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Feguifoot : Bouba Sampil écarté, Sory Doumbouya nommé président par intérim

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Conakry, le 8 avril 2025 – La crise latente au sein de la Fédération guinéenne de football (Feguifoot) a franchi un cap décisif. Réuni en session extraordinaire, le Comité exécutif de l’instance a voté ce mardi la révocation provisoire de son président, Bouba Sampil. Les sept membres présents ont acté cette décision à l’unanimité, invoquant la nécessité de rétablir l’équilibre au sein de la gouvernance du football national.

Cette éviction, qui intervient après plusieurs mois de tensions internes et de vives critiques sur la gestion du président sortant, marque un tournant dans la direction de la Feguifoot. L’accumulation des polémiques, notamment autour de certaines prises de décisions jugées opaques et controversées, a fini par isoler Bouba Sampil, jusque-là figure centrale du comité.

Conformément aux statuts de la Fédération, la présidence intérimaire revient au vice-président le plus âgé. C’est donc Sory Doumbouya, actuel président du Conseil d’administration du Milo FC de Kankan, qui prend les rênes de l’institution en attendant la tenue de la prochaine assemblée générale ordinaire, prévue pour le 8 mai 2025.

Le nouveau président par intérim aura pour mission de restaurer la cohésion au sein de l’instance, apaiser les tensions, et préparer le terrain à une transition démocratique et crédible. Ce changement s’inscrit dans une volonté manifeste de renouveau, alors que de nombreuses voix s’élevaient pour dénoncer l’immobilisme et les conflits d’intérêts au sein de la Fédération.

Cependant, l’affaire est loin d’être close. Bouba Sampil, par la voie de ses proches, a déjà annoncé son intention de contester cette révocation devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), dont il compte saisir les instances dès ce mercredi. Il estime que sa destitution viole certains principes fondamentaux de la gouvernance sportive.

En attendant, la Feguifoot tente de tourner la page. La période transitoire s’annonce cruciale, tant pour les réformes internes que pour la stabilité des compétitions nationales. Les regards sont désormais tournés vers le 8 mai, date à laquelle les acteurs du football guinéen devront choisir une nouvelle direction.

AOD

UFDG : Joachim Baba Millimono remplacé par Souleymane Konaté à la tête de la Cellule de Communication

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Dans un remaniement au sein de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, président du parti, a désigné Souleymane Konaté en qualité de nouveau Coordinateur de la Cellule de Communication, succédant ainsi à Joachim Baba Millimono. Cette décision, rendue publique samedi, intervient après une série de tensions internes qui ont secoué la formation politique.

Souleymane Konaté, dit « Souza », jusqu’ici conseiller en communication de Cellou Dalein Diallo, est un proche collaborateur du leader de l’UFDG. Cette promotion, qui prend effet dès la signature de la décision officielle le 4 avril 2025, s’inscrit dans le cadre des ajustements nécessaires pour répondre aux besoins du service et respecter les statuts du parti, selon le document référencé sous la Décision N° 023/UFDG/CAB/2025.

Ce changement à la tête de la communication du parti ne semble pas être une simple réorganisation administrative. La nomination de Konaté intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la publication d’un mémo controversé émanant des fédérations de la Haute-Guinée et de la Guinée Forestière. Ce document, qui a défrayé la chronique, exprimait des critiques virulentes sur la gestion actuelle du parti et appelait à une refondation de la ligne stratégique de l’UFDG.

Bien que l’UFDG n’ait pas officiellement fait le lien entre le départ de Millimono et la publication de ce mémo, plusieurs analystes politiques estiment que ce remaniement reflète une volonté de Cellou Dalein Diallo de reprendre en main le bateau UFDG qui tangue. Pour eux, le remplacement de Joachim Baba Millimono, figure clé dans la rédaction de ce document, témoigne d’une volonté de sanctionner tout dérapage au sien du parti.

Souleymane Konaté, désormais en charge de la communication, est perçu comme un homme de confiance du président de l’UFDG. Connu pour son efficacité et sa loyauté, Konaté pourrait bien jouer un rôle clé dans les mois à venir, en apportant une nouvelle dynamique à la stratégie de communication du parti. Pour le moment, les yeux restent rivés sur la manière dont cette nouvelle équipe saura naviguer les défis politiques internes et externes, alors que l’UFDG se prépare pour des élections cruciales.

Ce tournant marque donc un moment décisif pour l’UFDG, qui semble vouloir réaffirmer son leadership et sa cohésion face à une époque politique où chaque décision compte.

AOD

Guinée : Les exportations minières de la semaine en chiffres

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Le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère des Mines et de la Géologie a publié son rapport hebdomadaire sur les exportations minières en Guinée. Cette analyse couvre la période du 17 au 23 mars 2025 pour la bauxite, l’alumine et le fer, ainsi que celle du 15 au 21 mars 2025 pour l’or.

Exportations de bauxite, d’alumine et de fer : un volume conséquent

Au total, 25 navires ont quitté les ports minéraliers de Kamsar, Dapilon, Katougouma, Kökaya, Kimbo, Taressa, Konta et Conakry, transportant 3 553 410 tonnes de bauxite, 39 200 tonnes d’alumine et 171 288 tonnes de fer.

Répartition par société

La Société Minière de Boké (SMB) domine les exportations de bauxite avec 1 615 239 tonnes réparties sur 6 navires. Elle est suivie par CHALCO (406 912 T) et la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) (364 313 T). Friguia est le seul opérateur dans l’exportation d’alumine, avec 39 200 tonnes expédiées depuis le port de Conakry. Pour le fer, la société SGMF a exporté 171 288 tonnes via un navire depuis le port de Konta.

Exportations d’or : une forte prédominance de l’artisanat

Durant la même semaine, 1 341 kg d’or ont été exportés à l’étranger, avec 502 kg d’or industriel et 839 kg d’or artisanal.

Détails des exportations

Les sociétés KGM, SMM et SAG ont expédié 502 kg d’or industriel via Air France à destination de l’Afrique du Sud. Le marché de l’or artisanal reste dominé par Orient Gold (392 kg), VS Entreprise (139 kg) et Djalakoro Mining (110 kg). Par ailleurs, 620 kg d’or industriel sont en attente de validation à la BCRG.

Un secteur stratégique pour l’économie guinéenne

Les volumes exportés cette semaine confirment la place centrale du secteur minier dans l’économie guinéenne. La transparence des données permet un suivi précis de la production et du commerce des ressources naturelles.

Avec Infochrono

Coyah : Les suspects du vol de nourrisson déférés  

Arrêtés après plusieurs jours d’enquête, les suspects du rapt d’un nourrisson de huit jours ont été présentés à la presse ce matin avant leur déferrement devant le Tribunal de Première Instance de Coyah. Ayant reconnu les faits, ils devront désormais répondre de leurs actes devant la justice.

L’enfant, retrouvé en Sierra Leone grâce aux investigations menées par la Brigade de Recherches de Coyah, a été remis à ses parents, mettant fin à une angoisse qui avait gagné toute la communauté.

« Suite à nos enquêtes, nous avons été informés qu’un couple avait été interpellé par la police léonaise avec un bébé qui n’était pas le leur. Immédiatement, la Brigade de Recherche a déployé une équipe sur place pour vérifier les faits. En coordination avec Interpol Conakry et la police léonaise, Aminata Kamara et Mohamed Diaoune ont été mis à la disposition de notre équipe et conduits à la frontière », a expliqué le  lieutenant Aboubacar Morikè Kaba Commandant de la Brigade de Recherche de Coyah.

L’affaire avait éclaté le 17 mars dernier, lorsque le vol du bébé, commis par une jeune femme dans le quartier Somayah mosquée, avait provoqué une onde de choc dans la préfecture. L’intervention rapide des forces de l’ordre et la coopération transfrontalière ont permis de retrouver l’enfant sain et sauf, aboutissant à l’arrestation des principaux suspects et de leurs complices.

AOD

Si j’étais à la place du leader de l’UFDG, j’aurais eu l’humilité et le courage de me réconcilier avec le Ministre Ousmane Gaoual Diallo (Par A.B. Bah)

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Je ne suis plus membre de l’UFDG depuis bientôt quatre ans. Mon engagement a pris une autre voie, en phase avec mes convictions profondes et ma volonté de contribuer autrement à la refondation de notre pays.

Aujourd’hui, je soutiens avec foi et détermination le Général Président Mamadi Doumbouya dans son œuvre de reconstruction nationale, que je considère comme historique et salutaire pour la Guinée.

Cela dit, je ne peux rester insensible au sort d’un parti qui fut autrefois le mien et pour lequel j’ai consentis d’énormes sacrifices. L’UFDG est bien plus qu’un simple parti politique. C’est une force qui a mobilisé des espoirs, nourri des combats, porté la voix de nombreux Guinéens et fait couler bien des larmes. Des femmes et des hommes y ont tout donné, jusqu’à leur vie. Ce patrimoine ne doit pas être sacrifié sur l’autel de querelles internes.

Si j’étais à la place de son leader, j’aurais eu l’humilité et le courage de me réconcilier avec le Ministre Ousmane Gaoual Diallo. J’aurais tendu la main à tous ceux qui ont été écartés, sans exception, pour rassembler au lieu d’exclure, pour construire au lieu de diviser. Je me serais inscrit dans une dynamique de transmission (pas forcément dans l’immédiat) en fixant un calendrier consensuel d’alternance à la tête du parti.

Une telle démarche permettrait d’apaiser tous les contentieux, d’organiser un congrès dans la sérénité, et de redonner au parti ainsi qu’à ses militants la quiétude et la stabilité qu’ils méritent.

L’institution UFDG mérite de survivre a son leader actuel, à ses successeurs et à tous ses dirigeants, aussi illustres soient-ils. Le doyen Ba Mamadou l’avait compris, lui qui a su, avec clairvoyance, désigner un successeur légitime et digne. La Guinée elle mérite des partis solides, unis, responsables, au service de l’intérêt général.

Je le dis avec distance mais avec cœur : il est encore temps de sauver l’essentiel.

Alpha Boubacar Bah

Guinée : Le référendum fixé au 21 septembre 2025

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Conakry, 1er avril 2025 – Un décret lu ce soir, par le Gal Amara Camara, Secrétaire général et porte-parole à la présidence sur les antennes de la Radiotélévision Guinéenne (RTG), fixe la date du référendum pour l’adoption de la nouvelle Constitution au dimanche 21 septembre 2025. Cette décision marque une étape clé dans le processus politique en cours notamment le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.

AOD

Grâce présidentielle accordée à Dadis Camara : Mamadou Macka Baldé salue un acte de réconciliation nationale

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La décision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, d’accorder une grâce à l’ancien chef de la transition de 2008-2009, le capitaine Moussa Dadis Camara, continue de susciter des réactions. Parmi elles, celle de Mamadou Macka Baldé, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ), qui voit en cette mesure un geste fort en faveur du pardon et de l’unité nationale.

« Le président de la République, Chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a agi en bon père de famille, en bon Guinéen. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié cet acte« , a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité pour les Guinéens de se pardonner et de privilégier l’intérêt supérieur du pays.

Si le massacre du 28 septembre 2009, qui a coûté la vie à 157 personnes, reste gravé dans les mémoires, Macka Baldé souligne que le général Mamadi Doumbouya a fait preuve de volonté politique en permettant la tenue du procès. « Il n’était pas aux affaires à cette époque. Pourtant, en tant que Chef de l’État, il a eu le courage d’organiser ce procès avec rigueur et professionnalisme. Beaucoup de Guinéens n’y croyaient plus, même la Cour Pénale Internationale (CPI) doutait de sa tenue en Guinée« , a-t-il rappelé.

Concernant les interprétations politiques que certains font de cette grâce, le directeur de l’ANVJ rejette toute arrière-pensée électoraliste : « À ceux qui pensent que cet acte est purement politique, qu’il vise à récupérer un électorat, je dis ceci : détrompez-vous ! La popularité du général Mamadi Doumbouya est visible dans toutes les régions de la Guinée. C’est un homme d’action qui agit beaucoup et parle peu. » Il met en avant les réformes engagées depuis l’arrivée du chef de l’Etat et les « avancées réalisées à tous les niveaux ».

Mamadou Macka Baldé appelle enfin à un soutien massif aux actions du président de la transition, qu’il considère comme l’homme capable de mener la Guinée vers un développement durable. « Soutenons les bonnes actions et refusons d’agir pour les intérêts d’un groupe au détriment de la nation« , a-t-il conclu.

Cette grâce présidentielle, qui intervient alors que le procès du massacre du 28 septembre est toujours en cours, continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique guinéenne.

AOD

Libération du capitaine Moussa Dadis Camara : Après le temps de la justice, l’heure des impératifs et de tous les possibles !

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Toute affaire chargée de relents politiques et impliquant, peu ou prou, des dirigeants d’un moment clé de l’histoire d’un pays ne saurait connaître un traitement exclusivement judiciaire. L’issue définitive revêt nécessairement une connotation politique, pouvant se traduire par un acte de grâce, une loi d’amnistie ou, à défaut, un « arrangement » avec la justice. Il en a toujours été ainsi, à toutes les époques et pour toutes les générations. Et nous y voilà ! 

La justice, dans toute sa plénitude, est-elle au-dessus ou en deçà de la politique dans ses multiples déclinaisons ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question à double tranchant. 

Dans le quotidien des hommes ordinaires, chacun connaît ses limites et se conforme à la rigueur des lois. En revanche, dans l’arène politique, les « grands » n’ont souvent en tête que leurs objectifs, quitte à les réaliser à tout prix. De quel côté serait-on tenté de se ranger ? 

En Guinée, chaque événement est un fragment d’histoire et rappelle la difficulté à forger un consensus sur les sujets les plus épineux. Si les contradictions sont inhérentes aux sociétés humaines, elles s’expriment ici avec une véhémence et une animosité exacerbées. La grâce présidentielle accordée au capitaine Moussa Dadis Camara, comme il fallait s’y attendre, ne laisse personne indifférent. Les faits pour lesquels il a été jugé et condamné sont chargés d’émotion, et l’homme lui-même n’est pas un inconnu : ayant dirigé la Guinée de décembre 2008 à 2009, il était attendu à la barre pour répondre d’accusations horribles qui ont longtemps pesé sur sa vie. 

Dadis Camara a toujours souhaité avec insistance et obstination comparaître, afin de « dire sa part de vérité » et de laver éventuellement son honneur, ainsi que celui de sa famille. Il espérait une justice équitable, autant pour lui que pour les victimes. La quête de vérité et le besoin de justice ont été les seuls points communs entre les protagonistes de ce drame national. 

Le procès tant attendu sur la tragédie du 28 septembre 2009, réclamé à cor et à cri, a finalement eu lieu après l’avènement du pouvoir militaire en septembre 2021.

Mais le verdict a laissé un goût d’inachevé et une bonne partie de l’opinion sur sa faim. Il y a eu comme un air de précipitation dans l’instruction du dossier, et des soupçons d’une justice à deux vitesses, faite pour les uns, dirigée contre les autres. Les incriminés ont paru triés sur le volet. Des maillons de la chaîne de commandement manquaient à l’appel ou se sont littéralement évaporés dans la nature ; tandis que les auteurs, les exécutants qui ont tué et violé au stade et alentours sont restés introuvables. Les manquements constatés ont entaché le travail des juges et affaibli la portée des sentences. Est-il juste alors de maintenir en prison certains condamnés tandis que d’autres personnes suspectées ou pointées du doigt courent toujours ? 

La solution retenue, jugée équitable, vise à apaiser les victimes et leurs familles pour sortir d’un engrenage juridico-politique explosif, où équité et justice relèvent parfois du mirage. 

Malgré tout, il y a des leçons d’histoire et de vie à tirer de ce feuilleton à multiples rebondissements : nul n’est au-dessus de la loi, et la justice  aura toujours son mot à dire ; l’impunité n’est garantie pour personne dans la durée ; tôt ou tard, chacun sera rattrapé par son histoire.

LA RELIGION DU PARDON ET LE CULTE DE LA CLÉMENCE

Un verdict clôt une procédure mais n’en est pas toujours l’épilogue : il ouvre parfois la voie à des solutions extrajudiciaires, influencées par des contingences politiques, sociales ou historiques. La loi, faite par et pour les hommes, s’adapte aux époques et aux exigences du moment. Une fois énoncée, même en cas de désaccord ou de perception d’injustice, on s’incline devant son autorité. Toutefois, tous savent qu’elle ne constitue jamais une fin en soi.

En Guinée, l’opinion publique, bien que assoiffée de justice, cède souvent à la compassion pour les accusés. On invoque le pardon, on presse les juges à l’indulgence, et les politiques à l’empathie. Comme s’il fallait, après le jugement, « passer à autre chose ». 

Une enquête d’opinion aurait probablement révélé que peu de Guinéens se réjouissaient des démêlés judiciaires du capitaine Moussa Dadis Camara – et encore moins soutenaient son maintien en détention sous des conditions à la fois drastiques et dégradantes.

Sa libération n’agite que le milieu des juristes et défenseurs des droits humains, tatillons sur la procédure et intransigeants sur les principes.

La majorité des citoyens – les profanes – saluent quant à eux un dénouement « heureux » et réclament la libération d’autres figures encore incarcérées, qu’il s’agisse de l’affaire du 28 septembre ou d’autres dossiers en instance devant les juridictions nationales. Les noms de personnalités de l’ancien régime reviennent inlassablement : Kassory Fofana, Amadou Damaro Camara, Ibrahima Kourouma…

Tout le monde semble désormais privilégier, à ce stade, la réconciliation nationale et la paix sociale à une justice qui, comme toute institution humaine, ne saurait être parfaite – et dont les décisions, fondées ou non, risquent de diviser la société et d’attiser les tensions politiques et sociales.

Tant qu’il était dans un rôle circonscrit de redresseur de torts et de justicier exigeant et implacable, l’actuel homme fort du pays ne pouvait saisir certaines complexités d’un Etat éprouvé, d’une nation en devenir.  Maintenant qu’il se mue, peu à peu, en politique et a l’âme d’un candidat potentiel à la magistrature suprême,  il réalise qu’il lui faudra séduire et plaire,  lâcher du lest,  accepter des compromis et se résoudre à des concessions hier encore impensables.

Il faudra donc s’attendre à d’autres actes et mesures rompant avec les premiers pas et s’écartant de certains engagements « matinaux ». La raison d’État, toujours plus forte que les passions humaines, voit la « Realpolitik » supplanter les professions de foi et assouplir des postures que l’on croyait jusque-là rigides.

« Alea jacta est » : le sort en est jeté. Désormais, plus rien ne doit surprendre, car il faut s’attendre à tout. Même ce qui relève de l’impossible.

Tibou Kamara

Le Général Mamadi Doumbouya pose des actes qui nous donnent l’espoir d’une nouvelle Guinée (Par Abdoulaye Keita)

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Dans la douleur que peuvent légitimement ressentir les victimes des évènements tragiques du 28 septembre 2009, dans le stade du même nom, la justice a été rendue. Cette justice qui ne ramènera jamais les morts certes! Dans les circonstances où ces événements sont absolument indissociables de l’histoire de notre pays, s’impose un arrêt de mémoire. Ces événements qui s’ajoutent à d’autres non moins tragiques qui ont de tout temps entraîné des pertes en vie de fils et filles du pays, victimes des différents régimes, civiles ou militaires, nécessitent un questionnement de notre parcours historique.

L’heure est à l’introspection individuelle et collective, à l’écoute des anciennes victimes et autres acteurs. Mais la marche de la refondation ne devrait en aucun cas connaître de ralenti ! La place à la vérité et à la justice ainsi qu’au pardon des hommes, avant celle de Dieu. Il faut le dire, les actes sont de loin bien plus éloquents que les mots. Le Général Mamadi Doumbouya est bien connu comme un homme qui s’exprime mieux par ses actes depuis son arrivée au pouvoir le 05 septembre 2021. Des actes qui nous parlent et qui forcent l’admiration.

Pour ceux qui ont la chance de le rencontrer, vous découvrez un homme sensible, attachant, humble et respectueux. Le Général Mamadi Doumbouya est pleinement et continuellement dans la quête d’une Guinée qui s’assume et qui s’améliore. Pleinement conscient des défis à surmonter dans la longue marche vers développement.

Comment réaliser les innombrables chantiers de la République ? Comment amorcer les grands projets de développement ? Quelle est la meilleure stratégie pour faire de la Guinée un pays émergeant ? Comment offrir au Guinéen vivant à Youkounkoun à Koundara ou Missira  dans Telemele une vie plus empreinte de dignité ? Comment offrir à notre pays des infrastructures scolaires et universitaires de référence ? Comment former des enseignants pour une éducation nationale de qualité ? Comment faire de la Guinée, cette Nation industrielle en se repositionnant grâce à ses ressources naturelles et à un leadership? Comment faire de la Justice, un instrument de vérité, de paix, de pardon et de réconciliation? Comment redonner au secteur de la santé son image de dignité ? À toutes ces questions, le Général Président trouve des réponses extraordinaires qui forcent l’admiration.

La grâce présidentielle accordée à l’ancien Président Moussa Dadis Camara par le Général Mamadi Doumbouya nous donne un espoir.

Jamais un pays ne se développe dans l’injustice. Le Général Mamadi Doumbouya, en ayant facilité l’organisation longtemps politisée des événements du stade du 28 septembre, a redonné une dignité à notre justice. Nous avons eu la preuve s’il en était encore besoin que notre pays n’est pas incapable de prendre de grandes responsabilités face à son histoire. Non sans difficultés, en rendant justice pour ces événements au cours desquels beaucoup de nos compatriotes sont tombés, le Général a fait montre d’une puissance de volonté politique qui force l’admiration.

La condamnation de Moussa Dadis Camara, ancien Président de Transition et d’autres personnes impliquées, en dépit de nombreuses prédications hasardeuses, s’apparente à une victoire de la vérité sur l’arbitraire. Plusieurs observateurs ont salué ce courage et cette volonté politique inébranlable affichée par les autorités de notre pays et en particulier le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Dans un décret publié au Journal officiel, le Président Doumbouya a ordonné la prise en charge de toutes les victimes par le Gouvernement. Quel soulagement !!!!

Mieux, hier, c’est la grâce présidentielle pour l’ancien Président Dadis Camara. Bien qu’au nom de sa santé, cette grâce est à nos yeux, une véritable occasion de pardon, de rassemblement, et de réconciliation nationale. Je vois en cette démarche très humaine, un acte fort en faveur d’une Guinée qui assume son passé et affronte ses défis dans l’unité et la solidarité nationale. C’est une grâce pour la Nation. Puisse Moussa Dadis CAmara à son tour, avoir la volonté de préserver le symbole de cette grâce en assumant les actes posés par son équipe toute entière et demander pardon au peuple. A ce prix, il pourrait assurément faciliter l’acquittement moral des autres.

La Guinée doit avancer avec toutes ses filles et tous ses fils.

Cette grâce présidentielle est le signal fort d’une Guinée nouvelle. Cette Guinée portée par ses valeurs et ses rêves. Cette Guinée respectueuse de notre diversité et de nos libertés. Une Guinée assumant son destin. Elle donne l’occasion d’espérer que la justice sera rendue pour tout le monde. Que personne n’arrêtera le chemin du changement et que la prospérité des Guinéens sera la priorité autant pour les dirigeants que pour les autres acteurs y compris ceux des partis politiques ou des organisations de la société civile.

Monsieur le Président de la République, le destin de la Guinée est entre vos mains. Vous dirigez un pays avec une jeunesse dynamique qui n’a de rêve que l’avenir de cette Nation. Nous sommes reconnaissants des grands chantiers historiques portés par le Gouvernement,  nous sommes déterminés à participer activement à cette nouvelle marche de la prospérité. Nous ne sommes pas une jeunesse complexée, nous sommes le présent et l’avenir de cette nation. Vos actes nous donnent un espoir immense qu’une  Guinée nouvelle est possible.

Abdoulaye KEITA

CCM du MESRSI

Coordination des CPGE

Communiqué (football) : la Ligue Régionale de Conakry annonce une formation gratuite…

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La Ligue Régionale de Football de Conakry (LRFC) annonce l’organisation prochaine d’une formation gratuite en administration du football. Les inscriptions sont ouvertes en ligne via le lien indiqué ci Cliquez, du 27 mars au 10 avril 2025.

La LRFC précise que le nombre de places est limité. La sélection des candidats ne se fera pas selon l’ordre des inscriptions. Une commission sera chargée d’examiner les candidatures, et les personnes retenues seront informées en temps opportun.

Un communiqué complémentaire précisant les dates et le lieu de la formation sera publié prochainement.

Téléphone : 622 50 54 66
Mail : liguedefootballdeconakry@gmail.com

Conakry, 27 mars 2025.
LRFC