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Boké : les détenus appellent le ministre Charles Wright au secours…

Entassés dans des cellules presque 24h sur 24h,  sans possibilité de sortir pour bénéficier d’un bain de soleil, les détenus de la prison civile de Boké ont accueilli la visite du Garde des Sceaux Ministre de Justice et des Droits de l’Homme avec joie et satisfaction. Les paroles qu’ils scandaient en sont une illustration parfaite. Pour montrer combien de fois la vie est dure dans cette prison, ils disaient « Charles Wright au secours, changez les régisseurs pour nous ».

Le Garde des Sceaux en mission de travail dans cette zone a indiqué aux gardiens de cette prison qu’il n’est pas exclu qu’un jour qu’on se retrouve tous en prison à tort ou à raison. « L’affaire de ministre m’a trouvé humain et je resterai humain, c’est de ma nature, je suis comme ça », a-t-il fait savoir, avant de rappeler qu’il a des informations se rapportant au cas  des gens qui sont soumis à la contrainte et la torture dans cette prison. Dans la cellule 6, il y a des délinquants et dès que tu viens c’est là-bas on te met pour qu’on te frappe et ils te réclament de l’argent tout en disant d’appeler tes parents pour qu’on t’amène de l’argent, nous apprend-on. Et ce montant varie de 500 millions francs à 2 000, 000 de francs guinéens.

Un détenu écouté par les responsables du département, hier mardi 13 juin, a indiqué avoir remis au greffier Ibrahima Camara 8 millions de francs guinéens. Ce dernier a nié avoir reçu tout ce montant mais tout de même reconnaît avoir pris 3 millions. Un scénario de corruption qui a poussé immédiatement le ministre de la Justice à suspendre ce greffier de cette prison pour corruption et ordonne qu’il soit remis dans les mains de la gendarmerie pour des fins d’enquête.

L’ex Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry a réitéré devant les gardiens de cette prison civile qu’il se bat sans arrêt pour qu’ils ne quémandent pas. « Au lieu de demander de l’argent, demandez-moi, je suis votre ministre. Ce que vous voulez, demandez moi (…) Mais il faut respecter les droits des détenus parce que les gens qui sont incarcérés c’est des humains ».

Pour rectifier le tir, Alphonse Charles Wright a promis dès son retour à Conakry de faire sauter tous les gardiens de la prison de Boké. Au régisseur adjoint, il a fait savoir qu’il ne sera pas épargné, il sera suspendu et poursuivi, parce qu’ici « c’est un réseau des délinquants, c’est une délinquance organisée », a-t-il promis.

 

Source média Guinée.com

Guinée : Quelles stratégies pour les forces vives face au CNRD?

CONAKRY-Alors que la trêve annoncée de leurs manifestations prend fin dans deux semaines, les forces vives font face à un défi majeur. Quelles stratégies adopter dans un contexte d’interdiction des marches couplée à une réquisition de l’armée dans le maintien d’ordre ? La question vaut tout son pesant d’or. Car les derniers appels à manifester n’ont pas produit l’effet escompter. Ces mots d’ordre ont été tout simplement étouffés dans l’œuf par les forces de l’ordre (police-gendarmerie) appuyées par des militaires déployés dans les rues de Conakry avec des moyens lourds. En plus de ce dernier développement, il faut dire que la coalition contestatrice a du mal à fédérer tout le monde et partout. Ses appels à manifester sont suivis dans une partie de la capitale. L’autre handicap majeur, c’est le fait que les entités membres des forces vives ne poursuivent pas le même objectif.

Les forces vives se sont alliées à Alpha Condé, qui a clairement dit que lui, il veut chasser les autorités de la transition pour revenir au pouvoir. Lors des manifestations des femmes de son parti, elles ont montré les pancartes sur lesquelles il était clairement dit que la volonté était le retour d’Alpha Condé. Donc si les forces vives sont dans une telle entité où les objectifs ne sont pas les mêmes, cela amène à voir un impact négatif sur les combats qu’elles sont en train de mener. Soit, elles veulent le dialogue, elles peuvent insister sur cela, ce principe est bon ; soit elles veulent chasser les autorités de la transition. Elles doivent dire ce qu’elles veulent« , indique Ibrahima Sanoh, analyste sociopolitique.

A date, les autorités de la transition déroulent tranquillement l’agenda de la transition même en l’absence des forces vives. Le CNT vient de boucler un débat crucial lié à l’élaboration de la nouvelle constitution, le Gouvernement quant à lui travaille avec les partenaires pour le respect du chronogramme. Il se dit d’ailleurs en avance par rapport aux prévisions.

Face au chapelet de revendications des forces vives, la junte a fléchi sur deux points. A savoir la libération des leaders du FNDC et la levée des contrôles judiciaires pesant sur certains acteurs politiques. Ce après une médiation âprement menée par les religieux. Selon l’analyste, les leaders religieux ont fait de leur mieux.

D’ailleurs, ces derniers comptent profiter de cette période de suspension des manifestations, pour faire bouger les lignes. Selon Monseigneur Jacques Boston, porte-parole des prélats, des rencontres sont prévues entre le premier imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara, l’archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Koulibaly, le Secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara. Il s’agira d’échanger autour de la relance du dialogue entre eux et les acteurs sociopolitiques. Mais faut-il nécessairement reprendre le cadre de dialogue ? M. Sanoh reste prudent. Pour lui, le canevas exigé par les forces vives ne tient pas la route. Car l’actuel médiateur de cette institution dans la crise guinéenne a montré ses limites.

« Il faut appeler à un cadre de dialogue, d’accord. Mais les forces vives ont voulu que ce soit par l’intermédiaire de la Cédéao. Je suis désolé de le dire, mais le médiateur de la Cédéao ne s’est pas assumé dans cette affaire. Parce qu’au début, il était dit dans les accords avec l’institution régionale, que le médiateur de la Cédéao allait s’engager, c’est la dernière résolution, à impliquer les parties prenantes guinéennes pour une application inclusive de la transition. Il ne l’a pas fait. Je crois que dans cette partie, la Cédéao aussi a péché.

Donc l’alternative actuelle c’est de demander à ce que la Cédéao donne un autre médiateur, peut-être qui ne sera pas consensuel mais qui a plus de personnalités. Dr Yayi Boni malheureusement n’en a pas. Si cette affaire a conduit à tout ça, parce que de son côté, il n’a pas voulu assumer sa responsabilité. Il faut également renoncer à l’idée consistant à dire qu’il faut que le dialogue se tienne ailleurs. Il peut se tenir en Guinée avec la participation de la Cédéao. Sinon on risque de perdre le temps… », soutient Ibrahima Sanoh.

Stratégies

Alors que les manifestations semblent montrer leurs limites, des voix s’élèvent pour demander un changement de stratégie. Au sein des forces vives, certains se demandent comment changer de stratégies.

« Celui qui nous propose vraiment une stratégie, si elle est fiable, on discute avec la personne et on accepte. Nous sommes demandeurs de stratégies. Tout le monde dit ‘’Ah, ils sortent dans la rue, on tue les enfants des autres…ceux qui disent ça, sont ceux qui étaient avec nous hier dans la rue. Personne n’est dupe maintenant… », a rétorqué une figure politique membre des forces vives de Guinée.

 

Source Africaguinee.com 

CNT : les conseillers nationaux adoptent la loi d’autorisation de ratification de deux avenants de convention de prêt

En plénière ce mercredi 14 juin 2023, les conseillers nationaux du Conseil national de la transition (CNT) ont examiné et adopté des avenants relatifs aux conventions de prêt pour les voiries urbaines de Conakry et celle de la route nationale Coyah-Mamou-Dabola, signés le 21 avril 2023 entre la République de Guinée, la Banque Commerciale de Chine, Filiale de Singapour, la Banque Industrielle et Commerciale de Chine LTD et la Banque d’import-export de Chine.

C’était sous la présidence du président de l’institution (CNT), Dr Dansa Kourouma, en présence de plusieurs invités dont des membres du gouvernement et des cadres techniques des services concernés.

Selon la rapporteure générale du CNT, Fatima Camara, il est important de rappeler que ces deux accords découlent de l’accord stratégique sino-guinéen, communément appelé ‘’Accord mines contre infrastructures’’, signé en septembre 2017, pour une enveloppe globale de 20 milliards de dollars US, dont le remboursement est adossé aux revenus tirés de l’exploitation des projets miniers Chalco, CDM-Henan et China Power Investment (CPI).

 

 

« La survenance d’un cas de force majeure, en l’occurrence la pandémie de la COVID 19, a amené les parties contractantes à introduire des avenants aux contrats initiaux, en vue de l’achèvement des travaux. Ainsi, prévu pour un délai de 35 mois à compter de juin 2019, le ‘’Projet de réhabilitation de la voirie urbaine de Conakry’’ se voit prolongé de 13 mois. Le ‘’Projet de construction de la Route Nationale Coyah-Mamou-Dabola’’, dont la date initiale d’achèvement était fixée au 7 février 2022, a connu, quant à lui, une rallonge de 16 mois. La prolongation de ces deux dates contractuelles nous amène à légiférer sur la durée de décaissement. Initialement prévue dans l’accord de prêt pour le 19 novembre 2022 et le 20 décembre 2022, respectivement pour la ‘’réhabilitation de la voirie urbaine de Conakry’’, et la ‘’construction de la Route Nationale Coyah-Mamou-Dabola’’, cette durée de décaissement se trouve prolongée, en deuxième intention, jusqu’au 18 décembre 2023, pour les deux projets. L’expiration de la date limite de décaissement a entrainé des retards de paiement des décomptes qui, depuis juillet 2022 n’ont été effectués à aucune des deux entreprises, qui ont cependant continué à investir dans la mobilisation d’effectifs, de matériels et d’équipement, afin d’assurer le bon déroulement des projets ; ce qui a alors conséquemment occasionné d’énormes difficultés dans leur trésorerie », précise le rapport final du CNT.

Toujours selon elle (rapporteure), au cours de l’examen des présents dossiers en commission et en inter-commissions, les conseillers nationaux se sont interrogés sur plusieurs aspects dont entre autres : la distinction de l’intitulé du projet «échangeur de Matoto et du km 36», les raisons du retard ; le niveau d’exécution des deux projets ; le manque d’attrait de l’ouvrage final de la route Coyah-Mamou-Dabola ; les dénivellations entre la surface des ponts et le reste de la chaussée ;  le balisage des routes en construction ; les panneaux de signalisation ; les raisons de la dégradation précoce des routes ; les autres raisons qui ont obligé à recourir aux avenants ; l’étroitesse des routes ; les garanties demandées aux entreprises…

« Afin de permettre aux entreprises contractantes d’achever les travaux de construction de la route Coyah-Mamou-Dabola et ceux des voiries urbaines de Conakry, la ‘’Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire’’ vous invite à autoriser la ratification de la prolongation de la date limite de décaissement, à travers ces deux avenants soumis à notre appréciation », conclut ledit rapport.

 

Source média Guinée.com

Violation des droits des filles voilées en Guinée : aucune structure de défense des droits de la femme ne s’y intéresse !

Ni l’Ambassade de la France, ni l’Ambassade des EtatsUnis, ni l’Ambassade de la Grande Bretagne, ni l’OGDH, ni le HCNDH, encore moins les féministes ne pipent un seul mot. Aucune structure de défense des droits de la femme ne s’y intéresse, quel paradoxe !

En principe les représentations diplomatiques et les structures qui ont pour une partie de leur mandat la défense des droits de l’Homme devraient normalement combattre toutes les violations faites aux femmes y compris les filles voilées, en respectant les droit de toutes les filles sans distinction conformément à la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui dans son article 02, stipule que : « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ».

En outre : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », les autorités doivent privilégier l’éducation qui demeure le socle de tout développement d’une manière générale, et particulièrement celle des jeunes filles qui sont les mères de la société.

En plus et dans la même lancée, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, déclare ceci : « La liberté de conscience, la profession et la pratique libre de la religion sont garanties. Sous réserve de l’ordre public, nul ne peut être l’objet de mesures de contrainte visant à restreindre la manifestation de ces libertés ».

De même, ces droits fondamentaux sont garantis par la Charte de la transition en son chapitre IV intitulé : Des libertés, devoirs et droits fondamentaux, évoque également en son article 23 : « Les libertés d’opinion, d’expression, de conscience et de culte sont garanties. Les conditions de leur exercice sont définies par la loi ».

En tenant compte de la charte des droits de l’Homme, considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Ainsi, considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.

Il est très regrettable qu’aucune entité ni structure susmentionnée ne dise un mot contre la violation des droits des filles voilées dans les différentes salles d’examens nationaux et dans plusieurs régions des voiles ôtés et piétinés, des propos méprisants à l’encontre de ces mêmes filles.

En somme, le choix du mode vestimentaire décent est un droit. Personne ne doit être stigmatisé pour avoir pratiqué les recommandations de sa religion dans l’espace public (administration, entreprise, école, université…), ces structures de défense de droits des filles doivent également  se mettre aux côtés de ses pauvres filles  afin d’éviter la violation de ces droits, conformément à la déclaration universelle de droits de l’Homme, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et en respectant également, la charte de la transition, pour des examens normaux sans problème, ni souci, chose que nous le souhaitons ardemment.

MANSARE Ibrahim, PhD
Porte-parole de l’Union des écoles franco-arabes

Après sa libération, Foniké Mengué appelle le CNRD au dialogue et le peuple à la résistance… « On n’a jamais eu peur des militaires »

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, Oumar Sylla (alias Foniké Mengué), Ibrahima Diallo et Saïkou Yaya Barry ont bénéficié d’une décision du tribunal de Dixinn les relaxant de toutes les accusations pour lesquelles ils étaient jugés depuis la semaine dernière à Conakry. Après le prononcé du verdict par le tribunal de première instance de Dixinn (délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry) ce mardi, 13 juin 2023, le coordinateur du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a estimé qu’il s’agit d’une victoire de la démocratie sur la dictature.
Si Foniké Mengué salue la décision du juge Kabinet Keïta, il précise par contre que lui et ses camarades ont été détenus sur du faux, ajoutant qu’ils étaient des otages de la junte, qui dirige la Guinée depuis le coup d’État militaire du 05 septembre 2021.

C’est une grande victoire! La victoire de la démocratie sur la dictature, la victoire de la vérité sur le mensonge. Nous saluons ce courage que ce jeune juge a eu dans ce verdict en nous libérant, c’est un sacré courage qu’il faut saluer. Encore une fois vous avez compris que les 10 mois que nous avons fait en prison que c’était sur du faux. Nous étions simplement des otages du CNRD puisque nous avons demandé un dialogue sérieux autour de notre transition, comme ils ne veulent pas donner ce dialogue, alors ils ont décidé de nous kidnapper et nous foutre en prison 10 mois durant. Mais ce n’est pas la prison qui va nous faire reculer dans le combat que nous menons. La prison ne peut pas être un obstacle à notre combat. Ce qui est sûr et ce qui est très important, nous continuons le combat, et ce combat ce n’est pas contre un individu, ce n’est pas également pour un individu, c’est pour tout le peuple de Guinée. Le combat pour la démocratie, pour la liberté, pour la justice. Ce combat nous le continuons, nous le continuons avec l’ensemble des militants pro démocratie de Guinée. Ensemble nous allons triompher puisque que c’est un combat de principe démocratique, un combat de responsabilité que nous sommes en train de mener », a martelé Oumar Sylla.

Par ailleurs, le leader du FNDC le président de la transition à mettre en place un véritable dialogue entre les forces vives et le CNRD.

« On n’a jamais eu peur des militaires. Si on n’a pas eu peur au moment où des forces spéciales pour favoriser le troisième mandat de M. Alpha Condé, ce n’est pas aujourd’hui qu’on va avoir peur. Le fait qu’il (Colonel Mamadi Doumbouya) soit au pouvoir ne nous fait pas peur. Ce qu’on veut qu’il sache est que nous sommes dans une transition, ce n’est pas un mandat, il n’a pas reçu un mandat venant du peuple de Guinée. La transition demande le consensus, ça demande le dialogue, c’est ce que nous lui demandons. De faire en sorte qu’il y ait un seul dialogue, ce véritable dialogue autour de la transition afin que les forces vives d’une part et le CNRD d’autre part s’asseyent, discutent autour de la conduite de la transition », a-t-il ajouté avant de réitérer son engagement et celui de ses paires à continuer combat jusqu’à la victoire finale.

« Nous n’abandonnerons jamais ce combat, nous n’avons jamais abandonné ce combat et ce n’est pas maintenant que nous allons abandonner ce combat. Nous appelons tous les militants pro démocratie de Guinée à se mobiliser encore une fois de continuer ce combat jusqu’à la victoire finale. C’est une mission pour nous et cette mission nous l’accomplirons inchAllah », a fait savoir Foniké.

 

Source Guineematin.com

Cellou Dalein de retour? Les pièges fatals à déjouer pour le leader de l’UFDG (Par Marouane)

Son retour au pays est synonyme de jour de fête, chez le musulman, après 30 jours de pénitence.

Depuis l’annonce faite autour d’un probable retour de Cellou Dalein Diallo au pays, après un long exil forcé depuis le 06 mars 2022, et après avoir été expulsé manu militari de son domicile privé, en violation de toute règle de procédure, avec une volonté délibérée de l’humilier, le débat a pris une autre tournure.

Il se pose désormais en ces termes: faire acte de résistance face à une junte violente et arrogante, affichant un mépris insupportable et prête à écraser toute contestation ou vivre en exil pour non seulement préserver la vie de ses militants, prêts à tout pour lui, mais aussi utiliser ses réseaux à l’international pour asphyxier le régime, par le rétrécissement de l’aide au développement?

Cellou serait-il face à un dilemme?

D’abord, pour exemple: le cas Diallo Telli avec Sékou Touré. Il a été victime de sa bonne foi et de sa naïveté.

Cellou sera bien plus utile à l’UFDG s’il jouit pleinement de sa liberté et s’il n’est pas menacé dans son intégrité physique et morale quand on a à l’esprit, toutes les injustices qu’il subit, la résilience et le courage dont il a fait preuve ces dernières années.

La Guinée se portera nettement mieux si les droits élémentaires du leader de L’UFDG, consacrés par nos textes nationaux et internationaux, sont garantis, tout comme les droits de ceux qui sont inquiétés ou harcelés aujourd’hui.

Si seulement si on ne se lance pas dans la périlleuse entreprise d’empêcher le plus redoutable de tous les potentiels candidats de briguer la magistrature suprême.

Tout porte à croire, son passé électoral en fait foi, qu’en cas d’élection transparente , libre et équitable, l’homme fort de l’UFDG en sera le vainqueur, de loin devant tous les autres. Que cela soit clair pour tous.

Ensuite, ce n’est pas tant son retour qui doit préoccuper que l’impérieuse nécessité de remettre la transition sur les rails, de créer les conditions d’équité et d’éthique afin que les prochaines élections soient celles qui permettront aux gouvernés de choisir leurs gouvernants pour une fois.

Pour l’heure, le retour de Cellou me semble être un sujet périphérique qui ne doit pas être utilisé comme un appât à l’hameçon du CNRD pour attirer l’homme d’Etat dans un piège fatal.

Au stade actuel, le Président de L’UFDG perd plus à se précipiter à revenir au bercail qu’il n’y gagnerait. Pourquoi ?
Le premier piège: Les plus chauds pour un retour de Cellou Dalein Diallo en Guinée sont ceux qui veulent reprendre la tête du parti. Ils veulent voir Cellou tomber de son piédestal, face au vide qui va s’installer, ils sortiront enfin leurs vrais visages. Ils seront les touts premiers à dire, bon, maintenant, le parti doit trouver son candidat pour espérer le sortir de cette situation. Les prétendants, seul Dieu en sait le nombre, et bonjour donc la dislocation !

Le deuxième piège, l’annonce d’un retour de Cellou Dalein Diallo de façon spontanée, est une corde attachée à son cou. Et d’ailleurs, ce n’est pas lui-même qui a informé de son retour. Et s’il reste en exil, ses soutiens à double visage et à géométrie variable soutiendront a posteriori qu’il manque de courage et de détermination.

En l’état actuel des choses, le maintien en exil de Cellou Dalein Diallo, dont la popularité n’a jamais été éprouvée, sauve notre pays d’un chaos aux multiples conséquences.

Car, vouloir mettre la main sur Cellou Dalein Diallo à propos d’un dossier aussi vide qu’Air Guinée, serait de nature à raviver les tensions et à exacerber les violences dans le pays voire même à raccourcir la transition.

Cellou est trop lourd pour rentrer incognito sans déclencher un véritable tsunami de nature à faire ravaler au CNRD son arrogance démesurée.

Le troisième piège, Cellou sur le territoire national, devient faible face au CNRD. Il sera comme un serpent sans venin, comme un lion édenté. Des scénarios possibles, soit on le met sous résidence surveillée, ou au pire des cas, on le garde à la maison centrale pour un dossier bidon.

Selon toute vraisemblance, la justice aux ordres mobilisera toute sortes d’arguties juridiques avec une requalification des faits contre lui, outre ceux pour lesquels il est détenu pour lui coller une infraction, et présenter ainsi d’autres charges que celles pour lesquelles il est censé être poursuivi.

Un remake à la guinéenne de la rocambolesque affaire Ousmane sonko. Suivez, mon regard…!

Revenir maintenant ou attendre le meilleur moment de le faire est l’affaire d’abord de Cellou auquel cette décision appartient en dernier ressort.

C’est à sa seule et entière discrétion, lui qui est mieux placé que quiconque, pour déterminer ce qu’il y a de mieux pour l’UFDG et lui-même.

Aucune pression ou aucune garantie d’aucune sorte de l’intérieur ou de l’extérieur ne devrait le détourner de son intime conviction.
Comme le disent nos amis anglophones, timing is everything !

Tous les esprits lucides sont unanimement d’accord pour dire que Cellou est simplement victime d’une cabale judiciaire et d’un acharnement politique sans précédent.

Je dis et je persiste: l’avenir de Cellou est démocratique dans un pays normal avec des règles de jeu claires et des pratiques saines.

Les multiples entraves contre lui et les tentatives désespérées de stopper son élan victorieux relèvent de la tyrannie et ne peuvent s’expliquer que par la bêtise humaine qui continue de coûter cher à tout le pays.

C’est ça le vrai débat.
Tout autre sujet n’est que pur divertissement !

Source: lerevelateur224.com
Par Marouane.

Le ministre Wright à Boké : « désormais, lorsqu’on prend un agent pénitentiaire, la suspension ne suffit pas c’est la radiation pure et simple »

Venu porter le message du président de la transition, du Premier ministre, chef de gouvernement et de l’ensemble des membres du gouvernement, dit-il, suite au décès de Mansour Bah, père de famille en détention pour « abattage d’arbres » à Tabondeyah, dans la sous-préfecture de Kolabouyi relevant de la préfecture de Boké, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, a durci le ton contre les magistrats et les agents pénitentiaires.

Par ailleurs, il souligne que la suspension des gardes pénitentiaires ne suffit plus en cas de faute avérée, désormais c’est la radiation qui s’imposera. Et parlant des magistrats, il a fait savoir qu’au-delà de leur suspension,  ils ne percevront plus leur salaire désormais en cas de faute professionnelle.

C’est pourquoi Alphonse Charles Wright, qui a accordé une interview à la presse peu de temps après la prière funèbre à Tabondiyah, a précisé qu’il y a un règlement intérieur standard qui va s’appliquer au niveau de tous les établissements pénitenciers. « Ce règlement intérieur dit quoi ? Désormais, lorsqu’on prend un agent pénitentiaire, la suspension ne suffit pas, c’est la radiation pure et simple. On ne doit plus continuer à suspendre c’est terminé ça. Lorsqu’on va prendre désormais un magistrat qui est suspendu et que sa faute professionnelle est avérée, on saisira son salaire désormais. On ne peut pas suspendre un magistrat et qu’il continue à se promener en prenant son salaire, c’est terminé. Vous êtes payés sur la base d’un service de qualité, vous êtes payés parce que vous allez rendre justice. Si  vous ne le faites pas, on ne paie pas un travailleur, on paie le travail. On ne peut pas l’accepter »,  rassure le ministre de la Justice.

À en croire le Garde des Sceaux en République de Guinée, chacun doit se sentir Guinéen, sans distinction d’ethnie sur un territoire donné. « Je ne peux pas comprendre aujourd’hui en cette période de refondation de l’État quel que soit ce qu’il a commis, on l’a poursuivi pour abattage d’arbres c’est pourquoi je vais conférer avec les autorités locales sur les affaires domaniales ici à Boké parce que j’ai l’impression que les gens n’ont pas la maîtrise du régime juridique. Chacun se targue aujourd’hui en sapant l’unité nationale. Chacun doit se sentir Guinéen partout où il est. Il n y a pas de Peulh, il n y a pas de Nalou, il n y a pas de Forestier sur un territoire donné. Il n y a que des Guinéens qui doivent apprendre à vivre ensemble, à régler leurs problèmes à l’amiable, qui doivent faire en sorte que l’unité règne entre les communautés. Il n y a pas une communauté supérieure à une autre.

Pour nous, en ce qui nous concerne, on ne va pas dire que les gens ne fauteront pas, on ne peut l’empêcher mais c’est de notre responsabilité de prendre des mesures quand c’est nécessaire ».

Pour finir, le ministre de la Justice croit savoir ceci: « On vous dit que monsieur le Ministre de la Justice harcèle les magistrats, j’irai au-delà de ce qui est prévu et j’irai au-delà de ce qui est prévu, cela  veut dite quoi ? C’est en prévoyant des textes de loi qui désormais tout magistrat qui va être suspendu dont la faute professionnelle doit être avérée il ne recevra pas son salaire, je suis formel là-dessus, sinon on ne peut pas continuer, il faut que le Conseil supérieur de la Magistrature joue son rôle… », a-t-il indiqué avant d’annoncer au parquet de Boké devant les responsables de la chaîne pénale que la loi est déjà sur la table.

Par ailleurs, il faut retenir comme il a été annoncé hier, la victime Mansour Bah a être inhumée ce mardi 13 juin au cimetière du village en présence des parents, proches, amis, collaborateurs et toutes les autorités judiciaires, administratives et religieuses.

Source média Guinée.com

Ce matin je prend ma plume pour m’insurger contre ceux qui, au nom de l’unité nationale, demande de tuer l’ethnie En Guinée Cellou Balde

et apporter ma modeste contribution au debat. Ceux qui demandent de tuer l’ethnie en Guinée sont de deux catégories:

La première catégorie est composée d’honnêtes citoyens préoccupés par l’harmonie, la paix, la stabilité et le vivre ensemble entre toutes les les filles et fils de la Nation.

La seconde catégorie est composée de personnes malhonnêtes, complexées, profondément ethnocentriques, qui occupent souvent des positions influentes mais peinent à assumer ouvertement leur ethnocentrisme.

Aux uns et autres, je m’en vais vous dire que tuer l’ethnie reviendrait à tuer nos identités respectives et renoncer de facto à nos origines. Tuer l’ethnie reviendrai à renoncer à nos noms de famille respectives et peut être que chacun et chacune de nous prendrait « Guinée » comme nom de famille. Est ce alors la solution pour promouvoir l’unité nationale et le vivre-ensemble ? Moi je dis non.

Au lieu de chercher vainement à tuer l’ethnie nous devons plutôt :

Respecter l’ethnie comme nous respectons nos religions respectives;

Respecter l’ethnie comme nous respectons nos mamans qui nous ont mises au monde;

Respecter et protéger l’ethnie de l’autre de la même manière que nous voudrions que la nôtre soit respectée.

Alors nous ne devons pas chercher à tuer l’ethnie car nous ne pouvons pas mais nous pouvons la promouvoir, la respecter et la protéger et ainsi nous aurons renforcé l’unité nationale et favorisé le vivre-ensemble.

Dernière minute : Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Saikou Yaya Barry « non coupables « 

Le tribunal de Dixinn délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry vient de renvoyer Oumar Sylla, alias Foniké Mangué, Ibrahima Diallo et Saikou Barry, des fins de la poursuite. Poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement, de complicité de destructions d’édifices privés et publics et de coups et blessures volontaires, ils n’ont pas été reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés.

Le juge Kabinet Keita dans sa décision n’a suivi ni le parquet, ni les avocats de la partie civile. Le premier avait requis deux ans d’emprisonnement assortis de sursis et une amende de deux millions chacun. Les seconds ont réclamé 20 milliards de francs guinéens en guise de réparation des préjudices causés selon eux, à l’Etat. La décision du tribunal a été saluée par les avocats de la défense et décriée par ceux de l’Etat.

Ce procès des activistes s’est ouvert jeudi 8 juin dernier. Le lendemain, les débats ont été déclarés clos dans le dossier.

Dans cette affaire, il était reproché à Foniké Mangué et compagnie d’avoir organisé et participé à la manifestation du FNDC le 28 juillet 2022. Une manifestation qui s’est soldée par de nombreux cas de morts, de blessés et de dégâts matériels importants, ont dénoncé lors des débats la partie et le ministère public.

Dans la foulée, ces activistes ont été arrêtés fin juillet 2022 pour être inculpés et placés sous mandat de dépôt. Ils n’ont été jugés qu’après avoir avoir passé plus de neuf mois en détention. Ils ont été libérés le 10 mai dernier suite à des arrangements après la pression de la rue.

Urgent/crise dans le football guinéen : la fumée blanche annoncée n’a été que de courte durée

Alors qu’ils étaient réunis ce lundi 12 juin 2023 à l’hôtel Kaloum pour signer les accords trouvés entre eux, les acteurs du football guinéen d’un côté, le CONOR et le gouvernement de l’autre, ont été contraints de suspendre la rencontre et de se retirer.

Tout le problème est parti de l’exposé du juriste du Comité de Normalisation qui devrait, dans les conditions normales, rendre public après avoir traduit dans le langage juridique, les compromis trouvés.

Contre toute attente, au niveau des points qui font objet de compromis, des voix au sein des membres statutaires, ont commencé à contester ce que lisait le juriste. « Ce n’est pas ce qu’on a dit, ce n’est pas ce sur quoi on s’est entendu »,pouvait-on entendre.

Alors que le tohu-bohu augmentait, le président Mamadou Antonio Souaré était obligé de venir au pupitre, pour rappeler lui aussi, que ce que lisait le juriste n’était pas conforme à ce qui a été retenu lors des rencontres tenues.

C’est dans ce sens que les parties ont décidé de faire un huis-clos pour, davantage, mettre les points sur les « i »

La fumée blanche n’aura été que de courte durée, en tout cas pour le moment.


Source mosquéeguinee.com