes musulmanes en Guinée, dès lors, tout le monde doit se soumettre à ce secrétariat. Nous avons reçu des instructions de convoyer les imams en question à Conakry. Mais avec l’intervention de la Ligue islamique régionale, nous avons plaidé la hiérarchie de nous laisser régler ce problème ici à Labé, ce qui a été accepté. Donc on espère que vous allez comprendre cela, pour ne plus que cela se reproduise. Sur ce, je vous mets à la disposition de la ligue islamique régionale. »
De son côté, Elhadj Mamadou Badrou Bah, grand imam de la grande mosquée Karamoko Alpha, par ailleurs inspecteur régional de la ligue islamique, a remercié le Gouverneur et a promis qu’il va s’impliquer davantage pour éviter de pareils cas.
C’est par des bénédictions que la longue séance d’audition a pris fin.
La publication du rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) sur la gouvernance des militaires du CNRD a suscité des attentes considérables quant à une véritable refondation de la gouvernance et à une lutte contre la mal gouvernance. Cependant, la récente décision de procéder à une permutation des postes entre directeurs et adjoints au sein des organismes publics, prise en réponse au rapport, soulève des questions sur l’efficacité réelle de cette mesure.
La permutation des postes peut sembler être une action immédiate pour apporter un changement dans la gouvernance, mais elle présente plusieurs limites. Tout d’abord, elle ne fait que déplacer les individus au sein de l’appareil administratif sans s’attaquer aux problèmes structurels et systémiques qui ont contribué à la mauvaise gouvernance. Les mêmes problèmes peuvent persister, car les individus qui ont été impliqués dans des pratiques répréhensibles peuvent simplement occuper de nouveaux postes. Est-ce que simplement changer les joueurs d’une équipe de football sans examiner les tactiques, les stratégies et les entraînements permettra d’améliorer les performances de l’équipe ?
La permutation des postes peut également donner l’impression de favoriser le népotisme ou le favoritisme, car elle peut être perçue comme une répartition de postes entre des personnes déjà connectées au pouvoir. Cette perception peut miner la confiance du public dans la volonté réelle des autorités de lutter contre la corruption et d’établir une gouvernance transparente et responsable. Cela peut être comparé à une situation où les places assises dans une salle de classe sont simplement échangées entre les élèves, sans tenir compte de leurs capacités et de leurs compétences individuelles. Dans un tel cas, les élèves qui étaient déjà en tête de classe continueront de bénéficier d’avantages, tandis que ceux qui avaient besoin de soutien ou qui méritaient une promotion seront laissés pour compte. Cette approche risque de perpétuer les inégalités et d’empêcher une réelle amélioration de la performance globale de la classe.
La permutation des postes ne prend pas en compte les compétences et l’expérience spécifiques requises pour chaque poste. Chaque rôle dans une organisation nécessite des connaissances spécialisées et des compétences particulières. En transférant simplement des individus d’un poste à un autre, on risque de placer des personnes peu qualifiées dans des postes clés, compromettant ainsi la performance et l’efficacité des organismes publics. Cela peut être comparé à un orchestre où les musiciens échangent leurs instruments sans tenir compte de leur compétence réelle dans chaque domaine musical. Est-ce que cela aboutirait à une harmonie musicale ou à une cacophonie ?
Pour une véritable refondation de la gouvernance, il est crucial de mettre en place des mesures complémentaires. Cela pourrait inclure la mise en œuvre de réformes institutionnelles pour renforcer les mécanismes de contrôle, la promotion de la transparence et de la reddition de comptes, ainsi que la lutte contre la corruption de manière proactive. Des processus de recrutement basés sur le mérite et des critères clairs de qualification devraient également être mis en place pour éviter les nominations basées sur des relations personnelles.
En outre, l’un des problèmes mis en évidence par le rapport de l’IGE est la présence de faux diplômes au sein de certaines entités publiques. Les faux diplômes représentent une grave atteinte à l’intégrité et à la crédibilité des institutions, car ils permettent à des individus non qualifiés d’occuper des postes clés. Cela peut être comparé à une recette de cuisine où un ingrédient essentiel est remplacé par un substitut de qualité inférieure. C’est comme préparer le tô sans le gombo… Peu importe les compétences culinaires du chef, le résultat final sera compromis… du tô faré yaré. De la même manière, la présence de faux diplômes dans la gouvernance publique met en péril la qualité des décisions prises et des actions entreprises. La permutation des postes seule ne résoudra pas ce problème fondamental, et des mesures strictes de vérification des qualifications et de sanctions contre les fraudeurs doivent être mises en place pour garantir l’intégrité des institutions et la confiance du public.
Alors que la permutation des postes peut être perçue comme une réponse immédiate aux problèmes de gouvernance révélés par l’IGE, il est essentiel de se poser des questions sur son efficacité réelle et son adéquation pour une refondation de la gouvernance. Des mesures complémentaires, basées sur une réflexion approfondie, pourraient être nécessaires pour renforcer les institutions, promouvoir la transparence et la responsabilité, lutter contre la corruption, et garantir l’intégrité des qualifications. La confiance du public dans les efforts de réforme nécessite une évaluation critique des approches adoptées et une réflexion sur les actions nécessaires pour un véritable changement.