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Indemnisation des victimes du 28 septembre : L’État guinéen tranche, un immense soulagement pour les concernés

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C’est un tournant historique dans la gestion des séquelles du massacre du 28 septembre 2009. Par décret signé le 26 mars, le président Mamadi Doumbouya a décidé que l’État prendra en charge l’indemnisation des victimes, se substituant ainsi aux condamnés. Une mesure qui sera financée par le Budget National de Développement (BND), comme l’a annoncé la télévision nationale.

Cette décision vient répondre à une préoccupation majeure : la mise en œuvre des réparations après le jugement rendu dans cette affaire emblématique. Si la justice a condamné plusieurs responsables, l’indemnisation restait une incertitude, les coupables étant pour la plupart insolvables.

Une mesure saluée par les avocats des victimes

L’annonce a été accueillie avec soulagement par les défenseurs des victimes, qui considèrent cette initiative comme une avancée majeure dans l’histoire politique du pays. Me Amadou DS Bah, coordinateur des avocats de la partie civile, n’a pas caché son enthousiasme :

« C’est un vrai soulagement pour nous les avocats et aussi les organisations qui accompagnent ces victimes depuis plus de 15 ans, mais également ça le sera pour les victimes parce que depuis plus de 15 ans, on attend d’avoir la justice».

Me Bah rappelle que, malgré la condamnation des responsables, la question des réparations restait entière en raison des difficultés à localiser et saisir leurs biens. Cette intervention de l’État change donc la donne :

« C’est la première fois dans l’histoire politique de notre pays depuis l’indépendance qu’un gouvernement décide de prendre en charge l’indemnisation des victimes des violations graves des droits de l’homme. »

Vers une mise en œuvre concrète

Si la décision politique est actée, les regards sont désormais tournés vers sa mise en application. Les avocats de la partie civile réclament la création d’un organe chargé de piloter le processus et garantir que les indemnisations ne restent pas une simple déclaration d’intention.

« Nous attendons désormais que des mesures concrètes soient adossées à ce décret pour que des textes d’application soient pris, qu’une cellule soit créée, en tout cas un organe pour chapeauter tout ce processus. »

L’ampleur financière du projet n’échappe à personne, mais son importance symbolique et juridique est capitale. L’État justifie son engagement par une nécessité de justice sociale, un argument que partage Me Bah :

« Si nous prenons les auteurs de ces massacres-là, ce sont des personnes qui ont agi sous le couvert de l’État (…) Donc aujourd’hui si le même État, puisque c’est la continuité, décide de prendre en charge ces victimes, je pense que ce n’est que justice. »

Avec ce décret, le gouvernement de Mamadi Doumbouya marque une rupture avec l’immobilisme qui a longtemps caractérisé la gestion des dossiers de violations des droits de l’homme en Guinée. Reste maintenant à traduire cette décision en actes concrets.

AOD

Confusion autour de la date de l’Aïd El-Fitr en Guinée : le SGAR clarifie

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Une incertitude a gagné la communauté musulmane guinéenne ces dernières heures, à la suite de la diffusion d’un document semblant annoncer la célébration de l’Aïd El-Fitr pour le dimanche suivant. Face aux interrogations suscitées, le Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) est intervenu pour dissiper toute ambiguïté et rappeler la procédure officielle en vigueur.

Une fuite d’un document mal interprété ?

Le document en question, portant la signature du Chef de Cabinet du SGAR, Dr Jean Édouard Sagno, et son cachet officiel, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Son authenticité n’est pas remise en cause, mais il s’agirait d’un texte préparatoire, et non d’une annonce officielle, selon des sources internes. Ce document, qui prévoyait la présence de hauts responsables de l’État à différents lieux de prière, aurait été élaboré en anticipation d’une éventuelle confirmation de la date de l’Aïd.

Une annonce conditionnée à l’observation lunaire

Par voie de communiqué, le SGAR a tenu à rappeler que la fixation de la date de l’Aïd repose sur l’observation du croissant lunaire. « Conformément aux préceptes islamiques, la détermination de la fin du Ramadan repose sur l’observation du croissant lunaire. À cet effet, un Comité d’Observation du Croissant Lunaire a été mis en place et se réunira ce samedi soir à la RTG (nuit du doute) pour procéder à cette observation et faire l’annonce officielle. » Toute information précédant cette décision est donc considérée comme prématurée.

Appel à la vigilance face aux informations non officielles

Dans ce contexte, le SGAR exhorte les fidèles à ne se fier qu’aux canaux de communication institutionnels. « Nous appelons donc chacun à rester serein et à poursuivre le jeûne dans la discipline et la foi qui ont marqué ce mois béni. » Il insiste également sur la nécessité d’éviter la diffusion d’informations non validées. « Nous remercions le peuple de Guinée pour son engagement et son respect des valeurs religieuses. Qu’Allah accepte nos prières, bénisse notre pays et nous comble de Sa miséricorde. Amine. »

Cet épisode souligne une fois de plus l’importance d’une communication maîtrisée en matière de questions religieuses, particulièrement en période de fête.

AOD

Ousmane Gaoual Diallo répond à Thierno Monénembo : entre critique et responsabilité

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Dans une tribune au ton virulent, l’écrivain guinéen Thierno Monénembo a livré un réquisitoire sévère contre l’élite intellectuelle et politique de son pays. Il dénonce une classe dirigeante qu’il juge responsable des échecs successifs de la Guinée, l’accusant d’avoir trahi les espoirs du peuple. Dans un texte où il n’épargne personne, Monénembo s’en prend à ceux qu’il qualifie de « vermine », dénonçant leur « lâcheté », leur « opportunisme » et leur silence face aux dérives du pouvoir.

Cette tribune a suscité de nombreuses réactions, notamment celle d’Ousmane Gaoual Diallo, ministre et porte-parole du gouvernement, qui a choisi de répondre à l’écrivain par une analyse plus nuancée. Dans un texte publié en réaction, il invite à une réflexion plus large sur les mutations en cours en Guinée et sur le rôle que doit jouer l’intelligentsia dans l’édification d’une nation.

Une vision critique, mais trop catégorique ?

Dans sa tribune, Thierno Monénembo ne mâche pas ses mots. Il dresse un tableau sombre de la situation guinéenne et fustige une élite qui, selon lui, aurait abdiqué face aux défis du pays. Il critique notamment l’absence d’engagement de ceux qui devraient éclairer la société, les accusant d’être plus soucieux de préserver leurs intérêts que de défendre les valeurs de justice et de démocratie. Pour l’écrivain, l’échec de la Guinée ne se résume pas seulement aux dirigeants successifs, mais aussi à ceux qui, par leur silence ou leur complicité, auraient cautionné les dérives du pouvoir.

Si cette charge a trouvé un écho chez certains observateurs, elle a également suscité des réserves. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une vision trop radicale, qui tend à réduire l’histoire politique du pays à une série d’échecs imputables exclusivement à une classe sociale. Parmi elles, Ousmane Gaoual Diallo, qui, sans réfuter le besoin de critique, appelle à une lecture plus mesurée et constructive.

Le plaidoyer d’Ousmane Gaoual Diallo pour un débat constructif

Dans sa réponse, le ministre porte-parole du gouvernement reconnaît le rôle fondamental de l’intelligentsia dans toute société. Il souligne que la critique est une nécessité pour avancer, mais met en garde contre les discours qui, à force d’être trop tranchés, risquent de nourrir une forme de nihilisme politique.

« La Guinée n’est pas un bloc figé dans ses blessures. Il connaît aussi aujourd’hui les lignes de rupture, de dialogue, de réinvention», écrit-il, soulignant ainsi que le pays est en mutation et qu’il serait injuste de nier les efforts entrepris.

Plutôt que de se limiter à un réquisitoire sans appel, Ousmane Gaoual Diallo invite à une approche plus équilibrée. Il interroge : « Comment faire avancer, sans mépriser ? Comment critiquer, sans réduire ? » Une manière de rappeler que si la critique est légitime, elle ne doit pas se transformer en rejet systématique ni en procès généralisé de toute une génération d’acteurs politiques et intellectuels.

Il appelle également à reconnaître les avancées réalisées malgré les défis. Selon lui, la Guinée, comme toute nation en construction, traverse des périodes de crise et d’évolution, mais il est essentiel de ne pas occulter les dynamiques positives.

Un débat révélateur des tensions politiques et intellectuelles

L’échange entre Thierno Monénembo et Ousmane Gaoual Diallo illustre une ligne de fracture bien réelle dans le paysage politique et intellectuel guinéen. D’un côté, une frange critique qui estime que les élites ont failli et que seule une dénonciation radicale peut provoquer un sursaut. De l’autre, ceux qui, sans nier les difficultés, considèrent que la transformation passe par un engagement constructif plutôt que par une condamnation sans appel.

Ce débat reflète aussi une interrogation plus large sur le rôle des intellectuels dans la société guinéenne. Doivent-ils se limiter à dénoncer ou doivent-ils aussi proposer et accompagner le changement ? Faut-il privilégier une critique sans concession, au risque d’alimenter le pessimisme, ou plutôt adopter une posture plus pragmatique qui reconnaît les imperfections tout en cherchant des solutions ?

Au-delà de la polémique, la question de l’avenir

Au-delà de cette controverse, les échanges entre l’écrivain et le ministre révèlent un enjeu de fond : comment penser l’avenir de la Guinée ? Si Thierno Monénembo insiste sur la nécessité d’une rupture avec les pratiques du passé, Ousmane Gaoual Diallo plaide pour une évolution progressive, fondée sur le dialogue et la participation de tous les acteurs.

Ce débat, aussi vif soit-il, témoigne d’une chose essentielle : la Guinée est à un tournant, et les intellectuels, tout comme les politiques, ont un rôle à jouer dans la construction de son avenir. Reste à savoir quelle approche prévaudra dans les années à venir.

AOD

La FGF annule les nominations des districts de football de Boké

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La Fédération Guinéenne de Football (FGF) a décidé d’annuler les nominations des membres des districts de football de la Ligue Régionale de Boké. Dans un courrier officiel adressé au président de ladite ligue, la FGF justifie cette décision par la nécessité d’une harmonisation nationale des désignations.

« Il nous a été donné l’occasion de constater des nominations des membres des districts de football de la Région Administrative de Boké », indique la fédération dans son courrier signé par son Secrétaire général, Ibrahima Barry. Reconnaissant la dynamique impulsée au niveau régional, la FGF rappelle toutefois que ces nominations doivent être réalisées de manière uniforme à l’échelle nationale.

À cet effet, la Fédération précise que « les nominations des membres des démembrements de notre association nationale se feront de façon concomitante pour l’ensemble des districts de football de notre pays ». Elle souligne également que ces décisions relèvent des attributions du président de la Fédération, ou, par délégation, du secrétaire général.

Dans cette optique, la FGF enjoint la Ligue Régionale de Boké à annuler ces désignations et à attendre les nouvelles directives : « Nous vous invitons à rapporter sine die ces décisions de nominations des districts de votre juridiction sportive, en attendant les directives ultérieures et afférentes. »

Par cette mesure, la Fédération Guinéenne de Football réaffirme son autorité et son engagement à garantir une gestion cohérente et centralisée des instances du football national.

AOD

Forécariah : lancement des travaux de la route Maferinya-Moribaya

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Les travaux de construction de la route communautaire reliant Maferinya à Moribaya ont été officiellement lancés le 22 mars 2025. Cette infrastructure de 18 km, financée à hauteur de 15 millions de dollars, vise à améliorer les conditions de vie des populations locales et à dynamiser l’économie régionale.

Une volonté politique affirmée

La cérémonie, présidée par le ministre directeur de cabinet Djiba Diakité, a réuni plusieurs hauts responsables de la transition, dont le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence, et Mory Condé, ministre de l’Urbanisme. Cet engagement gouvernemental traduit la volonté du général Mamadi Doumbouya de renforcer les infrastructures stratégiques du pays.

Selon la ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Dre Diaka Sidibé, ce projet s’inscrit dans une vision plus large, liée notamment au programme Simandou 2040 : « Ce projet n’est pas isolé, il s’intègre dans une stratégie globale de transformation économique et industrielle », a-t-elle souligné.

Des retombées économiques majeures

La route Maferinya-Moribaya est appelée à jouer un rôle clé dans le développement de Forécariah. En facilitant les échanges commerciaux et le déplacement des populations, elle permettra de stimuler l’activité économique locale. Pour le préfet de Forécariah, le colonel Mohamed V, ce chantier répond à une attente pressante : « L’état de la route impactait lourdement les activités économiques et la mobilité des habitants, en particulier pendant la saison des pluies », a-t-il rappelé.

Les partenaires industriels engagés dans le projet, notamment Rio Tinto, Simfer et Baowu, insistent sur son impact à long terme. « Cette route communautaire constitue une infrastructure stratégique qui aura un impact direct sur le développement durable et économique de la zone de Forécariah », a déclaré un représentant de Rio Tinto.

Un chantier sous le signe de la responsabilité sociale

Le respect des normes environnementales et sociales reste une priorité pour les autorités. La ministre du Commerce a insisté sur la nécessité de concilier développement et protection de l’environnement : « Il nous appartient collectivement de veiller à ce que ce projet se réalise dans le strict respect des normes environnementales et sociales ».

Aboubacar Koulibaly, directeur général de Rio Tinto Guinée, a réaffirmé cet engagement, précisant que « la collaboration avec les communautés locales sera au cœur de l’exécution du projet ». Un souci partagé par les autres entreprises impliquées, à l’image de Jian Gongyang, directeur adjoint de Baowu Resources West Africa, qui a annoncé « la création de nouveaux emplois à travers l’achèvement de la route dans les trois mois à venir ».

Un accent sur la coopération public-privé

Ce projet illustre une dynamique de partenariat entre les pouvoirs publics et les acteurs privés, avec une implication forte de la Compagnie du TransGuinéen (CTG). « Nous avons besoin de travailler et de bien collaborer avec la CTG », a déclaré M. Huang Lipei, directeur général de WCS-Port, soulignant l’importance d’une synergie entre les parties prenantes.

La route communautaire de Maferinya-Moribaya, en plus de répondre à un besoin urgent des populations locales, s’impose ainsi comme un levier essentiel de la stratégie de modernisation des infrastructures en Guinée. Son achèvement marquera une étape décisive vers un développement économique plus inclusif et durable.

AOD

RPG Arc-en-ciel : mise en garde contre le soutien aux militaires

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Le RPG Arc-en-ciel a vivement critiqué l’attitude de certains partis politiques qui, selon lui, légitiment le pouvoir militaire en Guinée. Lors d’une réunion tenue ce samedi 22 mars, Mohamed Lamine Kamissoko a dénoncé une gouvernance qui, d’après lui, aggrave la précarité des citoyens et restreint l’espace démocratique.

« Du 5 septembre à aujourd’hui, tout le monde souffre. Demandez aux femmes qui vont au marché, elles sont les mieux placées pour expliquer le niveau de pauvreté et de misère provoqué par la gouvernance du CNRD », a-t-il déclaré, insistant sur les difficultés économiques croissantes que traverse la population.

Il a particulièrement dénoncé l’attitude de certains leaders politiques qui, selon lui, compromettent la démocratie en s’alliant aux militaires. « Comment comprendre qu’un leader de parti politique puisse se greffer à l’agent militaire ? Comment imaginer que ce même agent freine la bonne marche des partis, jusqu’à envisager leur suspension ou dissolution ? », S’est-il interrogé, déplorant un recul démocratique inquiétant.

Dans son discours, Mohamed Lamine Kamissoko a également mis en garde contre la volonté affichée de certains membres du gouvernement d’éliminer certaines formations politiques. « Certains ministres disent : il faut dissoudre l’UFR, le RPG, l’UFDG. C’est très dangereux. Un acteur politique ne doit pas soutenir les militaires. C’est une honte, une très grande honte », a-t-il martelé, appelant les partis à faire preuve de cohésion pour défendre leurs droits.

Face aux restrictions imposées par les autorités, il a rappelé l’histoire du RPG et sa résistance passée. « Nous avons eu affaire avec le régime du feu général Lansana Conté, dans la clandestinité, jusqu’au moment où les partis politiques ont été agréés. À compter de ce jour, le RPG a pleinement participé à toutes les élections », a-t-il souligné, revendiquant l’engagement constant de son parti en faveur du pluralisme politique.

Malgré la suspension de ses activités pour 90 jours par le MATD, le RPG Arc-en-ciel maintient ses assemblées générales hebdomadaires, affirmant sa volonté de poursuivre le combat politique.

AOD

Ligue 1 Guicopres (J12) : Le Horoya AC prend les commandes, le Hafia FC chute

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Le championnat guinéen de Ligue 1 Guicopres a connu un tournant à l’issue de la 12ᵉ journée disputée entre mercredi et samedi. Le Horoya AC s’installe en tête après sa victoire contre le Wakriya AC (2-1), profitant du coup d’arrêt du Hafia FC, battu par l’ASM Sangarédi (0-1).

Le Horoya AC nouveau leader

Jusqu’ici dominateur, le Hafia FC a cédé son fauteuil de leader après sa défaite mercredi face à l’ASM Sangarédi (0-1). Un revers qui profite pleinement au Horoya AC. En s’imposant samedi contre le Wakriya AC (2-1), le club de Matam prend la première place avec 23 points, soit deux longueurs d’avance sur le Hafia FC (21 pts). Derrière, le FC Renaissance (20 pts) reste en embuscade après sa victoire contre le Loubha FC (2-1).

Les autres résultats de la J12

Plusieurs rencontres ont animé cette 12ᵉ journée. Jeudi, Guinée Foot Élite a pris le dessus sur Ashanti GB (1-0), tandis que le CI Kamsar et le Milo FC se sont neutralisés (1-1). Samedi, l’AS Kaloum s’est imposée face à SOAR Academy (1-0), et la Flamme Olympique a dominé le RCC Kamsar (1-0).

Une bataille intense en bas de tableau

Si en tête, le Horoya AC prend les commandes, la lutte pour le maintien reste acharnée. Le Wakriya AC (11 pts) et SOAR Academy (5 pts) occupent les dernières places et devront vite réagir pour ne pas s’enfoncer davantage.

Une phase aller bientôt bouclée

Il ne reste qu’une journée avant la fin de la phase aller, et la pression est à son comble. Le Horoya AC cherchera à consolider sa position, tandis que le Hafia FC tentera de rebondir pour éviter de se laisser distancer. Les équipes en difficulté, elles, devront impérativement engranger des points sous peine de se retrouver dans une situation délicate à l’entame de la phase retour.

Le prochain acte du championnat s’annonce donc décisif pour la suite de la saison.

AOD

Le RPG Arc-en-ciel recadre Ousmane Gaoual Diallo

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Réuni en assemblée générale ce samedi 22 mars, le RPG Arc-en-ciel a vigoureusement réagi aux récentes déclarations du porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo. Au cœur des échanges, la gestion des partis politiques et le climat politique en Guinée.

Prenant la parole devant les militants, Marc Yombouno, cadre du parti, a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative d’affaiblissement des grandes formations politiques du pays. « Depuis le 5 septembre, est-ce qu’on a eu un franc de subvention pour nous demander des pièces justificatives, ou bien comment cet argent a été utilisé ? Ce n’est pas bon pour une nation », a-t-il fustigé, mettant en cause les autorités administratives.

Le responsable politique s’interroge sur la cohérence entre les engagements du chef de la transition et les actions de l’administration. « Le président a annoncé une année électorale avec un dialogue inclusif. Pourquoi les ministères ne suivent-ils pas cette ligne, notamment l’administration du territoire ? » S’est-il insurgé, laissant entendre que certaines manœuvres viseraient à affaiblir des partis établis.

Dans le viseur du RPG Arc-en-ciel, Ousmane Gaoual Diallo est accusé de vouloir fragiliser les principales forces politiques en vue d’imposer ses propres ambitions. « Vous avez suivi ce qu’il a dit en conférence de presse ? Il est ministre, mais il reste politique. Il veut éliminer le RPG, l’UFR, car il rêve de prendre la tête de l’UFDG », a affirmé Marc Yombouno, estimant que l’ancien cadre de l’UFDG agit dans une stratégie personnelle plutôt qu’au nom du gouvernement.

Le parti dénonce également une instrumentalisation des forces de la transition par certains acteurs politiques cherchant à renverser l’équilibre existant. « Ceux qui n’ont jamais gagné une élection manipulent aujourd’hui les militaires contre les partis capables de remporter un scrutin », a-t-il averti.

S’agissant des accusations selon lesquelles le RPG Arc-en-ciel aurait soutenu le renversement du pouvoir en 2021, Marc Yombouno réfute catégoriquement. « Depuis le 5 septembre, avons-nous appelé à une rébellion ? Avons-nous même organisé une marche de protestation ? » S’est-il interrogé, estimant que ces affirmations relèvent de la désinformation.

Enfin, l’ancien ministre a mis en garde Ousmane Gaoual Diallo contre toute tentative d’instrumentalisation du gouvernement à des fins partisanes. « Qu’il s’occupe de son CERAG et de l’UFDG, mais qu’il laisse le RPG tranquille », a-t-il conclu, appelant à une équité dans le traitement des partis politiques.

Cette sortie musclée du RPG Arc-en-ciel illustre la crispation politique croissante à l’approche des échéances électorales, sur fond de rivalités et de repositionnements stratégiques.

AOD

Cette vermine d’intelligentsia guinéenne ! (Par Tierno Monénembo)

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Le jour du jugement dernier, je veux dire le jour très proche où les nouvelles générations se rassembleront pour dresser le bilan abominable de notre indépendance, une coupable sera tout de suite désignée du doigt, c’est l’intelligentsia guinéenne.

Elle est responsable à elle seule de 90% des malheurs de ce pays. Pas directement bien sûr ! Les responsables, les vrais sont connus : ils s’appellent Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté, Alpha Condé et Mamadi Doumbouya. Seulement, qui les a fabriqués, ces monstres-là ? Ce sont nos élites, je veux dire, nos universitaires, nos prêtres, nos marabouts et nos officiers supérieurs. C’est à cause de leur paresse d’esprit, de leur lâcheté et de leur opportunisme que ce merveilleux pays est devenu la chose ridicule et pestilentielle qu’il est aujourd’hui.

La défaillance de nos élites commence dès les premières heures de la République et elle n’a jamais cessé depuis. Si l’on doit avec beaucoup d’indulgence comprendre l’idéalisme-un idéalisme naïf, cependant, presque infantile !-de nos premiers intellectuels, le comportement de ceux qui ont suivi reste sinon honteux du moins, confus, totalement illisible. Ce n’est certainement pas ça qu’un peuple attend d’une élite.

Une élite, c’est fait pour éclairer le chemin, tirer le peuple vers le haut, vers les rêves les plus fous, les plus beaux, les plus exaltants. Pour cela, il faut un minimum d’intelligence, un minimum de courage. Nos élites à nous, n’ont ni l’un ni l’autre. Nos intellectuels manquent d’idée et d’idéal ; nos chefs religieux, de foi et de vertu. Quant à nos officiers, mon dieu, quant à nos officiers, ils sont les premiers à prendre la poudre d’escampette au premier sifflement des balles. Le bon soldat, c’est la fougue, le soldat guinéen, c’est la frousse !

Cette méprisable faune n’a qu’une idée en tête : gagner le prix de la sauce-gombo en cirant les pompes des petits chefs qui ruinent le pays. Vautrées dans le dérisoire du quotidien, dépourvues de toute préoccupation historique et culturelle, nos élites qu’elles soient civiles religieuses ou militaires ont délibérément omis de jouer leur rôle. Elles ont baissé la culotte. Elles ont pactisé avec l’opprobre. Elles ont démissionné sans plier sous la honte. Elles ont laissé la voie libre aux médiocres qui ayant de ce fait, accaparé tous les leviers du pouvoir font la seule chose qu’ils savent faire : mentir, voler et tuer. Disons les choses clairement : elles ont tourné le dos au pays, elles ont livré le peuple aux barbares ! Elles auront beau citer Castro, l’Histoire ne les acquittera pas !

Je ne dis pas que nous vivons aujourd’hui, le moment le plus tragique de notre histoire, mais certainement le moment le plus pauvre, le plus indécent, le plus ridicule. Jamais nos élites n’ont été aussi puantes. On utilise la bible, le coran, la philosophie et le droit pour tenter de nous convaincre que Mamadi Doumbouya a le droit de chiffonner la charte de la transition pour se faire couronner (c’est le mot !) président de la République comme hier on a tenté de nous faire comprendre qu’Alpha Condé (qui fut pourtant le premier opposant à demander la limitation des mandats) avait le droit de s’octroyer un troisième mandat. Quand je vois cette horde de rats grouiller autour de la mangeoire, en dansant la mamaya pour cette bande de tueurs qui nous gouverne, j’ai envie de dire « fermez le rideau, épargnez-nous cet odieux spectacle ». Mais bon, on est en Guinée où le champ de ruines éthique et moral est cent fois plus vaste que le champ de ruines économique et social.

Le Sénégal est loin de représenter l’idéal. Ce pays très proche du nôtre, a lui aussi ses problèmes. Cependant, il a toujours réussi à éviter le gouffre. Pourquoi ? Parce que ses élites, à défaut d’être parfaites, ont toujours assuré le service minimum. Là-bas, quand le président commence à déconner, les universitaires, les officiers et les chefs religieux se liguent tout de suite pour le mettre devant ses responsabilités. Ici, plus il vole, plus on chante ses louanges ; plus il tue, plus on le supplie de conserver le pouvoir. Normal, me direz-vous, l’intellectuel sénégalais aime le Sénégal, l’intellectuel guinéen n’aime que son ventre.

Tierno Monénembo

Guinée : L’UFDG contrainte de reporter son Congrès national extraordinaire

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Le Congrès national extraordinaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), prévu les 19 et 20 avril 2025, n’aura pas lieu aux dates initialement fixées. La Direction nationale du parti a annoncé son report, invoquant une décision de justice qui lui impose de suspendre ses élections internes.

Dans une circulaire adressée aux différentes instances du parti, la direction de l’UFDG indique que cette mesure fait suite à une ordonnance du Tribunal de Première Instance de Dixinn, rendue le 28 février 2025. Cette décision judiciaire « ordonne à l’UFDG de surseoir à tout congrès portant sur les élections des membres du Bureau exécutif, le renouvellement des comités de base, de sections, des fédérations, du conseil politique et de la présidence du Parti, jusqu’à ce qu’une décision intervienne au fond ».

Le parti devra donc patienter jusqu’au 9 mai 2025, date retenue par le tribunal pour statuer sur le fond du dossier. En attendant, la direction de l’UFDG précise qu’elle « finalisera le programme de renouvellement des organismes fédéraux et fixera une nouvelle date pour le Congrès national ».

Dans ce contexte d’incertitude, la formation politique appelle ses membres à rester mobilisés. « La Direction Nationale compte entièrement sur votre engagement et votre dévouement pour continuer l’animation du Parti et la défense de ses valeurs », souligne le document signé par Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président chargé des affaires sociales et juridiques.

Ce report marque un nouvel épisode dans les tensions entourant la réorganisation interne de l’UFDG, un parti qui, malgré les obstacles, continue de structurer son avenir politique en Guinée.

AOD