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N’zérékoré: des femmes du RPG exigent le retour d’Alpha Condé au pouvoir

Après les préfectures de Kankan et de Siguiri, ce sont des femmes du RPG de N’zérékoré qui se sont fait entendre ce jeudi à leur siège au quartier Kpama1.
Ces femmes munies de pancartes sur lesquelles on pouvait lire  » Le Retour d’Alpha Condé » semblent très déterminées.
Aminata Sylla est la présidente des Femmes du RPG de N’zérékoré.
« Nous allons manifester jusqu’au retour de notre champion au pouvoir. C’est le jour où on le verra atterrir à l’aéroport venir achever son mandat qu’on sera à l’aise.  Parce que ce retour permettra à nous les femmes de s’émanciper. Il viendra relancer nos activités qui sont aujourd’hui bloquées.  Il doit venir terminer les chantiers qu’il a commencés. Et tout le monde sait aujourd’hui que ce sont ses initiatives qui sont en cours dans le pays, » a expliqué la présidente des Femmes.
De son côté, Mariame Nowai Condé rassure par rapport à leur détermination à poursuivre leur combat jusqu’à la satisfaction générale.
« Nous n’avons pas peur des militaires. C’est nous les femmes qui les avons mis au monde. Ils ont posté les agents un peu partout surtout au niveau des carrefours. Mais nous sommes venues nombreuses pour tenir notre rencontre.  Nous ne voulons rien que le retour d’Alpha Condé au pouvoir. C’est ce que nous voulons. Doumbouya doit retourner le pouvoir à Alpha Condé le plutôt que possible pour le bonheur du peuple de Guinée, » a fait savoir la présidente des femmes de Mohomou.
De son côté, le Coordinateur régional adjoint, Foromo Kolamou, s’est lui réjoui de la fidélité des militants aux idéaux prônés par l’ancien président Alpha Condé.
« Les militants du RPG ont une dignité et restent fidèles à leur champion qui est le président Alpha Condé. Vous l’avez compris à travers cette mobilisation de ce matin. Alpha Condé a réussi à faire bouger ce pays. Aujourd’hui c’est tous les Guinéens qui pleurent d’Alpha Condé, pas que les militants du RPG. Il a fait les les routes N’zérékoré-Beyla, Coyah- Dabola. Kondebadou-Macenta c’est lui. Mais aussi n’oublions les grands barrages hydroélectriques, » a mentionné le politique.
Moussa You Condé, un des responsables des jeunes à lui aussi dit que le CNRD a trompé les Guinéens.
« Il y a eu des Guinéens qui ont cru en eux. Mais finalement ils ont tous compris que ce que c’est le militaire. La presse guinéenne n’a jamais été aussi inquiétée au temps d’Alpha Condé. Ils ont dit dans leur discours que les libertés fondamentales étaient restreintes. Mais aujourd’hui qu’en est-il ?  Les médias sont aujourd’hui menacés dans le pays. Il n’y a plus de manifestations non? C’était des alibis pour justifier la prise du pouvoir. Alpha est la solution. C’est pourquoi nous exigeons son retour, » martèle Moussa You Condé.
Les jours à venir, des femmes du RPG comptent également se faire entendre si rien n’est fait.

Source médiaguinée.com

Ibrahima Sory Traoré au sortir de la HAC : « nous allons continuer nos actions jusqu’à ce que les restrictions soient levées… »

Les organisations socioprofessionnelles et le syndicat de la presse guinéenne ne comptent pas courber l’échine face au gouvernement.

Alors que la haute autorité de la communication (HAC) a promis de remonter les préoccupations des médias aux autorités de la transition afin que des solutions idoines soient trouvées, le vice-président de l’association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL) Ibrahima Sory Traoré a laissé entendre que leurs actions continueront à travers des synergies de radios jusqu’à ce que les restrictions soient levées, qu’on retourne les émetteurs de Sabari Fm et qu’il arrête de brouiller les ondes des radios.

Il l’a fait comprendre ce mercredi 24 mai 2023, au sortir d’une rencontre avec le président de la haute autorité de la communication ( HAC) Boubacar Yacine Diallo.

«Le Président de la HAC nous a rassurés qu’il a écouté les autorités et qu’aujourd’hui, il était de son devoir de nous écouter. Ensuite, il va rendre compte de ce que nous avons dit aux autorités. Nous avons suggéré que la HAC elle-même fasse des investigations pour voir effectivement ce qui se passe sur le terrain, parce qu’encore une fois, nos médias sont menacés, la liberté de la presse est menacée chez nous, parce que nos outils sont menacés. L’heure est très grave. Nous allons continuer nos actions. Le syndicat est avec nous. Nous ferons des marches, des synergies de radios jusqu’à ce que les restrictions soient levées, qu’on retourne les émetteurs de Sabary Fm, qu’on arrête de brouiller les ondes des radios. On ne va pas couvrir les activités du Gouvernement et des organes de la transition »,a-t-il réitéré.

Les organisations socioprofessionnelles et le syndicat de la presse de Guinée, après la journée sans presse tenue hier mardi, tiennent à informer et interpeller les Ambassades, la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme sur les menaces qui pèsent sur la presse guinéenne, tout en tenant une marche de protestation le jeudi 1er juin 2023 sur toute l’étendue du territoire national.

Source mosaïqueguinee.com

Guinée: Reporters sans frontières dénonce une «attaque de manière inédite la liberté de la presse» par la junte (Déclaration)

Coupures internet, censure sur les réseaux sociaux, signaux radio brouillés… Reporters sans frontières (RSF) dénonce une série de violations de la liberté de la presse sans précédent depuis l’arrivée de la junte au pouvoir en septembre 2021. Les autorités doivent cesser immédiatement toute entrave au travail des journalistes.

C’est une première dans l’histoire de la Guinée : les organisations de presse représentant les télévisions, les radios, les journaux et les sites d’information privés et publics se sont réunies pour observer, mardi 23 mai, une “journée sans presse”. Cette opération avait pour but de dénoncer la multiplication, depuis 10 jours, des coupures des réseaux sociaux, des restrictions de l’accès aux médias en ligne, voire des confiscations d’équipements et des intimidations de journalistes par le pouvoir en place, à un moment où le pays connaît un important mouvement de contestation politique.

De telles entraves étaient jusqu’alors inédites. Alors que la junte s’était montrée réceptive aux recommandations formulées par RSF en octobre 2021, la situation, près de deux ans après son arrivée au pouvoir, est en train de considérablement se dégrader. Le nombre de violations contre les journalistes et les médias se multiplient de façon inquiétante. Il est urgent que les autorités guinéennes cessent leur fuite vers un avant autoritariste et se mobilisent pour garantir la liberté de la presse au lieu de la restreindre.

Ces perturbations adviennent dans un contexte de protestations et d’appels à manifester lancés par l’opposition contre la junte. Depuis environ une semaine, les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Whatsapp ou Tiktok sont coupés, et l’accès à internet restreint. Les ondes de certaines radios, comme les stations privées Fim FM et Djoma FM, ont été brouillées et les sites d’information, comme Africa Guinée ou Guinée Matin sont inaccessibles. Contacté par RSF, le fondateur de Guinée Matin, Nouhou Baldé, témoigne : “Nous avons été obligés d’acheter et d’installer des VPN pour pouvoir continuer à publier”. Si les médias parviennent à s’équiper, ce n’est pas forcément le cas de leurs lecteurs. “Malheureusement, les Guinéens ne peuvent pas tous se permettre d’acheter ces dispositifs. Nos chiffres en matière de lectorat sont en chute libre. Nous sommes démoralisés”.
Des restrictions d’exercice imposées par la junte

Le président de l’Association guinéenne de la presse en ligne (Aguipel), Amadou Tham Camara attribue ces coupures et le brouillage des ondes aux autorités  : “Si c’était simplement une  panne, nous ne pourrions pas accéder non plus aux sites étrangers. Or, seuls les sites guinéens et les médias sociaux les plus populaires du pays sont inaccessibles.”

Ces coupures succèdent à d’autres restrictions. Le 17 mai dernier, une équipe de gendarmes se réclamant de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), l’organe de régulation des télécommunications, a démonté les émetteurs et confisqué les équipements du groupe de média indépendant Afric Vision, qui comporte les radios Sabari FM et Love FM. Le groupe n’a, à ce jour, reçu aucune explication malgré ses tentatives d’entrer en contact avec la direction générale de l’ARPT.

Le lendemain de la saisie des émetteurs des deux radios, le porte-parole du gouvernement et ministre des Télécommunications, Ousmane Gaoual Diallo, a nié toute implication du pouvoir dans les perturbations d’internet et l’opération qui a visé Afric Vision, avant de menacer de fermeture tous les médias tenant “des propos de nature à saper l’unité nationale”. “Si un média enfreint les dispositions, c’est en plein jour qu’on procédera à sa fermeture”.

Lors de cette même déclaration, le représentant de la junte a aussi indiqué que “moins de 2% des médias” étaient à jour de leurs redevances publiques. “C’est une manière de dire aux patrons des médias qu’on pourrait s’en prendre à eux par ce biais”, estime  un directeur d’un média privé du pays souhaitant conserver l’anonymat.

Des violences qui s’intensifient contre les journalistes 

Aux attaques à l’égard de la presse en ligne et des réseaux sociaux s’ajoutent les violences directes à l’encontre des journalistes. Le 17 mai, alors qu’ils étaient en reportage à Bambéto, un quartier en banlieue de Conakry, les journalistes Aliou Maci Diallo, reporter pour le site d’information La Guinée Info et son collègue Mamadou Macka Diallo, de Guinée 114, ont été agressés par des militaires. Après les avoir interrogés sur leur présence et leur avoir signifié qu’il n’y “avait pas de manifestation” ce jour-là, un agent les a insultés, menacés de percer le pneu arrière de leur moto, et a administré de violents coups à la tête à Aliou Maci Diallo.

Ces agressions ne sont pas des cas isolés. Le 9 mai dernier, Ibrahima Foulamory Bah, du journal en ligne indépendant le Courrier de Conakry, a été brutalement interpellé et séquestré durant une heure par des agents de la garde présidentielle postés à l’entrée de la primature, sans motif, alors qu’il couvrait une manifestation. Après l’avoir photographié et fouillé son téléphone, les agents l’ont libéré.

Quant aux équipes des émissions « Mirador » de Fim FM et “On refait le monde » de Djoma FM, elles ont été convoquées par la Haute autorité de la communication (HAC), l’organe de régulation des médias les 17 et 18 mai, en raison du “ton employé dans leurs émissions”. Ces dernières commentent particulièrement les manifestations organisées par l’opposition.

Les médias répliquent aux attaques

La journée sans presse n’est qu’une illustration de la mobilisation des médias pour contrer les entraves de la junte. Les associations de presse guinéennes accusent publiquement les pouvoirs de “censure” tandis que les organisations représentant les télévisions, les radios, journaux et sites d’information privés du pays ont catalogué  le porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo d’ »ennemi de la presse guinéenne ». Elles ont annoncé, entre autres,  le “boycott de toutes les activités du gouvernement jusqu’à la levée de toutes les restrictions” et une marche de protestation le 1er juin 2023 sur tout le territoire.

La Guinée occupe le 85e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2023

Siguiri : des femmes réclament le retour d’……….

Contre toute attente, les femmes du centre-ville de Siguiri qui étaient dans la rue ce mercredi 24 mai 2023 ont réclamé le retour de l’ancien Président Alpha Condé au pouvoir.

Brandissant des banderoles sur lesquelles ont peut lire entre autres : «Président Alpha Condé hier, aujourd’hui et demain…, Nous Siguirika, t’aimons ! Vive le retour d’Alpha Condé ! », ces femmes désormais décidées pour la cause d’Alpha Condé ont aussi exigé la libération des détenus accusés de détournements de fonds publics.

Cette manifestation à l’appel des forces vives de Guinée a connu son épilogue dans l’enceinte du domicile de l’ancien ministre des transports Ahmed Tidiane Traoré, où ces femmes manifestantes ont promis une grande mobilisation le jeudi 25 mai 2023.

Source mosquéeguinee.com

Conakry : un taximotard condamné pour participation délictueuse à un attroupement

Le jeune Mamadou Moussa Diallo, jugé pour coups et blessures volontaires et outrage à agent, est désormais situé sur son sort au tribunal de Dixinn. Relaxé pour les faits de coups et blessures, le jeune taximotard de profession a été, par contre, reconnu coupable de participation délictueuse à un attroupement. Pour la répression, il écope de six de prison assortis de sursis et au paiement d’une amende de 500 mille GNF. Le verdict est tombé dans la journée de ce mercredi, 24 mai 2023, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Moussa Diallo a été interpellé par un agent des services de sécurité à Bambéto, dans la commune de Ratoma, alors qu’il exerçait son métier de taximotard. Il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 08 mai 2023.

A l’entame des débats, le président du tribunal a demandé au prévenu s’il reconnaît avoir administré des coups qui ont causé des blessures sur l’agent. En réponse, il a rejeté en bloc les accusations qui lui sont reprochées. « Je n’ai pas blessé d’agent. J’ai été appelé par mon grand qui m’a dit de lui acheter du pain et moi j’étais vers Bambéto. C’est là que j’ai été interpellé le mercredi aux environs de 13 heures par un agent de la CMIS sur ma moto. Après, ils m’ont envoyé au commissariat de Kaporo. De là-bas, ils m’ont demandé qui avait incendié le pick-up de la police. Je leur ai dit que je ne sais pas et que je n’ai rien fait… »

Dans ses réquisitions, le ministère public va demander au tribunal de condamner le prévenu à six mois de prison assortis de sursis et au paiement d’une amende 500 000 GNF. « Il a participé à un attroupement susceptible de créer des troubles à l’ordre public, et c’est dans cette optique que ce jeune a été pris. Je requiers qu’il vous plaise de le condamner à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et au paiement de 500 000 GNF comme amende ».

Par contre, dans ses plaidoiries, l’avocate de la défense va demander la libération de Mamadou Moussa Diallo, faute de preuves. « Il n’a été associé à aucun attroupement, on l’a interpellé sans aucune preuve qui prouve qu’il a blessé un agent, ni brûlé un pick-up.  Monsieur le président, je vous demande de permettre à ce pauvre jeune de rentrer chez lui. Parce qu’il n’y aucune preuve qui montre qu’il a blessé un agent ou qu’il a brûlé un pick-up. Après les manifestations, ils procèdent aux arrestations des innocents, sans preuves tangibles », a plaidé l’avocate.

Pour sa part, le prévenu qui nie les faits, va demander sa libération. « Tout ce que je peux dire ici, je demande ma libération pour que je puisse rentrer dans ma famille… ».

Après avoir écouté les deux parties, le tribunal a déclaré Mamadou Moussa Diallo non coupable des faits de coups et blessures à l’encontre d’un agent. Mais, il est condamné à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et au paiement de 500.000 GNF d’amende pour des faits de participation délictueuse à un attroupement.

Source Guineematin.com

Guinée : après une journée sans presse, la HAC convie les médias à une rencontre ce mercredi

Après une journée sans presse (réussie) ce mardi 23 mai 2023 à l’initiative des organisations socioprofessionnelles et du syndicat de la presse, le président de la Haute Autorité de la Communication invite les organisations signataires de la déclaration du 22 mai 2023 à une rencontre d’échanges le mercredi 24 mai 2023 à 11 heures à son siège à Kaloum.
Selon Boubacar Yacine Diallo, cette rencontre va porter sur un échange franc afin dit-il, «d’examiner sans tabou ni préjugés, les préoccupations liées à la pratique du métier de journalisme et à tous les défis de l’ère de l’information ».
La présence de toutes les organisations socioprofessionnelles et le syndicat de la presse est vivement sollicitée mentionne le Communiqué de la HAC.
Mosaiqueguinee.com

Guinée : plusieurs mesures annoncées pour le bon fonctionnement de la justice

Plusieurs justice de paix du pays seront dès la fin de la semaine en cours, érigées en tribunaux de première instance.

Selon le ministre de la justice qui a fait l’annonce ce lundi 22 mai à la chancellerie, la démarche cadre avec la révision du projet de loi portant organisation judiciaire en Guinée.

Au sortir d’un tête-à-tête avec les procureurs généraux, procureurs d’instance et juges de paix, Alphonse Charles Wright, a expliqué que le fonctionnement de la politique pénale du gouvernement passe nécessité par l’érection des justices de paix en tribunaux de première instance.

La Guinée est signataire de plusieurs conventions internationales en matière des droits de l’homme, notamment celles relatives à la séparation entre les fonctions de poursuite et celles de jugement.

« Celui qui poursuit n’est pas celui qui doit juger, pour ne pas porter atteinte à la présomption d’innocence. Donc les justices de paix ont plusieurs casquettes elles poursuivent et jugent à la fois. Ce qui n’est pas normal », a-t-il relevé.

C’est pourquoi, annonce-t-il, « A partir de la fin de cette semaine, plusieurs juridictions de justice de paix vont être érigées en tribunaux de première instance notamment Fria, Boffa, Kouroussa et tant d’autres »,a-t-il dit.

Ce n’est pas tout. Par rapport au même projet de loi, le garde des Sceaux a annoncé, la création au niveau de chaque région naturelle du pays désormais d’une Cour d’Appel.

« Quand vous prenez par exemple les citoyens qui sont en Moyenne Guinée, quelqu’un qui doit quitter le dernier village de Pita pour venir à Conakry suivre son dossier en appel, finalement on désiste parce qu’il se dit que si je dois quitter là-bas pour venir ici, ça va me coûter en temps et en énergie. Donc nous comptons créer au niveau de Labé une Cour d’Appel ainsi qu’à Nzérékoré qui va gérer le ressort de Nzérékoré. On aura dans ce cas quatre procureurs généraux, on aura des présidents de Cour. Cette ambition ne peut pas aller sans que le gouvernement ne fasse des sacrifices pour recruter et former des magistrats »,a martelé le ministre.

Faut-il le rappeler, sur instruction du président de la transition, 100 magistrats ont été récemment recrutés par le département de la justice et des droits de l’homme

Source mosaïqueguinee.com

Guinée : Ousmane Gaoual Diallo déclaré ennemi de la presse, une marche de protestation prévue le 1er juin 2023

Dans une déclaration rendue publique, ce lundi 22 mai à la maison de la presse, les organisations professionnelles et du syndicat de la presse, ont réagi avec aux menaces proférées contre la presse par le ministre porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo.
Ousmane Gaoual Diallo a été déclaré « ennemi de la presse », sa tête mise à prix après sa dernière sortie médiatique contre les médias.
Plusieurs actions ont été annoncées par les professionnels de médias comme le boycott à partir de ce jour de toutes les activités du gouvernement et des autres organes de la Transition.
Ci-dessous copie Déclaration des organisations professionnelles et du syndicat de la presse :

Suite au démantèlement par effraction des émetteurs du Groupe de presse AfricVision, au brouillage des ondes des radios FIM FM et Djoma FM, la restriction des sites d’informations guinéens et des réseaux sociaux, et en réaction aux menaces proférées contre la presse par le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, les organisations professionnelles de la presse ont décidé ce jour des actions suivantes :

1-Déclarer à partir de ce lundi 22 mai 2023, le ministre Ousmane Gaoual Diallo, ministre des postes et télécommunications, porte-parole du Gouvernement ennemi de la presse Guinéenne ;

2– le Boycott à partir de ce jour de toutes les activités du gouvernement et les autres organes de la Transition jusqu’à la levée de toutes les restrictions;

3-Une Journée sans presse le mardi 23 mai 2023 ( de 5h à 00h) ;

4– le Boycott de la Semaine Nationale des Métiers de l’Information et de la Communication (SENAMIC);

5Informer et interpeller les Ambassades, la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme et la HAC sur les menaces qui pèsent sur la presse guinéenne;

6-Une marche de protestation le jeudi 1er juin 2023sur toute l’étendue du territoire national.

Les organisations professionnelles se réservent le droit d’entreprendre des actions plus vigoureuses si le Gouvernement ne restitue pas immédiatement les émetteurs d’AfricVision, ne cesse pas le brouillage des ondes et ne débloque pas les sites et les réseaux sociaux.

Ces actions seront, entre autres :

D’organiser des synergies des médias sur la situation de la presse
De suspendre la participation de la presse au sein du conseil d’administration du FADEM (Fonds d’Appui au Développement des Médias), de la HAC et du CNT.

Conakry le 22 Mai 2023

Les organisations professionnelles de presse

Menace contre les médias en Guinée : plusieurs décisions prises par le syndicat et les associations de presse

Dans une déclaration rendue publique, ce lundi 22 mai à la maison commune des journalistes, les organisations professionnelles et du syndicat de la presse, ont réagi aux menaces proférées contre la presse par le ministre porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo.

Au nom des professionnels des médias, Ibrahima Sory Traoré vice-président de l’Aguipel, a d’abord déclaré Ousmane Gaoual Diallo « ennemi de la presse »

Aussi, il a annoncé le boycott à partir de ce jour de toutes les activités du gouvernement et les autres organes de la Transition jusqu’à la levée de toutes les restrictions. Une Journée sans presse le mardi 23 mai 2023 (de 5h à 00h) ; le Boycott de la Semaine Nationale des Métiers de l’information et de la Communication (SENAMIC).

Les associations ont informé et interpellé les Ambassades, la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme et la HAC sur les menaces qui pèsent sur la presse guinéenne, tout en projetant une marche de protestation le jeudi 1er juin 2023 sur toute l’étendue du territoire national.

Ci-dessous copie déclaration :

Kenien : des jeunes perdent leurs pénis par le biais d’un simbo

Difficile d’y croire. C’est un jeune karamoko du nom de Mohamed qui a fait disparaître le zizi « penis » de certains hommes à Kenien dans la commune de Dixinn. C’était à l’occasion d’une danse traditionnelle organisée le samedi 13 Mai 2023 en prélude d’un mariage.

 

Explication des propos recueillis…

 

Selon nos informations, l’acte s’est passé dans la nuit du samedi au dimanche dans la commune de Dixinn, précisément à Kenien. D’après les témoignages recueillis sur place, l’auteur de cet acte qui est aussi venu prendre part à cette cérémonie de mariage, a lui-même manifesté le désir de faire quelques démonstrations sur son savoir-faire. Après un refus des organisateurs de lui laisser faire ce qu’il a manifesté, ceux-ci ont finalement cédé après discussions.

C’est ainsi que le karamoko a dit qu’il pouvait faire pleines de démonstrations, comme manger le sable et le faire ressortir dans le ventre d’une autre personne. Et c’est de là qu’un jeune n’ayant pas confiance, a contredit les dires de Mohamed. Face à cette situation pour prouver de quoi il est capable, il a pris du sable pour jeter sur les hommes  qui y étaient. Après cette action un des leurs s’est rendu compte qu’il a perdu son joyau familial. Selon les témoignages recueillis par nos reporters, Il est donc venu supplier avec sa mère le jeune karamoko à rétablir son pénis.  Cependant, quelques heures après, d’autres jeunes se sont se retrouvés dans la même situation pour alourdir la liste des victimes. A ce jour, le bilan qui se comptait à une trentaine, est actuellement à 65 hommes ainsi que des mariés.

 

Joint au téléphone par les victimes,  le maître du jeune Karamoko Mohamed, peut trouver solution, mais demande une somme quatre millions de francs guinéens et un bœuf rouge.

Aboubacar Capi Camara, chef du quartier, explique comment les autorités locales ont appris cette nouvelle « Ils ont collaboré entre eux pendant deux jours sans que l’autorité locale ne soit informée. Quand ils ont vu que ça ne marchait pas, ils ont pris deux personnes et les ont transporté à la gendarmerie. Et j’ai été informé par la presse. Quand j’ai parlé avec le maitre du jeune, il m’a dit qu’il peut trouver une solution. Il se trouve à la casse. Ils se sont entendus que les enfants vont se regrouper dans un lieu discret. Il va venir pour faire le travail », a-t-il indiqué.