Presque tout le monde sait aujourd’hui par la force des réseaux sociaux l’état de santé très inquiétant du jeune comédien guinéen « Mingo ». Il souffre d’une insuffisance rénale au dernier stade qui nécessite une greffe pour qu’il puisse continuer à vivre sans trop de souffrance. Mais par manque de moyens, l’humoriste est abandonné à son triste sort dans sa famille à Conakry. Alors que son évacuation en Europe est plus que nécessaire à date.
Face à sa situation qui s’empire pour faute de traitement, le jeune comédien ne cesse de lancer des appels à aide à toutes personnes de bonne volonté. En réaction donc au cris de cœur de Mingo, le joueur de locomotive Moscou a apporté son assistance à son frère guinéen. François Kamano puisqu’il s’agit de lui a offert une enveloppe symbolique de 2000 euros. Ce montant a été remis au bénéficiaire, Mingo, ce vendredi 21 octobre 2022 par l’artiste Oudy 1er.
Le président de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou s’est exprimé ce vendredi 21 octobre 2022 sur sa non présence sur le terrain lors des différentes manifestations organisées récemment par le FNDC, une structure dissoute par le gouvernement de la transition dirigé par le colonel Mamadi Doumbouya
Invité dans l’émission les grandes gueules du groupe Hadafo médias, Edouard Zoutomou Kpoghomou a fait savoir qu’il habite dans un quartier qui ne lui permet pas d’être dans la rue. Il soutient que dès que tu sors tu fais face au gaz lacrymogène que les forces de sécurité utilisent contre les manifestants pour assurer le maintien d’ordre.
« On ne peut pas sortir de chez nous. Par exemple moi, je suis à koloma, il y a un quadrillage militaire partout et dès que vous sortez, c’est des cartouches de gaz lacrymogène qui vous réceptionnent », a-t-il déclaré.
Cependant, faut-il signaler que plusieurs leaders politiques demandent souvent à leurs militants de manifester chacun dans sa zone s’ils sont empêchés d’avoir accès à la voie publique. Toute chose qui anime des jeunes à manifester malgré le déploiement des forces de sécurité.
Après les violences constatées en marge de la manifestation du FNDC de ce jeudi 20 octobre, le procureur général de la Cour d’appel de Conakry a ordonné des poursuites contre les leaders politiques Francis Pépé Haba, Cellou Baldé, Etienne Soropogui, Mamadou Sylla et Cie pour avoir soutenu cette manifestation. Face à ces poursuites qu’il qualifie de fantaisistes, Diabaty Doré de l’ANAD invite les magistrats d’éviter d’être instrumentalisés par l’exécutif.
Le vice-président de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) semble moins surpris par les poursuites engagées contre certains membres du quatuor ANAD, FNDC politique, la CORED et du RPG Arc-en-ciel et alliés. Diabaty Dory estime que l’objectif de cette démarche est bien connu.
« C’est pour semer la zizanie dans les rangs des grandes coalitions dont l’union sacrée aujourd’hui dérange le camp d’en face et surtout perturbe le sommeil du côté du palais Mohamed V. Mais, entre nous soit dit, la tactique est vouée à l’échec. Cette instrumentalisation de la justice à des fins politiques est connue de tous et ne sera plus rien qu’un coup d’épée dans l’eau », assure-t-il.
Cet allié de Cellou Dalein Diallo appelle ses collègues des autres coalitions politiques à l’union et à plus de vigilance. « Ne cédons pas à la panique. Ne prêtons aucun flanc à la discorde que le CNRD et son gouvernement entendent semer dans nos rangs. L’union sacrée qu’ils ont vu germer entre nous les dérange à plus d’un titre. C’est la raison pour laquelle j’exhorte tout un chacun à rester dans cette dynamique pour le bien de notre nation », exprime Diabaty Doré.
« Notre pays est en danger et il nous revient de le sauver avant qu’il ne soit trop tard. Restons tous mobilisés et surtout je vous invite à davantage serrer les rangs en nous constituant tous prisonniers en cas de poursuites quelconques contre nos frères et amis honteusement cités dans le communiqué, à la fois perfide et ubuesque, présenté ce jeudi soir à la télévision nationale. En tout cas pour ma part je suis disposé à ce sacrifice au nom et pour le compte de notre mère patrie », ajoute-t-il.
Le vice-président de l’ANAD appelle à la responsabilité des magistrats de notre pays et de ne pas accepter d’être instrumentalisés par le pouvoir.
« Ne soyez pas le bras armé de la tyrannie qui s’installe dans notre pays. N’acceptez plus d’être l’instrument à la solde de la nouvelle dictature. Les poursuites dont on parle sont fantaisistes car ne reposant sur rien si ce n’est pour permettre à un groupuscule d’asseoir son pouvoir et sa dictature dans notre pays. Il nous revient ensemble de nous dresser sur leur chemin pour que plus jamais en Guinée un individu ou un groupe d’individus ne prennent en otage la République », interpelle M. Doré.
C’est un jeune élève faisant la classe de 9ème année, âgé de 17 ans et appelé Alhadji Diallo qui a été tué par balle hier jeudi 20 octobre 20222 aux environs de 16heures au quartier koloma, dans la commune de Ratoma en marge de la journée de manifestation projetée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC). C’est un sentiment de désolation qui règne dans la famille mortuaire, la grande sœur de la victime, larme aux yeux, indique qu’elle pardonne son frère mais ne va jamais pardonner celui qui a ôté la vie de son frère
Mariam Benthé Diallo : « c’est hier aux environs de 16heures que je lui ai perdu de vu, lorsqu’il a fini de manger et il m’a qu’il part se coucher, c’est dans ses circonstance qu’il a été faussé dans notre quartier ».
« Je dormais lorsque j’ai entendu un coup de fil, ensuite je me suis réveillé et assis sur le lit, par la suite j’ai demandé où se trouve mon frère de même sang, ça a coïncidé que les gens sont chez moi en me disant de sortir que mon frère a été tué. Ensuite, les jeunes l’ont transporté dans une clinique et j’ai suivi, arrivée là-bas on m’a dit de ne pas rentrer à l’intérieur le médecin n’accepte pas. Quelques minutes plus tard, ils ont sorti me dire que mon frère a succombé de ses blessures. C’est dans notre quartier qu’il a été faussé par balle », indique-t-elle.
Elle renchérit : « je pardonne mon frère mais je ne vais jamais pardonner celui qui a ôté la vie de mon frère ».
Le Hafia football club est plus que prêt pour la nouvelle saison 2022-23 en Ligue 1 dont le coup d’envoi est prévu le 28 octobre prochain. Mais en attendant, le club du richissime homme d’affaire, Kerfalla Person Camara, a dévoilé ce jeudi sa nouvelle identité graphique, son objectif, son nouvel équipementier et ses nouvelles recrues. C’était à l’occasion d’une cérémonie organisée à cet effet au stade Petit de Nongo.
Nouveau Logo du Hafia FC
Prenant la parole lors de cette cérémonie, le président délégué du Hafia FC, Ifra DIENG a justifié ce changement de Logo par le fait que les vert et blanc prennent une nouvelle dimension.
« Nous avons changé d’identité, c’est pour vous dire que Hafia prend une nouvelle dimension. Des recrutements ont été faits pour aller titiller les objectifs extrêmement élevés parce que lorsqu’on s’appelle le Hafia, on ne peut pas se permettre de se contenter d’un minimum. Le Hafia c’est la légende du football guinéen. On change d’identité pour aller chercher le meilleur et remettre le Hafia à la place qui le revient de par son passé, de par son histoire », a-t-il mentionné.
Le Hafia FC joue la saison 2022-23 pour le titre. C’est un objectif que le président délégué des vert et blanc annonce avec force et croit que le club a les moyens pour l’attendre : « quand on est Hafia, l’ambition ne peut être que le titre. L’une des preuves qui prouve que nous avons les moyens c’est ce stade où nous sommes réunis aujourd’hui, rare sont les clubs guinéens qui ont un stade personnel à eux, nous, nous avons ça, nous avons un centre de formation. Nous vous avons présenté les recrues que nous avons faites avec tout ça et les moyens que le président KPC met on ne peut que se contenter du meilleur pour le Hafia FC ».
Le Hafia FC a aussi présenté en marge de la cérémonie du jour son nouveau directeur sportif le Belge Gasmir Jagiello et ses neuf nouveaux joueurs dont 7 étaient présents sur place, parmi lesquels on a Moustapha Kouyaté qui a promené sa bosse dans plusieurs championnats à travers l’Afrique et ailleurs.
Il s’agit de :
Morifing DONZO FC ( SEQUENCE FC )
LAYE MAMADY SANOH ( MILO FC )
MOHAMED DAMARO CAMARA ( MILO FC)
YOUSSOUF GAOUSSOU SIBY ( WAKRIYA AC )
SEYDOUBA CISSÉ ( FELLO STAR )
YOUSSOUF BANGOURA ANCIEN ( ESPOIR SÉNÉGALAIS )
MOUSTAPHA KOUYATÉ ( RAJA DE CASABLANCA )
ELIE OUENDOUNO ( SAG DE SIGUIRI )
MOHAMED CHERIF CAMARA ( SOAR )
Gasmir Jagiello DIRECTEUR SPORIF ( MILO FC )
Il importe de noter que le Hafia FC qui reconduit sur son banc Pascal Baruzakis a également fait savoir sa signature de partenariat avec l’équipementier Hollandais « Masita » qui habillera durant deux saisons son équipe.
Hamidou KIBOLA BANGOURA, de retour du stade Petit, pour Africasport.org
À la barre Mercredi 19 octobre 2022 au compte de la huitième audience des massacres du 28 septembre, le lieutenant-colonel Aboubacar Diakité alias Toumba qualifié d’un des cerveaux des massacres du 28 septembre 2009 a parlé de plusieurs sujets dont le recrutement des hommes (militaire) à kalia. Sur ce point précis, l’ancien aide de camp du capitaine Dadis fait savoir qu’il ne connaît rien dans cette affaire avant de souligner que ni Sékouba Konaté, ni Marcel Guilavogui, ni PIVI n’étaient associés à cela.
« Il y’a eu un recrutement, j’ai eu un quota, le général Sékou Konaté a eu un quota, Marcel a eu un quota mais sauf que, après ce recrutement là, il y’a eu un recrutement sélectif. Moi, je ne connais rien dans cette affaire, ni Marcel, ni Sékouba Konaté, ni PIVI ne sont au courant de cette affaire. Que des proches du président Dadis parce que, je ne veux pas parler de l’affaire de communauté. Un jour, je suis venu à la présidence, j’ai vu de nouveaux visages, ils m’ont dit que c’est le président Dadis qui les a fait venir. Que le président Dadis se rappelle, un jour à 2 heures du matin, il a appelé le commandant du Km36 lui disant de s’apprêter à recevoir un groupe. C’est le commandant du Km36 qui me l’a dit. Un soir, nous sommes allés chez Gono Sangaré, j’ai vu des gens. Le président Dadis ne va pas me dire le contraire. J’ai vu des centaines d’hommes armés de flèches et de machettes. J’étais surpris. Je n’ai rien dit, je me suis ressaisi. Maintenant qu’est ce que le président a fait ? Lui et les gens là sortent par une autre porte, je ne sais pas où ils sont partis. Et, ils ne sont revenus qu’à 5 heures du matin. Et, j’ai avoué directement au président que je ne suis pas content de ce qu’il m’a fait. Toumba n’était plus considéré. Général Sékouba Konaté aussi n’était pas associé », a-t-il narré à la barre.
Enfin, le lieutenant-colonel Aboubacar Diakité a souligné que les hommes de kalia étaient coordonnés par Théodore Gono Sangaré, Makambo, Bienvenu Lamah et le tout sous la coordination du président Dadis
Toumba Diakité reviendra à la barre le Lundi prochain, 24 octobre 2022 pour la suite des débats dans le procès des massacres du 28 septembre 2009.
Maitre Pepe Antoine Lama a réagi ce jeudi 20 octobre 2022 sur la comparution de Toumba à la barre hier mercredi à la barre du tribunal qui juge les évènements du 28 septembre 2009. Si certains ont apprécié cette première sortie d’Aboubacar Sikidi Diakité, c’est le contraire pour l’avocat De Moussa Dadis Camara qui le qualifie d’une personne frustrée.
Dans l’émission mirador de FIM FM de ce jeudi 20 octobre 2022, Maitre Pepe Antoine Lama qualifie la déclaration de Toumba comme une fuite en avant. Pour lui, le tribunal n’a pas été saisi pour savoir comment le coup d’Etat s’est déroulé.
« Le tribunal n’avait pas besoin d’écouter comment le coup d’Etat a eu lieu. On n’est pas là pour juger le coup d’Etat. Le tribunal n’avait pas besoin qu’il a fait ceci ou cela. Le tribunal a été saisi pour des faits qui se sont produits le 28 septembre 2009 au stade et les jours suivants. Je pense s’il a vraiment voulu être sérieux et livrer sa part de vérité et aller à l’essentiel et lui revenait de dire comment il est allé au stade, qui lui a donné l’ordre d’aller là-bas, qu’est-ce qu’il a fait ce jour et les jours suivants. C’est tout ce qu’on n’a besoin »
Plus loin, il soutient que l’ancien aide de camp de Dadis, Toumba Daikité est une personne frustrée.
« Vous n’avez pas remarqué dans ses explications qu’il avait le sentiment d’une personne qui aurait été frustrée, et c’est la même personne frustrée qui a son quota dans le recrutement qu’il dénonce. Il y’a tellement de contre-vérités, tellement d’incohérences, attendez-vous que les autres prennent la parole. Et patienter que les avocats lui posent la question », a-t-il mentionner.
Alors qu’il faisait un constat ce matin concernant la manifestation appelée par le front national pour la défense de la constitution FNDC (dissout), le journaliste Amadou Djoulde Diallo a été interpellé juste en bas de l’immeuble qui abrite la Radio City FM où il travaille à koloma marché et conduit à une destination inconnue.
L’information vient d’être confirmée par le SPPG qui exige sa libération à travers une déclaration.
« Le journaliste Amadou Djouldé DIALLO de City_Fm vient d’être arrêté par des éléments de BATA qui l’ont conduit à une destination inconnue. Le camarade Djouldé a été arrêté au rez-de-chaussée de l’immeuble abritant le siège de sa radio. Depuis son arrestation, le Général Pendessa essaye de le joindre mais apparemment, ses assaillants ne lui permettent pas de décrocher son téléphone qu’ils ont finalement éteint. Cela veut dire qu’il est sans doute soumis à un traitement inhumain et dégradant.
Le SPPG exige sa libération sans délai et sans condition. Le bureau exécutif est convoqué à une réunion d’urgence afin de définir la conduite à tenir face à cette autre atteinte grave à la liberté de la presse ».
Nous apprenons aux dernières nouvelles que notre confrère vient d’être libéré.
Il faut rappeler que plusieurs boutiques et magasins sont fermés ce matin sur la route le Prince en raison de cette énième manifestation de rue appelée par le FNDC exigeant au CNRD le retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Suite à l’appel à manifester lancé par le front national pour la défense de la constitution (dissout), tôt ce matin du jeudi 20 octobre 2022, les jeunes manifestants ont perturbé la circulation sur le tronçon Bambéto-cosa. Aussitôt arrivées, les forces de l’ordre et de sécurité appuyées par les forces armées notamment le BATA ont poursuivi les jeunes en procédant à des tirs de sommation et des gaz lacrymogènes.
Répondant l’appel du FNDC, les jeunes manifestants pro FNDC ont bloqué la circulation sur le tronçon Bambéto-cosa. Sur ce tronçon boutiques et magasins restent fermés, pas de circulation routière. Nous constatons la présence des forces de l’ordre et de sécurité pour empêcher toutes manifestations sur la voie publique. Ces policiers et gendarmes sont appuyés par l’armée notamment le BATA qui sont venus dans trois (3) pick-up, à l’arrivée, ils ont procédé à des tirs de sommation. Pour le moment, les forces de l’ordre occupent les axes de la route au carrefour et à Bomboly.
Au lendemain de la comparution d’Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba au tribunal délocalisé de Dixinn, son avocat demande de renforcer la sécurité de son client afin que la vérité puisse jaillir dans ce procès du 28 septembre 2009. Il l’a fait savoir ce jeudi 20 octobre dans l’émission Mirador de FIM.
« C’est nécessaire, ça s’impose, parce que il va faire l’autopsie de tous les accusés. Il va balayer d’un revers de la main tous les démentis, toutes les stratégies de négation mise sur pied. Donc désormais, il devient opposant de tous contre soi et pour la manifestation de la vérité, il a non seulement besoin d’être ménagé en ces lieux et de renforcer davantage sa sécurité parce que tout est désormais possible ».
Le procès des événements du 28 septembre 2009 a été renvoyé au 24 octobre 2022 sur décision du président du tribunal délocalisé de Dixinn. Et tout porte à croire que c’est Toumba Diakité qui continuera l’interrogatoire à la barre.