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CAN 2025 : La Guinée choisit la Côte d’Ivoire pour sa préparation et la réception de ses matchs…

Une délégation de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) conduite par M. Ibrahim Blasco Barry, Secrétaire Général de la FGF séjourne en Côte d’Ivoire. Elle est en visite d’exploration dans le cadre des préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations « Maroc 2025 ». Arrivée à Abidjan, le mardi dernier, la délégation guinéenne a rencontré, ce mercredi 14 Août 2024, au siège de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), le Directeur Exécutif, M. Armand Désiré Gohourou. M. Ibrahim Blasco Barry, Secrétaire Général de la FGF explique l’objectif de la mission. « C’est une mission d’exploration, une mission avancée de la Fédération Guinéenne de Football. Comme vous le savez la Guinée a choisi de jouer ses matchs de qualification de la CAN 2025 en Côte d’Ivoire. Et cela en raison de l’excellente coopération existante entre nos deux Fédérations et entre nos peuples. Nous avons estimé qu’il faut venir jouer en Côte d’Ivoire et à Yamoussoukro. Pour cela, nous sommes venus voir avec la Fédération Ivoirienne de Football tous les paramètres au plan opérationnel que nous devons mettre en œuvre dans la rencontre contre la Tanzanie pour la deuxième journée qui se joue le 10 septembre 2024 à 16H au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro. Avant cela, nous allons effectuer notre regroupement en Côte d’Ivoire avant d’aller à Kinshasa pour le match de la première journée. Notre camp de base pour la CAN 2025 sera en Côte d’Ivoire. C’est la raison qui nous amène pour voir la Fédération sœur afin qu’ensemble, nous puissions harmoniser les aspects organisationnels ».

TPI de Dixinn : “Je n’accepterai jamais la tenue d’une réunion susceptible de troubler l’ordre public” Francis Haba

L’affaire concernant Pépé Francis Haba, Simon Pierre Camara et quatre autres personnes a repris ce mardi 13 août 2024 devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Pour rappel, lors de la première audience, les prévenus ont globalement nié les faits. Simon Pierre Camara, coordinateur du Mouvement MPPD (Messagers du Peuple pour la Paix et le Développement), et son adjoint, Bienvenu Théa, avaient été entendus lors de cette première audience. Pour l’audience de ce 13 août, Ange Konomou, Joseph Maomou, Pierre Konomou et Pépé Francis Haba ont fait leur déposition.

Les questions du parquet se sont principalement concentrées sur un message diffusé par Bienvenu Théa dans le groupe WhatsApp du mouvement MPPD, au lendemain de l’interpellation de leur coordinateur. Ce message a été incriminé dans cette affaire.

“Je suis allé a Lambanyi pour donner une somme de 50 000 GNF à Bienvenu Théa. C’est sa sœur qui réside en Forêt qui m’a fait le dépôt pour remettre le montant à son frère (Bienvenu Théa). Quand je lui ai remis l’argent, il m’a dit de l’attendre après la réunion on rentre ensemble. Alors je suis allé m’asseoir dans la salle de réunion à côté. Quelques minutes plus tard, les forces de l’ordre sont rentrées et ils nous ont mis aux arrêts”, a indiqué Pierre Konomou. 

Répondant à une question du président de l’audience, Lansana Keïta le prévenu a souligné qu’il n’est pas membre de la plateforme (MPPD).  

Durant les questions-réponses, Pierre Konomou a nié le PV de l’enquête préliminaire.

Pépé Francis Haba a été le dernier prévenu à comparaître. Il est revenu sur les circonstances de son arrestation. 

“J’étais dans le bureau de notre formation politique à Lambanyi. Quand ils (des agents de la police judiciaire) sont venus, ils ont fracassé la porte j’ai entendu des bruits dans la salle de réunion. Je les ai entendu dire à plusieurs reprises : qui est Bienvenu ? Ils sont venus taper à la porte de mon bureau, ils ont dit si je n’ouvre pas ils vont casser la porte. C’est ainsi j’ai ouvert la porte. Ils m’ont dit de les suivre, on nous a embarqué dans un pick-up. On est allé à la gendarmerie de Cosa où ils ont libéré certains qui ont dit qu’ils ne faisaient pas partie du groupe. Après Cosa, on a pris la destination de la direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie Nationale.

On m’a posé des questions relatives a l’ONG de Monsieur Pierre et d’autres sur une manifestation (le 31 juillet 2024). L’arrestation a eu lieu entre 16 heures et 17 heures”, a laissé entendre le leader de l’UGDD. 

Parlant de la réunion qui devait se tenir au siège de son parti, Pépé Francis Haba explique : “Bienvenu Théa m’a contacté pour me demander si j’étais à Lambanyi, j’ai dit Oui. Il m’a effectivement fait part de la tenue d’une réunion pour planifier la libération de leur Coordinateur (Simon Pierre Camara)”, a-t-il martelé.

Il confirme également qu’il a été ajouté dans le groupe WhatsApp du mouvement (MPPD) mais il n’est pas membre de cette structure et ne participe pas aux activités de la plateforme. Il dit qu’il n’a pas donné la salle de réunion au MPPD mais à Bienvenu Théa qu’il appelle affectueusement son Père. 

“Je n’accepterai jamais la tenue d’une réunion susceptible de troubler l’ordre public ou à enfreindre aux lois de la République”, a t-il dit.

Ces prévenus sont poursuivis pour “atteinte et menace à la sécurité publique”, faits prévus et punis par les articles 31 et 32 du code pénal. 

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 20 août prochain pour la confrontation et la discussion des parties sur les contenus des pièces à conviction composées 4 téléphones et une clé USB.

Source Guinee114.com

Sécurité mondiale : Le Nigéria rappelle aux Occidentaux de « balayer devant leur porte »

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Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, a réagi aux avertissements de voyage émis par plusieurs pays occidentaux, en les appelant à résoudre leurs propres problèmes de sécurité avant de donner des conseils défavorables aux voyageurs se rendant au Nigéria, rapporte fr.sputniknews.africa.

Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, a vivement critiqué les avertissements de voyage émis par des pays occidentaux tels que les États-Unis et le Royaume-Uni. Ces derniers avaient mis en garde leurs ressortissants contre les voyages au Nigéria en raison des manifestations contre le coût de la vie prévues début août.

Dans une interview accordée à Newsweek, mentionne notre source, Yusuf Tuggar a déclaré : « Nous avons pu constater, à travers les événements qui se sont déroulés au Royaume-Uni –et nous le constatons également aux États-Unis, avec la fusillade contre un candidat à la présidence– que le risque ou le danger existe partout. C’est la façon dont on s’y prend pour y faire face qui est différente. » Il a ainsi souligné que les menaces à la sécurité ne sont pas limitées à l’Afrique, mais sont présentes dans le monde entier.

Le ministre a également critiqué la manière dont ces avertissements ont été émis, les qualifiant de « impulsifs » et accusant ces actions de semer la panique, aggravant ainsi la situation sur le terrain. « Les avis émis de manière impulsive créent la panique et aggravent encore la situation sur le terrain », a-t-il ajouté.

Yusuf Tuggar a conclu en appelant les pays occidentaux à « balayer d’abord devant leur propre porte » avant de donner des conseils aux voyageurs concernant l’Afrique. Ces déclarations marquent une prise de position ferme de la part du Nigéria, invitant à une réflexion plus équilibrée sur les questions de sécurité mondiale.

Source Laguinee.info

Visite à Bamako : Sonko déclare la fin des manœuvres contre le Mali via le Sénégal

Lors de sa visite à Bamako, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a fermement condamné toute tentative de déstabilisation du Mali en assurant que le Sénégal ne sera jamais une plateforme pour de telles actions. Il a également exprimé sa solidarité avec le peuple malien et sa position contre les interventions extérieures au Niger, selon l’Agence Anadolu.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a déclaré lundi depuis Bamako que « personne ne passera par le Sénégal pour déstabiliser le Mali ». Cette déclaration intervient à l’issue d’un entretien avec le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, et le chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maiga.

Selon notre source, Sonko a exprimé ses condoléances au peuple malien suite aux récents événements tragiques. « Permettez-moi de m’incliner devant la mémoire de tous nos frères maliens qui sont tombés sur le champ d’honneur il y a quelques jours, » a-t-il déclaré. Il a rappelé les liens historiques et sociaux forts entre le Sénégal et le Mali, soulignant que ces deux nations doivent rester unies et continuer à coopérer à tous les niveaux.

Sur la question du Niger, Sonko a réitéré sa position contre toute intervention étrangère. « Quand il a été question d’une intervention au Niger, ma position a été très claire de ma cellule de prison. J’avais fait une publication pour dénoncer cela. Cela n’a pas changé aujourd’hui, » a-t-il affirmé.

La visite d’Ousmane Sonko à Bamako survient dans un contexte de tension diplomatique entre le Mali et l’Ukraine, après que le Mali a accusé l’Ukraine d’ingérence dans ses affaires internes. En parallèle, le Niger a également rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, soulignant un mouvement de solidarité entre les États du Sahel. Sonko a conclu en affirmant que, malgré les défis actuels, le Sénégal et ses voisins resteront unis et travailleront pour préserver la paix et la stabilité dans la région.

Source Laguinee.info

Tougué : les enseignants contractuels arrêtés inculpés pour trouble à l’ordre public, le procès s’ouvre ce mercredi

Les cinq (5) enseignants contractuels communaux, interpelés hier dans la préfecture de Tougué, ont été inculpés par la justice de paix de Tougué, ce mardi, pour trouble à l’ordre public.

Ils ont par la suite été reconduits à la gendarmerie territoriale de ladite localité où ils ont été placés sous mandat de dépôt en attendant l’ouverture leur jugement.

Selon Mahmoud Keïta, le coordinateur préfectoral du collectif des enseignants contractuels de cette zone, qui a confirmé l’information à notre rédaction, le procès de ses collègues s’ouvrira demain mercredi devant la justice de paix de Tougué, située au centre-ville.  Devant les juges, Abdourahmane  Djogo Baldé, Djibril Traoré, Amadou Mouctar Baldé, Younoussa Barry et Amadou Barry répondront des faits à eux reprochés.

Notre interlocuteur crie déjà à l’injustice, d’autant plus qu’il maintient mordicus que ses collègues n’ont commis aucun acte qui soit de nature à troubler l’ordre public. « Il n’y a jamais eu de jets de pierres, personne n’a été empêchée de vaquer à ses affaires. Ils ont simplement manifesté contre l’injustice dont ils sont victimes, avec des papiers en main pour revendiquer », a-t-il indiqué.

mosaiqueguinee.com

Guinée: en colère contre Manga Fodé Touré (PCA UGAR-Activa), la FESABAG menace de déclencher une grève générale et illimitée

Rien ne va plus entre le président du conseil d’administration d’UGAR-Activa et la FESABAG. La fédération syndicale autonome des banques et assurances de Guinée dénonce le licenciement qu’il juge abusif du délégué syndical Makalo Housseine Koita.

Abdoulaye Sow et Cie accuse le PCA Manga Fodé Touré d’avoir pris une décision qui devrait être entérinée par la direction générale de cette compagnie d’assurance.

Le leader syndical met en cause le sieur Touré qu’il soupçonne de vouloir troubler l’ordre public en prenant un tel acte contre un syndicaliste devenu très gênant.

Pour dissiper la crise, Sow et ses collègues syndicaux ont écrit au ministre du travail et de la fonction publique Faya François Bourouno en rétablissant Koita dans ses droits. Si le délégué syndical n’est pas réhabilité, la FESABAG déclencherait une grève générale et illimitée.

Nous y reviendrons !

Mosaiqueguinee.com

Ousmane Sonko : « Personne ne passera par le Sénégal pour déstabiliser le Mali »

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a déclaré, lundi, depuis Bamako, que « personne ne passera par le Sénégal pour déstabiliser le Mali ».
Ousmane Sonko s’exprimait à l’issue d’un entretien avec le président de la transition, le colonel Assimi Goïta et le chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maiga.

« Permettez-moi de m’incliner devant la mémoire de tous nos frères maliens qui sont tombés sur le champ d’honneur il y a quelques jours. Je présente, au nom du président Bassirou Diomaye Faye, en mon nom, au nom du gouvernement et au nom de tout le peuple sénégalais, nos condoléances les plus sincères et les plus attristées. Le Mali et le Sénégal, c’est un seul et même peuple », a fait savoir le chef du gouvernement sénégalais.

« Nous avons été en tant qu’opposant les premiers à dénoncer fermement l’embargo qui a été fait sur le Mali par des pays frères et malheureusement parmi lesquels notre propre pays. Je l’avais, au nom de mon parti dénoncé, je continue à le dénoncer. Et comme je l’ai dit, sous notre régime, ce genre de pratiques ne pourront jamais prospérer, et personne ne passera par le Sénégal pour soit déstabiliser le Mali ou aucun autre pays frère, ou alors lui imposer des sanctions de cette nature », a-t-il poursuivi.

Il a en outre réaffirmé la volonté de maintenir des liens forts entre le Sénégal et le Mali « en accord avec les réalités géographiques, historiques, économiques et sociales qui nous imposent d’être deux nations très unies et de continuer à coopérer à tous les niveaux ».

Concernant le Niger, Ousmane Sonko a déclaré : « Quand il a été question d’une intervention au Niger, ma position a été très claire de ma cellule de prison. J’avais fait une publication pour dénoncer cela. Cela n’a pas changé aujourd’hui ».

Et de conclure : « Nous sommes tous des pays souverains, nous devons nous respecter dans nos choix souverains et nous respectons le Mali dans ses choix, nous respectons le Burkina dans ses choix. Nous respectons tout le monde. Des choix que nous comprenons, alors qu’est-ce qu’on nous reproche d’avoir et d’être en train de travailler pour continuer à réunir la famille ? Depuis quand peut-on reprocher à un panafricaniste de tout faire pour qu’on reste dans des cadres solides plutôt que de nous diviser ? Nous continuerons à travailler. Je l’ai dit, quel que soit l’aboutissement ou le choix qui a été fait, cela ne changera absolument rien dans nos relations avec chacun des pays ».


Cette visite à Bamako et ces déclarations de Sonko surviennent une dizaine de jours après que le gouvernement du Mali a annoncé la rupture, avec effet immédiat, de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine. Le gouvernement malien a justifié sa décision par « l’implication reconnue et assumée de l’Ukraine dans l’agression caractérisée du Mali », lors des combats survenus les 25, 26 et 27 juillet dernier à Tinzaouatene dans la région de Kidal, près de la frontière algérienne, entre les Forces armées maliennes (FAMa) et les rebelles du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l’Azawad, (CSP-DPA) et des groupes faisant allégeance à al-Qaïda. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a réagi le lendemain à cette annonce, dénonçant une décision « à courte vue et précipitée ».
Cette implication ukrainienne a été constatée, selon Dakar et Bamako, via une vidéo partagée par l’ambassadeur d’Ukraine à Dakar (Sénégal) sur la page Facebook de l’ambassade.
Dans cette vidéo, le porte-parole du renseignement ukrainien, Andriy Yusov, se vanterait d’avoir fourni des informations aux rebelles Touaregs du CSP avant leurs affrontements avec les Forces armées maliennes.
Selon Dakar, l’ambassadeur Yurii Pyvovarov aurait exprimé, dans la même vidéo, son soutien à l’action rebelle.
Suite à la publication de cette vidéo, l’ambassadeur ukrainien a été convoqué par le ministère sénégalais des Affaires étrangères qui lui a rappelé ses obligations de discrétion, de retenue et de non-ingérence. La vidéo controversée a été supprimée des réseaux.

Deux jour après le Mali, le Niger a annoncé, à son tour, la rupture « avec effet immédiat » de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine.

D’intenses combats ont eu lieu les 25 et 27 juillet derniers à Tinzaouatene dans la région de Kidal, dans le nord du Mali, entre les Forces armées maliennes (FAMa) et les rebelles du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l’Azawad, (CSP-DPA).

L’armée malienne avait reconnu la perte de nombreux militaires. Elle avait également affirmé que des frappes aériennes ont permis de neutraliser de nombreux assaillants.

Pour rappel, le 16 septembre 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger avaient annoncé la signature de la Charte du Liptako-Gourma, créant ainsi l’Alliance des États du Sahel (AES) et tournant la page de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), dont ils étaient membres et qu’ils avaient quittée suite à des sanctions décidées à leur encontre.

Ouagadougou, Bamako et Niamey avaient, en effet, annoncé en janvier 2024 leur départ « avec effet immédiat » de la CEDEAO, une organisation qu’ils jugent « instrumentalisée » par des puissances coloniales étrangères.

Le parti NFD affute ses armes face à la junte : ‘’Au lendemain du 31 décembre 2024, nous exigerons le départ du général Doumbouya…’’

L’accord conclu entre le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) prévoit la fin de la transition au 31 décembre 2024. Les autorités multiplient les sorties médiatiques pour annoncer que le référendum constitutionnel sera organisé d’ici la fin de l’année. La formation politique Nouvelles forces démocratiques (NFD) n’entend pas rester les bras croisés.

Notre rédaction s’est entretenue avec Daouda Diallo, secrétaire administratif des NFD, sur l’actualité nationale. Lisez…

VisionGuinee : Quelle lecture faites-vous de la gestion de la transition par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) ?

Daouda Diallo : L’hubris des membres de la junte a conduit à des décisions imprudentes, éloignant le gouvernement des préoccupations réelles des citoyens. Les Guinéens sont plus que jamais désireux de voir leur pays ancré définitivement dans la démocratie et sur le chemin du progrès économique et social. La seule demande du peuple de Guinée, adressée au CNRD, est le retour rapide à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections libres, crédibles et transparentes. Mais la junte se distingue par un matamore bruyant et une phobie des mobilisations de masse. Ce qui la rend sourde à toute critique.

Près de trois après la chute régime d’Alpha Condé, quel bilan dressez-vous de la transition en cours ?

Le seul bilan que le CNRD a actuellement à son actif est de s’être distingué comme un régime totalitaire, allergique à l’exercice des droits fondamentaux ainsi que des libertés individuelles et collectives. La promesse d’une justice comme boussole de la transition s’est transformée en une boulimie de pouvoir.

La junte doit comprendre que lorsqu’on est investi de la puissance publique, on doit faire preuve de lucidité et prendre de la hauteur. La volonté du peuple fait loi à tous points de vue.

Le CNRD est devenu, en plus de son illégalité, un régime arrogant et insensible à la souffrance des Guinéens. Aujourd’hui, partout en Guinée, les cris désespérés de nos compatriotes sont volontairement ignorés par la junte.

Leur bilan catastrophique se résume en trois points. Premièrement, le cynisme illustré par la cinquantaine d’assassinat depuis l’arrivée au pouvoir de Mamadi Doumbouya.

Deuxièmement, un climat politique répressif. Au lieu de favoriser l’inclusion et le dialogue, la junte au pouvoir semble s’être enfermée dans une logique de répression. Les libertés fondamentales sont constamment bafouées, les voix dissidentes sont réduites au silence, et l’espace politique est de plus en plus restreint. Nous assistons à la persécution de la presse, des leaders politiques et de la société civile, avec des arrestations arbitraires et une instrumentalisation de la justice pour étouffer toute opposition.

Troisièmement, une situation économique dégradée. Les espoirs suscités par les promesses de prise de pouvoir, communes à tous les coups d’État, se sont dissipés, laissant place à une gestion chaotique et à des politiques économiques erratiques. Le chômage est en hausse, les investissements étrangers se font rares, et la pauvreté continue de s’aggraver. La population guinéenne, déjà éprouvée, est aujourd’hui plongée dans une crise sans précédent.

Nombreux sont nos compatriotes qui n’ont plus confiance en la capacité de l’État à leur garantir de meilleures conditions de vie.

Selon l’accord conclu avec la CEDEAO, la transition doit prendre fin en décembre 2024. A votre avis, la date sera-t-elle tenable ?

Je pense que la junte n’a aucune volonté de travailler au retour au pouvoir de dirigeants démocratiquement élus. Depuis le début, la transition a été marquée par une absence de planification concertée, claire et transparente. Nous avons vu des annonces vagues, des promesses non tenues, et une gestion arbitraire des affaires de l’État. Cette absence de vision à long terme plonge le pays dans une incertitude permanente.

La tenabilité ou l’intenabilité de cette date butoir doit être discutée avec l’ensemble des forces politiques et sociales, mais il est évident que nous ne sommes pas dans cette optique actuellement.

A vos yeux, les conditions pour un retour à l’ordre constitutionnel sont-elles réunies ?

La loi fondamentale est l’élément central, à l’échelle nationale, du droit primaire capable de garantir le bon exercice du jeu démocratique. C’est pourquoi je salue la publication par le CNT de l’avant-projet de nouvelle constitution, un élément clé du processus de retour à l’ordre constitutionnel. Au demeurant, je pense que certains membres des forces vives ont manqué de discernement en rejetant de façon systématique l’avant-projet de nouvelle constitution à travers le communiqué du 30 juillet 2024.

C’est une position que le parti NFD ne partage pas, car nous estimons qu’elle est contradictoire avec les revendications des Forces Vives. On ne peut pas exiger un retour rapide à l’ordre constitutionnel et rejeter le premier constituant de ce processus. Bien que NFD salue ce travail du CNT, nous dénonçons l’absence de concertation avec la classe politique à laquelle s’identifie une majorité suffisante de Guinéens.

En outre, nous trouvons que certaines dispositions sont abracadabrantes, notamment celle de la mise en place du Sénat qui, en réalité, n’est qu’une institution de recyclage servant à garantir une retraite politique luxueuse à une élite corrompue et ayant contribué à agenouiller le pays.

Comme vous le savez, le processus de décentralisation n’est pas suffisamment abouti en Guinée. Les conseils régionaux n’ont jamais été constitués conformément aux exigences légales. Les communes ont souffert de dysfonctionnements depuis leurs élections, et les compétences transférées aux collectivités n’ont jamais été effectives. Quel est donc l’intérêt de mettre en place un Sénat qui ne sera qu’une chambre de résonance chargée d’avaliser tous les caprices du Président dans un pays où le pouvoir est déjà hyper-présidentialisé, avec une inféodation de toutes les institutions, y compris l’Assemblée nationale et la Justice ?

De plus, l’article 110 de l’avant-projet prévoit qu’un tiers des sénateurs est choisi par le Président de la République. Cela signifie que si son parti arrive en tête aux élections locales, il pourrait détenir plus de 60 % de cette chambre du Parlement. Cela ne fera que renforcer dangereusement les pouvoirs du Président, qui sont déjà beaucoup trop étendus.

Les Forces vives de Guinée menacent de ne pas reconnaitre la CNRD après le 31 décembre. Votre parti, NFD, partage-t-il cette position ?

C’est une position totalement partagée par le parti NFD qui, je le rappelle, est membre actif du Forum des Forces Vives.

Au lendemain du 31 décembre 2024, nous exigerons le départ du général Mamadi Doumbouya à la tête de la transition et la nomination d’un Président et un gouvernement de consensus politique.

M. Diallo, que proposez-vous concrètement pour assurer une transition pacifique et réussie dans notre pays ?

Notre proposition reste celle que nous avons toujours défendue. Nous appelons à un dialogue national inclusif dont les termes et le cadre sont définis de concert avec les forces politiques et sociales. Nous conseillons au CNRD de mettre fin aux persécutions et de libérer sans condition les membres des forces vives kidnappés par leurs soins, que sont Foniké Mengué et Billo Bah.

Si la junte ne revient pas à la raison, conformément à sa charte, nous userons de tous les moyens légaux à notre disposition pour la faire quitter le pouvoir, car une gouvernance basée sur les humeurs et la peur est le propre d’un régime en décadence, et cela conduit souvent au chaos.

A présent, comment votre parti prépare-t-il l’après-transition ?

Le parti NFD travaille à proposer des solutions pratiques susceptibles d’améliorer les conditions de vie des Guinéens dans le cadre d’un projet de société qui décline un programme de gouvernance adapté et transformateur. Un comité a été institué sous le leadership du Président Mouctar DIALLO (PhD), président de NFD, pour élaborer notre modèle de gouvernance une fois au pouvoir. J’ai le privilège et l’ultime responsabilité de présider la commission en charge de redéfinir notre vision politique pour la Guinée.

Nous réfléchissons sur de nombreux points, tels que l’emploi des jeunes, les infrastructures, l’éducation et la formation, la santé, etc. L’accent est mis surtout sur l’effort de financement interne des politiques publiques, grâce à la définition d’une politique fiscale adaptée qui permettra de mobiliser suffisamment de recettes en exploitant toutes les opportunités offertes par la digitalisation pour enrayer les déperditions fiscales. Nous allons construire la Guinée moderne de demain avec la contribution de tous les Guinéens, tant en Guinée que dans la diaspora.

Source VisionGuinee.Info

La jeunesse guinéenne entre clochardisation et déresponsabilisation (Par Souleymane Souza Konaté)

La vocation première de l’école est d’éduquer et de former les individus, en leur transmettant des connaissances, des compétences et des valeurs nécessaires pour leur développement intellectuel, social et moral. Comment peut-on espérer préparer les jeunes Guinéens à participer activement à la société, à développer leur esprit critique, et à les aider à devenir des citoyens responsables et autonomes si notre système éducatif rime avec déliquescence et déshérence ?

C’est à se demander si une telle situation n’est pas entretenue à dessein de manière à clochardiser et à déresponsabiliser la jeunesse Guinéenne.

En effet, un jeune mal formé, sans métier et condamné à un chômage endémique, n’est pas qu’une proie facile, mais un gibier bien commode dont se délecteront avec cupidité des politiciens écervelés et anti-républicains.

Comment est-il possible qu’un jeune qui manque presque de tout s’engage à faire la promotion de cadres véreux qui se foutent éperdument de ce qui adviendra de son avenir ? La jeunesse guinéenne doit se réveiller, elle ne doit plus servir de relais à ces militaires et politiciens corrompus dont l’unique terreau fertile est l’instrumentalisation ethnique.

Je le dis souvent et je ne cesserai jamais de le répéter, la Guinée de notre rêve, cette Guinée unie, travailleuse, solidaire et heureuse, passera inéluctablement par une jeunesse responsable et une justice fiable et équitable, soucieuse de l’État de droit.

Comment construire des routes, des écoles, des structures sanitaires, des complexes sportifs, des centres de loisir et améliorer les conditions de vie et d’existence de nos compatriotes si les deniers publics sont accaparés, si le contribuable est pillé en toute impunité par les tenants du pouvoir et leurs complices qui ont juré de tout saborder pour satisfaire leur égo surdimensionné ?

Les Guinéens doivent être sans pitié dans la lutte contre ces prédateurs devenus experts dans la corruption, l’enrichissement illicite, les fraudes fiscales et que sais-je encore ?

Jeune de Guinée

Pendant que tu applaudis Bah Oury, Ousmane Gaoual et Amara Camara à cause des miettes et par le biais de la manipulation ethnique, leurs enfants étudient sur ton dos dans les grandes universités européennes et américaines.

Pendant que tu es complaisant vis-à-vis de Djiba Diakité, Mory Condé et Aboubacar Sidiki Camara devenus des milliardaires en si peu de temps grâce à l’argent public, une de tes sœurs ou un de tes frères est en train de mourir dans un hôpital ou un poste de santé soit à cause des ordonnances impayées soit parce que les médecins sont peu qualifiés ou tout simplement parce que les médicaments sont si chers et inaccessibles ou les structures sanitaires exsangues.

Pendant que tu végètes dans la misère et la précarité, tes << Faux Grands >> disposent de dizaines de villas, des entreprises, des actions, et des comptes bancaires plein à craquer et la plupart tapis dans l’ombre.

Pendant que tu défends Mamadi Doumbouya et ses sbires, tes parents crèvent dans la précarité économique et sociale malgré toutes les richesses dont dispose le pays presque réduit en lambeaux avec l’enrichissement insolent et extravagant de la junte durant ces trois dernières années en Guinée.

Le 12 août, journée internationale de la jeunesse, est une occasion privilégiée pour faire le point de la situation du pays et de sa jeunesse dans le but d’exiger des gouvernants une meilleure prise en compte de leurs préoccupations légitimes.

Depuis bientôt trois ans, ils sont plus de 29.000 jeunes à quitter le pays pour l’Occident en quête de cet avenir radieux que le CNRD leur a volé. Je pense à tous ceux et toutes celles qui sont morts dans le désert caniculaire et les eaux froides de la méditerranée.

Je pense également à nos deux héros Foniké Menguè et Billo Bah kinappés par la junte pour une destination secrète il y a de cela plusieurs semaines. Nul doute qu’ils ont subi les pires atrocités depuis leur enlèvement le 9 juillet 2024.

Le 12 août de cette année coïncide avec la journée ville morte appelée par les leaders des forces vives de Guinée.

Commençons la journée en exigeant la libération immédiate et sans conditions de nos camarades arbitrairement détenus.

Le combat sera rude, mais la vérité finira par triompher, car aucune chance ne sera accordée aux putschistes et pillards dans leur volonté manifeste d’instaurer une nouvelle dictature en Guinée.

Souleymane Souza KONATÉ
Président de la Commission Communication de l’ANAD
Conseiller Chargé de Communication de Cellou Dalein Diallo

Aliou Bah nargue la junte : ‘’Mobiliser les chômeurs à travers des billets de banque pour accueillir un dirigeant non élu est un indice de désespoir…’’

Un accueil a été réservé, ce lundi 12 août, au président de la transition, de retour du Rwanda où il a assisté à l’investiture du Paul Kagamé pour un 4e mandat. Le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL) estime que le général Mamadi Doumbouya est en quête d’une popularité illusoire.

La réception du président de la transition de retour du Rwanda n’est pas passée inaperçue au sein de la classe politique. Le leader du MoDeL assure que ‘’mobiliser les chômeurs et fonctionnaires à travers des billets de banque et de la pression pour accueillir un dirigeant non élu, est plus un indice de désespoir que de popularité’’.

Pour lui, ‘’cette pratique rétrograde est une habitude ridicule des pays de dictature où les mentalités sont affectées par l’extrême pauvreté et le manque d’éducation ; ce qui expose les citoyens à la dépendance, l’indignité et la manipulation. Toujours est-il qu’une jeunesse au travail ne s’intéresse jamais à la propagande’’.

Aliou Bah rappelle aux autorités de la transition que ‘’la formule la plus simple pour mesurer la popularité, ce sont les élections libres, transparentes et inclusives qui mettent en compétition les candidats qui sont légalement et moralement qualifiés’’.

Cet opposant à la gestion actuelle de la transition assure que la propagande du pouvoir et la répression des manifestations ont toujours été un moyen de saigner les ressources publiques. Sans surprise, M. Bah souligne que ‘’les businessmen de la crise y trouvent de l’intérêt à en créer régulièrement’’.

Quant aux applaudissements, rappelle-t-il au chef de la junte, ‘’notre histoire politique nous a prouvé que ceux qui disent : ‘Vive le président !’ sont les mêmes qui diront : ‘à bas le président’. C’est l’effet de la conviction du ventre et de la misère du cerveau. Dommage pour ceux qui rêvent de grandeur et qui ne peuvent en avoir que par l’illusion’’.

Le président du MoDeL regrette que la Guinée, sous le règne CNRD, soit encore un pays ‘’où les manifestations publiques sont interdites, sauf celles qui font les louanges des dirigeants auto-proclamés’’.

Source VisionGuinee.Info