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Macabre découverte au dépôt d’hydrocarbures de Kaloum : deux corps retrouvés dans une cuve

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Une tragique nouvelle vient assombrir le souvenir de l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Kaloum (Conakry), survenue en décembre 2023. Ce mardi 4 mars 2025, deux corps ont été retrouvés dans une cuve de carburant, soulevant de nombreuses interrogations.

Une opération encadrée par les autorités

Aux environs de 13h, les équipes de la Protection civile sont intervenues pour extraire les dépouilles. Selon les premiers éléments recueillis, l’un des corps a été identifié comme étant celui de Mohamed Touré, alias Baba, un jeune homme d’environ 19 ans résidant à Coronthie. L’identité de la seconde victime n’a pas encore été déterminée.

Les forces de sécurité, ainsi que des responsables administratifs, étaient présents sur les lieux pour superviser les opérations et s’assurer du bon déroulement des procédures.

Une enquête pour élucider les circonstances

Face à cette découverte, une enquête a été immédiatement ouverte afin de comprendre les conditions dans lesquelles ces deux personnes se sont retrouvées dans la cuve. Les autorités cherchent à établir si leur présence résulte d’un accident, d’un acte criminel ou d’un autre événement lié à l’explosion survenue il y a plus d’un an.

Ce drame réactive les interrogations sur les conséquences de la catastrophe industrielle de 2023, qui avait fait de nombreuses victimes et entraîné d’importants dégâts matériels. La population et les familles des victimes attendent des réponses sur les circonstances exactes de cette découverte et les responsabilités engagées.

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Labé : Une Grande Marche pour l’Unité Nationale et la Cohésion Sociale prévue en avril

Labé s’apprête à accueillir un événement d’envergure les 10, 11 et 12 avril 2025. La Coalition Citoyenne de Labé pour le Développement organise une série d’activités placées sous le signe de la paix, de l’unité et du progrès.

L’événement débutera le 10 avril avec une « conférence de presse, l’inauguration du siège de la Coalition et l’assemblée générale ». À cette occasion, les organisateurs invitent la population à prendre part à cette inauguration qui constitue « un symbole de notre détermination à œuvrer pour le développement de Labé ».

Le 11 avril sera consacré à « la lecture du Saint Coran », une initiative qui s’inscrit dans un cadre spirituel et de bénédiction pour la réussite des engagements citoyens.

Le point d’orgue de ces journées sera la « marche pour l’unité et la cohésion sociale », prévue le 12 avril. Cette mobilisation vise à « réaffirmer notre engagement à vivre ensemble dans la paix et l’harmonie ».

Sous le slogan « Vive la Refondation ! Vive le CNRD ! Vive le Président de la République ! », la Coalition appelle à une large participation des citoyens. « Ensemble, faisons de Labé un exemple de solidarité et de progrès », soulignent les organisateurs, qui comptent sur une forte mobilisation pour faire de cette initiative un succès.

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L’UFDG dénonce la suspension de ses organismes et accuse la junte de persécution

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L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a exprimé son indignation face à la décision du tribunal de Dixinn suspendant le renouvellement de ses structures. Dans une déclaration publiée le 2 mars 2025, le parti qualifie cette suspension d’« attaque frontale contre la liberté d’association et la démocratie », dénonçant « une instrumentalisation flagrante de la justice » par les autorités.

L’UFDG considère cette décision comme une nouvelle tentative d’entrave à ses activités, estimant que la justice, « pilier de l’État de droit, se transforme en simple exécutant d’un pouvoir qui ne cache plus ses ambitions dictatoriales ». Le parti affirme être la cible d’une « persécution implacable », évoquant des assassinats impunis, des poursuites judiciaires jugées fantaisistes, ainsi que des « arrestations et condamnations arbitraires de ses militants et responsables ».

Le parti de Cellou Dalein Diallo rappelle que le processus de renouvellement de ses structures « s’est toujours déroulé dans le strict respect de ses statuts », et que la suspension en cours constitue « une violation flagrante de la liberté d’association et des droits constitutionnels des citoyens », en contradiction avec la Charte de la transition.

Par ailleurs, l’UFDG accuse la junte de concentrer ses efforts sur la promotion de la candidature de Mamadi Doumbouya à la présidentielle, alors que ce dernier s’est engagé à ne pas se présenter. « Toute l’Administration est mobilisée pour promouvoir la candidature illégale de Mamadi Doumbouya, en violation de son serment, de la Charte de la transition, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance », affirme la formation politique.

Face à cette situation, l’UFDG appelle ses militants et sympathisants à « se mobiliser pour faire barrage à cet acharnement de la junte contre les partis politiques et les organisations de la société civile ». Réaffirmant sa détermination, le parti assure qu’il ne cédera ni « à l’intimidation ni à l’injustice » et qu’il « se battra jusqu’à la victoire de la démocratie ».

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Conflit russo – ukrainien : La Guinée assume sa souveraineté face aux sollicitations européennes

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Face aux pressions diplomatiques appelant à une prise de position sur le conflit en Ukraine, la Guinée campe sur sa ligne de conduite. Interrogé sur la question, le ministre des Affaires étrangères, Dr. Morissanda Kouyaté, a réaffirmé la volonté du pays de mener une politique étrangère indépendante.

« La Guinée n’a de leçons à recevoir de personne, ni d’un individu, ni d’un pays, ni d’une association, ni d’une organisation », a-t-il déclaré ce jeudi 27 février lors d’une intervention à la télévision nationale. Une prise de parole qui s’inscrit dans un contexte de tensions internationales persistantes, près de trois ans après le début du conflit russo-ukrainien.

En début de semaine, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution appelant à une paix « globale, juste et durable » en Ukraine. La Guinée, pour sa part, a choisi l’abstention, une démarche en cohérence avec sa politique de neutralité sur les grandes questions géopolitiques.

« La Guinée est un pays indépendant, souverain, libre et responsable », a insisté Dr. Kouyaté, soulignant ainsi l’attachement des autorités à la non-ingérence et à l’autonomie de décision. Une position qui traduit la volonté du pays de rester maître de ses orientations diplomatiques, sans céder aux pressions extérieures.

Alors que l’ordre mondial continue d’être marqué par de profondes divisions, Conakry affirme ainsi son choix de l’indépendance et de la prudence dans ses engagements internationaux.

La Guinée face aux risques d’une dépendance excessive au projet Simandou : Pourquoi une diversification économique est essentielle

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Le projet minier de Simandou, considéré comme l’un des plus grands gisements de fer au monde, est perçu comme une opportunité majeure pour l’essor économique de la Guinée. Toutefois, une dépendance exclusive à cette ressource présente des risques considérables. Une stratégie de diversification économique est nécessaire pour assurer un développement durable et réduire les vulnérabilités associées aux fluctuations des prix des matières premières.

Les risques liés à une dépendance au projet Simandou

Si le projet Simandou promet des retombées économiques substantielles, la Guinée doit anticiper les dangers d’une économie trop axée sur l’extraction minière. Avec le secteur minier représentant déjà 22% du PIB, le pays pourrait être gravement affecté en cas de chute des prix du fer sur le marché international. Par ailleurs, la dépendance vis-à-vis d’un nombre restreint de partenaires commerciaux, en particulier la Chine, expose la Guinée à des risques géopolitiques et économiques accrus.

De plus, cette focalisation sur les ressources naturelles limite la création d’emplois et l’industrialisation locale, entraînant une vulnérabilité accrue face aux crises économiques mondiales.

Par ailleurs, une forte dépendance au secteur extractif accentue les risques environnementaux et sociaux, notamment la déforestation, la pollution de l’eau et les conflits communautaires autour des sites miniers. Cette situation rappelle les difficultés rencontrées par d’autres pays riches en ressources naturelles, mais confrontés à la “malédiction des ressources”, où la rente minière ne profite qu’à une minorité.

Une planification stratégique pour la diversification

Afin d’atténuer ces risques, la Guinée doit mettre en place un plan de diversification structuré autour de plusieurs secteurs clés et pour mieux attirer les investissements directs étrangers (IDE) :

Électrification : Un accès stable et élargi à l’électricité est essentiel pour favoriser la croissance industrielle et améliorer le quotidien des populations. Investir dans les énergies renouvelables et moderniser le réseau électrique permettront de soutenir les autres secteurs de l’économie et d’attirer de nouvelles industries. L’électrification rurale, en particulier, favoriserait le développement de l’agriculture, de la pêche et de l’apiculture.

Industrie et infrastructures : L’industrialisation, notamment dans la transformation des matières premières locales (bauxite, fer, produits agricoles, poissons), pourrait créer de la valeur ajoutée et offrir des opportunités d’emploi stables aux Guinéens. Par ailleurs, le développement des infrastructures, telles que les routes, les ports et les chemins de fer, est indispensable pour améliorer la compétitivité du pays et attirer les investissements étrangers.

Agriculture : La Guinée possède des terres fertiles et un climat propice à une production agricole diversifiée. En modernisant le secteur et en encourageant la transformation locale des produits, le pays pourrait réduire sa dépendance aux importations alimentaires et renforcer la sécurité alimentaire.

Apiculture : L’élevage des abeilles et la production de miel offrent une opportunité de diversification économique durable. L’apiculture peut non seulement contribuer à la création d’emplois et de revenus pour les populations rurales, mais aussi jouer un rôle clé dans la préservation de la biodiversité et l’amélioration des rendements agricoles grâce à la pollinisation. Vous savez sans doute que le miel de la Guinée est réputé être le meilleur au monde, et qu’un litre de miel pur made in Guinea vaut mieux qu’une tonne de bauxite sur les marchés internationaux. Encore faut-il savoir mettre en place une filière de la production à l’exportation…

Pêche : La Guinée possède un vaste littoral atlantique et des ressources halieutiques abondantes. Le développement de la pêche artisanale et industrielle, ainsi que des infrastructures de transformation et de conservation, pourrait générer des revenus substantiels et améliorer la sécurité alimentaire.

Leçons tirées du Québec et de la dépendance du Canada aux USA

Le cas du Canada illustre bien les risques d’une trop grande dépendance à un unique marché d’exportation. En effet, dans le Centre-du-Québec, de nombreuses entreprises avaient misé sur l’exploitation et la transformation du lithium pour la production de batteries électriques pour l’industrie d’automobile américaine essentiellement. Toutefois, la chute des prix du lithium, la concurrence internationale et des retards dans le développement des infrastructures ont entraîné des pertes financières importantes et des fermetures d’usines. Cette situation montre qu’un modèle économique trop concentré sur une ressource peut se révéler dangereux, surtout sur un horizon si lointain (2040 pour le programme Simandou).

Aussi, les secteurs de l’énergie, du pétrole, de l’automobile et des minéraux critiques dans les différentes provinces du Canada souffrent des fluctuations des prix et des décisions commerciales de l’administration Trump aux USA, principal partenaire économique du Canada. Une diversification vers d’autres marchés et une valorisation accrue des ressources sur place auraient permis de mieux absorber ces chocs économiques.

Conclusion

Plutôt que de s’appuyer uniquement sur le projet Simandou, la Guinée doit adopter une vision Socio-économique à long terme intégrant plusieurs secteurs stratégiques. L’exemple du Canada souligne l’importance de ne pas dépendre d’un seul marché, et la Guinée doit tirer parti de cette leçon pour assurer un développement équilibré et durable.

Aussi, retenir qu’on ne saurait développer un pays par des slogans, des pancartes et des pantins.

Aliou Souaré
Citoyen guinéen

CRIEF : bonne nouvelle pour Amadou Damaro Camara

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Le procès en appel d’Amadou Damaro Camara et de Jin Sun Cheng, poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et corruption, s’est ouvert ce jeudi 27 février 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Mais la séance a rapidement été marquée par des questions de procédure et de santé des prévenus.

L’avocat de Jin Sun Cheng a demandé un report, expliquant que son client se trouvait à l’étranger pour des soins. De leur côté, les conseils d’Amadou Damaro Camara ont plaidé pour que les débats se poursuivent malgré cette absence et ont renouvelé une requête visant à faire hospitaliser leur client.

Le tribunal a accédé à cette demande en ordonnant son transfert dans une structure hospitalière de Conakry, les frais étant pris en charge par le Trésor public. En conséquence, l’affaire a été renvoyée au 20 mars 2025 pour permettre la citation régulière des prévenus.

Déjà condamné en première instance à une lourde peine, Amadou Damaro Camara devra donc attendre cette nouvelle échéance pour voir son dossier à nouveau examiné.

UFDG : Des « réformateurs » pour un nouveau souffle au sein du parti ?

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Le Cercle des Amis de Gaoual, maintenant connu sous le nom de CERAG-UFDG, a organisé une conférence de presse le 27 février 2025, annonçant la tenue d’un congrès prévu les 12 et 13 avril prochains. Cet événement vise à insuffler un nouveau dynamisme au sein de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

Lors de cette rencontre avec les médias, Pr Lamarana Petty Diallo, président du CERAG-UFDG, a indiqué que de nouveaux statuts et règlements sont en cours de finalisation pour réformer l’organisation interne du parti. Il a précisé que le CERAG représente un mouvement politique réunissant plusieurs cadres issus de l’UFDG, axé sur la réforme et l’innovation.

« Le CERAG n’est pas un mouvement de contestation, mais un espace de réflexion et d’adaptation du paysage politique guinéen aux réalités actuelles et futures. Il incarne un courant réformateur au sein de l’UFDG », a-t-il déclaré.

Cette initiative répond également à une exclusion jugée « injuste » d’Ousmane Gaoual Diallo et d’autres membres du parti. Cette situation a poussé plusieurs cadres à se rassembler pour défendre les valeurs fondamentales de l’UFDG, selon les intervenants présents.

Oumar Thiam, Secrétaire Administratif, a souligné que le mouvement est bien ancré, avec 37 fédérations validées, dont 30 en Guinée et 7 à l’international.

Cette conférence de presse intervient alors que le camp de Cellou Dalein Diallo se prépare à un congrès extraordinaire programmé les 19 et 20 avril, qualifié d’« inclusif » et « apaisé ». Le CERAG-UFDG, en réponse, a affirmé qu’« il n’y a pas de démocratie au sein de l’UFDG », affirmant son engagement à redonner la parole aux militants pour qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations sur la gestion du parti.

Pr Lamarana Petty Diallo a conclu en réaffirmant leur détermination à redynamiser l’UFDG pour en faire une véritable institution politique, indépendante de toute influence individuelle. « Nous continuerons à œuvrer pour un parti plus fort, plus inclusif et mieux adapté aux enjeux de demain », a-t-il martelé, annonçant ainsi une volonté de transformation au sein du mouvement.

Aboubacar Soumah tance le CNRD : « Une pensée unique ne peut pas développer un pays »

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Le président du parti la Guinée pour la Démocratie et l’Equilibre (GDE), Aboubacar Soumah, a pris la parole lors du forum du dialogue social ce mardi 25 février 2025, à Conakry, pour exprimer la nécessité d’un retour au dialogue avec tous les acteurs sociopolitiques du pays. Dans un contexte où les tensions politiques persistent, il a insisté sur l’importance d’engager des discussions constructives et inclusives.

Soumah a averti les autorités de la transition sur le fait que la vision d’une pensée unique ne pourrait en aucun cas conduire au développement d’un pays. « Une pensée unique ne peut pas développer une famille, non plus un pays », a-t-il déclaré, appelant à l’égalité entre tous les Guinéens, quelles que soient leurs opinions politiques.

Le président du GDE a précisé que les divergences d’opinion ne devraient pas être un obstacle au dialogue : « Il ne faut pas que les autorités voient à un guinéen un opposant irréductible. Il faut qu’ils voient à tous les guinéens, quel que soit le bord politique des guinées. » Selon lui, il est essentiel de discuter de toutes les questions, même celles qui pourraient être perçues comme sensibles.

« Qu’on les pose sur table, qu’on discute de façon responsable, en un bon citoyen guinéen et nous finirons par trouver les solutions qui dédouaneront tous les guinéens », a-t-il ajouté, soulignant que le dialogue est le seul moyen de trouver des solutions aux défis auxquels le pays fait face.

Soumah a également appelé à l’écoute mutuelle, affirmant : « Il faut que les Guinéens que nous sommes, nous acceptions de parler entre nous. Il faut qu’on parle, il faut qu’on s’écoute, quelle que soit la divergence d’idées. » Il a averti que sans dialogue, le risque de conflit est inévitable, exhortant tous les Guinéens à engager des conversations pour éviter de tels scénarios.

Cette déclaration intervient à un moment critique, alors que le dialogue entre les autorités de la transition et la classe politique guinéenne semble être en pause. L’appel d’Aboubacar Soumah pour un dialogue inclusif souligne l’urgence de restaurer la communication et de construire un consensus pour l’avenir du pays.

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Cellou Dalein Diallo met en lumière l’importance d’une justice indépendante lors du sommet Renewpac à Abidjan

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L’opposant politique guinéen, Cellou Dalein Diallo, a pris part au sommet international Renewpac  à Abidjan. Cet événement, rassemblant des libéraux d’Europe, d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, a été ouvert par le vice-président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné, en présence de plusieurs dignitaires.

Ce sommet a pour objectif de renforcer les valeurs démocratiques dans un monde confronté à de nombreux défis en matière de gouvernance et d’État de droit. Les participants, incluant des experts, des décideurs politiques et des acteurs de la société civile, ont échangé sur les réformes nécessaires pour une gouvernance efficace et transparente.

Cellou Dalein Diallo a été l’un des intervenants clés d’un panel dédié à la « Gouvernance et justice : renforcer les institutions nationales et internationales ». Lors de son intervention, il a affirmé : « Sans une justice indépendante, il est impossible de promouvoir la démocratie, d’assurer la sécurité des citoyens et des entreprises, et de garantir l’exercice effectif de leurs droits et libertés. »

L’ancien Premier ministre a souligné que la séparation des pouvoirs est essentielle pour établir une véritable démocratie, évoquant les défis auxquels plusieurs pays africains sont confrontés en matière d’application de ces principes. Il a insisté sur le fait que la consolidation de l’État de droit nécessite des institutions judiciaires autonomes, à l’abri des influences politiques.

Les discussions qui ont suivi ont mis en lumière des enjeux communs, tels que la politisation des institutions judiciaires et l’absence de mécanismes de contrôle démocratique. Plusieurs intervenants ont plaidé pour des réformes en profondeur pour garantir une distribution équitable des pouvoirs.

La présence de Cellou Dalein Diallo à ce sommet démontre son engagement en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux, tant en Guinée qu’en Afrique. Son discours a été bien reçu, soulignant l’urgence d’actions concrètes pour renforcer l’indépendance des institutions judiciaires.

Cette tribune internationale permet à Cellou Dalein Diallo de promouvoir sa vision d’un État de droit en Guinée tout en échangeant des idées avec d’autres leaders sur les meilleures pratiques en matière de gouvernance et de justice. Dans un contexte politique guinéen marqué par des tensions, sa participation au Renewpac renforce sa position en tant que voix des réformateurs sur la scène internationale.

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Évaluation de l’économie guinéenne : le ministre Mourana Soumah engage le dialogue avec le FMI

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Le ministre guinéen de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, a récemment rencontré des émissaires du Fonds monétaire international (FMI) à Conakry, dans le cadre d’une mission visant à renforcer les relations entre la Guinée et cette institution. À la tête de la délégation, Pilar Garcia Martinez a échangé avec le ministre et ses homologues du pool financier du pays.

Dans une déclaration officielle, Mourana Soumah a souligné « la volonté politique affichée par les plus hautes autorités du pays à travailler en co-construction avec les experts du FMI dans des négociations déjà entamées, depuis 2 semaines en amont, au niveau des experts à travers des réunions en visio-conférence et en ateliers de travail à Conakry ». Ces discussions portent sur des questions cruciales telles que la gestion des finances publiques, l’évaluation du secteur réel, et l’établissement d’un cadre macro-économique solide, dans le but d’aboutir à un Programme économique et financier soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI.

Le ministre a évoqué les résultats encourageants de l’économie guinéenne, malgré un environnement extérieur contraignant. « Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour conclure un programme formel avec le FMI », a-t-il affirmé, en insistant sur les efforts déployés pour la mobilisation des recettes intérieures et l’amélioration du climat des affaires. Il a également mentionné la bonne tenue de la monnaie guinéenne, un taux de croissance satisfaisant et un déficit du PIB maintenu dans des limites raisonnables.

« La bonne tenue de la monnaie, un taux de croissance salutaire, un déficit du PIB maintenu dans des limites raisonnables », a précisé Mourana Soumah, qui a également fait état des efforts dans la mobilisation des recettes intérieures et des réformes engagées par le gouvernement.

De son côté, Pilar Garcia Martinez a remercié les autorités guinéennes pour leur accueil et a exposé les objectifs de la mission, qui consistent à « poursuivre les négociations entamées en octobre 2024, à échanger autour du cadrage macro-économique et budgétaire, aux réponses apportées à la matrice d’actions préalables, aux réformes engagées, à la mobilisation des recettes, la mise en œuvre du prix de référence de la bauxite, et la gestion efficace des dépenses ».

La réunion s’est conclue par des interventions des autres membres du gouvernement, qui ont apporté des précisions pour rassurer l’équipe du FMI sur la volonté du gouvernement guinéen de finaliser les négociations en cours. Cette revue devrait se conclure d’ici le 15 mars 2025, ouvrant la voie à une présentation du dossier guinéen au Conseil d’Administration du FMI, prévue pour la première semaine de mai 2025.

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