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Tormélin (Fria) : des citoyens manifestent pour exiger la fourniture de l’électricité

Nous l’avons appris dans l’après-midi de ce samedi 20 juillet 2024. Des citoyens de Tormélin dans la préfecture de Fria ont pris d’assaut la rue pour ériger des barricades sur la nationale n°2. Il réclame le courant électrique dans les ménages.Selon nos informations, la circulation est bloquée sur cet axe routier depuis 12 heures.Les autorités locales ont entamé une sensibilisation pour amener les citoyens à quitter la rue, afin que des discussions sur cette problématique puisse être engagées.

Mosaiqueguinee.com

Bangladesh : la police tire à balles réelles sur les émeutiers (RFI-France24)

L’armée a largement investi les rues de plusieurs villes du Bangladesh après une nouvelle journée d’affrontements meurtriers entre les étudiants protestataires et la police, qui a incité la Première ministre Sheikh Hasina à annuler ses visites à l’étranger. Au moins 105 manifestants ont été tués dans des heurts cette semaine, et près de 300 policiers blessés dans la capitale Dacca pour la seule journée de vendredi.

Face à l’intensification de la violence dans le mouvement de contestation au Bangladesh, la Première ministre Sheikh Hasina, au pouvoir depuis 15 ans, à annuler ses déplacements à l’étranger. Sheikh Hasina devait quitter le pays dimanche pour une tournée diplomatique, mais elle y a renoncé après une semaine d’escalade de la violence. « Elle a annulé ses visites en Espagne et au Brésil en raison de la situation actuelle », a déclaré Nayeemul Islam Khan ce samedi.

Le mouvement avait été lancé par des manifestations étudiantes et qui a fait au moins 115 morts cette semaine, selon un décompte de l’AFP de sources policières et hospitalières. Mais avec le durcissement de la réaction de la police, qui a tiré à balles réelles samedi dans la capitale Dacca, c’est désormais la fin du mandat de Mme Hasina que réclament les dizaines de milliers de jeunes Bangladais.

« À bas la dictatrice », ont scandé cette semaine les manifestants lors de plusieurs défilés à Dacca, une mégalopole tentaculaire de 20 millions d’habitants où des foules en colère ont mis le feu jeudi à plusieurs bâtiments gouvernementaux. Au moins une personne a été blessée parmi les milliers de manifestants rassemblés ce samedi dans le quartier de Rampura pour protester contre le couvre-feu imposé la veille. Ce dernier est entré en vigueur à minuit dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 juillet et restera en vigueur au moins jusqu’à 10h (4h TU) ce dimanche, a rapporté la chaîne privée Channel 24.

Le bureau de la Première ministre a demandé à l’armée de déployer des troupes, après que la police a de nouveau échoué à maîtriser les troubles. « L’armée a été déployée dans tout le pays pour contrôler les troubles à l’ordre public », a déclaré le porte-parole des forces armées Shahdat Hossain.

« Des centaines de milliers de personnes » ont affronté la police dans la capitale Dacca ce vendredi, a déclaré le porte-parole de la police, Faruk Hossain. « Au moins 150 policiers ont été admis à l’hôpital. Cent cinquante autres ont reçu les premiers soins », a-t-il indiqué, ajoutant que deux officiers avaient été battus à mort. Selon la même source, « les manifestants ont incendié de nombreuses guérites de police » et « de nombreux bureaux gouvernementaux ont été incendiés et vandalisés ».

Les tirs de la police sont à l’origine de plus de la moitié des décès, d’après les descriptions fournies à l’AFP par le personnel hospitalier.

Un porte-parole de Students Against Discrimination, le principal groupe organisateur des manifestations, a fait savoir que deux de ses dirigeants avaient été arrêtés depuis vendredi. Un haut responsable du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), principale formation d’opposition, a également été arrêté aux premières heures ce samedi, selon le porte-parole du parti, Sairul Islam Khan.

UFDG: Les militants et responsables à la base et des instances supérieures ont le droit de savoir (CERAG)

Conakry, 20 juillet 2024Nous avons suivi avec attention et indignation le discours de Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, lors de l’assemblée générale du samedi 13 juin 2024.Dans son discours, le vice-président chargé des questions juridiques a tenu des propos surprenants pour les militants et les responsables du parti à tous les niveaux. Nous citons : « Je vais vous dire que le congrès sera organisé devant le président Cellou Dalein Diallo. Je ne suis pas capable de vous donner une date exacte aujourd’hui. Pour deux raisons : la première est que tous les représentants du parti à l’extérieur doivent être là. La deuxième est qu’on n’organise pas un congrès sans qu’on ne finisse de mettre les structures en place.

Ces arguments sont non seulement surprenants, mais ils soulèvent surtout des interrogations sur les véritables raisons de l’absence de monsieur Cellou Dalein.Les militants et responsables ont le droit de savoir.

Nous demandons que Cellou Dalein justifie par écrit les raisons de son séjour prolongé à l’étranger en abandonnant le parti. Si ses démêlés judiciaires sont d’ordre personnel, ils sont antérieurs à son arrivée à l’UFDG et, à ce titre, le parti ne doit pas en souffrir.

Nul ne peut plus croire que la question d’Air Guinée motive l’attitude de M. Cellou Dalein. À écouter son vice-président, on est en droit de croire qu’il s’agit d’une fuite en avant, d’une démission pure et simple, et d’un renoncement aux responsabilités que militants et responsables du parti lui ont confiées.

M. Cellou ne peut pas non plus prétendre qu’il serait en mission pour le parti, car personne, ni aucune instance, Bureau exécutif ou Conseil politique, ne l’a mandaté. Il ne détient aucun ordre de mission. En outre, les missions d’un responsable du parti sont limitées dans le temps : leur durée est à date fixe avec une échéance claire et un compte-rendu à l’instance mandataire.

Nous demandons également au vice-président, Fodé Oussou Fofana, d’éclairer les uns et les autres sur ses propos. Qu’est-ce qui l’a poussé à être aussi affirmatif ? Détiendrait-il des informations que les autres vice-présidents et responsables des instances de la base et du sommet ignorent ?

Le flou a trop duré et plus personne ne croit aux balivernes et aux arguments fallacieux d’une persécution politique dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. Si M. Cellou Dalein se plaint du pouvoir actuel, pourquoi avait-il chanté ses louanges et dansé, selon ses propres affirmations, en reconnaissant les bienfaits d’un coup d’État alors qu’il n’avait consulté ni militants ni responsables ? Pourquoi avait-il proclamé son soutien aux putschistes, se prétendant leur ambassadeur, pour ensuite les vouer aujourd’hui aux gémonies ? Qu’il nous dise s’il avait quelque chose à cacher ou s’il voulait se faire plaire, et pour quoi ?

Le CERAG appelle tous les militants et responsables de l’UFDG à demander à M. Cellou Dalein des comptes sur l’abandon du parti. Il leur demande également d’exiger des explications à la direction nationale sur leur soutien à quelqu’un dont l’attitude et les actes relèvent de la trahison.

Par les Membres du Bureau Politique de l’UFDG

Par la Coordination Nationale du CERAG

Manifestation FNDC France : Cellou Dalein mobilise sa troupe pour la libération de Foniké Menguè et de Billo Bah

J’invite la communauté guinéenne de France à se mobiliser massivement pour prendre part à la manifestation qu’organise l’antenne française des Forces Vives de Guinée ( FVGF) ce samedi 20 juillet 2024 à Paris.Mobilisons-nous pour exiger la libération de Fonike Mengue et Billo Bah kidnappés et détenus en dehors de toute procédure légale, la justice pour toutes les victimes innocentes du CNRD, l’exercice sans entrave de la liberté de la presse et celle de manifester dans les rues et sur les places publiques, ainsi que le retour diligent à l’ordre constitutionnel.

Diomaye Faye , « c’est de la prison qu’il est devenu président » : Une député guinéenne en colère après les attaques de Guy Marius Sagna

Le député sénégalais Guy Marius Sagna a fait son show lors de la première session ordinaire du parlement de la Cedeao à Abuja au Nigeria. Le fondateur du mouvement Frapp-France Dégage, a critiqué sans ménagement les gouvernements de plusieurs pays de la communauté. Il a par exemple blâmé l’exécutif guinéen pour la posture adoptée après les manifestations meurtrières dans le pays.

« Des enquêtes ont été ouvertes pour situer les responsabilités »

Une députée guinéenne, visiblement froissée par ses propos, a décidé de lui répondre de façon assez véhémente. « Lors de la présentation de notre rapport pays, notre frère du Sénégal Guy Marius Sagna a évoqué des cas de morts lors des manifestations que la Guinée a enregistrées, accusant les autorités guinéennes de rester insensibles à ces cas de morts. Il faut dire que les autorités de la transition, depuis leur arrivée, se sont inscrites dans le respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme. C’est pourquoi des enquêtes ont été ouvertes pour situer les responsabilités et punir les auteurs de ces actes. Pour la première fois dans notre pays, il y a même un gendarme qui a été condamné à 10 ans de prison à cause d’un jeune abattu lors des manifestations », a déclaré la parlementaire.

« Au Sénégal, il y a eu beaucoup de manifestations qui ont été violemment réprimées »

DÉPÊCHES Macky Sall Emplois des jeunes Guy Marius Sagna Revue de presse Ahmed Aidara Notre Chaîne YoutubeTop BannerTop BannerPolitiqueDiomaye Faye , « c’est de la prison qu’il est devenu président » : Une député guinéenne en colère après les attaques de Guy Marius SagnaPar: Bernardin PATINVOH – Seneweb.com | 20 juillet, 2024 à 13:07:50 | Lu 2024 Fois | 28 CommentairesSingle PostDiomaye Faye , « c’est de la prison qu’il est devenu président » : Une député guinéenne en colère après les attaques de Guy Marius SagnaAdvertisementLe député sénégalais Guy Marius Sagna a fait son show lors de la première session ordinaire du parlement de la Cedeao à Abuja au Nigeria. Le fondateur du mouvement Frapp-France Dégage, a critiqué sans ménagement les gouvernements de plusieurs pays de la communauté. Il a par exemple blâmé l’exécutif guinéen pour la posture adoptée après les manifestations meurtrières dans le pays.« Des enquêtes ont été ouvertes pour situer les responsabilités »Une députée guinéenne, visiblement froissée par ses propos, a décidé de lui répondre de façon assez véhémente. « Lors de la présentation de notre rapport pays, notre frère du Sénégal Guy Marius Sagna a évoqué des cas de morts lors des manifestations que la Guinée a enregistrées, accusant les autorités guinéennes de rester insensibles à ces cas de morts. Il faut dire que les autorités de la transition, depuis leur arrivée, se sont inscrites dans le respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme. C’est pourquoi des enquêtes ont été ouvertes pour situer les responsabilités et punir les auteurs de ces actes. Pour la première fois dans notre pays, il y a même un gendarme qui a été condamné à 10 ans de prison à cause d’un jeune abattu lors des manifestations », a déclaré la parlementaire.« Au Sénégal, il y a eu beaucoup de manifestations qui ont été violemment réprimées »Elle s’est ensuite permise de faire une piqûre de rappel à son collègue, sur la situation au pays de la Teranga il y a quelques mois. « Monsieur le président, les manifestations se passent dans tous les pays et le Sénégal ne fait pas exception. Mr le président, je répète que, avant l’élection Présidentielle au Sénégal, il y a eu beaucoup de manifestations qui ont été violemment réprimées. On parle d’un peu plus de 60 morts. L’opposition sénégalaise a été persécutée, la justice manipulée à des fins politiques. Il y a des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes qui ont été emprisonnés, même le président actuel (Bassirou Diomaye Faye), c’est de la prison il est devenu président de la République. Donc Mr Guy était où, pour dénoncer tous ces actes. Il y a eu beaucoup de choses…Nous sommes contre les propos qui ont été tenus dans cette salle et qui portent atteinte aujourd’hui aux autorités de notre transition et qui sapent les acquis de la démocratie », a protesté la députée guinéenne.

SOURCE SENEWEB.COM

La thèse de l’enlèvement ‘’crapuleux’’ de Foniké Menguè et Billo Bah ne peut être crédible (Par Mohamed Traoré)

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La thèse de l’enlèvement ‘’crapuleux’’ ne peut être crédible. En tout cas, on peut difficilement y croire au regard des témoignages de ceux qui ont vécu la scène de l’arrestation musclée de Foniké et Billo.

Dans les enlèvements que l’on peut qualifier de crapuleux, les ravisseurs prennent contact avec les familles des personnes enlevées, une fois leur forfait accompli, pour demander quelque chose, de l’argent par exemple. On n’en a vécu des exemples dans notre pays. Et c’était d’ailleurs un phénomène tout nouveau auquel les Guinéens n’étaient pas habitués, une toute nouvelle forme du grand banditisme.

Dans d’autres cas, l’enlèvement est une sorte d’arme de combat, un moyen de pression.

On a souvent vu des mouvements rebelles, des groupes terroristes ou déclarés tels enlever des ressortissants de pays dont ils combattent le pouvoir.

Mais quel que soit le motif des enlèvements, les ravisseurs finissent toujours par se faire connaître en revendiquant leur acte et en indiquant leurs exigences, par exemple, la libération de membres de leurs mouvements ou groupes détenus contre la mise en liberté de personnes enlevées.

Que les ‘’ravisseurs’’ n’aient pris aucun contact avec les familles ou proches des victimes plus de dix jours après leur enlèvement, cela bat en brèche l’hypothèse de l’enlèvement ‘’crapuleux’’.

Lorsque nos services de police judiciaire, sous la direction des parquets, ont à l’idée de mener des ‘’enquêtes minutieuses et complètes’’, ils savent vraiment s’y prendre et sont d’une compétence redoutable.

Nous avons d’excellents enquêteurs. Qu’ils commencent déjà à entendre les témoins de l’interpellation, tout en les protégeant d’ailleurs sur le fondement de la loi sur la protection des témoins ; qu’ils retracent l’itinéraire suivi par les auteurs de l’interpellation. Ils finiront par obtenir des renseignements utiles de nature à faire progresser leurs enquêtes, si enquêtes il y a bien évidemment. Si ce n’est pas de la poudre aux yeux.

Mohamed TRAORE

Me Vincent Brengarth : « Pourquoi nous avons demandé au Président Macron d’intervenir auprès du Général Doumbouya… »

CONAKRY-Alors que la récente sortie du Procureur général Fallou Doumbouya exacerbe l’inquiétude des proches des deux activistes guinéens portés disparus depuis le 09 juillet dernier, deux avocats français ont annoncé ce jeudi 18 juillet avoir écrit au président français pour solliciter son intervention auprès de son homologue guinéen.

Maitres Vincent Brengarth et William Bourdon demandent à Emmanuel Macron d’intervenir auprès du Général Mamadi Doumbouya pour avoir des éléments de réponse sur le dossier de Oumar Sylla et Mamadou Billo Bah.

Pourquoi cette requête ? Le dirigeant français a-t-il les coudées franches pour « agir » alors que l’influence de son pays s’érode en Afrique ? Dans un entretien accordé à Africaguinee.com dont l’intégralité est à paraître très prochainement, l’avocat maitre Vincent Brengarth a justifié leur action par le fait des liens historiques entre la France et la Guinée.

« Il est aussi du rôle du président Macron, au vu des liens historiques de la France avec la Guinée, de demander des éléments de réponse à son homologue. Il est un fait que l’influence de la France s’érode en Afrique de l’Ouest et il ne s’agit pas de voir une requête du Président comme une forme de néo-colonialisme mais il en va de la qualité des relations diplomatiques entre pays. La communauté internationale n’est pas simplement une abstraction », a précisé l’avocat.

A suivre !

SOURCE Africaguinee.com

Burkina faso Coopération : Les vérités du Premier ministre au nouvel ambassadeur allemand

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a reçu, en audience, le nouvel ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso, Dietrich Becker, ce vendredi 19 juillet 2024, à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre de prise de contact, les deux personnalités ont abordé les domaines de coopération qui lient les deux pays et les perspectives, mais également des questions d’actualité.

C’est dans un langage franc et amical que s’est déroulée la première rencontre entre le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, et le nouvel ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, au Burkina Faso, Dietrich Becker.

Durant cette prise de contact qui a permis aux deux personnalités de faire connaissance, plusieurs sujets ont été abordés. Dans le cadre des relations bilatérales, le diplomate a fait savoir que l’Allemagne intervient dans le domaine de la formation professionnelle où plusieurs jeunes Burkinabè sont formés.

Pour ce qui est de l’énergie solaire, le diplomate a mentionné qu’il faut un engagement dans ce domaine car il offre beaucoup de possibilités. En ce qui concerne la culture, le Chef du Gouvernement a espéré voir l’Allemagne accompagner des manifestations comme la SNC, le FESPACO, le SIAO, etc.

Au cours des échanges, la question sécuritaire a été aussi abordée, et le diplomate a questionné la présence russe sur le sol burkinabè. A cela, le Premier ministre a répondu que le soutien de la Russie et d’autres partenaires tient au fait que les pays Occidentaux ont refusé d’aider le Burkina Faso.

« A notre arrivée au pouvoir, nous avons demandé d’avoir des armes auprès de nos partenaires traditionnels, mais ceux-ci ont refusé de nous accompagner. L’Allemagne a refusé de nous soutenir au niveau de la formation militaire. La France a fait un blocus sur l’achat de nos armes. Seuls les Russes, les Chinois, les Turcs… ont accepté de nous aider.

C’est dans les difficultés qu’on reconnaît ses vrais amis. Quand on achète des armes avec la Russie, on a nécessairement besoin des instructeurs russes pour nous apprendre à les utiliser, d’où la raison de leur présence. Il n’y a pas que les Russes, il y a aussi les Chinois, les Turcs, etc. Ils travaillent dans des domaines spécifiques. Nous prenons dans chaque partenaire ce que nous voyons de bon », a-t-il soutenu.

Pour le nouvel ambassadeur, la réticence de l’Allemagne à vendre des armes a une explication historique. « Après la deuxième guerre mondiale, on a décidé de ne plus envoyer des soldats allemands sur les théâtres d’opération, sauf dans le cadre de l’OTAN. Il nous est difficile d’envoyer l’armée allemande en Afrique ou de vendre des armes. L’opinion allemande ne le comprendrait pas. Ce n’est pas à nous de faire la guerre en Afrique « , a-t-il expliqué.

A une remarque de l’ambassadeur Dietrich Becker concernant l’utilisation des armes russes par les terroristes, le Premier ministre a été catégorique en pointant du doigt l’implication de la France. « Les Français, par intermédiaire, peuvent acheter les armes russes et les revendre aux terroristes pour détourner l’attention. La France livre les armes qu’elle ne fabrique pas pour faire croire qu’elle n’est pas impliquée. Nous avons mis du temps pour voir le rôle direct de la France dans cette crise », a-t-il ajouté.

Selon l’ambassadeur de l’Allemagne, les Occidentaux ont commis beaucoup de fautes tout au long de l’histoire. « C’est un peu tragique. Nous savons que le colonialisme a un impact trop grand et qu’il faut changer cela », a-t-il affirmé. Il a, en outre invité le Burkina Faso à régler son rapport avec la CEDEAO.

A cette requête, le Premier ministre a été on ne peut plus clair « Nous avons quitté la CEDEAO. Nous sommes désormais engagés dans la confédération de l’AES qui constitue un grand marché. Nous espérons que l’Allemagne sera un partenaire fiable pour l’AES. Nous apprécions votre politique de non ingérence dans les politiques intérieures des pays », a déclaré Dr Kyélem de Tambèla.

En retour, le diplomate a pris acte de la volonté des pays de l’AES de s’organiser en confédération. « La souveraineté du Burkina Faso est sacrée pour l’Allemagne. C’est la base de notre partenariat. Nous respectons la volonté de souveraineté du Burkina Faso. Nous avons intérêt à ce que le Burkina Faso soit stable », a dit le nouvel ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso, Dietrich Becker.

Source : DCRP/Primature 

La tension persiste entre Abidjan et Ouagadougou

A ces accusations s’ajoute l’exil des Burkinabè qui fuient la situation dans leur pays et le refoulement de 173 d’entre eux, ce mardi, par la Côte d’Ivoire. Depuis 2021, le nord de la Côte d’Ivoire accueille un afflux constant de réfugiés burkinabè qui fuient les attaques armées dans leur pays.

Ils seraient, aujourd’hui, plus de 59.000, principalement des femmes et des enfants, selon le HCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés. Près de 12 000 sont des demandeurs d’asile qui vivent dans deux sites d’accueil en territoire ivoirien.

La pression humanitaire à la frontière augmente aussi les menaces d’attaques du côté ivoirien, « amenant la Côte d’ivoire à se barricader afin que les terroristes mis en déroute au Burkina Faso ne puissent s’installer de l’autre côté de la frontière », a récemment déclaré le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

« Lorsqu’un soldat ivoirien traverse d’un mètre, de deux mètres la frontière burkinabè et qu’il est pris, tout de suite, on considère cela comme étant une agression. Parce que la question politique vient envenimer la question sécuritaire. Sinon, à une autre époque, on n’aurait même pas eu à traiter ça. Cela aurait été réglé au niveau des Etats-majors des deux pays », dit à DW, Landry Gayet Kuyo, analyste politique à l’Ecole nationale d’administration de Côte d’Ivoire, le fait que les frontières septentrionales ne soient pas délimitées offre une facilité de circulation aux groupes armés.

Cette porosité de la frontière a conduit, en septembre 2023, à l’arrestation de deux gendarmes ivoiriens en territoire burkinabè, alors qu’Abidjan détient, de son côté, un militaire et un supplétif des Volontaires pour la défense de la patrie, arrêtés en mars 2024 dans le nord de la Côte d’ivoire,

Une base américaine

C’est dans ce septentrion ivoirien qu’unebase américaine serait en train de s’installer pour contrer les groupes djihadistes qui menacent les pays du golfe de Guinée. Un redéploiement qui fait suite au départ des soldats américains du Niger.

Même si l’information n’a pas encore été confirmée par Abidjan, son annonce par les médias a fait réagir le capitaine putschiste burkinabè Ibrahim Traoré, qui accuse Abidjan de vouloir déstabiliser son pouvoir.

« La Côte d’Ivoire n’a pas d’attitude virulente, de propos ou de discours violents. Elle se garde d’amener des actions qui compromettraient la paix et la sécurité. Contrairement au pouvoir burkinabè qui tient des propos assez durs », regrette Landry Gayet Kuyo.

La tension politique entre les deux voisins pourrait avoir de sérieuses conséquences sur la stabilité de la sous-région. Car la Côte d’ivoire accueille la communauté burkinabè la plus importante d’Afrique de l’Ouest.

Source msn.com

Trump promet une « victoire incroyable » aux républicains unis derrière lui

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Donald Trump a promis jeudi une « victoire incroyable » des républicains à la présidentielle de novembre, clôturant en star une convention d’un parti en ordre de marche derrière sa candidature.

Cette démonstration d’unité s’est confirmée durant toute cette grand-messe organisée depuis lundi à Milwaukee, dans la région des Grands Lacs, contrastant avec la fébrilité culminant chez les démocrates, de plus en plus nombreux à appeler le président Joe Biden à se retirer.

Cinq jours après avoir été la cible de tirs lors d’un meeting de campagne, l’ancien président de 78 ans est donc remonté sur scène, sous haute sécurité, prononçant un discours d’environ 90 minutes en grand patron incontesté de la droite américaine.

Pansement bien visible sur l’oreille droite, il a formellement accepté l’investiture du Parti républicain, dont les quelque 2.400 délégués lui avaient apporté leurs voix dès lundi.

« Je me présente pour être le président de toute l’Amérique, pas de la moitié de l’Amérique« , a-t-il lancé dans cette allocution dont les accents rassembleurs sont toutefois restés minoritaires par rapport à ses thèmes de prédilection: la criminalité, l’immigration, l’inflation…

Le républicain est revenu sur la tentative d’assassinat dont il a été victime en Pennsylvanie, en confiant qu’un tel récit lui était « douloureux ».

« Il y a juste quelques jours, mon voyage avec vous a failli tourner court. Et pourtant nous sommes là ce soir« , a déclaré le candidat aux milliers de militants présents qui, pour beaucoup, considèrent qu’il a bénéficié d’une intervention divine.

Lorsque les tirs ont retenti, « j’ai immédiatement compris que c’était très sérieux, que nous étions attaqués », a-t-il relaté. « Le sang coulait partout. Et cependant, d’une certaine manière, je me sentais en sécurité, parce que j’avais Dieu à mes côtés« , a raconté le septuagénaire.

Il s’est encore attardé sur cette séquence désormais historique où on le voit être évacué par les agents du Secret Service, le poing levé et la joue ensanglantée.

Donald Trump a fait observer une minute de silence pour Corey Comperatore, un pompier de 50 ans tué par une des balles qui le visaient. Il a aussi embrassé le casque de l’uniforme de la victime.

Il a ainsi réitéré sa volonté de favoriser l’exploitation du pétrole aux Etats-Unis et d’empêcher les migrants d’entrer dans le pays dès le « premier jour » de son mandat. Des thèmes plus fédérateurs que l’avortement par exemple, qu’il s’est gardé d’évoquer.

AFP