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Justice populaire à Goma (RDC) : Un présumé voleur lynché au quartier Himbi

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En pleine journée de ce vendredi 26 août 2022, un bandit âgé d’au-moins 20 ans et plus a été brûlé vif par la population du quartier Himbi, en ville de Goma au Nord-Kivu.

Cette information est rapportée par le chef dudit quartier, Mutete Mwenyemali qui fait savoir que ce présumé bandit a été appréhendé en pleine opération dans ce milieu après la fuite de ses complices. C’est au cours de son opération qu’il est tombé entre les mains de la population vers l’ancienne école Mama Yetu au moment où il tentait de s’introduire dans une maison avec son groupe. Prise de colère, la population s’est, au même moment, rendue justice.

« Ce midi, des bandits ont fait incursion sur l’avenue du Lac jusqu’à amener des batteries et consorts avec eux. Maintenant quand la population l’a su, elle a crié au voleur et l’un de ces bandits jeune de son état a été attrapé par cette même population qui l’a brûlé vif. Chose que nous condamnons avec énergie », a dit Mutete Mwenyemali.

Tout en invitant ses administrés à toujours déférer les voleurs à l’organe de la loi au lieu et place de les brûler et perdre des traces, Mutete indique que le corps de la victime venait à peine d’être conduit à la morgue de l’hôpital provincial.

Signalons que dans moins d’un mois, 2 présumés bandits ont été lynchés et brûlés vifs par la population du quartier précité situé en commune de Goma.

Cedrick Sadiki Mbala

Adama Djan BAH en larme, demande aux autorités de lui restituer les corps de son fils et celui de son époux (Conakry)

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Mamadou Chérif BALDE, père du jeune tué a wanindara le 17 août dernier, en marge de la manifestation du FNDC, est mort dans un accident de circulation dans la nuit du 25 au 26 août à Conakry. Présentement, le corps se trouve à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, la famille plaide les autorités pour des obsèques communes.

Aussitôt informés, parents et alliés, ont vite rejoint la maison mortuaire où on pleure encore le décès d’Ibrahima BALDE dont le corps est toujours à la morgue pour des fins d’autopsie. Dans la foulée, Adama Djan BAH, mère du jeune tué, lors de la dernière manifestation du FNDC, désormais veuve est revenue sur les circonstances dans lesquelles son mari a trouvé la mort : « Il était sur la moto, il revenait du travail. Mais il avait le souci de son enfant (tué par balle), puisque depuis que son enfant a été tué, le corps est toujours à la Morgue. C’est un camion qui est venu derrière lui, le percutant parce qu’il pensait beaucoup à notre fils, Ibrahima Baldé. Arrivé à l’hôpital, mon mari était déjà mort», a-t-elle expliqué

Dans un intervalle de dix jours, cette mère a perdu son unique fils qui lui restait en vie et maintenant c’est autour de son mari. Deux corps à enterrer, mais la vieille Adama Djan BAH, demande au autorité de restituer le corps de son fils, pour que la famille fasse des obsèques communes pour l’enfant et le père: « Actuellement mon fils tué il y a plus d’une semaine, n’est pas encore enterré, son corps est à la Morgue. Le corps de mon mari est allé rejoindre celui de mon fils là-bas. Les deux corps sont actuellement à la Morgue de l’hôpital Ignace Deen. Je demande aux autorités de nous restituer le corps de mon fils Ibrahima Baldé, parce que vous voyez que le malheur a frappé à notre porte. […] On aimerait qu’on nous restitue les corps maintenant. A cause de Dieu, je prie les autorités de nous restituer les corps », a lancé.

A la maison mortuaire, la famille est sous une consternation profonde. Le cri de cœur de cette mère serait-il entendu par les autorités du pays ?

Affaire à suivre !

Ismaël Diaraye pour FlashGuinée.info

La Médiation de la CEDEAO tangue déjà en Guinée ? Dr Faya très remonté contre Yayi Boni : « si on fait venir un médiateur, c’est… »

La médiation de la CEDEAO tangue déjà en Guinée ? On ne saurait apporter pour le moment la moindre réponse à cette interrogation. Mais cela à tout l’air. Car, ce matin, le leader du BL n’a pas caché son mécontentement contre Thomas Yayi Boni désigné comme médiateur par l’organisation sous régionale dans la crise guinéenne.

Faya ne digère pas le fait que sa coalition politique n’a eu que 5 minutes d’échange avec docteur Yayi Boni, alors que le représentant de la CEDEAO aurait accordé près de 3 heures de discussions à d’autres. Le président du Bloc Libéral estime que le médiateur ne doit pas promouvoir l’inégalité en Guinée.

« (…) Si on fait venir un médiateur, c’est d’abord pour qu’il ne vient pas faire la promotion d’inégalité dans notre pays, de l’exclusion. Comment on pouvait présager que nous n’avions pas de revendication lorsqu’ensemble nous avons fixé le temps de rencontre avec le médiateur à 5 minutes.

[Donc à 5 minutes vous n’avez pas pu dire tout ce que vous vouliez dire ?] Bien entendu, on ne pouvait pas tout dire, mais nous, nous sommes résumé en 5 minutes. On devait donc soumettre chacun à ce même exercice de se résumer en 5 minute », a-t-il indiqué ce vendredi matin, 26 août 2022 sur FIM FM dans l’émission « Mirador » où Faya était invité.

Dans la même lancée, le président du BL affirme que s’il savait que Yayi Boni allait recevoir sa coalition pour cinq minutes en estimant que celle-ci n’avait rien à dire, que lui et sa suite auraient claqué la porte.

« (…) Le jour de la première rencontre, si on avait dit vous autres, on va vous recevoir pour 5 minutes parce qu’on pense que vous n’avez rien à dire, on aurait claqué la porte et immédiatement parce qu’on ne vient pas en Guinée pour commencer à violer le principe fondateur de toute une République, le principe d’égalité en droit et en devoir, nous sommes des partis politiques et des coalitions.

De quel droit la CEDEAO peut venir à Conakry et considérer qu’il y’a des acteurs plus importants même si bien entendu dans les médias on est entrain de biaiser le débat parce qu’il est question d’insister sur des acteurs significatifs par opposition, donc à des acteurs qui seraient non significatifs. [Déjà vous doutez de Bony Yayi?] Déjà c’est grave ce qui a été fait, suffisamment grave pour douter de sa sincérité de conduire à bien cette médiation », a laissé entendre Dr Faya Lansana Millimono sur les ondes chez nos confrères.

Mamadou Aliou Diaguissa Sow pour Flashguinee.info

Révocation de la LGFP : la réponse sèche de l’AS Kaloum au courrier de Maturin invitant le club à une séance de travail (copie)

Comme il l’a dit hier au sortir d’une réunion d’urgence du bureau exécutif de la LGFP au sujet de la décision du conor de révocation du comex de la Ligue guinéenne de football profesionnel, le dorénavant président sortant de la Ligue pro a effectivement écrit aux clubs des Ligues 1 et 2, les invitant à une séance de travail sur l’acte décisionnel du comite de Normalisation. En réponse au courrier de Maturin Bangoura, l’association sportive de Kaloum accuse la réception du document et exprime en même temps son indisponibilité, que le club de Bouba Sampil justifie par une question de principe et de commodité règlementaire du désormais ancien bureau de la LGFP.

Courrier :

Objet: Réponse à votre lettre d’invitation

Cher Monsieur,

Nous accusons réception d’un courrier N°0097/LGFP émanant de votre ancien Bureau de la LGFP, invitant les Clubs de Ligues & 2 à une séance de concertation au sujet de la décision de révocation du Bureau de la LGFP par le Comité de Normalisation (CONOR), pour des raisons pourtant spécifiées dans ladite décision.

Pour une question de principe et de commodité réglementaires, l’AS KALOUM est au regret de vous notifier son indisponibilité à répondre à une réunion convoquée par un bureau ne disposant plus ni de la base légale indispensable, ni du droit statutaire d’agir au nom et pour le compte des clubs que nous sommes.

L’institution faitière du football guinéen, en l’occurrence le CONOR, a pris une décision de révocation de votre Bureau, avec effet immédiat, ôtant de fait toute légitimité à la LGFP.

Est-il important de vous rappeler, qu’en décembre 2021, la dissolution par la FIFA du Comité Exécutif élu de la FGF, suivie de la nomination d’un CONOR est une jurisprudence qui illustre parfaitement notre position, le Comité Exécutif de la FGF révoqué, ne s’étant jamais arrogée la compétence de convoquer les Membres de l’Association Nationale pour avis sur la décision de la FIFA.

Cher Monsieur,

Un Conseil Communal ne peut invoquer son élection par les membres pour se soustraire à une éventuelle décision de dissolution pour manquement à des obligations vis à vis d’une Délégation Spéciale instituée par l’Autorité de Tutelle

Par conséquent, en tant que club participant à des activités encadrées par la FIFA, notre démarche ne saurait s’inscrire dans le cadre de tout ce qui pourrait nous opposer à l’instance dirigeante du football mondial et ce, conformément aux dispositions de l’article 10 aliena 3b des statuts de notre association nationale qui conditionne l’adhésion de tout membre à la FGF par la signature «D’une déclaration par laquelle il accepte de se soumettre en toute circonstance aux Statuts, règlements et décisions de la FGF, de la FIFA et de la CAF et par laquelle il garantit que ses propres membres, clubs, officiels et joueurs s’y conformeront également. »

Veuillez recevoir, Monsieur l’expression de nos sentiments sportifs les meilleur.

 

Rencontre médiateur-acteurs : le PEDN de Lansana Kouyaté salue la participation de l’UFDG et du RPG arc-en-ciel

Le parti dirigé par l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté salue la décision de l’UFDG et le RPG arc-en-ciel de rencontrer le médiateur désigné par la CEDEAO dans la crise guinéenne. Parmi la pléthore de partis et de coalitions politiques avec lesquels docteur Thomas Yayi Boni a échangé jusqu’ici, figurent le RPG arc-en-ciel et l’UDFG. Toute chose que salue le parti de l’Espoir pour le développement national.

Interrogé par notre rédaction, Mohamed Cissé responsable de la cellule de communication du PEDN salue la décision des deux partis politiques susmentionnés de rencontrer le représentant de la CEDEAO dans la crise guinéenne : « Nous applaudissons la sagesse retrouvée par l’UFDG et le RPG arc-en-ciel qui ont finalement renoncé aux caprices et la mise en danger des citoyens guinéens. »

Le communiquant du parti de Lansana Kouyaté estime que le discours qu’a tenu kiridi Bangoura porte parole des coalitions dont font partie l’UFDG et le RPG, pendant et après la rencontre servira de leçon pour les cadres de la formation politique présidée par Cellou Dalein Diallo.

« L’autre appréciation concerne l’UFDG, qui est habituée à la violence dont celle verbale, a bien accepté les cours de Kiridi Bangoura du RPG arc-en-ciel sur comment s’exprimer devant une délégation diplomatique dirigée par un ancien Président, avant d’aller à la rencontre. Que le débat demeure élégant, Que les choses sérieuses commencent afin de dissiper les prétentions fondées sur les scores passés », ajoute-t-il.

Kaba Kouyaté

Élevage : à la rencontre des aviculteurs abandonnés par l’Etat à Coyah et Forécariah après le passage de la grippe aviaire

Quatre mois, après le désastre causé par la maladie de volaille dans les fermes avicoles de Coyah et Forécariah, ces fermes sont aujourd’hui en ruine. Les propriétaires qui croulent sous l’effet des charges, estiment avoir été abandonnés par les autorités. Nous sommes partis à leur rencontre.

Nous sommes à Kakoulimayah, à Wonkifong, dans la préfecture de Coyah. Cet endroit, étaient autrefois animé par les chants des volailles, mais aujourd’hui, un silence précaire y règne. De gauche à droite, plusieurs hangars qui abritaient des poules pondeuses, sont vides. Totalement, en broussaille par les herbes, chose qui fait penser à un endroit hanté par les esprits.

Dans les ruines de cette ferme, d’une capacité de soixante-dix mille têtes, le propriétaire Elhadj Sanoussy DIALLO, nous parle des démarches menées près des autorités : « Dès que la maladie a commencé, nous avons appelé les autorités, ils sont venus tuer toutes les poules, en nous disant qu’ils vont nous apporter de l’aide, depuis lors, nous sommes là, mais rien de leur part. Tout notre investissement a été englouti par cette perte, si nous ne gagnons pas de l’aide des autorités, ça sera impossible pour nous de se relever », a expliqué, le président du collectif des victimes.

A une distance de la ferme d’Elhadj Sanoussy, une autre qui succombe aux intempéries de la nature. Son propriétaire a tout laissé en Occident pour revenir mettre son économie dans une ferme, d’une capacité de six-mille têtes. A ce jour, il passe tout son temps à observer son espoir qui s’est effondré sous le coup de la grippe : « A l’heure où je vous parle, nous sommes tous assis, nous n’avons plus rien et tous nos employés ont fuit. Comme je n’ai rien à faire en ville, je viens ici chaque jour pour regarder, ce qu’est devenue ma ferme avec un regard de désespoir. Nous n’avons plus personne ici, donc c’est susceptible que des personnes mal intentionnées, viennent démanteler nos installations si l’Etat ne nous aide pas » , s’est confié, Mamadou Fallilou BAH.

Cet autre propriétaire de huit mille têtes, poulettes et pondeuses, qui se dit connaître que cette activité, s’apitoie sur son sort : « J’ai commencé l’aviculture à Ditinn, je suis venu à la Cimenterie, après à Samatara avant de s’installer à Kakoulimayah. Là où je suis comme ça, même à manger, on gagne difficilement, à plus forte raison penser à relancer la ferme, car tout ce que j’ai cherché dans ma vie est parti en perte » , a déclaré Mamadou Koulabiou DIALLO.

Depuis le ravage de cette maladie de grippe aviaire, nombreux sont ces fermiers qui s’écroulent déjà sous l’effet de la dette, nous livre un autre installé à Mangata, avant d’en appelé à une aide de l’Etat : « Nous avons perdu des centaines de millions, nous avons hypothéqué des biens Familiaux, d’autres des titres fonciers de leur domicile, donc tout ça si l’Etat ne nous vient pas en aide, ça va être difficile. Présentement, nous sommes au chômage », laisse entendre Alpha Oumar DIALLO.

Avec plus de 100 fermiers ruinés par la grippe à Forécariah et à Coyah, se sont plusieurs employés directs et indirects qui sont au chômage. Si toutefois, l’Etat guinéen n’intervient pas, ce coup risque d’être fatal pour plusieurs entrepreneurs avicoles.

Nous y reviendrons !

Ismaël Diarraye pour Flashguinée.info

L’ANAD, CORED, FNDC politique, RPG arc-en-ciel et alliés reçus par le médiateur de la CEDEAO

Entamée hier mercredi avec certaines coalitions politique du pays, la rencontre entre le médiateur de la CEDEAO s’est poursuivie ce jeudi.

Pour cette journée docteur Yayi Boni s’est entretenu avec les acteurs politiques de l’ANAD, CORED, FNDC politique et le RPG ARC-EN-CIEL et alliés.

Au sortir de cette rencontre des coalitions susmentionnées, c’est Youssouf Kiridi Bangoura qui a été désigné comme leur porte parole.

« Comme vous l’avez suivi, nous avons été reçus par le médiateur de la CEDEAO, le président Boni Yayi qui a accordé suffisamment de temps, trois heures d’horloge pour évoquer avec nous les éléments constitutifs qui peuvent permettre à la Guinée enfin de commencer de la mise en œuvre d’une transition apaisée et inclusive.

Les discussions ont touché [à tous ] et la méthode globale de mise en place du cadre de dialogue, mais aussi les éléments qui doivent être contenus dans ce cadre de dialogue. Nous avons l’engagement avec le médiateur que les éléments de discussion que nous avons eus et les prochaines étapes restent à sa discrétion pour les autorités de la place, pour les chefs d’États de la CEDEAO et pour la presse », a fait savoir l’ancien ministre.

Kaba Kouyaté

Réduction des partis politiques en Guinée : Fodé Oussou estime que « la question n’a pas de sens »

Dr Fodé Oussou Fofana a réagi ce jeudi 25 août 2022 sur l’une des propositions contenues dans le rapport des assises nationales dont les conclusions ont été remises au président Doumbouya mercredi dernier. Ladite proposition concerne la réduction des partis politique en Guinée.

Pour le premier vice-président de l’UFDG, cette proposition n’a pas de sens dans la mesure où les citoyens ont le droit d’appartenir aux partis politiques qu’ils souhaitent soutenir. Fodé Oussou Fofana demande à ceux qui ont fait cette proposition de donner les bonnes raisons de leur suggestion.

« La question n’a pas de sens. C’est tellement illogique qu’on n’a pas besoin d’en débattre. Un parti politique, c’est une entité qui existe et qui est créée et animée. Les citoyens ont le droit d’appartenir aux partis politiques qu’ils souhaitent. Mais si des individus se lèvent pour dire qu’il faut réduire le nombre de partis politiques, allez leur demander de vous donner les bonnes raisons pour lesquelles on doit réduire les partis politiques », dit-il.

Si Fodé Oussou n’est pas contre la réduction des partis politiques, il estime que « ce qu’il faut éviter, c’est de continuer à créer des partis politiques parce qu’au jour d’aujourd’hui, il y a des partis politiques qui n’existent que par le nom. Il y a des partis politiques qui n’ont que leurs agréments, qui n’ont pas de sièges, qui n’ont participé à aucune élection qui ne font absolument rien, qui disent parti égal à parti.»

Plus loin, le premier vice-président demande aux autorités de travailler sur les conditions à remplir pour créer un parti politique : « Pour nous, il faut faire en sorte que les critères existent pour créer un parti politique. Quelles sont les conditions qu’il faut remplir pour créer un parti politique. Maintenant, si on peut créer 20 ou 30 partis ou même 50 partis, il faut aller d’abord sur la base des critères. Un parti politique qui est créé tout simplement parce qu’il veut créer un parti politique qui n’a pas de siège qui ne fait absolument rien. »

Kaba Kouyaté pour FlashGuinee.info

Football : première réaction de Maturin sur la révocation du bureau de la LGFP

24 heures après l’officialisation de la décision de révocation du bureau exécutif de la Ligue guinéenne de football professionnel par le comité de normalisation qui gouverne la fédération guinéenne de football, le comex (comité exécutif) de la LGFP a tenu une réunion d’urgence ce jeudi à son siège.

Au sortir de celle-ci, le désormais ex président de la Ligue pro a fait savoir que le bureau de la Ligue a répondu au courrier du Conor lui signifiant qu’il a pris acte de sa décision. Cependant, Maturin Bangoura précise que le bureau de la LGFP a été élu. Raison pour laquelle ils se retrouveront prochainement avec les 28 clubs des Ligues 1 et 2 qui sont les membres statutaires, donc les votants, pour dit-il, prendre ensemble une décision de réaction à celle du Conor.

Réaction :

« Nous, nous sommes dit qu’il fallait accepter cette décision qui a été prise par le conor. Nous avons pris bonne note. Nous avons répondu au conor pour dire que la lettre a été reçue et nous prenons acte de cette décision. Nous avons été élus, nous allons nous retrouver avec les clubs de Ligues 1 et 2 pour rapidement voir ce qui va être fait maintenant par rapport à cette décision. Mais d’avance nous avons pris acte de cette décision et nous allons nous retrouver avec ceux qui nous ont mandatés pour voir ce qui peut être fait dans les jours à venir et semaines. Tout langage que moi, je dois tenir, c’est un langage qui va être dicté par le bureau exécutif, mais aussi ensemble avec les 28 clubs de Ligues 1 et 2. Parce qu’on n’a pas été nommé, on a été élu, si on a été révoqué (…) Il revient à nous en tant que tels d’être ensemble avec ceux-là qui nous ont mis à cette place pour leur dire que cette décision est tombée. Maintenant, le chemin à suivre par rapport à cette décision, il reviendra aux membres statutaires et nous même de prendre une quelconque décision. Mais pour le moment la seule chose que nous avons faite, c’est prendre acte de cette décision », les propos de Maturin Bangoura sont décryptés par la rédaction d’Africasport.org

« Même s’il y a un médiateur, la solution est guinéenne », Dr Ousmane Kaba (COPED) au sortir de sa rencontre avec le médiateur de la CEDEAO

Dr Ousmane Kaba se réjouit de la présence du médiateur de la CEDEAO désigné dans la crise guinéenne. Au sortir de la rencontre entre la coalition qu’il préside, la COPED, avec docteur Yayi Boni, le leader du PADES s’est adressé aux médias pour faire la synthèse de ce qui a été dit hors micros et Caméras.

« C’est avec beaucoup de satisfaction que nous avons eu des discussions franches et loyales. Vous savez la Guinée à un problème. C’est le manque de dialogue entre ses fils et enfants. Donc nous avons discuté des différents dialogues et les possibilités pour que ce dialogue puisse inclure l’ensemble des politiques guinéens. Ceux qui sont là comme ceux qui ne sont pas là. C’est ce qui est souhaitable pour le pays pour avoir la paix et la stabilité dans notre pays. Nous avons une transition, nous souhaitons qu’elle soit apaisée. Nous avons des dirigeants qui sont à l’écoute de ce pays. Entendons-nous, trouvons des solutions adéquates entre guinéens », a-t-il lancé.

Il ajoutera que même s’il y a une médiation de l’organisation sous régionale, pour lui la solution est guinéenne. Docteur Ousmane Kaba souhaite que les discussions s’accentuent également sur ce qui fera disparaître les causes des manifestations de rue.

« Même s’il y a un médiateur, la solution est guinéenne. (…) Nous devons faire disparaître les causes de la rue. Le rôle du médiateur, c’est de nous faire parler, pour que les solutions viennent de nous-même. Nous connaissons notre pays, nous connaissons nos acteurs et c’est vraiment à nous de proposer des solutions. Le médiateur est un facilitateur du dialogue inter-guinéen », conclut-il.

Hadiatou BARRY FlashGuinee.info