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Bilan du Forum économique d’Émergence Magazine : une troisième édition marquée par la confirmation

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La commission d’organisation du Forum économique d’Émergence Magazine a tenu une conférence de presse pour faire le bilan de la troisième édition de cet événement déroulé les 20 et 1 février 2025. Selon Lamine Mognouma Cissé, président de ladite commission : « On a appris lors de la première édition, il fallait parfaire les choses lors de la 2ème et la troisième édition, c’est celle de la confirmation. D’un point de vue technique et échos, le FEEM 2025 a été une réussite ».

Des difficultés persistantes, un soutien insuffisant

Si le forum a été une réussite, l’organisation n’a pas échappé à des difficultés, principalement financières. « Les difficultés ont été financières. Et c’est malheureux que dans notre pays, que de telles initiatives ne soient pas soutenues. Les sociétés minières devraient être plus impliquées, car le thème central portait sur le programme Simandou. Les deux jours de forum et les jours qui ont suivi ont permis de renvoyer une autre image de notre pays outre cette image du pays où il ne fait pas bon vivre. À notre manière, on a tenté de vendre mieux l’image de notre pays. C’est cette ambition qui nous a animés d’organiser ce forum et en grande partie on a réussi à atteindre l’objectif. Parlons d’autres choses qui ne soient pas la politique en Guinée. C’était une manière d’emmener les Guinéens à comprendre l’actualité économique », a déclaré Lamine Mognouma Cissé.

Le président de la commission regrette également le faible engagement du gouvernement : « Certains ministres étaient programmés pour les différents panels. On peut comprendre que certains soient en déplacement (à Kindia pour la marche de l’unité ndlr) mais ce qui est incompréhensible, c’est qu’ils ne se soient pas fait représenter à l’image du ministre des Mines qui s’est fait représenter« .

La Guinée sous les projecteurs

Pour Mohamed Camara, du cabinet MOCAM Consulting, partenaire technique du FEEM : « Au cours de ces deux jours, la Guinée a été exposée en bien à travers le thème sur le programme Simandou 2040. Plus de 25 intervenants sur les panels. Dans le public, on a eu l’honneur de recevoir des personnalités de haute facture. Nous avons instauré une certaine culture sur le critère d’évaluation des nominés. Et nous sommes satisfaits des retours et aucune entreprise n’a été approchée. Les données utilisées sont celles des entreprises officielles publiées sur les lois réglementant les statistiques en Guinée« .

Un rapport a été rédigé et transmis aux organisateurs. « Nous osons espérer que les recommandations issues de ces deux jours de discussions vont être utiles pour qu’ensemble la Guinée soit positivement vue. De mon expérience, la Guinée n’a jamais été aussi exposée de cette manière. On fera plus lors de la prochaine édition« , ajoute-t-il.

Un impact médiatique d’envergure

Avec plus de 55 millions de personnes touchées à travers le monde dit-on, la couverture médiatique a été un succès, selon Ismaël Camara, membre de la commission d’organisation : « Vous devez être fiers de vous-même en tant que médias, tous médias confondus. Vous avez entendu les uns et les autres sur la qualité de l’organisation. Nous n’aurions peut-être pas réussi cela si vous n’étiez pas là, vous avez fait un travail professionnel. Nous avons établi un partenariat qui a été fécond aussi bien avec la presse nationale qu’internationale. Nous avons mis les projecteurs sur la Guinée. Grâce à votre travail, nous avons touché plus de 55 millions de personnes à travers le monde. C’est pour cela que je dis que vous devez être fiers de vous. De ma petite expérience, je n’avais jamais vu un évènement atteindre une telle audience. Tout le monde a été touché, franchement c’est à l’actif de votre engagement et à l’actif de la Guinée… Nous aurions souhaité que le Gouvernement soit massivement mobilisé mais ils ont brillé par leur absence. On comprend mais on ne peut comprendre le fait qu’ils ne soient pas représentés » suffisamment.

Des perspectives ambitieuses

Les organisateurs assurent que les rapports des éditions précédentes ont bien été transmis aux partenaires, y compris à l’État. Mohamed Camara souligne : « Les rapports ont été bel et bien transmis aux partenaires notamment l’État qui est notre partenaire institutionnel. Le rapport (de la 3e édition) ainsi envoyé à l’organisation sera donné au ministre du Plan et de la Coopération Internationale. La Guinée a fait appel à des cabinets de référence comme KPMG qui va élaborer la vision Simandou 2040. Il y a aussi la Banque Rothschild qui va travailler sur la notation inaugurale de la Guinée. Il y a également SOUTHBRIDGE qui va travailler sur le fonds souverain, ils sont les catalyseurs du programme Simandou ».

Avec une ambition renouvelée, les organisateurs promettent de faire encore mieux lors de la prochaine édition du FEEM.

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En Guinée, le temps semble suspendu sur les chantiers de nos grands stades

En Guinée, le temps semble suspendu sur les chantiers de nos grands stades. Les grues rouillées et les travaux interminables du stade 28 septembre et du stade Général Lansana Conté témoignent d’un pays incapable de fournir à sa jeunesse les infrastructures sportives qu’elle mérite. Ces symboles d’un espoir abandonné privent non seulement nos sportifs de conditions dignes, mais également nos supporters de cette communion essentielle avec leurs équipes.

À l’heure où d’autres nations se surpassent pour accueillir les compétitions les plus prestigieuses, la Guinée, forte de ses ressources naturelles abondantes, n’arrive pas à achever des travaux promis depuis des années. Des annonces avaient été faites sur une éventuelle mise à disposition du stade 28 septembre pour le match Guinée-Somalie, mais elles se sont évanouies face à la réalité : le stade n’est pas prêt, les promesses restent creuses, et le Syli national est une fois de plus contraint de recevoir « à domicile » à Abidjan.

Quelles sont les conséquences de cette incapacité chronique ? Elles sont multiples et profondément douloureuses. D’abord, l’élimination sportive. Jouer loin de son public, c’est abandonner cet avantage psychologique inestimable que procure le soutien d’une foule en délire. Chaque cri de supporter, chaque battement de tambour, chaque drapeau brandi représente une force qui transcende le terrain. Privés de ce soutien, nos équipes partent désavantagées, enchaînant contre-performances et déceptions.

Ensuite, il y a le lien brisé entre les supporters et leurs équipes. Le football n’est pas qu’un sport, c’est une passion partagée, un facteur de cohésion sociale et une source de fierté nationale. Jouer loin de ses terres, c’est couper le fil qui relie un peuple à son équipe, c’est éloigner des générations de jeunes du rêve de vivre un jour l’ivresse d’un match historique dans leur propre pays.

Enfin, il y a la question de l’image nationale. La Guinée s’apprête à célébrer le 67ᵉ anniversaire de son indépendance le 02 octobre prochain, mais ce manque d’infrastructures sportives ne fait qu’accentuer une impression d’immobilisme et de négligence. Comment un pays riche en bauxite, en fer, en or, bref, béni par la nature, peut-il ne pas offrir à sa jeunesse des infrastructures sportives dignes de ce nom ?

La vérité est amère, et les responsabilités, bien qu’éparpillées, sont immenses. À qui la faute ? À chacun de réfléchir. Ce que nous savons, c’est que l’honneur d’une nation au 21e siècle passe aussi par ses terrains de sport. Et pour l’instant, nos stades vides et nos matchs délocalisés ne nous honorent pas. Il est grand temps de mettre fin à cet éternel match d’attente et de rendre à notre jeunesse les terrains où elle pourra rêver, vibrer, et triompher.

In Africasport.org

Le CNT valide des conventions pour l’électrification de 293 localités

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Le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté plusieurs conventions de financement en vue de l’électrification de 293 localités à travers le pays. Ce projet, qui concerne aussi bien les communes urbaines que rurales, vise à garantir un accès à l’électricité 24h/24 dans plusieurs préfectures, contribuant ainsi au développement socio-économique des zones concernées.

Une couverture élargie sur plusieurs préfectures

Dans la région de N’Zérékoré, 81 localités bénéficieront du projet, parmi lesquelles N’Zérékoré Centre, Bounouma Centre, Koropara, Koulé, Womey Centre et Zogota. À Yomou, 41 localités sont concernées, notamment Yomou Centre, Diécké Centre, Gbamou, Oueta et Yonon.

Dans la préfecture de Kankan, 68 localités seront électrifiées, incluant Kankan Ville, Batè Nafadji, Gberedou Barana, Koumban et Missamana. À Télémélé, 15 localités, dont Télémélé Centre, Kaaba, Kollet Centre et Sarekaly Centre, sont prises en compte.

Le projet couvre également Kérouané avec quatre localités, parmi lesquelles Kérouané Ville et Banankoro, et Beyla avec cinq localités, notamment Beyla Ville, Gbaya et Sinko. À Lola, 18 localités sont concernées, dont Lola Ville, Kokota, Thiéta, Gogota I et II.

Dans la préfecture de Siguiri, 40 localités bénéficieront de l’initiative, incluant Siguiri Centre, Kintinian, Boukariya, Kodiarani et Tomboko. La capitale Conakry est aussi concernée, avec 21 localités situées dans la commune de Ratoma, parmi lesquelles Nongo, Kipé, Lambanyi, Hamdallaye et Coza.

Un engagement en faveur du développement

Cette initiative illustre l’engagement des autorités à renforcer l’inclusion territoriale en améliorant l’accès à l’électricité. L’électrification de ces localités contribuera non seulement à améliorer les conditions de vie des populations, mais aussi à dynamiser l’économie locale en favorisant l’essor des activités commerciales et industrielles.

En investissant dans l’infrastructure énergétique, le gouvernement entend poser les bases d’un développement équilibré du pays, en veillant à réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales. Ce projet marque ainsi une étape clé dans la modernisation du réseau électrique national et la promotion d’un accès équitable à l’énergie pour tous.

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Retour à l’ordre Constitutionnel, Bah Oury fixe le cap : « le processus sera accéléré pour tenir l’ensemble des échéances durant l’année 2025 »

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Lors d’une conférence de presse ce mercredi, le Premier ministre Amadou Oury Bah a réaffirmé l’engagement du gouvernement à conduire le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel d’ici 2025. L’organisation d’un référendum, suivie des élections présidentielles et législatives, doit permettre de restaurer les institutions républicaines. Toutefois, la mise en place d’un fichier électoral fiable reste un défi central avant toute échéance électorale.

Un processus électoral en construction

Le chef du gouvernement a souligné que la transition en cours doit aboutir à l’installation d’un pouvoir exécutif et législatif légitime. La stabilité institutionnelle en dépend.

« Une fois ces scrutins organisés et les nouvelles autorités investies, notre pays pourra retrouver une pleine stabilité institutionnelle », a-t-il déclaré.

Cependant, aucun calendrier précis n’a été arrêté. Plusieurs étapes restent à franchir avant de fixer les dates officielles, notamment la validation d’un fichier électoral consensuel.

Le fichier électoral, un enjeu majeur

Depuis plusieurs décennies, la fiabilité du fichier électoral est au cœur des tensions politiques. Le Premier ministre a reconnu que l’absence de consensus autour des listes électorales a souvent nourri la contestation des scrutins passés.

« Nous n’avons pas encore réussi à obtenir un fichier électoral suffisamment crédible et accepté par tous pour que chaque électeur puisse voter sans se demander s’il y a manipulation », a-t-il admis.

Pour répondre à cette exigence, le gouvernement s’appuie sur le Programme National de Recensement Administratif (PNRA). Ce dispositif doit permettre d’identifier de manière précise chaque citoyen et de réduire les risques d’irrégularités dans le processus électoral.

« L’objectif est de garantir une transparence totale du processus électoral et d’éviter les contestations liées à des soupçons de manipulations du fichier », a précisé le Premier ministre.

Accélérer le processus tout en garantissant sa fiabilité

La mise en place d’un fichier électoral robuste repose sur un recensement administratif d’ampleur. Une démarche qui, dans d’autres pays, a nécessité plusieurs années.

« Certains pays ont mis six, sept, voire huit ans pour finaliser un recensement administratif aussi ambitieux », a rappelé Bah Oury.

Pour éviter des délais trop longs, le gouvernement a choisi de mener de front la constitution du fichier électoral et l’enregistrement des citoyens à travers le Programme d’Enregistrement National et de Recensement à Vocation d’État Civil (PEN-RAVEC). Cette double approche vise à garantir des bases électorales fiables dans un délai raisonnable.

« Nous devons avancer avec prudence, mais aussi avec efficacité pour respecter les engagements pris. Donc cette année, le processus va se terminer et nous aurons dans un délai raisonnable le référendum et les élections présidentielle et législatives. Le processus sera accéléré pour que nous soyons à jour par rapport à nos objectifs de tenir l’ensemble des échéances durant l’année 2025 », a insisté le chef du gouvernement.

Créer les conditions d’élections crédibles

Le gouvernement assure que les scrutins à venir se tiendront dans des conditions transparentes et inclusives. Des discussions sont en cours avec les acteurs politiques et la société civile afin d’assurer l’adhésion de tous au processus électoral.

La transition entre ainsi dans une phase décisive. L’issue dépendra de la capacité des autorités à garantir un cadre électoral apaisé, condition essentielle pour assurer une sortie durable de la période transitoire.

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Cellou Dalein Diallo adresse un message de solidarité à la communauté chrétienne en ce début de Carême

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Cellou Dalein Diallo a tenu à exprimer son soutien et ses pensées les plus sincères. Dans un message adressé aux fidèles, l’ancien Premier ministre a souligné l’importance spirituelle de ce temps de prière et de partage.

Un appel au recueillement et à la solidarité

Dans son message, Cellou Dalein Diallo a rappelé la signification profonde du Carême, insistant sur les valeurs de foi, d’amour du prochain et d’humilité. « En ce début de Carême, temps de prière, de partage et de renouveau spirituel, je tiens à adresser mes pensées les plus sincères à toute la communauté chrétienne de Guinée », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette période de quarante jours doit être l’occasion d’un engagement renouvelé envers les autres et un moment de rapprochement spirituel. « Que ces quarante jours de recueillement et de pénitence soient pour chacun une occasion de renforcer sa foi, de cultiver l’amour du prochain et de se rapprocher de Dieu dans l’humilité et la paix », a-t-il poursuivi.

Un vœu pour une Guinée plus unie

Au-delà du message spirituel, Cellou Dalein Diallo a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et les valeurs de solidarité. « Puisse ce temps de Carême nous inspirer à œuvrer ensemble pour une Guinée plus juste, plus solidaire et plus fraternelle », a-t-il affirmé, appelant à un engagement collectif en faveur du vivre-ensemble.

Enfin, il a conclu son message en adressant ses prières et ses encouragements aux fidèles : « Que Dieu vous accompagne et vous fortifie ! »

Par ce message, Cellou Dalein Diallo témoigne une fois de plus de son attachement aux valeurs de tolérance et de respect entre les différentes confessions du pays, dans un esprit d’unité nationale.

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Formation professionnelle : vers une adéquation avec le marché de l’emploi (Joseph Pierre TOURE)

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Le lien entre formation et emploi est au cœur des réflexions menées sur l’avenir professionnel des jeunes. Joseph Pierre Touré, Directeur général adjoint du Centre national de perfectionnement à la gestion (CNPG), souligne la nécessité d’adapter les compétences aux besoins économiques réels. Pour lui, la réforme de la formation professionnelle doit répondre aux exigences du marché du travail afin de favoriser une insertion rapide et efficace.

Une rupture avec l’ancien modèle

Selon Joseph Pierre Touré, l’approche par thème, qui consistait à former sans tenir compte des débouchés, est révolue. « On ne forme plus pour former, mais pour l’emploi et la compétitivité des entreprises », affirme-t-il. Cette orientation, impulsée par le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFP-E), vise à aligner l’offre de formation sur les besoins réels des entreprises.

Un enjeu stratégique pour l’économie

L’inadéquation entre les formations dispensées et les attentes du marché constitue un obstacle majeur à l’insertion professionnelle des jeunes. Pour y remédier, la réforme engagée met l’accent sur des formations directement liées aux secteurs porteurs. L’objectif est clair : assurer aux jeunes une employabilité immédiate et renforcer la compétitivité des entreprises locales.

Un défi pour l’avenir

Dans un contexte marqué par un chômage persistant, cette réforme apparaît comme une réponse concrète aux défis de l’emploi. « La formation doit être un levier stratégique du développement économique », insiste Joseph Pierre Touré. En formant des profils qualifiés et directement opérationnels, les autorités ambitionnent d’offrir aux jeunes de meilleures perspectives d’avenir tout en dynamisant l’économie nationale.

Ainsi, cette transformation de la formation professionnelle s’inscrit dans une volonté de faire de la qualification un véritable tremplin vers l’emploi, répondant ainsi aux attentes des entreprises et des jeunes en quête d’opportunités.

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Mandiana : un incendie ravage plus de 20 boutiques, la population impuissante face aux flammes

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Un incendie d’une rare intensité a ravagé une vingtaine de boutiques dans la commune urbaine de Mandiana, dans la soirée du mardi 4 mars 2025. Si aucune victime n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables, plongeant de nombreux commerçants dans le désarroi.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place par laguineeinfo, le sinistre s’est déclaré aux alentours de 17 heures dans un espace dédié à la revente de carburant, tenu par un certain Djeliba. L’origine exacte du feu demeure inconnue, mais la forte inflammabilité des produits stockés a favorisé une propagation rapide des flammes.

Face à la violence du brasier, la population s’est mobilisée en urgence, tentant d’éteindre les flammes avec des moyens de fortune. « Nous sommes tous attristés par cet incendie. Il s’est produit près d’un point de vente d’essence, à seulement dix mètres d’une station-service. Plus de 20 boutiques ont été réduites en cendres, et la panique s’est emparée de la population », a témoigné un jeune secouriste sur place. L’absence d’un service de sapeurs-pompiers dans la ville a rendu les opérations particulièrement ardues. « Actuellement, ce sont les habitants eux-mêmes qui tentent d’éteindre le feu avec de l’eau puisée dans les puits. Certains ont même interrompu leur jeûne pour venir aider », a-t-il ajouté.

Les autorités locales sont appelées à réagir face à ce drame, notamment par la mise en place d’un dispositif de lutte contre les incendies afin de prévenir de nouvelles catastrophes. Une enquête devra être diligentée pour déterminer les circonstances exactes du sinistre et chiffrer l’étendue des pertes.

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Trafic de cocaïne : Mamadou Baldé condamné à cinq ans de réclusion criminelle

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Le tribunal criminel de Mafanco a rendu son verdict ce mardi 4 mars 2025 dans l’affaire impliquant Mamadou Baldé, poursuivi pour trafic international de stupéfiants. Jugé pour détention et transport de 6,7 kilogrammes de cocaïne, l’accusé a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle.

Interpellé à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré lors d’un contrôle de bagages, Mamadou Baldé a admis devant le tribunal qu’il transportait un colis à destination de la France en échange d’une somme de 7 000 dollars. Il a toutefois affirmé ne pas avoir eu connaissance de la nature illicite de la marchandise.

Le parquet avait requis une peine de dix ans de prison assortie d’une amende d’un milliard 424 millions 848 mille 800 francs guinéens. Les avocats représentant l’État ont plaidé en faveur d’une réparation financière de 200 millions de francs guinéens au titre des dommages et intérêts.

La défense, assurée par maître François Fadoumé Mansaré, a sollicité des circonstances atténuantes pour son client, invoquant l’article 290 du code de procédure pénale.

Au terme des délibérations, la juridiction a validé la constitution de partie civile de l’État guinéen et fixé à 100 millions de francs guinéens le montant des dommages et intérêts. Elle a également ordonné la destruction de la drogue saisie ainsi que la restitution des effets personnels de l’accusé placés sous scellés.

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Amadou Oury Bah en visite à la Cellule de Communication du Gouvernement

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Le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu ce mardi 4 mars 2025,  à la Cellule de Communication du Gouvernement. Une visite qui traduit sa volonté de renforcer les liens entre les différentes composantes de l’administration et de favoriser une communication institutionnelle dynamique.

Lors de cette rencontre, le Chef du Gouvernement a parcouru les installations et échangé avec les équipes sur leur mission au service de l’information publique. Il a rappelé l’importance de la Cellule de Communication dans la diffusion d’un message gouvernemental structuré et accessible.

Soulignant sa conception du rôle de Premier ministre, Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité d’un contact direct avec les services de l’État. « Un Premier ministre est chargé de la coordination gouvernementale, il ne doit pas s’enfermer dans son bureau », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter qu’il « devra de plus en plus être en contact avec l’ensemble des services » dans une atmosphère « décontractée et conviviale ».

Par cette initiative, Amadou Oury Bah dit œuvrer en faveur d’une gouvernance plus ouverte, marquée par l’échange et la proximité avec les cadres de l’administration publique.

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Ousmane Gaoual Diallo critique la posture de l’UFDG et appelle à un débat ouvert

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Alors que la Guinée poursuit ‘’ses efforts’’ pour instaurer ‘’un dialogue politique inclusif’’, l’attitude de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) suscite des critiques. Ousmane Gaoual Diallo dénonce une position de blocage de la part du parti et appelle ses dirigeants à rompre avec la confrontation.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement estime que la direction actuelle du parti l’ayant exclu s’enferme dans une « logique d’obstruction systématique ». Pour lui, le refus de concertation constitue une impasse politique. « Refuser ce dialogue, c’est choisir l’impasse politique et faire le choix d’un isolement que les Guinéens ne méritent pas. »

Ousmane Gaoual Diallo salue par ailleurs la récente décision du Tribunal de Dixinn, rappelant qu’aucune organisation ne peut revendiquer la démocratie sans respecter ses propres règles. « Nul ne peut prétendre défendre la démocratie tout en méprisant ses propres règles internes. » Il insiste sur la nécessité pour l’UFDG de permettre un débat ouvert et pluraliste au sein de ses instances.

Estimant que le parti mérite mieux que « cette politique de confrontation », il exhorte ses dirigeants à retrouver leur place dans le débat national. « La Guinée mérite mieux qu’une opposition de principe. Elle mérite des choix responsables, à la hauteur des défis de notre temps. »

Enfin, Ousmane Gaoual Diallo réaffirme l’engagement du gouvernement en faveur de la stabilité et du dialogue. « Notre choix reste celui de la stabilité et du dialogue responsable. Ce choix, nous l’assumons. À chacun désormais d’assumer le sien. »

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