samedi, juin 6, 2026
26.5 C
Conakry
Accueil Blog Page 338

Marche du FNDC : la mairie de Matoto dit Non (copie décision)

La mairie de la commune de Matoto vient de réagir dans un courrier sur la manifestation pacifique du Front National pour la Défense de la Constitution  prévue le jeudi 28 juillet 2022 dans le grand Conakry. La municipalité dirigée par le maire Mamadouba Tos Camara dit Non à cette marche dont le point de départ est le rond-point de la Tannerie (Matoto) selon le FNDC.

Communiqué

Par la présente, j’accuse réception de votre lettre d’information N°002/FNDC/2022 en date du 25 juillet 2022, relative à l’organisation d’une marche pacifique prévue le 28 juillet 2022 sur l’itinéraire suivant :

Point de regroupement et de départ, Rond-point de la tannerie ; Point d’arrivée et meeting, l’esplanade du Palais du Peuple Tombo.

Cependant, je tiens à vous rappeler que les mesures administratives interdisant les marches notamment celles contenues dans les communiqués N°0012/CNRD/2022 du 13 Mai 2022 et N°0015/CNRD/2022 du 31 Mai 2022 restent toujours en vigueur.

Aussi, voudrais-je vous demander, en raison de l’implication des organisations sous régionales, africaines et internationales dans l’accompagnement de la transition en cours, d’aider à maintenir un climat de paix et de quiétude sociale pour donner plus de chances aux pourparlers entamés par le nouveau médiateur désigné afin de permettre à notre pays de connaitre cette fois une transition réussie mais surtout apaisée.
Pour tous ces motifs, une telle manifestation ne peut être autorisée dans la commune de Matoto.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d’accepter, Monsieur le Coordinateur National, l’assurance de ma considération distinguée.

kaba kouyate

Marches du FNDC : les organisateurs écrivent aux mairies concernées

0

Le Front National pour la Défense de la Constitution vient de s’acquitter d’un devoir dans la préparation de sa marche de jeudi prochain. Il s’agit du dépôt des lettres d’information aux différentes mairies qui seront traversées. Signés du coordonnateur général, Oumar Sylla connu sous le surnom Foniké Mengué, ces courriers sont déjà visibles sur les réseaux sociaux. Ils sont destinés aux communes de Matoto, Matam et Kaloum.

Nous vous proposons ci-dessous les lettres d’information du FNDC, relatives à la marche du 28 juillet 2022, adressées aux mairies de Matoto, Matam et Kaloum :

Oury Maci Bah pour Flashguinee.info

Kéamou Bogola Haba traite l’UFDG et le RPG de « partis extrémistes »

0

L’ancien membre de l’ANAD qualifie la formation politique de Dalein et l’ancien parti au pouvoir de partis extrémistes qui puisent leur popularité dans le communautarisme. Bogola Haba demande au Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD)la dissolution de tous les partis politiques afin de favoriser le bipartisme en Guinée.

Le coordinateur du Front national pour la défense de la transition (FNTD) demande à la junte d’assainir l’échiquier politique guinéen.

« On demande à ce que tous les partis soient dissous. C’est la première conséquence de la nouvelle constitution. C’est-à-dire que tous les 180 partis sont dissous. En 1960 quand nous avons décidé d’aller vers le parti unique, évidemment l’ensemble des partis politiques qui existaient dans le cadre du multipartisme ont disparu parce que la nouvelle constitution s’imposait », a annoncé Kéamou Bogola Haba de passage dans l’émission Politico Drôme.

« A la date d’aujourd’hui, si nous choisissons d’aller dans ce sens, ça veut dire d’office que tous les partis seront dissous. A partir de là, l’Etat crée trois partis non personnalisés. Cela peut être trois ou deux courants. Aujourd’hui le bipartisme est la solution. Quand on dissout les partis politiques, on crée trois courants politiques à l’intérieur desquels le combat se fera selon les orientations », a-t-il ajouté.

Cet ancien allié de Cellou Dalein Diallo accuse l’UFDG et le RPG Arc en Ciel d’être des partis extrémistes basés sur le communautarisme.

« Nous sommes contre le bipartisme de fait qui est arrivé. Quand le PUP était là, ses bastions étaient la Guinée forestière et la Basse Côte. Cela mettait l’UFDG ou son ancêtre UPR et le RPG en des opposants éternels. C’était des opposants éternels au temps du PUP. Donc, du fait que le PUP ait connu son déclin, alors les deux partis extrémistes sont montés en surface. La conséquence, c’est qu’ils sont basés sur la communauté »

Aissata Balde

Face au CNRD : « d’aujourd’hui, le seul recours qu’on a, ce sont des manifestations », Abdoul Sacko COJELPAID

Le Coordinateur National de la Coalition des Jeunes Leaders pour la Paix et le Développement, (COJELPAID) trouve normal les manifestations projetées par le Front National pour la Défense de la Constitution. Abdoul Sacko justifie cela par le manque de dialogue dans le pays.

Le FNDC envisage deux manifestations les 28 juillet et 04 août prochains respectivement dans le grand Conakry et sur toute l’étendue du territoire national, pour dit-il, exprimer à la junte militaire son souhait de retour rapide à l’ordre constitutionnel dans le pays. Cette démarche, le président de la COJELPAID s’y souscrit.

« Aujourd’hui ce qui est clair, le CNRD est rétracteur. Quand on revoit la pratique à toute forme de dialogue qui permet à débloquer la situation parce que il faut noter qu’en période de transition où il n’y a pas une constitution sur laquelle le peuple s’est prononcé ni dans la légitimité, ni dans la l’égalité. C’est le dialogue qui concerne le minimum de l’égalité aux autorités. Si toutefois ce dialogue n’est pas et que pendant 10 mois on ne sait pas là où on va, je pense que les acteurs socio-politiques aujourd’hui n’ont pas d’autre marge de manœuvre que de recourir au droit de manifester.

Donc je pense que leur projection en terme de manifestation perd peut-être la forme. Mais si vous voyez le fond, vous voyez les réalités, c’est que les marges de manœuvre des acteurs socio-politiques sont très limitées aujourd’hui en dehors des actions de protestations conformément aux lois guinéennes et aux conventions internationales. Les forces vives, on a demandé le dialogue pendant dix mois, on n’a pas eu, au jour d’aujourd’hui, le seul recours qu’on a, ce sont des manifestations », soutient-il.

Plus loin, il demande au CNRD d’accepter de jouer son rôle en encadrant cette manifestation.

« C’est de dire au CNRD, ils ne peuvent pas dénoncer les faits quand ils venaient au pouvoir, dire que le pouvoir d’alors a confisqué les libertés, a instrumentalisé la justice et ils se permettent encore de faire la même chose. Une fois encore, c’est de laisser les libertés s’exprimer. Ils peuvent jouer aussi leurs responsabilités qui consistent à encadrer les marches. »

A en croire notre interlocuteur, une rencontre est prévue ce soir au siège du RPG entre les acteurs socio-politiques qui vont se prononcer en terme de perspectives et la logique des manifestations dans le pays.

Kaba kouyaté pour flashguinee.info

Education : pour la redynamisation du système, le MEPU-A annonce des mesures urgentes

0

Les résultats des examens nationaux session 2022 ont entièrement levé le voile sur la plaie béante que souffre le système éducatif guinéen depuis plus d’une décennie. Pour y faire face, le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, à l’issue de son conseil de cabinet, ce lundi 25 juillet 2022, annonce avoir pris des mesures d’urgence.

Il s’agit, selon la cellule de Communication du département qui a fait le compte rendu de la réunion, de la formation des formateurs, la rénovation, l’extension ou encore la construction des écoles.

Pour ce faire, des sessions de formation sont déjà planifiées et seront officiellement lancées ce jeudi 28 juillet 2022 sur l’ensemble du territoire.

Cette première phase de la formation, selon le MEPU-A, concerne seulement les enseignants des classes de 6ème Année. Elle se tiendra dans les capitales régionales du pays et des équipes de supervision sont déjà en route pour suivre le déroulement correct de ces formations.

Dans sa prise de parole, le ministre Guillaume HAWING a rassuré que tous les efforts seront déployés pour étendre ces formations sur toute la période et même au delà des vacances.

Boubacar Barry

Détention prolongée de Kassory Fofana : ses avocats annoncent avoir saisi la cour suprême

Dans un communiqué qu’ils viennent de rendre public ce mardi 26 juillet 2022, les avocats de Kassory Fofana annoncent avoir saisi la Cour Suprême dans le dossier de leur client. Maître Djibril Kouyaté et ses collègues dénoncent une procédure illégale contre l’ancien premier ministre et déplorent une instrumentalisation de la justice guinéenne à des fins politiques.

Ci-dessous, le contenu du communiqué

Le collectif des avocats de la défense de Monsieur Ibrahima Kassory Fofana a pris acte de la décision illégale de la Chambre de contrôle de la CRIEF, rendue le 21 juillet 2022.

Les juges d’appel ont annulé la décision courageuse et juste des Magistrats de la Chambre de l’instruction de la CRIEF qui avaient ordonné pour la deuxième fois en deux mois, la libération de M. Fofana, en dépit des accusations importantes et sans fondement du Procureur spécial.

La défense de M. Fofana dénonce l’instrumentalisation de la justice guinéenne à des fins politiques ainsi que la détention arbitraire et toutes les manœuvres judiciaires qui n’ont d’autre but que de porter atteinte, à terme, à ses droits politiques garantis par tous les instruments juridiques nationaux et internationaux.

En tant que citoyen guinéen, M. Fofana a le droit fondamental de participer à la direction des affaires publiques de son pays.

Aucun acteur judiciaire n’est autorisé par la loi guinéenne à maintenir M. Fofana en détention sous des prétextes erronés et des accusations pénales sans aucun indice, preuve ou base légale alors même, que les juges indépendants ont plusieurs fois prononcé sa libération.

Ce procédé est d’autant plus inacceptable pour la défense, qu’un citoyen en l’occurrence Monsieur Djakaria Koulibaly a été libéré en 48 heures, avec l’aval exprès du Procureur spécial, et sans recours devant la juridiction d’appel.

L’opposition du Procureur spécial, hiérarchiquement dépendant du Ministère de la Justice donc du Gouvernement, à la libération de M. Fofana est tout aussi intolérable pour la défense, dès lors que l’opinion publique nationale guinéenne et internationale, a déjà constaté avec la défense qu’aucun corps de contrôle notamment ni la Cour des comptes, ni l’inspection Générale d’Etat dans le rapport mamri n’ont révélé ou constaté des détournements ou une quelconque faute de gestion.

Il s’avère également dans ces conditions que la nouvelle accusation pénale de détournement des fonds Covid, reste tout aussi fantaisiste et imaginaire.

La défense a déjà saisi la Cour suprême de Guinée pour faire constater l’illégalité de la décision liberticide de la Chambre de contrôle de la CRIEF.

Fait à Conakry, le 25 juillet 2022

Pour le Collectif des Avocats Bâtonnier Djibril KOUYATE

Manifs du FNDC : la NGP de Badra Koné « surprise (…) met en garde contre toute tentative d’utilisation de la CPR » (communiqué)

0

« La CPR invite ses membres, militants, militantes, sympathisants… partout où ils se trouvent, à favoriser le dialogue et la paix, et à s’abstenir de toute violence en rejetant les appels aux manifestations du 28 juillet et du 04 août prochains », cet extrait est tiré de la déclaration de la CPR de docteur Faya Millimono. Ladite déclaration vient d’être balayée par la NGP de Badra Koné dans un communiqué de presse qui soutient que cette déclaration n’est pas l’émanation des membres de la CPR.

La NGP a été surprise de lire dans la presse une déclaration attribuée à la Coalition pour la Rupture (CPR) dans laquelle ses membres appellent au boycott des séries de manifestations pacifiques et Citoyennes projetées par le FNDC.

La NGP, membre à part entière de la CPR et son Président le porte-parole, informe l’opinion nationale et internationale que cette déclaration attribuée au CPR n’est pas l’émanation de ses membres.

NGP, fidèle aux respects des principes démocratiques et de l’état de droit, ne saurait s’associer à une démarche qui viole la charte de la transition et les traités internationaux auxquels la Guinée a souscrit.

La NGP met en garde contre toute tentative d’utilisation de la CPR à l’effet de concourir à la satisfaction des intérêts individuels.

Le Bureau Exécutif de la NGP

Manifestations du FNDC : la coalition CPR de Faya Millimono pas favorable et appelle au dialogue (déclaration)

Le dimanche 05 septembre 2021, la rupture institutionnelle et constitutionnelle a provoqué une crise politique profonde dans le pays, conduisant à l’avènement d’un régime de transition dirigé par le CNRD.

Acclamé, adoubé et accompagné par la classe politique et la société civile, le CNRD ouvre les consultations à toutes les forces vives du pays ayant abouti à la conception d’une charte servant dorénavant de constitution provisoire, le temps de l’élaboration et de l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale qui marquera le retour à l’ordre constitutionnel.

Au regard de l’état désastreux du pays, le principe de la refondation axé sur la redevabilité est devenu la pierre angulaire du nouveau régime. Conséquemment, des actions vigoureuses de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent, les détournements de deniers publics…ont été entreprises contre les anciens cadres et gestionnaires de l’administration publique du pays. Ces fonctionnaires de l’ancien régime sont accusés d’être responsables de la déchéance économique, sociale, culturelle, politique… de la société guinéenne.

C’est dans cette foulée empreinte de suspicion et de fortes dissensions que le CNRD a invité chaque coalition politique à proposer la durée de la transition. C’est ainsi que la CPR a proposé 36 mois et chaque alliance politique a donné sa proposition au CNRD. Celui-ci a retenu 39 mois que le CNT à réduit à 36 mois. Aujourd’hui, cette durée qui a été rejetée par les uns et acceptée par les autres, est devenue la pomme de discorde qui divise la classe politique guinéenne. Face à cette situation conflictuelle une partie de la classe politique a subordonné sa participation au dialogue à l’intervention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Lors du dernier sommet des Chefs d’État de la CEDEAO sur la transition en Guinée, tenu à Acra, l’ex Président du Bénin Boni Yayi est nommé comme Médiateur à Conakry. En réalité, cette désignation devait contribuer à apaiser le climat socio-politique. Malheureusement, c’est ce moment que mettent à profit certains leaders politiques et acteurs de la société civile pour appeler aux manifestations, renonçant ainsi au dialogue.

C’est pourquoi, la CPR :
– Considérant que le point de discorde est résolu avec l’envoi du Médiateur ;

– Considérant que le CNRD est favorable à l’envoi du Médiateur ; et,

– Considérant que les conditions d’un dialogue inclusif sont réunies pour le retour à l’ordre constitutionnel : la Coalition politique pour la Rupture (CPR), prenant à témoin l’opinion publique nationale, la CEDEAO et la communauté internationale, dénonce ce rejet implicite de l’implication de l’organisation sous-régionale dans la résolution de la crise guinéenne.

En conséquence, la CPR invite la CEDEAO et la communauté internationale, au moment où la médiation se met en marche pour résoudre le différend, à ne pas céder à cette pratique politique qui s’apparente à un chantage qui ne favorise pas le retour à l’ordre constitutionnel.

La CPR invite ses membres, militants, militantes, sympathisants… partout où ils se trouvent, à favoriser le dialogue et la paix, et à s’abstenir de toute violence en rejetant les appels aux manifestations du 28 juillet et du 04 août prochains.

Enfin, soucieuse du devenir heureux de notre pays, la CPR recommande au CNRD, au gouvernement et au Médiateur de la CEDEAO l’instauration d’un cadre de dialogue inclusif qui prend en compte les aspirations légitimes des uns et des autres, et cela, dans l’intérêt supérieur du peuple de Guinée.

Unis, nous vaincrons.

Juventus Turin : terrible nouvelle pour Paul Pogba

0

Cet été, Paul Pogba (29 ans) a fait son grand retour à Juventus Turin après six années passées en Angleterre. Mais l’international Français devra encore patienter avant de pouvoir aider les turinois sur le terrain.

En effet, dans un communiqué publié ce mardi, le club italien a annoncé la blessure du milieu de terrain français.

« Après s’être plaint de douleurs au genou droit, Paul Pogba a subi des examens radiologiques qui ont révélé une lésion du ménisque latéral. Dans les prochaines heures, il subira une consultation orthopédique spécialisée. Par conséquent, afin de poursuivre son traitement, il ne participe pas au voyage à Dallas », a annoncé le club.

Et d’après la  Gazzetta dello Sport, le français va consulter dans les prochaines heures un spécialiste et risquerait de passer par une intervention chirurgicale. Ce qui le conduirait à une indisponibilité d’environ 2 mois.

Un coup dur pour Paul Pogba mais surtout pour Allegri qui avait l’ambition de former son équipe autour de lui .

In africasport.org

Manifestations du FNDC : le parquet général prévoit des poursuites judiciaires « en cas de constatation de violation ou de trouble à l’ordre public » (déclaration)

Dans une déclaration en date de ce mardi 26 Juillet 2022 dont flashguinee.info détient copie, le parquet général prévoit d’engager sans délai des poursuites judiciaires contre les organisateurs des marches (28 juillet et 4 août) du Front National pour la défense de la constitution, s’il y a constatation de violation ou trouble à l’ordre public.

Déclaration 

MESSIEURS LES PROCUREURS DE LA REPUBLIQUE PRES LES TRIBUNAUX DE PREMIERE INSTANCE DU RESSORT DE LA COUR D’APPEL DE CONAKRY

OBJET : Instructions aux fins de poursuites judiciaires en cas de faits répréhensibles de manifestations illicites, de participations délictueuses à une manifestation ou à une réunion publique non autorisée.

Il a été porté à la connaissance du Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry par voie de presse, du communiqué N°213/FNDC/2022 aux fins d’organisation des marches dites pacifiques, le jeudi 28 Juillet 2022 dans le Grand Conakry et le jeudi 04 Août 2022 sur toute l’étendue du territoire national par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).
Il resulte dudit communiqué que les organisateurs fondent leur action sur les dispositions des articles 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 21 du Pacte International relatif aux Droits civils et politiques, 11 de la Charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples, 34 et 8 alinéa 2 de la Charte de la Transition.

Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry en sa qualité d’organe de veille de l’application de la loi pénale sur l’étendue du ressort de ladite Cour et en sa qualité d’animateur, de coordonnateur de l’action des Procureurs de la République en ce qui concerne tant la prévention que la répression des infractions à la loi pénale, réitère son souci constant d’exercer les fonctions de Ministère public dans l’intérêt de la société et celui de la loi.

Il rappelle en outre son attachement au respect constant et sans équivoque des prescriptions légales et règlementaires des manifestations en République de Guinée qui met en dualité d’une part le droit de manifester dans la limite prévue par la loi reconnue aux citoyens dans un Etat de droit, et l’obligation de respecter les restrictions légales allant dans le sens d’éviter des troubles à l’ordre public par les autorités en charge de la police administrative d’autre part. Le Parquet Général rappelle sur le fondement des dispositions combinées des articles 621 et 622 du Code Pénal, que toutes réunions publiques, cortèges, défilés et d’une manière générale, toutes manifestations politiques sur les voies et lieux publics sont soumis à l’impératif d’une déclaration préalable dans la forme écrite adressée aux maires des communes urbaines ou rurales sous réserve de l’alinéa 2 de la même disposition, trois (3) jours francs et quinze (15) jours francs ou plus tard avant la date prévue par les organisateurs. Si la marche est un droit reconnu par les instruments juridiques internationaux notamment les dispositions des articles 20 de la déclaration universelle des droits de l’homme, 21 du pacte international relatif aux droits civils et politiques, 11 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, 8 alinéa 2 et 34 de la charte de la transition, elle reste cependant encadrée par la loi. Au sens de l’article 623 du code pénal, l’autorité administrative responsable de l’ordre public peut interdire momentanément une réunion ou une manifestation publique, s’il existe une menace réelle de troubles à l’ordre public à charge pour les organisateurs qui en contestent les motifs de saisir la juridiction compétente aux fins d’annulation de ladite interdiction. En dehors du cadre juridique, toute action tendant à braver l’interdiction légale de manifestations par les autorités en charge de maintenir l’ordre public constitue le delit de participation délictueuse à une manifestation ou à une réunion publique, passible de poursuites judiciaires tant contre les organisateurs que les participants, conformément aux dispositions des articles 628, 629, 630, 631, 632, 634, 637 et 638 du Code Pénal.

De tout ce qui précède, le Parquet Général conformément aux articles 41 et 44 du Code de procédure pénale instruit les Procureurs d’Instances compétents cités plus haut, qu’en cas de constatation de violation ou de trouble à l’ordre public, d’engager sans délai les poursuites judiciaires contre les organisateurs des manifestations interdites projetées, sans préjudice des poursuites judiciaires contre toutes autres personnes qui violeraient les dispositions précitées.

Le Parquet Général attache du prix à l’exécution des présentes instructions dans l’interêt de la loi et de l’ordre public.

Conakry, le 26 Juillet 2022. LE PARQUET GENERAL