Ce lundi 21 juillet 2025, Mamadi Camara, ancien ministre de l’Économie et des Finances sous le régime du professeur Alpha Condé, a de nouveau comparu devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Il est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et corruption, à l’initiative de l’État guinéen représenté par l’Agent judiciaire de l’État.
L’audience du jour devait permettre la présentation du rapport d’expertise du cabinet Grant Thornton, ainsi que la poursuite des débats. Toutefois, selon le ministère public, le cabinet n’a pu être contacté en raison du manque d’informations précises à son sujet. « J’en ai parlé avec le greffier, il m’a dit qu’il va en chercher. Il va le faire », a déclaré le procureur Ousmane Sanoh.
Dans le souci de faire avancer le dossier, les avocats de Mamadi Camara ont insisté pour obtenir un rendez-vous avec le parquet afin d’accéder aux coordonnées du cabinet Grant Thornton, dans le but d’établir un contact direct. Une demande à laquelle ils ont obtenu satisfaction.
La Cour, accédant à cette requête, a donc décidé de renvoyer l’affaire au 20 octobre 2025, date à laquelle le rapport d’expertise devra être disponible pour permettre la reprise des débats.
L’Association Étoile de Guinée pour l’Émergence a annoncé ce dimanche 20 juillet 2025 un tournant historique : le prestigieux tournoi de football de jeunes précédemment nommé « Tournoi Bah Lamine » portera désormais le nom de « Guinée Talent Cup ». Une décision mûrement réfléchie, marquant une évolution stratégique sans renier les racines ni les valeurs fondatrices de la compétition.
Dans un communiqué solennel publié sur ses canaux officiels, l’ONG a expliqué que ce changement de nom vise à moderniser l’image du tournoi, à en renforcer la visibilité nationale et à mieux promouvoir les jeunes talents guinéens. Si le nom change, l’esprit demeure : la Guinée Talent Cup poursuivra la même mission éducative et sportive, avec le même format et les mêmes ambitions. L’édition 2025 en sera la 11ᵉ consécutive.
« Il s’agit d’un changement d’identité, non de nature », précise l’Association dans son communiqué, tout en réaffirmant sa fidélité à l’engagement initial.
Un hommage vibrant a également été rendu à Bah Lamine, figure respectée du journalisme sportif guinéen, qui a prêté son nom au tournoi depuis sa création. L’Association salue son rôle fondamental dans l’essor de la compétition :
« Son engagement indéfectible, son soutien constant et sa présence bienveillante ont permis à cette initiative de prendre racine, de grandir, et de devenir un rendez-vous incontournable du football guinéen. »
Même si le tournoi change de bannière, le nom de Bah Lamine restera inscrit dans l’ADN du projet, souligne l’Association, reconnaissante envers celui qui a porté avec ferveur la vision d’un sport porteur d’espoir, de formation et de promotion pour la jeunesse.
La Guinée Talent Cup s’ouvre désormais à une nouvelle ère, avec l’ambition de devenir une référence régionale dans la détection et l’accompagnement des futurs talents du football guinéen.
Communiqué officiel – Changement de nom du tournoi
Conakry, le 20 juillet 2025
L’Association Étoile de Guinée pour l’Émergence, organisatrice du tournoi de football doté du trophée Bah Lamine, informe les partenaires, clubs, joueurs et supporters que le tournoi change officiellement de nom à compter de l’édition 2025.
À partir de cette année, le tournoi portera le nom de « GUINÉE TALENT CUP », une évolution qui marque notre volonté de moderniser, valoriser et renforcer notre visibilité à l’échelle nationale, tout en restant fidèle à nos valeurs sportives et éducatives.
Il s’agit d’un changement d’identité, non de nature : le format, les objectifs et la mission du tournoi restent les mêmes. En conséquence, l’édition 2025 sera la 11ᵉ édition consécutive, dans la continuité directe des 10 éditions précédentes.
Nous tenons à rendre un hommage appuyé à Monsieur Bah Lamine, dont le nom a été intimement lié à l’histoire du tournoi depuis sa création. En acceptant d’associer son nom à cette compétition, il a incarné une vision généreuse du sport comme levier d’espoir, d’éducation et d’émergence pour la jeunesse guinéenne.
Son engagement indéfectible, son soutien constant et sa présence bienveillante ont permis à cette initiative de prendre racine, de grandir, et de devenir un rendez-vous incontournable du football guinéen.
Même si le tournoi change aujourd’hui d’identité pour s’ouvrir à de nouvelles ambitions sous le nom de « Guinée Talent Cup », le nom de Bah Lamine restera à jamais gravé dans l’ADN et la mémoire collective du tournoi.
Au nom de l’ensemble de l’Association, des joueurs, des clubs et des partenaires, nous lui exprimons notre reconnaissance la plus profonde.
Nous vous invitons à rejoindre cette nouvelle aventure sous une bannière renouvelée, mais toujours porteuse de passion, d’espoir et de talent.
Vive le football guinéen, vive la Guinée Talent Cup !
Thierno Alassane Sall considère l’élection du président sierra-léonais, Julius Maada Bio, à la tête de la CEDEAO, comme le pire affront pour la diplomatie sénégalaise. En effet, Bassirou Diomaye Faye, qui s’était rendu à Abuja ce 21 juin, n’a finalement pas été désigné. « Le Sénégal vient de subir le pire camouflet diplomatique de son histoire. Les chefs d’État de la CEDEAO ont en effet préféré confier la présidence tournante de l’organisation au Sierra-Léonais Julius Maada Bio, à la place de Bassirou Diomaye Faye, un moment pressenti », a écrit le leader de la République des Valeurs. Pour Thierno Alassane Sall, rien que l’idée de prendre la tete de la Cedeao devait être incompatible avec la politique pronée par le président sénégalais. « Quelle idée, pour un antisystème, de vouloir diriger le consortium régional du Système ! N’est-ce pas aussi un défaut sidérant de perspicacité que de croire que la CEDEAO pourrait faire confiance, en un moment aussi crucial de son histoire, à Diomaye, dont l’autorité et le charisme sont mis à mal par son propre camp, à commencer par son Premier ministre ? Les diatribes de certains députés sénégalais de la CEDEAO, qui font écho aux attaques de l’AES contre les chefs d’État de la CEDEAO, n’ont pas aidé non plus »,a ajouté Thierno Alassane Sall. Ce dernier, n’a pas raté, non plus, le Premier ministre Ousmane Sonko, actuellement en visite en Chine. « Il nous reste des lots de consolation : des photos du PM aux côtés d’officiels de second rang en Chine, au moment même où l’on enregistre la déconvenue du siècle à Abuja. Le populisme se heurte au mur de la réalité du monde. L’offensive désordonnée des deux chefs de l’exécutif, tous deux absents du territoire, n’y changera rien : on est un pays dévalué », termine TAS.
À la suite de l’enlèvement de l’ancien bâtonnier, Maître Mohamed Traoré, le Barreau de Guinée a tenu, ce lundi, une assemblée générale extraordinaire à la Cour d’appel de Conakry. Cette rencontre intervient quelques jours après l’enlèvement suivi de violences physiques subies par l’un de ses membres, un acte qui continue d’indigner les professionnels du droit.
Au terme de cette réunion, le Barreau de Guinée a annoncé plusieurs mesures fortes en réaction à ces agissements :
1. Un boycott de deux semaines de toutes les audiences judiciaires et des convocations de police judiciaire, sous peine de sanctions disciplinaires. Toutefois, le dépôt des recours demeure autorisé.
2. La convocation d’une nouvelle assemblée générale à l’issue de ces deux semaines de boycott afin de réévaluer la situation et décider des prochaines étapes.
3. Le retrait immédiat de tous les avocats représentant la profession dans les institutions et commissions de la transition, notamment au sein du Conseil National de la Transition (CNT).
4. Une rencontre avec le ministre de la Justice est prévue pour protester contre l’enlèvement illégal et les sévices subis par Me Mohamed Traoré, et pour exiger des poursuites contre les auteurs. Le Barreau prévoit également de porter plainte, une commission sera mise en place pour suivre cette procédure jusqu’à son aboutissement espéré.
Selon Me Malick Diakité, l’entrée en vigueur de ces mesures est prévue dès demain. La rencontre avec le ministre de la Justice pourrait, quant à elle, intervenir à tout moment.
À peine sortis de leur assemblée générale extraordinaire, les avocats ont convergé vers la Chancellerie pour rencontrer le ministre, afin de lui exprimer leurs préoccupations. L’accès leur a été refusé. L’argument avancé était que le ministre Yaya Kairaba Kaba ne se trouvait pas sur les lieux. Il aura toutefois fallu de l’insistance pour que sa présence dans les locaux du département qu’il dirige soit finalement confirmée.
Une attitude qui a surpris les avocats, lesquels y voient du mépris à leur égard, surtout dans le contexte de l’enlèvement suivi de torture de leur confrère Maître Mohamed Traoré.
« Nous avons été surpris à notre arrivée. Quand nous avons dit que le ministre est là, sa secrétaire nous a annoncés et nous a envoyé son conseiller, qui nous a laissé entendre que le ministre allait nous recevoir, à condition que nous lui adressions une demande de rendez-vous. Nous avons souligné que la situation est exceptionnelle. Il est ministre de la Justice et des Droits de l’homme. L’hypothèse selon laquelle il n’a pas été saisi n’est pas recevable. En tant que ministre des Droits de l’homme, il devrait faire de la situation des droits humains une préoccupation personnelle, car cela fait partie de ses attributions et de sa feuille de route. Après des échanges, le conseiller est reparti dans le bureau du ministre. Finalement, ce dernier nous a dit qu’il fallait une demande écrite pour qu’il nous reçoive. Les choses sont désormais claires : le ministre de la Justice a du mépris pour le Barreau. Il ne faut pas avoir peur des mots », s’indigne Maître Faya Gabriel Kamano.
Selon le bâtonnier par intérim, la justice est une chaîne dans laquelle chaque maillon joue un rôle essentiel. Ce qui reste certain, ce sont les conséquences qui seront tirées au terme des deux semaines de boycott des audiences dans les juridictions du pays.
« Nous tirerons les conséquences. Ce qui est clair, c’est qu’en tant que ministre de la Justice, il a besoin du Barreau pour assurer le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. Les résolutions que nous avons prises restent en vigueur. Nous allons les mettre en œuvre pendant deux semaines. Au terme de cette période, nous convoquerons une nouvelle assemblée générale pour décider de la conduite à tenir. Nous ne sommes pas des politiciens, nous sommes des avocats. Nous protestons contre la violation des droits humains. Nous demandons à chacun de rentrer tranquillement chez lui, sans aucun slogan. Nous sommes des intellectuels, et chacun doit rester chez lui sans exercer aucune activité », a instruit le bâtonnier par intérim.
Ce mercredi 14 mai 2025, l’Agence Guinéenne de Spectacle (AGS) a officiellement interdit à l’artiste chanteur Wada du Game de se produire sur scène sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre.
Cette décision fait suite à des incidents survenus lors d’un récent spectacle où l’artiste est accusé d’avoir tenu des propos injurieux et lancé ses chaussures en direction des spectateurs. Selon l’AGS, ce comportement a entraîné des échauffourées dans le public, mettant en péril la sécurité des participants et l’ordre public.
Aucune précision n’a été donnée quant à la durée exacte de cette interdiction. Toutefois, cette mesure marque un signal fort de l’AGS en matière de régulation des comportements lors des événements culturels en Guinée.
e samedi 19 mai 2025, le stade Kabinet Kouyaté de Matoto a vibré au rythme du lancement de la première édition du tournoi inter-district. Ce tournoi, doté du trophée Monsieur Mamadou Alpha Bah, Ambassadeur de la paix auprès de la Fédération internationale pour la paix universelle, est une initiative de la Coordination internationale des associations de Kollangui (CIAK). L’objectif est double : mobiliser des fonds pour soutenir le système éducatif de Kollangui, situé dans la préfecture de Tougué, et renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les fils et filles de cette sous-préfecture.
Deux rencontres inaugurales ont marqué cette journée. Ghangharan a écrasé Kollangui Centre sur le score de 5-1, tandis que Fello Djafouna a confirmé sa supériorité en s’imposant 4-0 lors de la deuxième confrontation.
Ce tournoi regroupe les équipes des cinq districts qui composent la sous-préfecture de Kollangui : Kollangui Centre, Nghagharan, Lâbha, Fello Diafouna et Afia. Selon le programme officiel, chaque équipe disputera quatre matchs. L’équipe qui obtiendra le moins de points sera éliminée, laissant les quatre autres accéder aux demi-finales. Les deux finalistes se disputeront le trophée à une date ultérieure, après la fête de Tabaski.
La communauté internationale aura vécu. Alors qu’elle avait réussi, tant bien que mal, à s’ériger en gendarme du monde, la voilà désormais qui peine à se faire entendre. Finie l’époque où elle incarnait un ultime recours et semblait un rempart sûr. Désormais incapable de transcender les contingences et de s’imposer, bon an mal an, sa déchéance plonge dans le désarroi les peuples opprimés, privés de son soutien et de son arbitrage.
Qui pour réanimer ce grand corps malade, rongé par les querelles géopolitiques, au moment même où il renie ses valeurs traditionnelles pour s’engager dans les jeux troubles du pouvoir et la poursuite d’intérêts sordides ?
Chaque État tient à sa souveraineté, acquise de haute lutte, et défend jalousement son indépendance. Une aspiration noble en apparence, mais devenue l’alibi idéal pour instaurer, par les armes et en toute impunité, des régimes totalitaires, sans que personne n’ose s’y opposer ou s’en indigner. Le droit d’ingérence, qui permettait jadis de tracer une ligne rouge face aux exactions, garantissant un minimum de décence démocratique, a disparu au profit d’un prétendu respect, du reste aveugle et suspect, d’une souveraineté feinte et opportuniste des pays.
En réalité, ce souverainisme de mauvais aloi, brandi à grand renfort de propagande, ouvre la porte à une répression sauvage contre des populations vulnérables. L’Occident, échaudé par les accusations d’impérialisme, a baissé la garde, capitulant devant le populisme et les appels à la « réappropriation » des États par des révolutionnaires douteux. Désormais, les chefs autoproclamés d’États africains, faux dévots de la décolonisation, peuvent disposer librement du destin de leurs pays avec des abus et des exactions inacceptables et anachroniques. Les condamnations, timides et sans suite, se limitent à des déclarations de principe sans lendemain. La boîte de Pandore est ouverte.
SOUVERAINETÉ OU IMPUNITÉ ? LE PIÈGE DES RÉGIMES AUTORITAIRES
La reconnaissance d’une souveraineté mécanique par l’Occident a été perçue comme un blanc-seing. Même lorsque l’indépendance ne saurait justifier l’impunité, les mises en garde manquent de fermeté. Les sanctions, autrefois redoutées, sont écartées sous prétexte de ne point en rajouter dans la souffrance de populations déjà martyrisées. Quand bien même elles sont appliquées, c’est de guerre lasse, et elles ne sont pas effectives ; dans le meilleur des cas, c’est avec parcimonie, laxisme, légèreté, complaisance et hésitation.
Le dialogue est privilégié et le consensus est vainement recherché. Un clair-obscur qui n’a pas résisté à la tempête des coups d’État, ayant réduit la communauté internationale à l’impuissance avant l’hibernation totale. Les putschistes ont sonné le glas des objecteurs de conscience et des défenseurs les plus acharnés du suffrage universel.
Résignée, la communauté internationale ne distingue plus le pouvoir des armes de celui des urnes : « du pareil au même », avec une légitimité équivalente. Les règles sont brouillées : coups de force ou élections, pourvu que le pouvoir soit tenu d’une main de fer. La loi du plus fort triomphe. « Si tu es faible, tais-toi : nul besoin du mandat de ton peuple pour devenir notre partenaire », voilà la philosophie d’un ordre mondial qui relègue démocratie et État de droit au rang de vœux pieux. Le monde, jadis divisé en blocs idéologiques, est désormais scindé entre l’élan démocratique et la légitimation des coups de force. Les adeptes du totalitarisme sous le vernis révolutionnaire s’unissent, tandis que les défenseurs des libertés peinent à se faire entendre.
L’heure est venue pour les patriotes africains épris de liberté d’unir leurs forces au sein d’une ligue pour la démocratie et les droits de l’homme. Ils doivent contraindre la communauté internationale, complice de l’ordre établi, à défendre les peuples plutôt que des régimes illégitimes. Bannissons les honneurs réservés aux dirigeants sans mandat ! L’interdiction de voyager, ainsi que la participation à des rencontres et sommets internationaux, doit être activée et appliquée à la lettre. On ne devrait pas dérouler le tapis rouge devant des dirigeants qui n’ont pas le mandat de leurs peuples et qui sont réfractaires à la démocratie.
À force de compromis, les grandes nations ont permis l’enracinement des dictatures. Même les simulacres d’élections, sans cesse annoncés mais plus que jamais incertains, destinés à donner le change, ne sont plus à l’ordre du jour : des mandats auto-octroyés sont décidés et imposés au grand jour, dans un climat d’intimidation, de négation, de suppression de la pluralité politique et des droits constitutionnels.
Voilà le résultat du laxisme international : la caporalisation d’États par des militaires qui dictent leur loi, sous le regard passif de la gouvernance mondiale. Un affront à la démocratie, une faillite morale sans précédent. Tibou Kamara
Les pouvoirs changent. Les hommes aussi. Mais les travers restent les mêmes, les revers se suivent et se ressemblent. Les mauvaises habitudes ont la vie dure. Le vice survit au temps et possède souvent un effet de contagion : « L’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus », écrivait Molière.
Les mobilisations de foules seraient-elles le vice indémodable ? Sont-elles un baromètre de légitimité ? Ont-elles jamais été une source d’immunité ?
Le 26 mars 1984, Ahmed Sékou Touré, dont l’historien émérite guinéen Ibrahima Baba Kaké a révélé l’ambivalence dans l’ouvrage Le Héros et le Tyran qu’il lui a consacré, s’est éteint à Cleveland, aux États-Unis, dans une clinique, loin de sa terre natale, isolé par la maladie et seul face à la mort. Le peuple de Guinée, qui lui avait prêté allégeance et juré fidélité, se montra inconsolable, dévasté, orphelin de ce dirigeant réputé irremplaçable, auquel certains auraient volontiers attribué une place dans l’Olympe. On espéra même pour ce mortel l’éternité, afin qu’il puisse continuer à servir. Le jour où le « Syli » fut rappelé à Dieu, le temps sembla se figer, la terre cessa de tourner, le monde parut s’effondrer. Personne n’osait imaginer que la Guinée, chevillée à son âme, lui survivrait, ni que les Guinéens, qui l’idolâtraient, parviendraient à faire leur deuil.
À peine quelques heures après le désarroi national et les lamentations, la page de cet homme jugé immortel et indispensable fut tournée dans un déferlement de huées hystériques et de colère populaire. La mémoire du disparu fut profanée, son œuvre vilipendée, son honneur bafoué, son pouvoir honni. Les militaires qui lui succédèrent, s’emparant des rênes de l’État, devinrent les nouveaux dieux, adulés par tous, célébrés dans la ferveur. Plus personne ne voulait entendre parler de l’homme providentiel ni de son régime révolutionnaire. Autres temps, autres mœurs et autres discours !
Le Général Lansana Conté et ses compagnons d’armes furent accueillis en héros, voire en messies annonciateurs de jours meilleurs. Des années plus tard, rongé par l’usure du pouvoir et une maladie insidieuse, l’homme du 3 avril 1984, ayant perdu le contrôle, se retrouva au cœur d’une insurrection populaire qui l’éprouva profondément et ébranla son régime pourtant resté longtemps solide. Décédé certes en fonction, ses derniers jours furent marqués par des contestations de légitimité et des défis à son autorité, rarement remise en cause auparavant.
Il n’était pas encore inhumé que son régime fut balayé par un coup d’État, le 22 décembre 2008. Vingt-quatre ans de pouvoir sans partage n’avaient pas suffi à sauvegarder son immense héritage politique.
GLOIRE ET DÉCHÉANCE, L’ÉTERNEL BALANCIER DU POUVOIR GUINÉEN ?
Le Capitaine Moussa Dadis Camara, qui prit la relève, ne rencontra guère de résistance, tant l’espoir d’un changement était grand. Les Guinéens avaient hâte d’entrer dans une nouvelle ère. Dadis, devenu très populaire, fut adoubé par les acteurs et les citoyens dans une parfaite symbiose.
Soupçonné, à tort ou à raison, de vouloir conserver le pouvoir, le conflit avec les acteurs – les mêmes qui furent ses soutiens et alliés durant ses débuts prometteurs – déboucha sur le bain de sang du 28 septembre 2009. Ce drame éclaboussa son magistère et précipita son départ, d’autant qu’après le drame du stade survint une tentative d’assassinat le visant. Entre la gloire de son plébiscite et le déclin d’une chute brutale, peu de temps s’écoula. Ce dirigeant bouillant fut lâché par ceux-là mêmes qui l’avaient porté à bout de bras.
Le général Sékouba Konaté a très tôt compris la versatilité des soutiens politiques et le danger de s’accrocher au pouvoir. Aussi s’est-il fixé un horizon clair dans un laps de temps réduit, évitant ainsi la désaffection populaire et les revirements imprévisibles. Il a rendu le pouvoir avant de s’éloigner, la tête haute et le cœur léger. Avec le recul des années et les expériences qui ont suivi, son choix apparaît aujourd’hui comme une exception : nettement au-dessus de la mêlée politique, son exemple mérite d’être salué pour avoir su résister à l’appel du « fruit défendu ».
Le professeur Alpha Condé a accédé à la magistrature suprême en 2010, au terme d’un véritable parcours du combattant, jalonné d’épreuves et parsemé d’embûches. Il a su attendre son heure et prendre son mal en patience, demeurant un homme politique déterminé à conquérir l’adhésion des populations. Durant toute sa vie politique, y compris sa présidence, il a fait de la relation avec celles-là sa trousse de survie. Les Guinéens semblaient, un temps, lui rendre cette fidélité. Le sentiment d’être en phase avec son « milieu naturel » et de bénéficier de l’onction populaire l’a conforté dans ses choix. Pour ce stratège politique, le peuple constituait à la fois un bouclier et un ultime rempart.
D’où l’excès de confiance qui l’a conduit à relâcher sa vigilance, lui dont la carrière fut marquée par une attention aiguë aux réalités du pouvoir. Ironie du sort, ce peuple auquel il croyait sans réserve, ainsi que certains de ses collaborateurs, partisans et alliés – qu’il avait choyés et crus indéfectibles –, se sont progressivement détournés, ralliant finalement les nouvelles sphères du pouvoir après son éviction en 2021.
La loi des séries sera-t-elle respectée ?
En attendant, la Guinée reste fidèle à elle-même, complexe et indomptable : elle peut avoir un seul dirigeant, mais demeure tiraillée entre plusieurs leaders, chacun contrôlant un territoire et disposant d’un fief ainsi que d’un électorat captif. Il est plus facile de relier les différentes régions du pays grâce aux passerelles existantes que d’imaginer un bloc monolithique derrière un homme ou une cause. Le peuple est un, mais il n’est pas uni, fragmenté en courants politiques divergents et en groupes d’intérêts antagonistes. Seule une compétition électorale transparente, avec une égalité des chances pour tous, peut départager les acteurs politiques.
La vérité des urnes ou les clameurs publiques ?
La parole est au peuple lors des élections : chaque voix est comptée dans les urnes. Dans la rue, où l’on ne peut dissoudre la démocratie ni porter arbitrairement quelqu’un au pouvoir, la foule qui scande des slogans et brandit des pancartes sait jouer le rôle qu’on lui confie. Après tout, la vérité viendra d’ailleurs, et le monde reste un théâtre où chacun, bon gré mal gré, est un acteur d’un scénario qui se répète d’une époque à une autre. Le peuple, sédentaire, s’accommode un temps des locataires du pouvoir qui se succèdent avant de se rebeller : « À malin, malin et demi ».
En tout cas, le peuple reste insondable, et l’on ne peut lire l’avenir dans une boule de cristal : l’homme propose, Dieu dispose.
Boké, les 11 et 12 avril 2025 – Une marée humaine a envahi les rues de cette ville symbole, au rythme des chants patriotiques et des slogans porteurs d’espoir. Au cœur de cette mobilisation, un homme, une voix, une vision : Abdoulaye Keita, Conseiller Chargé de Mission au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Sous sa direction, le mouvement La Guinée d’abord a transformé Boké en un haut lieu d’engagement citoyen, d’adhésion populaire et de soutien massif aux idéaux du CNRD et à son Président, le Général Mamadi Doumbouya.
Un enfant de Boké devenu acteur de la République
Pour Abdoulaye Keita, Boké n’est pas une ville comme les autres. Elle est sa terre d’origine, son berceau personnel et politique. Il y a grandi, y a fait ses premières armes sur les bancs de l’université, et y a posé les jalons d’un parcours professionnel brillant, qui l’a conduit au cœur de l’appareil de l’État. Son histoire est celle d’un fils du terroir qui, sans jamais renier ses racines, s’est hissé au rang des bâtisseurs de la Guinée nouvelle.
Lors de ces deux journées mémorables, Boké a rendu hommage à cet engagement indéfectible. L’appel lancé par La Guinée d’abord a résonné jusque dans les quartiers les plus reculés. Femmes, jeunes, leaders communautaires et forces vives ont répondu présents. La marche de l’unité et de la paix n’était pas seulement un acte symbolique : elle incarnait un idéal, celui d’une nation rassemblée autour de ses valeurs fondamentales, sous l’égide du CNRD.
La Guinée d’abord : un socle d’adhésion populaire
Sous l’impulsion de Monsieur Abdoulaye Keita, le mouvement La Guinée d’abord s’affirme comme un levier incontournable de mobilisation sociale et politique. Son slogan : ‘’Pour un avenir solidaire et prometteur’’, trouve un écho particulier dans le contexte de transition que traverse le pays. En plaçant la paix, l’unité et le développement au cœur de son action, ce mouvement promeut une vision claire : faire de la Guinée un modèle de stabilité et d’inclusion.
Ce positionnement n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la ligne droite de la gouvernance prônée par le CNRD, qui, depuis son avènement, s’attèle à refonder les bases institutionnelles, économiques et sociales du pays. En soutenant avec vigueur le programme de refondation du Général Mamadi Doumbouya, ‘’La Guinée d’abord’’ incarne une jeunesse consciente, volontaire et mobilisée pour construire un avenir commun.
Une figure d’engagement au service de la jeunesse
Figure de conviction, Abdoulaye Keita ne ménage aucun effort pour défendre la voix des citoyens, et plus encore, celle de la jeunesse guinéenne. Son parcours, entre mérite académique, engagement social et responsabilité institutionnelle, en fait un modèle pour toute une génération. En sa personne, de nombreux jeunes guinéens retrouvent l’image d’un avenir possible, d’un destin maîtrisé, d’un combat utile.
À Boké, son message a résonné fort : “Ensemble, traçons la voie d’une Guinée en paix, forte et tournée vers l’avenir.” Cette phrase, devenue le leitmotiv des journées du 11 et 12 avril, résume la portée de son engagement. Car au-delà des discours, c’est sur le terrain qu’il agit, dans les écoles, dans les quartiers, auprès des jeunes qu’il motive, oriente et encourage.
Boké, symbole d’unité nationale et de renaissance patriotique
Le choix de Boké pour cette double mobilisation n’est pas fortuit. Il est chargé de sens. Région stratégique et terre d’histoire, Boké incarne à la fois la richesse du passé et du présent mais aussi les promesses de demain. En organisant cette marche de l’unité et cette célébration des acquis de la transition, Abdoulaye Keita et son mouvement ont réaffirmé le rôle moteur que cette ville peut jouer dans la construction d’une Guinée apaisée et ambitieuse.
Une jeunesse en uniforme, fière et engagée aux côtés du CNRD
Parmi les moments forts des journées de mobilisation à Boké, l’image qui restera gravée dans les esprits est sans doute celle des jeunes du mouvement La Guinée d’abord, déployés en nombre, disciplinés, organisés, et vêtus d’uniformes soigneusement conçus pour l’occasion. En tee-shirts et casquettes blancs, tous estampillés du logo du mouvement, les jeunes militants arboraient avec fierté les visages d’Abdoulaye Keita et du Président Mamadi Doumbouya, imprimés en couleur sur la poitrine.
Sur ces tenues symboliques, un message clair, fort et sans ambiguïté s’affichait : « La Guinée d’abord soutient les actions du Général Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée ».
Dans une atmosphère rythmée par des chants d’adhésion et des slogans patriotiques, cette mobilisation uniforme a donné une dimension encore plus solennelle à l’événement. Elle traduisait l’adhésion d’une jeunesse consciente et mobilisée, déterminée à porter haut les valeurs du rassemblement national, de la refondation et du développement inclusif prônées par le CNRD.
Au-delà de l’esthétique, ces uniformes ont marqué une volonté d’organisation et de cohérence dans l’action. Ils symbolisent une jeunesse alignée, encadrée et résolument tournée vers un idéal commun : celui d’une Guinée unie, forte et solidaire.
Les images de ces journées resteront dans les mémoires : des foules enthousiastes brandissant les couleurs nationales, des discours porteurs de réconciliation et d’engagement, des chants en l’honneur du CNRD et du Général Mamadi Doumbouya, et surtout, une volonté partagée d’écrire une nouvelle page de l’histoire guinéenne.
Vers une Guinée solidaire et prometteuse
La Guinée d’abord n’est pas un simple mouvement d’opinion. C’est une force structurée, orientée vers l’action et la proximité. Porté par une jeunesse déterminée et une direction éclairée, ce mouvement se veut l’expression authentique d’un patriotisme nouveau, loin des divisions, ancré dans les valeurs de service public, de transparence et de justice.
Un acteur clé de l’excellence éducative et de la modernisation de la gouvernance
À travers son engagement au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation, Abdoulaye Keita agit au quotidien pour bâtir une administration performante, orientée vers l’excellence et l’innovation. Son action participe ainsi de la volonté plus large du CNRD de moderniser la gouvernance, de renforcer les institutions et de valoriser le capital humain.
En sa qualité de Coordinateur Général des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) de Dalaba, Abdoulaye Keita joue un rôle central dans la transformation du paysage éducatif guinéen. Sous son impulsion, le projet des CPGE vise à offrir aux jeunes guinéens une formation de haut niveau, les préparant à intégrer les meilleures écoles d’ingénieurs à l’échelle mondiale.
En juillet 2024, le concours d’accès aux CPGE a été organisé, avec la participation de 261 candidats, dont 43 filles. Ce concours a permis de sélectionner 35 étudiants, répartis entre les CPGE de Dalaba et l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, renforçant ainsi les opportunités offertes aux jeunes talents guinéens.
En février 2025, les CPGE de Dalaba ont accueilli leur deuxième promotion. Lors de la cérémonie, Abdoulaye Keita a rappelé les ambitions du programme, soulignant son importance pour le développement des compétences scientifiques et techniques nationales. Il a également mis en avant la coopération avec des institutions internationales, visant à offrir aux étudiants une formation conforme aux standards mondiaux.
Cet engagement d’Abdoulaye Keita, en tant que Coordinateur Général des CPGE et Conseiller Chargé de Mission au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, s’inscrit pleinement dans la vision du CNRD de moderniser la gouvernance, de renforcer les institutions et de valoriser le capital humain. Son action quotidienne vise à bâtir une administration performante, orientée vers l’excellence et l’innovation, contribuant ainsi à l’émergence d’une Guinée moderne et compétitive sur le plan international.
Un avenir en marche
En somme, les 11 et 12 avril à Boké, ce n’est pas uniquement une démonstration de force qui s’est jouée, mais un signal fort adressé à toute la nation : la Guinée est debout, unie autour de son idéal de paix et de progrès. Et si ce message a pu porter aussi loin, c’est grâce à des hommes comme Abdoulaye Keita, qui, par leur détermination, leur rigueur et leur amour de la patrie, incarnent les espoirs d’un peuple en quête de renouveau.
Avec La Guinée d’abord, l’avenir prend forme. Un avenir solidaire, ambitieux, résolument tourné vers la paix, à l’image de son leader.
L’équipe de communication de ‘’La Guinée d’abord’’.