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Djiba Diakité affirme que le général Doumbouya est déterminé à conduire la Guinée vers un ‘’avenir prospère et durable’’

Le ministre directeur de cabinet de la présidence de la République a laissé entendre lundi que grâce à la vision du général Mamadi Doumbouya, le rêve de Simandou devient enfin une réalité. Djiba Diakité se dit convaincu que le projet Simandou représente une opportunité sans précédent pour la Guinée.

Aujourd’hui, indique-t-il, ‘’nous sommes réunis pour fêter les deux ans notre co-entreprise, notre maison commune qu’est la Compagnie du TransGuinéen. Mais nous ne fêtons pas seulement un anniversaire, nous fêtons l’aube d’une nouvelle ère pour notre nation bien aimée, la Guinée’’.

Il annonce que ‘’le rêve de Simandou qui est bercé l’imagination de plusieurs générations devient enfin une réalité grâce à la vision, à la détermination et au leadership d’un homme, le ggénéral Mamadi Doumbouya. C’est également grâce au respect des engagements des partenaires industriels Baowu, le géant chinois de l’acier, Rio Tinto, Chinalco, Winning Consortium’’.

‘’Sous le leadership du chef de l’Etat, nous avons rassemblé les talents nationaux, des hauts cadres de la République de Guinée, des conseillers financiers, juridiques, nous avons noué des partenariats solides avec les entreprises de référence mondiale dans leurs domaines respectifs. Ensemble, nous créé un écosystème unique où chacun apporte sa force, sa compétence et son savoir-faire’’, rapporte le président du comité stratégique de suivi du projet Simandou.

En marge de l’an 2 de la création de la Compagnie du TransGuinée, le ministre Djiba Diakité a tenu à exprimer toute sa reconnaissance au ‘’président de la République pour son engagement indéfectible, sa détermination à conduire notre nation vers un avenir prospère et durable. Un peu plus de deux ans après la signature de l’accord cadre, le 25 mars 2022, nous voici aujourd’hui, réunis pour célébrer cette magnifique réalisation, mais aussi pour dessiner l’avenir ensemble. Il y a deux ans, le président Mamadi Doumbouya prenait une décision courageuse, juste et pragmatique : faire du co-développement, un impératif du projet Simandou’’.

Il demeure convaincu que ‘’Simandou contribuera de façon considérable à la décarbonisation de l’économie mondiale polluée par l’industrie sidérurgique grâce à un minerai de classe mondiale de haute qualité, d’une teneur exceptionnelle et représente une opportunité sans précédent pour notre nation’’.

Il fait remarquer qu’en l’espace de 24 mois environ, la Compagnie du TransGuinéen a posé des bases d’une transformation profonde de notre pays avec plus 100 km de voie ferrée déjà construits.

Source VisionGuinee.Info

La nouvelle constitution ne peut être modifiée avant 30 ans, à compter de la date de sa promulgation

Le Conseil national de la transition a présenté, ce lundi 29 juillet, l’avant-projet de la nouvelle constitution tant attendu par les guinéens. Au cours de la plénière, des exigences préalables à toute procédure de révision de la constitution ont été dévoilées ainsi que des dispositions du texte qui ne peuvent faire l’objet d’aucune révision.

L’avant-projet de la constitution prévoit que l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et aux membres du Parlement. ‘’Toute initiative de révision de la Constitution doit être annoncée préalablement par le président de la République à travers un discours à la Nation’’, précise le texte.

Pour être pris en considération, ‘’le projet ou la proposition de révision doit être adopté par le Parlement réuni en Conseil de la Nation à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres. La révision de la Constitution est définitive, lorsqu’elle a été approuvée par référendum à la majorité absolue des suffrages exprimés ».

Le référendum de révision de la Constitution n’est pris en considération qu’à la condition que soixante pour cent (60%) au minimum des électeurs inscrits sur les listes électorales y participent.

‘’Au lendemain du référendum, quel que soit le résultat du processus, le gouvernement présente immédiatement sa démission qui ne peut être refusée par le président de la République. Aucun membre de ce gouvernement ne peut être promu à une fonction équivalente ou supérieure jusqu’au terme du mandat en cours du président de la République’’, précise le texte, assurant que tout ‘’texte rejeté par le peuple ne peut, de nouveau, être soumis au référendum, avant cinq (5) années, à compter de la date du précédent référendum’’.

‘’Le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le président de la République décide de le soumettre uniquement au Parlement. Dans ce cas, les citoyens inscrits sur les listes électorales ont 30 jours, à compter de l’annonce de la soumission du projet au Parlement pour s’y opposer par voie de pétition’’, souligne-t-il.

‘’Le projet n’est pas soumis au vote du Parlement, lorsque la pétition recueille un nombre de signatures équivalant à un dixième (1/10) des citoyens inscrits sur des listes électorales et répartis sur le territoire national Une loi détermine les conditions de mise en œuvre de la pétition’’, ajoute l’avant-projet.

Le document indique que quelle que soit l’issue de ce processus, le président de la République procède à la dissolution obligatoire de l’Assemblée nationale. ‘’De nouvelles élections sont alors organisées dans les quatre-vingt-dix (90) jours, à compter de la dissolution de l’Assemblée nationale’’.

Dans tous les cas, apprend-on, ‘’le projet ou la proposition de révision doit préalablement faire l’objet d’une large vulgarisation, y compris dans les langues nationales. Aucune révision constitutionnelle n’est possible à la dernière année d’un mandat en cours. Nonobstant les procédures de révision évoquées aux alinéas précédents, aucune disposition de la présente Constitution ne peut faire l’objet de révision, avant l’écoulement de la période de trente (30) années, à compter de la date de sa promulgation (…)’’.

Le CNT propose dans l’avant-projet de la nouvelle constitution des principes et valeurs qui ne peuvent en aucun cas faire l’objet de révision.  Il s’agit entre autres de ‘’la forme républicaine de l’État, du principe de la laïcité de l’État, du principe de l’unicité de l’État, du principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs ; du pluralisme politique et syndical, du principe de la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République’’.

‘’Tout projet, toute action ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la lettre ou à l’esprit de chacun des principes et valeurs ci-dessus, est constitutif de haute trahison’’, avertit le document.

Source VisionGuinee.Info

JO Paris 2024 (foot) : fin de l’aventure pour la Guinée

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C’est terminé pour la Guinée aux Jeux Olympiques Paris 2024 dans la catégorie football.

Le Syli national a aligné une troisième défaite ce mardi soir face aux USA. L’équipe emmenée par le sélectionneur Kaba Diawara a été malmenée (3-0). Une troisième défaite dans le groupe A qui élimine la Guinée au tournoi de football des JO. Une compétition où elle revenait après plus de 50 ans d’absence.

En terme de bilan, la Guinée chiffre 3 matches, 3 défaites, 6 buts encaissés, 1 but inscrit, 0 point pris sur 9 possibles.

Par ailleurs, nous apprenons que la Guinée avait perdu aussi ses trois matches lors de sa première participation au tournoi de football des jeux Olympiques Mexico 1968.

Jour de manifs à Conakry: plusieurs endroits de la route ‘’Le Prince’’ sous tension !

La série de manifestations programmées par la dynamique des organisations de la société civile mais interdites par les autorités a été centrée sur la route le prince.

Au compte de cette première journée, en dépit du déploiement de dispositifs sécuritaires, il n’y a pas eu de mouvements sur l’itinéraire prévu par les organisateurs allant du rond-point de la Tannerie à l’esplanade du stade en passant par Gbessia, Concasseur et Hamdallaye.

Cependant, à d’autres endroits de la capitale, des heurts ont éclaté entre les agents de maintien de l’ordre et des jeunes manifestants. C’est le cas des tronçons Kagbelen-Bailobaya, Bambéto-Hamdallaye et de la T7 sur l’axe le Prince. Des manifestants se sont transportés sur la chaussée. Ils ont bloqué la circulation en érigeant des barricades à ces endroits. Ils ont opposé une résistance aux forces anti-émeutes à travers jets de pierres. Ceux-ci ont riposté à coup de gaz lacrymogène. Des mouvements qui ont impacté le flon-flon quotidien des habitants de ces zones. Boutiques et magasins sur ces tronçons n’ont pas été ouvertes ce jour de manifs à l’appel de la dynamique des organisations de la société civile.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’un jeune a été touché par balle au niveau de la tête. Information encore à vérifier par Mosaiqueguinee.com. La dynamique des organisations de la société civile a programmé sa série de manifestations pour dénoncer la disparition des leaders du FNDC, le retrait des agréments des médias privés et la cherté de la vie.

Source Mosaiqueguinee.com

SÉNÉGAL : Gouvernement : Le salaire des DG et des PCS dévoilé

Après le salaire du président de la République Bassirou Diomaye Faye, celui des directeurs généraux (DG) et des présidents de conseil de surveillance (PCS) a été révélé.

Les salaires ont été fixés par la commission d’évaluation des agences, en suivant l’importance des agences, qui ont été divisées en 4 catégories. La première est celle qui regroupe les agences les plus importantes du pays, comme l’Artp, Adie, Ageroute, etc. Les DG de ces entreprises sont rémunérés 5 millions FCFA et les PCS 2 millions par mois. Les membres du conseil de surveillance ne touchent pas de salaire fixe, mais reçoivent 300 000 Fcfa par session.

Pour les agences de catégorie 2 (Armp, Adepme, etc), les DG touchent 4 millions Fcfa, tandis que les PCS touchent 1 750 000. Les membres du conseil de surveillance touchent 250 000 par session.

Pour les DG d’agences de catégorie 3, le salaire est de 3 millions. Pour les PCS, il s’agit de 1 500 000 Fcfa. Les membres du conseil de surveillance sont rémunérés 200 000 par session.

Pour les DG d’agences de catégorie 4, le salaire est de 2 millions, pendant que les PCS reçoivent 1 250 000 Fcfa. Les membres du conseil de surveillance reçoivent 150 000 par session.

Les catégories des agences sont différenciées par rapport au budget de l’agence, son positionnement stratégique et son effectif. Les DG peuvent recevoir des indemnités de performances, mais qui ne peuvent dépasser 35% de leur salaire.

Source Seneweb

Pluie orageuse à Siguiri : rivière Nankô impraticable, infrastructures et habitations noyées…

Dans les environs de 3 heures du matin, une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville de Siguiri, faisant des dégâts matériels importants mais sans perte en vie humaine.

Dans la commune urbaine, des centaines de familles, proches de la rivière Nankô ont les pieds dans l’eau. Les deux ponts qui relient les quartiers de la commune sont sous l’eau, des milliers de personnes sont bloquées dans beaucoup de zones. Les conducteurs de véhicules, de motos et les piétons sont immobiles un peu partout. La construction anarchique dans le lit de la rivière Nankô est à l’origine de cette inondation.Rencontré ce matin, un citoyen qui a traversé à moto s’est confié en ces termes : « ils ont construit dans le lit de la rivière, le passage de l’eau est coupé, voici les conséquences. Chacun fait ce qu’il veut devant l’autorité. Le mois de septembre n’est pas encore arrivé, que Dieu nous protège », a dit Mamady Keita.Pour sa part, Fantouma Traoré accuse les acheteurs de terrains.

»Les gens qui achètent les parcelles inondables font exprès. L’eau ne peut plus passer c’est vraiment regrettable . Tout le monde sait que la plaine est un endroit pour l’agriculture et non un lieu de construction des bâtiments », explique-t-elle.Si les uns accusent les citoyens d’incivisme, d’autres pointent l’habitat.« La faute dépend de l’habitat. Parce qu’ils sont spécialistes dans le lotissement des domaines, ils doivent être responsables de tous ces dégâts. Avant de vendre la terre à quelqu’un, ils savent que ce sont des endroits inondables », déplore Amadou Diallo, citoyen.À noter que la traversée du pont de Nankô et Mao reste difficile.En attendant un bilan qui sera fourni par la Croix-Rouge préfectorale, les citoyens tirent le diable par la queue.Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, ce sont plusieurs familles qui sont sous la pluie, des stations-services aussi.

Source Médiaguinee.com

Le CNT permet la candidature de Doumbouya et exclut Alpha et Sidya.

L’avant-projet de constitution concocté par les membres du Conseil National de la Transition a été dévoilé hier. Parmi les conditions pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut avoir au minimum 35 ans et au plus 80 ans. L’ancien président Alpha Condé qui a déjà 86 ans, ne peut donc être présenté par son parti le RPG. Le même risque existe pour Sidya Touré qui a aujourd’hui 79 ans. Les élections présidentielles n’étant pas prévues pour cette année, peut-être même pas en 2025, la candidature du président de l’UFR pourrait être bloquée par cette disposition de l’avant-projet de la loi constitution.

En revanche, le président Mamadi Doumbouya peut désormais être candidat pour la prochaine élection présidentielle. En effet, l’article 46 de la Charte de la Transition qui l’en empêchait, n’a pas été reconduit dans les dispositions transitoires de l’avant-projet de constitution. Selon l’article 46 de la Charte, « le Président et les membres du Comité National de Rassemblement pour le Développement (CNRD) ne peuvent faire acte de candidature ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. »

De surcroît, la même interdiction qui concernait le Premier ministre et les membres du Gouvernement selon l’article 55 de la Charte de la Transition n’a pas été reproduite dans l’avant-projet de constitution.En « oubliant » de mettre ces articles dans l’avant-projet de constitution, les membres du CNT ont donné un quitus à la candidature du Général Doumbouya et à celles de ses ministres pour les prochaines élections. Étant entendu que la constitution, une fois adoptée par voie référendaire et promulguée, abrogera la Charte de la Transition. Par conséquent, ce sont les dispositions de la constitution qui s’appliqueront lors des prochaines élections, et non celles de la Charte.

Source guineenews.org

Conakry : aller à un décès et mourrir d’une balle, la fin tragique de Aminata Savané

Du sang a encore coulé à Conakry. En quittant son domicile pour aller à un décès, Aminata Savané était loin d’imaginer qu’elle n’allait jamais revoir ses trois merveilleux enfants et son mari.

Lundi, “Amizo” pour les intimes, décide de se rendre à Kipé-centre émetteur pour assister aux obsèques d’une parente décédée. C’est là que la jeune dame de Hafia, en banlieue de Conakry, y prendra une balle mortelle dans le dos, selon des membres de la famille, qui finit dans la poitrine. La mère de trois enfants succombera à ses blessures à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé.

Selon son mari Mory Cissé, inconsolable, joint par MediaGuinee, désormais feue Aminata Savané « a reçu une balle (perdue) dans le dos. C’est ce qu’on m’a dit. Je n’y étais pas. Touchée, elle a été vite transportée à l’hôpital sino-guinéen où elle a rendu son dernier souffle ».

« Je vais passer ma première nuit sans toi à mes côtés. Allah est grand, Allah est bon, Allah soit loué. Paix à ton âme ma femme », écrit Mory sur sa page Facebook.

Aux dernières nouvelles, la dépouille de l’épouse Cissé a été transportée à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour une autopsie.

Sur la toile, la mort de la jeune dame a ému les internautes qui réclament justice pour que plus jamais ça en Guinée.

Aux

Noumoukè S.

Massacre de Thiaroye: « la France ne pourra plus conter seule ce bout d’histoire tragique », estime Ousmane Sonko

Le Premier ministre sénégalais a estimé que ce n’était pas à la France « de fixer unilatéralement le nombre d’Africains trahis et assassinés » après la décision de reconnaître « morts pour la France » à titre posthume six tirailleurs exécutés sur ordre d’officiers français à Thiaroye en 1944

« Je tiens à rappeler à la France qu’elle ne pourra plus ni faire ni conter seule ce bout d’histoire tragique. Ce n’est pas à elle de fixer unilatéralement le nombre d’Africains trahis et assassinés après avoir contribué à la sauver, ni le type et la portée de la reconnaissance et des réparations qu’ils méritent », a déclaré Ousmane Sonko sur ses réseaux sociaux, signant son message comme chef du parti Pastef-Les Patriotes et non du gouvernement.

Au matin du 1er décembre 1944, au camp militaire de Thiaroye (ville située non loin de la capitale sénégalaise Dakar), des troupes coloniales et des gendarmes français avaient tiré sur ordre d’officiers de l’armée française sur des tirailleurs rapatriés qui réclamaient leurs arriérés de solde.

Selon le bilan dressé par les autorités françaises à l’époque, au moins 35 tirailleurs avaient trouvé la mort, sur place ou des suites de leurs blessures. Un chiffre qui reste encore sujet à controverse, des historiens l’estimant en réalité beaucoup plus élevé.

Le lieu d’inhumation des soldats tués, dans des tombes individuelles ou des fosses communes, à Thiaroye ou ailleurs, fait également débat. Le traumatisme et le souvenir de ce massacre sont toujours vifs au Sénégal et sur le continent africain.

M. Sonko, chantre d’un souverainisme et panafricanisme social, demande « au gouvernement français de revoir ses méthodes, car les temps ont changé ». « Pourquoi cette subite +prise de conscience+ alors que le Sénégal s’apprête à donner un nouveau sens à ce douloureux souvenir, avec la célébration du 80e anniversaire cette année ? », s’interroge-t-il. « Thiaroye 44, comme tout le reste, sera remémoré autrement désormais », assure-t-il.

La mention de « Morts pour la France » a été attribuée par une décision datée du 18 juin dernier à ces six tirailleurs par l’Office national français des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG). Elle concerne « quatre tirailleurs originaires du Sénégal, un de Côte d’Ivoire et un de Haute-Volta » (devenu le Burkina Faso). Cette première décision « pourra être complétée dès lors que l’identité exacte d’autres victimes aura pu être établie », a précisé le secrétariat d’Etat français chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.

AFP

Aliou Bah estime que sous le règne du CNRD, ‘’90% des guinéens ont envie de quitter la Guinée’’

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Le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL) estime que la Guinée, sous la gouvernance du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), est loin de rassurer les guinéens.

Face à ses militants réunis samedi en assemblée générale à Nongo, Aliou Bah a indiqué que ‘’nous vivons la période qui consacre la plus grande vague de départ de guinéens. Il faut circuler dans la sous-région pour le comprendre. Nos compatriotes sont nombreux dans les pays voisins pour ceux qui n’ont pas les moyens d’aller plus loin’’.

A qui veut l’entendre, il dit qu’en ‘’dehors du petit groupe qui profite du pouvoir, si vous faites le sondage, je pense que 90% des guinéens ont envie de quitter la Guinée. C’est dommage, parce que ce sont des ressources que nous perdons. Tous ces jeunes qui vont à l’extérieur pour étudier ne reviennent presque pas, parce qu’il n’y a pas de perspectives’’.

Il déplore le fait qu’en Guinée, ‘’les repères qu’on te donne sont les gens les plus médiocres de la société. Les plus méritants sont méprisés, traités s’ils étaient maudits. Le guinéen définit la réussite par rapport au matériel. Ce qui compte pour lui, c’est quand tu gares un véhicule de 50.000 dollars, tu portes un bazin de 10 millions et distribue de l’argent’’.

Pour illustrer ses propos, le président du MoDeL souligne que ‘’quand Tierno Monenembo passe, les gens ne le regardent pas. Mais quand un voleur des deniers publics passe, on dit que c’est le grand du quartier, il aime beaucoup la jeunesse et nous aide. Il te vole ton avenir, ton présent, prend l’argent qui devait servir à envoyer les enfants à l’école, à faire des routes, à construire des hôpitaux. Ton voleur, au lieu de le mettre en prison, il te donne 0,01%, tu applaudis et dire qu’il est gentil. Après, tu sors sur les réseaux sociaux pour insulter des gens qui ne t’ont jamais rien fait’’.

Source VisionGuinee.Info