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Le député de Yewwi Askan Wi (Yaw), Guy Marius Sagna, liste 180 arrestations, lors des manifestations d’hier. Repris par Les Echos, l’opposant annonce plus de 50 blessés dont 2 par balle, et 10 par arme blanche. L’activiste ajoute que 10 autres ont été victimes des fractures.

Le député de Yewwi Askan Wi (Yaw), Guy Marius Sagna, liste 180 arrestations, lors des manifestations d’hier. Repris par Les Echos, l’opposant annonce plus de 50 blessés dont 2 par balle, et 10 par arme blanche.

L’activiste ajoute que 10 autres ont été victimes des fractures.

Boubacar Sidikh Diallo : ‘’Tous ceux qui appellent à sortir dans la rue, c’est des leaders qui appellent à caillasser’’

Les forces vives de Guinée (FVG), composées d’acteurs politiques et de la société civile, appellent de nouveau à une manifestation de rue le 20 mars prochain, dans le Grand Conakry. Cette marche qui suscite des inquiétudes chez certains citoyens, est diversement appréciée dans l’opinion.

Si certains souscrivent à cette démarche des forces vives de Guinée, d’autres par contre s’y opposent. C’est le cas de Boubacar Sidikh Diallo, leader de l’UMP, qui pense que la manifestation n’est pas la solution à la crise guinéenne.

L’ancien député de la neuvième législature dit être conscient que la manifestation est un droit, mais il souhaiterait tout de même, que les belligérants changent de forme d’expression de leurs divergences.

‘’La manifestation est légitime, c’est un signe de divorce, c’est-à-dire que ceux qui manifestent sont en désaccord avec le CNRD. Ils ont des intérêts à protéger qui les amènent à avoir ces positions. C’est normale pour leur façon, mais il faut changer la forme d’exprimer ces divergences. Aucune loi n’a dit manifester c’est sortir dans la rue pour caillasser, sortir dans la rue occuper les voiries urbaines. Il y a toutes les formes d’expression matérielles pour montrer que vous n’êtes pas d’accord’’, a-t-il indiqué chez nos confrères de Djoma média, dans l’émission ‘’on refait le monde’’.

Par ailleurs, ce leader politique pense que tous ceux qui appellent à sortir dans la rue, sont des gens qui appellent à caillasser.

‘’Le rapport de force aussi il y a des proportions, moi j’ai toujours dis lorsqu’on veut diriger un État, il faut donner l’exemple d’homme d’État. Moi je préfère un homme d’État qui fait des recours, il y en a qui ont fait des recours, ils ont obtenu la liberté. Mais tous ceux qui appellent à sortir dans la rue, c’est des leaders qui appellent à caillasser et tous les partis qui disent qu’on va sortir dans la rue, c’est des partis qui appellent à caillasser’’, fustige Boubacar Sidikh Diallo, avant d’indiquer que tous les problèmes se règlent autour de la table.

‘’Il faut négocier, il faut discuter, tout se règle autour de la table. Si vous voulez combattre le plus fort, la finalité c’est la douleur’’, a-t-il conseillé.

Rencontre Religieux-FVG : « Tant que le cas Abdoul Sacko n’est pas réglé, nous n’irons nulle part » (source)

Sauf changement de dernière minute, il n’y aura pas de rencontre ce jeudi entre les autorités religieuses et des représentants des forces vives de Guinée.

Selon nos informations, les FVG tiennent mordicus au règlement de l’affaire Abdoul Sacko par la junte avant toute entame de négociations avec le gouvernement.

« Tant que le cas Abdoul Sacko n’est pas réglé, nous n’irons nulle part », confie un des représentants qui a souhaité garder l’anonymat.

Nos informateurs rapportent que le premier ministre Dr Bernard Goumou avait pris l’engagement de trouver une solution au cas du Coordinateur du forum des forces sociales de Guinée qui avait été évoqué à la dernière rencontre au centre islamique. Ils disent être au regret de constater que l’audition de Sacko se poursuivra ce vendredi devant la direction centrale des investigations judiciaires. Ce qui a d’ailleurs provoqué la colère de certains acteurs des FVG qui n’écartent plus la possibilité d’organiser le 20 mars prochain, une grande manifestation dans le grand Conakry.

On apprend que les autorités religieuses sont à pied d’œuvre pour qu’une solution définitive soit trouvée à l’affaire Abdoul Sacko, venue polluer l’atmosphère et les démarches déjà entamées par elles, quelques jours plutôt.

Source mosquéeguinee.com

Ousmane Sonko interpellé et extrait manu militari de son véhicule

Ousmane Sonko interpellé et extrait manu militari de son véhicule
La tension politique est montée d’un cran, ce jeudi 16 mars 2023 à Dakar. En route avec son cortège pour le tribunal, dans le cadre du procès en diffamation l’opposant au ministre Mame Mbaye Niang, Ousmane Sonko a été extrait de force de sa voiture par les forces de l’ordre.
 
Ousmane Sonko a refusé de prendre le chemin de la Corniche Ouest, comme le souhaitent les forces de l’ordre. Le maire de Ziguinchor veut passer par l’Avenue Cheikh Anta Diop. « J’ai décidé de passer par l’avenue Cheikh Anta Diop. Je suis un citoyen sénégalais libre de circuler » a déclaré Ousmane Sonko face à la presse. 
 
Après ce refus, la gendarmerie a dispersé la foule venue l’accompagner à coups de gaz lacrymogènes.
 
Ousmane Sonko a voulu par la suite rebrousser chemin, mais c’était sans compter avec la détermination des forces de sécurité.

Route le Prince : heurts entre les forces de l’ordre et des jeunes déterminés à bloquer la circulation

Malgré le report quoique tardif de la manifestation des forces vives de Guinée dans le grand Conakry ce mercredi 15 mars 2023, la circulation a été perturbée par endroits sur la route le prince.

Aux environs de 10 heures, des perturbations ont été signalées au niveau des rails à Cosa. Chose qui a momentanément créée une psychose.

De Cosa à Bambéto également, même si les engins circulaient peu à peu, les traces de barricades sont visibles et les agents de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes sont présents.

Les échauffourées sont plus remarquées sur l’axe Bambéto Hamdallaye où au niveau de Hamdallaye pharmacie, les manifestants s’affrontaient avec les agents de sécurité à coups de cailloux et de grenades lacrymogènes.

Jusqu’au moment où nous quittions les lieux, la situation était encore tendue.

Mosaiqueguinee.com

Dar es Salam : un jeune élève aurait été tué par balle (famille)

Un jeune élève de 14 ans du nom de Thierno Ousmane aurait été atteint par une balle à la poitrine dans la nuit du mardi à mercredi alors que la manifestation des forces vives a été reportée au 20 mars prochain.

Mort sur place, le corps de l’élève Thierno Ousmane a été envoyé à l’hôpital Donka pour y passer la nuit. Ce matin sa famille a récupéré le corps pour procéder à inhumation.

La famille accuse les agents des forces de l’ordre d’avoir tué leur enfant qui se trouvait derrière la cour aux environs de 00h à Gnariwada dans la commune de Ratoma.

Joint au téléphone ce matin par un de nos reporters, un des frères de la victime nous informe qu’ils sont en ce moment même (10h50) entrain de procéder à l’enterrement au cimetière de Hamdallaye.

A suivre….

 

Source Guinée360

Kassory : « Là où on ne peut espérer la justice des Hommes, il faut s’attendre à celle de Dieu… »

Dans sa lettre ouverte du mardi 14 mars, à la veille de l’ouverture de son procès ce mercredi 15 mars 2023, le dernier premier ministre d’Alpha Condé s’est livré à un véritable et sévère réquisitoire contre la justice guinéenne.

Depuis son lit de malade, en détention préventive, Dr Ibrahima Kassory Fofana note qu’il a la conscience libre et assure que la vérité finira par triompher.

Le président du comité provisoire exécutif du RPG arc-en ciel qui crie à un règlement de compte jure que : « Là où on ne peut espérer la justice des Hommes, il faut s’attendre à celle de Dieu… »

« En prison, on a la conscience libre, la tête haute, on est en paix avec soi-même, lorsqu’on est convaincu que l’hydre de l’injustice, sans nom ni visage ne résistera pas aux temps que la vérité finira tôt ou tard par triompher. Là où on ne peut espérer la justice des Hommes, il faut s’attendre à celle de Dieu qui peut tarder, mais, aura le dernier mot. Dans la vie démocratique, c’est le peuple qui tranche, comme seul Dieu décidera toujours du destin de chacun. Pour ma part, j’ai choisi de vivre en homme libre et responsable, tranquille avec sa conscience que de renoncer à l’honneur et à la dignité, rien que pour survivre », a-t-il tranché dans cette lettre ouverte adressée aux Guinéens.

 

Mosaiqueguinee.com

Kassory Fofana s’adresse au peuple de Guinée (Exclusif)

  • LETTRE OUVERTE AUX GUINÉENS

Je préfère mourir libre que de vivre indigne

Chers compatriotes,

De mon lit de malade j’ai pris la décision de m’adresser à vous à travers cette lettre ouverte pour éclairer la lanterne de chacun, vous qui avez la faculté de discernement pour distinguer le vrai du faux. Je me suis résolu enfin à sortir de ma réserve volontaire et à briser mon long silence.
Il m’aurait plu de me livrer à cet effort d’explication nécessaire pour vous édifier devant la barre, comme il est de règle, lorsqu’on a maille à partir avec la justice. Mais, c’est peine perdue, parce que l’on n’est pas dans la situation où ce ne sont pas les faits, preuves à l’appui qui compte. Ce n’est ni la vérité qui est recherchée, ni la justice qu’on a le souci de rendre dans cette cabale politico- judiciaire. Des têtes doivent tomber dans la campagne de chasse aux sorcières ciblée et sélective en cours dans notre cher pays. Ce n’est plus un secret pour personne.
Les faits parlent d’eux-mêmes. A ce jour, j’ai bénéficié, de même que mes compagnons « d’infortune » de 4 ordonnances, au moins, de mise en liberté, restées lettres mortes. Les magistrats qui ont eu le courage de prendre ces décisions, malgré la difficulté pour eux d’appliquer la Loi et de dire le droit dans un climat d’intimidation et de pressions intempestives, ont subi comme moi et tant d’autres le fait du Prince, érigé en doctrine de Gouvernance.
Où est la justice tant clamée ?
Où est la boussole tant vantée ?
Où se trouve l’équité souhaitée par tous devant la loi ?
Avant d’en arriver là, je tiens à rappeler que nous avons été arrêtés, déportés à la maison centrale dans des conditions et circonstances qui n’ont rien à voir avec l’État de droit, les bonnes pratiques en matière de poursuites judiciaires, qui n’honorent pas la République, ne peuvent pas faire non plus la fierté d’aucun Guinéen. Pour moi, qui, 40 années durant, ai fréquenté l’État et fais carrière dans notre administration publique, j’éprouve un sentiment de gêne, de frustration et de honte aussi de savoir que la Guinée touche le fond, se trouve dans le creux de la vague au regard des droits de l’homme et des libertés individuelles.
Je l’ai signifié par écrit, sans équivoque, au procureur spécial de la CRIEF, Mr. Aly Touré, lorsqu’il m’avait demandé de commenter sa décision de me placer sous mandat de dépôt dans une procédure rocambolesque de flagrant délit. Je l’ai réitéré au Ministre de la Justice, Mr Alphonse Charles Wright quand il m’a rendu visite récemment à l’hôpital. Des hommes de Loi comme le Procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré qui ont une maitrise plutôt approximative du droit et une moralité pour le moins douteuse enfreignent la Loi, bafouent les Droits de l’Homme allègrement, ne mesurent même pas le tort immense qu’ils causent au pays et ne se rendent pas comptent jusqu’où ils rabaissent les Guinéens et abiment l’image de la Guinée et de sa justice républicaine.
Je précise que je suis avec mes compagnons, à la maison centrale sans le moindre titre de détention en cours de validité. Je lance le défi à Mr. le Procureur Spécial de montrer au peuple de Guinée auquel il aime souvent s’adresser à propos de la procédure nous concernant, la base légale de notre détention à date. Bientôt un an, nous sommes privés de liberté et jetés dans cet établissement pénitentiaire sans ménagement, dans l’illégalité absolue.
Voilà, maintenant, après ce chemin de croix et une cascade de violations des règles et procédures sacrées du Droit, qu’on annonce, dans une précipitation suspecte, une grande effervescence médiatique, un procès pour ce 15 mars courant. En d’autres temps, d’autres conditions, c’est une bonne nouvelle, car enfin nous avons l’occasion de nous expliquer devant l’opinion, devant Dieu et les Hommes pour prouver notre innocence, si évidente, laver notre honneur, souillé pour longtemps. De cause à effet, un procès organisé à la suite du tableau très sombre ainsi dévoilé n’a aucune chance d’être juste et équitable, parce qu’il n’est pas inspiré par la rigueur du droit et de la loi, mais, il est plutôt destiné à satisfaire l’orgueil d’avoir raison dans un dossier totalement vide. Derrière ce procès, il y a une volonté clairement exprimée de sauver la face dans un feuilleton qui n’a que trop duré et a fini par lasser et agacer toutes les bonnes consciences. Même les plus patients et indulgents d’entre nous, se montrent révoltés par une oppression ambiante.

Chers compatriotes,

Il faut savoir que l’ordonnance qui nous renvoie devant la juridiction de jugement ne comporte aucun grief retenu à mon encontre, discuté préalablement comme l’exige la loi pendant l’instruction ou évoqué avec mes conseils. Il s’agit de nouvelles accusations, sorties de nulle part, dont nous n’avons jamais eu connaissance auparavant, à aucune des étapes de la procédure, à aucune des phases de l’instruction des 9 derniers mois. Comment être jugé sur des pièces et des éléments gardés à la discrétion des seuls poursuivants, ignorés des accusés et des autres parties dans le procès ? Où est la transparence exigée par tous et pour tous ? Peut-on, ainsi parler de procès équitable, sans contradiction ?
On invoque des détournements de fonds publics. Malgré tout le temps écoulé, on est toujours au stade de soupçons vagues, de présomptions virtuelles, de suspicion hasardeuse, d’indices incertains, bref on baigne dans l’abstrait et le dilatoire. Aucun fait, aussi dérisoire qu’il puisse paraitre, n’est venu étayer l’accusation, aucune preuve, si mince qu’elle soit, n’a été brandie pour assoir la conviction des magistrats. Comme moyens de preuves, il n’y a aucun audit, aucun rapport d’audit produit, versé dans le dossier, résultant de missions d’inspection au sein des structures publiques (en l’occurrence l’ANIES et La MAMRI) qui auraient été spoliées ou seraient victimes de malversations financières, de détournements de deniers publics. L’ironie du sort est que ces structures publiques disposent toutes de Conseils d’Administration ou de comités de pilotages, de services comptables et d’audits internes. L’ironie du sort est que sur les périodes comptables considérées, ces structures n’ont pas signalé des déperditions frauduleuses de ressources financières, encore moins une implication quelconque du Premier Ministre que je fus dans la gestion courante desdites structures. De quoi, m’accuse t-on alors ?
Mille fois, hélas ! L’acharnement ne s’est pas limité qu’à moi, les actes d’offense et de vexations ont touché ma famille et mes proches aussi. Seul concerné dans l’affaire, ma famille et mes proches n’ayant pas été impliqué dans ma gestion, d’une manière ou d’une autre, ce n’est pas qu’à ma seule personne cependant que les magistrats s’intéressent. L’une après l’autre, toutes les personnes liées à moi, peu ou prou, soupçonnées d’appartenir à mon cercle proche ont été interpelées, interrogées, persécutées, sans motifs ni raisons.
A toutes ces victimes collatérales et innocentes, trainées devant la justice pour délit de proximité avec moi, je présente mes excuses sincères et exprime mes profonds regrets.
Chers concitoyens,
J’informe l’opinion publique nationale et internationale que je suis arrivé à la clinique Pasteur, après toutes les alertes à propos de mon état de santé sans qu’aucune suite n’ait été donnée, dans un fauteuil roulant, incapable de marcher et de me déplacer, tout seul. Il m’a été administré perfusion sur perfusion, me trouvant dans un état critique après la dégradation de ma santé. Le dernier rapport établi par la clinique Pasteur qui ne peut être soupçonnée de complaisance et de légèreté confirme celui de l’infirmerie de la maison centrale six mois plutôt et d’autres médecins Guinéens et étrangers, ayant diagnostiqué déjà une pathologie qui ne peut être traitée sur place, donc nécessite une évacuation sanitaire urgente. C’est une question de vie ou de mort. Les différents rapports ont été adressés aux autorités compétentes depuis six mois déjà et le dernier de la Clinique Pasteur remonte à plus de deux semaines.

Pendant qu’on languit à attendre la réponse à la demande d’évacuation formulée, on veut nous forcer à aller à un procès. Dans aucun pays au monde, on ne peut se permettre de juger une personne malade, attraire devant la barre un patient qui ne dispose pas de toutes ses facultés pour pouvoir s’expliquer et se défendre, convenablement. Personne ne mérite d’être traitée ainsi. Je ne revendique rien qui ne soit pas de mon droit comme celui propre à chacun de bénéficier de soins adéquats en cas de maladie.
J’informe donc chacun et tous que je ne me présenterai pas à un juge dans les conditions d’aujourd’hui. Tout comme mes codétenus ne se présenteront pas à un procès aussi longtemps que leurs droits à la liberté et les décisions judiciaires pertinentes déjà prises à cet effet, ne seront pas respectées.
A ceux qui nous exhortent de croire en notre justice, de faire confiance en nos magistrats, nous les invitons, à notre tour, à récapituler les faits, chronologiquement comme je viens de le faire pour comprendre que dès le début, ce n’est pas de justice dont il est question. Le problème posé, il est politique, la solution sera donc tout aussi politique. N’oublions pas que depuis le 5 septembre 2021, notre pays vit sous un régime d’exception consécutif au coup d’État perpétré. Nous sommes sous une administration militaire, différente de notre système de valeurs habituel que nous continuons de défendre, que nous souhaitons rétablir au terme de la transition en cours.
En tant que Républicain et démocrate, il se pose aussi à moi le problème de fond et de conscience de croire que dans la situation d’aujourd’hui de notre pays, on peut parler de justice et de rendre justice. Ne voit-on pas la réalité des choses, notre sort à tous ?
Mon vœu et mes prières personnelles, en ce moment, c’est de voir notre pays revenir à une vie constitutionnelle normale qui puisse garantir les droits rudimentaires et les libertés fondamentales de chacun. En ce moment, chacun pourra répondre de ses actes, en toute liberté de conscience et dans le respect de ses droits, devant des juridictions indépendantes, animées par des magistrats assermentés, libres et scrupuleux. En lieu et place de cours et tribunaux de ces temps qui courent, taillés sur mesure pour les besoins d’une cause politique et pour servir les maîtres du moment du pays.

Chers concitoyens,

Urgent: Déclaration imminente de Kassory Fofana?

L’ancien Premier ministre et d’autres anciens dignitaires sont attendus ce mercredi 15 mars 2023 pour le début de leur procès.

Mais comme on le sait déjà ses avocats ont annoncé qu’ils ont l’intentention de ne pas se présenter devant le juge. Kassory lui-même, comme revelé par notre quotidien d’informations lerevelateur224.com envisage de boycotter l’audience de lendemain et jours suivants.

Justement à ce propos, son conseil laisse entendre que Kassory lui-même pourrait donner des explications relatives à son refus de comparaître.

On parle même d’une possible déclaration de sa part dans les heures qui suivent pour prendre l’opinion à témoin de sa situation malheureuse de détresse extrême.

A suivre…

Lerevelateur224.com

Procès du 28 septembre 2009: une présumée victime verse des larmes à la barre (avocat)

Comme nous vous l’annoncions précédemment, le procès des événements du 28 septembre 2009 se poursuit au tribunal de première instance de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. Depuis plusieurs semaines, ce sont les présumées victimes de viol et coups et blessures qui sont en train de témoigner; d’où le huis-clos.

Au sortir de la salle d’audience, maître Dinah Sampil, un des avocat du capitaine Moussa Dadis Camara s’est confié à la presse.

« Aujourd’hui il y a une des victimes de viol qui a comparu. Elle a expliqué comment elle a été rattrapée et comment des personnes, au nombre de quatre, sont passées sur elle contre sa volonté. Elle a subi des coups et des blessures pendant et après les actes de viol. C’est ce qui lui a valu son évacuation sur un pays de la sous-région pour y recevoir les soins appropriés.

Nous avons pu voir une personne assez atteinte dans sa dignité, qui n’a cessé de verser des larmes et de se référer au Créateur le bon Dieu comme dernier des juges. 

Malheureusement, elle n’a pas pu identifier ses bourreaux en raison des circonstances dans lesquelles les faits sont survenus, circonstances dues au crépitement des balles qui l’ont empêché de dévisager complètement les bourreaux. Et situation due aussi au fait que la plupart des personnes avaient le visage voilé et déformé par les peintures, d’après elle, que ces derniers avaient appliquées sur leurs visages dans le but de ne pas être reconnus. Ce sont ces choses-là qui ont fait qu’elle n’est pas à mesure de dire que c’est Paul ou Pierre. Ce qui reste constant, c’est qu’elle a été victime de viol de la part de plusieurs personnes au même endroit », a t-il longuement rapporté.

Source Guinée114.com