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Direct-Niger : la Cédéao donne un ultimatum d’une semaine aux putschistes et n »exclut pas un « recours à la force »

Les pays d’Afrique de l’Ouest se réunissent dimanche à Abuja en« sommet extraordinaire » pour évaluer la situation au Niger après le coup d’État militaire avec de probables sanctions à la clé, la junte y voyant une menace « d’intervention militaire imminente ». 

19H55
SANCTIONS

« les sanctions feront très mal », affirme le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou

Les « sanctions » contre le Niger, théâtre d’un coup d’État, « feront très mal », a déclaré le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou, appelant à trouver une solution pour ce pays pauvre dépendant de l’aide étrangère, dans un entretien accordé dimanche à la chaîne France 24.

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a ordonné dimanche un blocus économique du Niger, décidant la suspension « immédiate » de « toutes les transactions commerciales et financières » avec le Niger.

« Les sanctions feront très mal à notre pays », a répété Ouhoumoudou Mahamadou, au moment où celles-ci se multiplient au niveau international.
Le Niger, pays sahélien de 20 millions d’habitants est l’un des plus pauvres du monde, en dépit de ses ressources en uranium.

« Je connais la fragilité du Niger », a déclaré le Premier ministre, ajoutant que « c’est un pays qui ne pourra pas résister à ce genre de sanctions. Sur le plan économique, ça va être une catastrophe », comme « sur le plan social ».
« Nous lançons vraiment un appel aux uns et autres » pour « regarder l’intérêt du pays« , a-t-il ajouté.

Après l’Union européenne (UE), la France a annoncé suspendre le 29 juillet « toutes ses actions d’aide au développement et d’appui budgétaire ». En 2022, l’aide publique au développement française pour le Niger s’est élevée à 120 millions d’euros.

Le Niger « est un pays qui compte beaucoup sur son partenariat international », a souligné le Premier ministre nigérien.
« Le dernier semestre de l’année », est « généralement bouclé avec les aides budgétaires qui nous proviennent de l’Union européenne, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) en particulier, ainsi que de l’Agence française de développement (AFD) », a-t-il dit.

La Cédéao a également fixé dimanche un ultimatum d’une semaine à la junte pour rétablir l’ordre constitutionnel. « Nous sommes satisfaits de cette réaction, c’est une réaction logique », a déclaré le Premier ministre nigérien.

Dans ce contexte, la « médiation » du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, arrivé dimanche à Niamey, « pourra apporter une solution au problème que nous rencontrons », a-t-il affirmé sans donner davantage de précisions.

Enfin, Ouhoumoudou Mahamadou a déploré un « coup d’État gratuit » dans un « pays de la sous-région qui a le meilleur taux de croissance, avec 11,9% observés l’année dernière », et qui entretient « un dialogue avec l’opposition ».

Le Premier ministre a affirmé que « le peuple nigérien n’a aucun sentiment anti-français », après que des manifestants ont pris pour cible l’ambassade de France à Niamey dimanche.

Il a assuré que le président déchu Mohamed Bazoum, sequestré depuis mercredi matin par des membres de sa garde présidentielle, « a le moral ».

16H00
SANCTION

La Cédéao met en place un blocus économique contre le Niger

Les pays d’Afrique de l’Ouest ont ordonné dimanche un blocus économique du Niger, décidant la suspension « immédiate » de « toutes les transactions commerciales et financières » avec le Niger, et fixé un ultimatum d’une semaine à la junte pour restaurer l’ordre constitutionnel, affirmant ne pas exclure un « recours à la force ».
14H45
MÉDIATION

Mahamat Idriss Déby Itno à Niamey

Le président de transition tchadien Mahamat Idriss Déby Itno est arrivé dimanche à Niamey pour « voir ce qu’il peut apporter au règlement de la crise » au Niger où les militaires ont pris le pouvoir, a annoncé à l’AFP le porte-parole du gouvernement tchadien Aziz Mahamat Saleh.

« C’est une initiative tchadienne », a-t-il indiqué, alors que les dirigeants de Cédéao réunis dimanche à Abuja, ont fixé un ultimatum d’une semaine aux putschistes pour restaurer l’ordre constitutionnel, soulignant ne pas exclure un « recours à la force ».

Mahamat Déby Itno « n’a pas de mandat de la Cédéao » selon le porte parole du gouvernement tchadien.

14H00

La Cédéao n’exclut pas un « recours à la force » et fixe un ultimatum à la junte

Les dirigeants de la (Cédéao), réunis dimanche à Abuja, ont donné un ultimatum d’une semaine aux putschistes au Niger pour restaurer l’ordre constitutionnel, affirmant ne pas exclure un « recours à la force ». 

La Cédéao demande « la libération immédiate » du président Bazoum et le « retour complet à l’ordre constitutionnel en République du Niger », selon les résolutions lues à la fin de ce sommet extraordinaire présidé par le président nigérian Bola Tinubu.

Si ces demandes ne « sont pas satisfaites dans un délai d’une semaine », la Cédéao « prendra toutes les mesures nécessaires » et « ces mesures peuvent inclure l’usage de la force », selon ces résolutions.

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« L’un des nous, le président Bazoum est retenu en otage. C’est une insulte pour chacun de nous. Nous devons agir pour restaurer la démocratie », déclare Bola Tinubu président du Nigeria au sommet de la Cédéao.

 

 

12H15
PARIS RÉAGIT

la France répliquera « de manière immédiate et intraitable » en cas d’attaque contre ses ressortissant

Emmanuel Macron « ne tolèrera aucune attaque contre la France et ses intérêts » au Niger et Paris répliquera « de manière immédiate et intraitable », a fait savoir dimanche la présidence de la république française alors que des milliers de personnes ont manifesté devant l’ambassade de France à Niamey en soutien aux militaires putschistes.

« Quiconque s’attaquerait aux ressortissants, à l’armée, aux diplomates et aux emprises françaises verrait la France répliquer de manière immédiate et intraitable. »

11H30
AMBASSADE DE FRANCE

Paris condamne les violences devant son ambassade

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné dimanche « toute violence contre les emprises diplomatiques dont la sécurité relève de la responsabilité de l’État hôte », alors que des milliers de personnes ont manifesté devant l’ambassade de France à Niamey avant d’être dispersées par des grenades lacrymogènes.

« Les forces nigériennes ont l’obligation d’assurer la sécurité de nos emprises diplomatiques et consulaires au titre des Convention de Vienne », et « nous les appelons instamment à remplir cette obligation que leur impose le droit international », souligne le Quai d’Orsay, dont l’ambassade a été ciblée par des manifestants

11H00
MANIFESTATIONS PRO-JUNTE

Des milliers de personnes manifestent devant l’ambassade de France

Des milliers de personnes manifestent devant l’ambassade de France dimanche à Niamey, certains d’entre eux insistant pour y entrer, a constaté un journaliste de l’AFP lors d’un rassemblement de soutien aux militaires putschistes ayant renversé le président élu Mohamed Bazoum au Niger.

D’autres ont arraché la plaque affichant « Ambassade de France au Niger », avant de la piétiner sur le goudron et de la remplacer par des drapeaux russes et nigérien. « Vive Poutine », « vive la Russie », « à bas la France », crient des manifestants.

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9H00
MENACE MILITAIRE ?

La junte craint une intervention militaire extérieure

La junte au Niger, qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, dénonce une menace « d’intervention militaire imminente à Niamey » de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), avant un sommet extraordinaire de cette organisation dimanche à Abuja.

« L’objectif de cette rencontre est la validation d’un plan d’agression contre le Niger, à travers une intervention militaire imminente à Niamey en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation et certains pays occidentaux », selon un communiqué lu par un membre de la junte, Amadou Abdramane, à la télévision nationale.

01H57
SOMMET AFRICAIN

Sommet ouest-africain, sanctions attendues contre les putschistes

Les pays d’Afrique de l’Ouest se réunissent dimanche à Abuja en « sommet spécial » pour évaluer la situation au Niger après le coup d’État militaire, avec de probables sanctions à la clé dans le sillage de celles décidées par la France et l’UE.

La pression s’accroît chaque jour un peu plus sur le nouvel homme fort proclamé du pays, le général putschiste Abdourahamane Tiani, chef de la garde présidentielle du Niger, à l’origine de la chute de Mohamed Bazoum, séquestré depuis quatre jours.

De fait, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 membres) peut prononcer des sanctions contre le Niger, l’un de ses membres, et emboîter le pas à l’UE et la France, qui ont décidé de suspendre leurs aides budgétaires, et même sécuritaires du côté de l’institution européenne, ne reconnaissant pas les « autorités »issues du putsch.

Le président nigérian à la tête du bloc ouest-africain, Bola Tinubu, avait condamné le coup dès mercredi et promis que l’organisation et la communauté internationale « feraient tout pour défendre la démocratie » et son « enracinement » dans la sous-région.

L’aide publique au développement française pour le Niger s’est élevée à 120 millions d’euros en 2022. Elle devait être légèrement supérieure en 2023 mais ne sera donc pas délivrée, selon le ministère des Affaires étrangère

L’ancien Premier Ministre Mohamed Béavogui nommé envoyé spécial ONU et FIDA

L’ex premier ministre chef du gouvernement Mohamed Béavogui, à travers un tweet, ce samedi, a fait savoir qu’il a été nommé envoyé spécial de l’ONU et du FIDA, pour soutenir la reconstitution du FIDA 13.
Avec cette nouvelle fonction à l’international, l’ancien locataire du palais de la colombe dit avoir retrouvé ses amours, « sortir les citoyens du monde de la pauvreté », notamment.
« L’objectif est d’obtenir 2 milliards de dollars des États membres pour que le FIDA mette en œuvre un programme de 10 milliards de dollars et sorte 110 millions de familles de la pauvreté au cours des 3 prochaines années », écrit M. Béavogui qui a quitté ses fonctions en Guinée pour rejoindre Rome où il a acquis une résidence alors qu’il travaillait au FIDA.
Pour rappel, le 16 juillet 2022, en congé médical, l’ancien locataire du palais de la Colombe Béavogui a été remplacé par Dr Bernard Goumou, en tant que premier ministre par intérim, avant que celui-ci ne soit confirmé le 20 Août 2022 par le chef de la junte Colonel Mamadi Doumbouya.

Source mosaïqueguinee.com

Russie: A Saint-Pétersbourg, Assimi Goita tacle la Minusma et Barkhane sans les nommer

Tout comme son frère d’armes du Burkina Faso Ibrahim Traoré, le président de la transition malienne Assimi Goïta a participé au sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg . Le chef de la junte  a, à l’occasion, salué la coopération entre Moscou et Bamako, notamment, sur le plan sécuritaire. « Dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, le Mali a noué avec la Russie, un partenariat militaire dont je tiens à saluer la fiabilité. Ainsi avec l’appui de la Russie, le Mali recouvre progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire et nos forces de défense et de sécurité opèrent en toute autonomie et en toute liberté d’actions » a déclaré Assimi Goita. 
 
Pour lui, les forces maliennes sont désormais dans une dynamique offensive, reprenant du terrain et réduisant de façon significative les attaques ciblant les camps militaires et les civils, permettant ainsi le retour progressif des personnes déplacées et des services sociaux de base dans plusieurs localités.
 
Le schéma consistait à « entretenir la menace sur notre territoire »
 
Il n’a pas manqué de rappeler que le Mali abritait sur son sol des forces étrangères. Mais celles-ci  n’ont pas obtenu de résultats tangibles dans la lutte contre le terrorisme. « Notre choix stratégique intervient après une décennie de présence des forces internationales sans résultat tangible et dont le schéma consistait à entretenir la menace sur notre territoire et nous maintenir dans la dépendance » a accusé  le président de la transition malienne.
 
Inutile de rappeler que le Mali a chassé de son sol les soldats français de l’opération Barkhane. La Mission Multidimensionnelle Intégrée de l’ONU pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) devrait aussi plier bagages dans quelques mois. Bamako a demandé et obtenu son retrait.

SENEGAL-POLITIQUE / L’opposant Ousmane Sonko arrêté et auditionné par la Sûreté urbaine (Police)

Dakar, 28 juil (APS) – L’opposant Ousmane Sonko, leader de Pastef-Les patriotes, a été arrêté, vendredi après-midi, à son domicile, par la Gendarmerie nationale et auditionné par la Sûreté urbaine, un démembrement de la Police nationale, a appris l’APS d’une source policière.

Arrêté par des gendarmes, M. Sonko « est en train d’être auditionné par la Sûreté urbaine au siège de la Brigade des affaires générales », a déclaré la même source, un haut responsable de la Police, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat.

Elle ne donne pas les raisons de l’arrestation de l’opposant, laquelle a été confirmée à l’APS par le député Guy Mairus Sagna, membre du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, que domine Pastef-Les patriotes.

Provided by SyndiGate Media Inc. (Syndigate.info).

L’Afrique de l’Ouest à la croisée des chemins : La Démocratie en péril ?

La trame de l’histoire se déroule le 12 Octobre 1936 : en Espagne, la dictature de Francisco Franco (dit « Franco »), disposant d’une force militaire puissante, commençait à s’implanter. Elle allait d’ailleurs régner sur ce pays pendant 40 ans… Ce jour d’octobre 1936, sentant la dictature s’abattre sur son pays, l’écrivain-député et recteur d’université, Miguel de Unamuno, tint un discours dont un bout mérite d’être revisité. « Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat »…

Jeunesse inculte et désorientée

L’Afrique de l’Ouest est malade. Malade de sa mentalité pourrie et pathétique. Malade de ses présidents et de ses apprentis putschistes. Malade de ses élites malhonnêtes. Malade de ses gouvernements corrompus et de ses leaders irresponsables. Malade de ses institutions. Malade de ses forces de défense et de sécurité qui semblent avoir décidé d’apporter plus de problèmes institutionnels qu’il n’est supportable dans une zone prise à la gorge par des djihadistes sans foi ni loi. Malade de son incurie et de sa propension à se laisser convaincre par le plus volubile des démagogues, le plus vil des aventuriers qui surfent sournoisement sur le mécontentement d’une jeunesse inculte et désorientée par le phénomène de la propagande, des réseaux sociaux et… de la cupidité.

On est bien loin des premières années du fameux discours de la Baule, quand après l’effondrement du bloc de l’Est, la plupart de nos Etats, à l’exception notable du Botwana, du Sénégal et de l’Ile Maurice – qui eux organisaient déjà des élections -, ont décidé d’enfourcher le cheval de la démocratie. Plus de 60 ans après, ces trois exceptions certes rattrapées par des pays comme le Ghana, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud, le Nigeria, confirment toujours la règle, jusqu’à preuve du contraire…

On est bien loin de cette « jeunesse des indépendances » éduquée et disciplinée, dotée d’une vraie vision et d’un discours structuré qui n’a absolument rien à voir avec la légèreté ambiante. Ces jeunes là (certains d’entre eux sont devenus « vieux » entretemps) ne perdaient pas leur temps en cogitant inutilement autour des thèmes débiles qui ont pignon sur rue partout, y compris dans nos studios télés et radios.

A croire que, de nos jours, on a décidé d’agir comme dans de mauvais films de série B, en perdant de vue qu’il  ne s’agit pas de se transformer en pâle doublure de Rambo ou de Commando mais qu’on est bien dans la vraie vie où il s’agit d’organiser à l’échelle d’un Etat un système éducatif performant, d’aménager de bonnes infrastructures, élaborer une vraie politique énergétique, sanitaire, agricole, minière, industrielle, environnementale, économique, d’embrasser et de consolider la révolution technologique, bref mener une action publique efficace permettant de changer positivement la vie de dizaines de millions d’êtres humains.

Échec des régimes militaires

Comment réussir tout ça dans la désinvolture, les coups de sang, le tâtonnement honteux, la rupture brutale avec les institutions démocratiques qui, en dépit des critiques et des positions partisanes, commençaient à poser les jalons d’un Etat qui prend en compte les préoccupations de ses populations ? Que peut-on espérer de régimes militaires souvent applaudis au départ mais très vite décriés tant la réalité implacable n’éprouve aucun mal à les rattraper, révélant au passage, comme le dirait un écrivain qui n’arrive pas les gober, « leur vraie nature corrompue et affairiste » ? Dire qu’il existe encore des drôles de perroquets de service qui continuent de croire au miracle du treillis et de la baïonnette…

Après les 30 premières années sombres, on pensait que le « peuple » avait compris que la démocratie n’est ni caprice d’intellectuel, ni une manie « occidentale », encore moins un boulet que les nouveaux pouvoirs africains sont condamnés à trainer. Une telle réflexion est de très courte vue.

En réalité, même si elle est par endroit galvaudée ou chahutée, la démocratie est un impératif de développement. Ce système est la meilleure option pour donner à un pouvoir moderne la légitimité d’organiser, agir, contrôler, réformer, transmettre les acquis et ouvrir la voie à la critique structurée et responsable.

Avec les derniers développements observés au Mali, au Burkina Faso, en Guinée et depuis hier au Niger, on est en droit de se poser une question simple mais fondamentale : quelle mouche a piqué les peuples africains au point d’être aussi prompts à bouleverser si facilement leurs vies, leurs aspirations et leurs acquis en échange de promesses aussi chimériques que creuses ? Cette question en appelle une autre toute aussi importante : qu’est-ce qui a fondamentalement changé dans vos vies, vous qui nourrissiez tant d’espoirs il n’y a pas si longtemps avec la chute de pouvoirs démocratiques ? Comme on le voit, il est bien temps de faire fi de nos émotions et d’utiliser nos cerveaux…

Avec l’Indépendant

Niger: le président Bazoum face à une tentative de coup d’État

Mohamed Bazoum, président du Niger, est confronté à une tentative de prise de pouvoir par la force. Ce mercredi 26 juillet 2023, la situation est confuse. Les autorités ont d’abord parlé d’un « mouvement d’humeur anti-républicain » de la part de membres de la garde présidentielle. Le chef de l’État se porte bien de même source, mais il est retenu dans sa résidence. Les réactions internationales se multiplient. Le président du Bénin « est en route » pour Niamey, a-t-on appris en début de soirée.

 

R F I

Affaire Dr Diané : Faut-il s’inquiéter de l’état de notre Justice ? (Par Me Almamy Samory)

C’est du moins la question qu’on peut se poser suite à la réaction du Procureur spécial près la CRIEF et des Conseils de l’Etat guinéen dans l’affaire qui oppose le ministère public à Dr Mohamed DIANÉ dont j’ai le privilège d’assurer la défense, avec d’autres confrères.
En effet, en son audience de ce jour, 25 juillet 2023, la deuxième chambre pénale de la Cour suprême a rendu l’arrêt dont le dispositif est libellé ainsi qu’il suit :
« La Cour, Statuant publiquement et contrairement en matière pénale et sur pourvoi,

Après en avoir délibéré conformément à la loi,

En la forme : Déclare le pourvoi recevable.

Au fond : le dit sans objet en vertu de l’article 244 du CPP. Rejette »,

Voici en substance le dispositif de l’arrêt de la plus haute juridiction de notre pays.

Il convient de constater que l’arrêt dont le dispositif est libellé ci-dessus est un arrêt de REJET. Ce qui signifie que la décision attaquée, en l’occurrence l’arrêt de la chambre spéciale de contrôle de l’instruction qui confirme l’ordonnance de la chambre de l’instruction de la CRIEF ordonnant la mise en liberté de Dr Mohamed DIANÉ, doit produire ses effets nonobstant le renvoi de ce dernier devant la chambre de jugement. Cela est d’autant plus évident que c’est le pourvoi du Procureur spécial qui maintenait Monsieur DIANÉ en prison. Ce pourvoi ayant été rejeté par la chambre pénale de la Cour suprême, Dr DIANÉ doit être mis en liberté si nous sommes dans un Etat de droit.

Faux, la Cour suprême n’a pas besoin d’ordonner la mise en liberté de Dr Mohamed DIANÉ. Son arrêt de rejet du pourvoi du Procureur spécial près la CRIEF suffit pour que l’arrêt de mise en liberté rendu en faveur de Dr Mohamed DIANÉ par la chambre spéciale de contrôle de l’instruction produise ses pleins et entiers effets.
Arrêtez d’humilier notre Justice, s’il vous plaît.🙏🏿🙏🏿

 

Me Almamy Samory, un des conseils de Dr Mohamed DIANÉ.

Urgent : La Cour Suprême « ordonne » la libération du Dr Mohamed Diané

CONAKRY-La Cour Suprême a confirmé ce mardi 25 juillet l’ordonnance de mise en liberté conditionnelle rendue en faveur du Dr Mohamed Diané, par la chambre de contrôle de l’instruction de la Cour de Répression des Infractions économiques et financières  (CRIEF). C’est la dernière juridiction en matière de recours en Guinée.

En détention depuis avril 2022, l’ancien ministre de la Défense d’Alpha Condé pourrait rentrer chez lui dès ce soir s’il paie sa caution libératoire fixée en début janvier 2023, à deux milliards cinq cent millions Gnf par la chambre spéciale de contrôle.

Poursuivi pour « détournement présumé de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption », Dr Mohamed Diané a une autre procédure qui est pendante devant la Cour Suprême.

Cette juridiction va statuer le 27 juillet prochain sur les exceptions d’inconstitutionnalité et d’inconventionnalité soulevées par ses avocats.

A suivre…

 Africaguinee.com

Limogeage « injuste » de Morlaye Cissé : ce conor est-il sérieux ? (Libre opinion)

A la surprise presque générale de tous ce lundi soir, le comité de normalisation de la fédération guinéenne de football a décidé dans un contraste total de limoger le sélectionneur Morlaye Cissé à la tête du Syli Espoir. Une décision « injuste » que plusieurs observateurs du ballon rond local n’arrivent pas du tout à comprendre. Cela intervient en dépit de la 4e place décrochée par la Guinée pour sa première participation à la phase finale d’une CAN U23 sous la conduite du coach que le conor fait partir.

Dans son communiqué annonçant le relèvement du coach Morlaye Cissé et de son staff de leurs fonctions, le conor se prête à un jeu de gymnastique pour tenter de justifier sa résolution. Selon lui, sa décision est prise suite à la « non atteinte des objectifs » qu’il a fixés au coach lors de la CAN U23. De quels objectifs s’agit-il ? C’est difficile de justifier et de défendre une contre-vérité.

D’abord il importe de rappeler que le coach Morlaye Cissé a pu qualifier pour la première fois la Guinée à la coupe d’Afrique des nations U23 dont la 4e édition s’est jouée au Maroc cette année. Il l’a réussi en battant au retour (2-0) et éliminant le Nigeria grande nation de football, vainqueur une fois de la CAN de cette catégorie.

Ensuite, le Syli U23 dont le plan de préparation proposé par le sélectionneur n’a été validé au dernier moment, l’équipe devait aller en Égypte pour s’y affûter. Mais son staff a été contraint d’aller au Maroc pour se préparer finalement avec des maigres conditions qu’on a mises à la disposition du sélectionneur Morlaye Cissé et compagnie.

Le sélectionneur Cissé malgré tout, a pu bâtir une équipe compétitive, soudée cohérente et convaincante. Celle-ci entre en compétition et crée l’exploit. Le Syli espoir réussit à sortir de la phase de groupes en étant 2e de sa poule derrière le pays hôte du tournoi. Une grosse performance inespérée que les jeunes finiront par rendre possible.

Première participation à une telle compétition, la Guinée atteint les demi-finales même si l’équipe perdra par la suite son match. Le Syli U23 va également perdra le match de classement qui lui aurait permis en cas de victoire de s’octroyer le 3e ticket africain pour les jeux olympiques Paris 2024 dans la catégorie football.

En finissant quatrième de la CAN U23 Marocaine, la Guinée a l’opportunité toujours d’aller aux JO Paris 2024 en cas de victoire lors du barrage intercontinental que le Syli Espoir disputera contre une équipe de l’Asie. Rien n’est donc perdu ! Calmez-vous !

Quels moyens le conor a-t-il mis à la disposition de Morlaye Cissé pour lui fixer l’objectif de remporter la CAN U23 Marocaine, si c’est ce qu’il souhaitait ? Sinon pour les JO rien n’est encore raté. Sait-on ?

Sur le plan technique, peut-on affirmer sans se tromper que le coach Cissé a réussi un parcours reluisant avec plus de victoires, moins de nuls et de défaites.

Cette décision donc manque de fondement. Elle ne s’appuie d’ailleurs sur aucune logique lisible moins encore visible. Les raisons devraient être ailleurs, mais pas celles invoquées dans le communiqué du Conor.

Mais comme on le dit très souvent, l’histoire fera qu’on parle de nous un jour. Soit 10 ans ou 20 ans plus tard. Faisons en sorte qu’on parle de nous dans le sens positif. Qu’on le veuille ou non, les témoins de l’histoire raconteront un jour à la nouvelle génération, que Morlaye Cissé est le premier sélectionneur à réussir à emmener la Guinée à une finale de la CAN U23 qu’il terminera quatrième. Après quoi, il a été injustement limogé par un conor qui se noie dans un contraste scandaleux et indescriptible !

Si longue et si noire que soit la nuit, il vient toujours une heure où enfin le jour se lève. Le 30 Novembre 2023 arrive. Le conor sait ce dont il s’agit.

Par Alhousseny Baldé, observateur du football guinéen.

Implication des mobilisateurs sociaux pour la vaccination COVID-19

Le premier cas de COVID-19 a été enregistré le 12 mars 2020 en Guinée. Afin de lutter contre cette maladie, l’UNICEF appuie le Gouvernement guinéen dans la lutte contre la COVID-19 à travers l’implication des mobilisateurs sociaux. De plus, la vaccination contre la COVID-19 est progressivement intégrée aux programmes de vaccination de routine dans certaines régions du pays.

Les mobilisateurs sociaux ont un rôle important dans la surveillance à base communautaire des maladies à potentiel épidémique. Ils passent de maison en maison pour apporter des informations sur la prévention et la vaccination contre la COVID-19, ils détectent les cas et les réfèrent à la structure de santé la plus proche pour leur prise en charge.

Élisabeth, Cheffe du centre de santé de Kokota, situé dans la préfecture de Nzérékoré, explique que grâce à l’engagement des équipes de vaccination et des mobilisateurs sociaux, entre 45 à 60 personnes se font vacciner contre la COVID-19 lors des jours de forte affluence au centre de santé.

Les mobilisateurs sociaux mobilisent les populations en les informant de la disponibilité des vaccins contre la COVID-19 au Centre de Santé. Ils rappellent également aux gens qui doivent prendre leur 2ème ou 3ème dose de vaccination d’aller au centre de santé ou au poste de santé le plus proche. »

 

« Nous sensibilisons et mobilisons nos populations sur l’importance de la vaccination, des consultations prénatales, de l’allaitement maternel exclusif et des bonnes pratiques d’hygiène comme le lavage des mains. Nous les encourageons également à construire des latrines dans chaque concession pour éviter de pratiquer la défécation à l’air libre. Nous mobilisons aussi nos communautés lors des campagnes de vaccination, »précise Nyankoye, mobilisateurs social à Kokota.

La commune rurale de Kokota regroupe 5 postes de santé qui proposent la vaccination contre la COVID-19 tous les jours. De plus, des équipes de vaccinations mobiles sont déployées pour vacciner les personnes qui se trouvent dans les districts où il n’y a pas de poste de santé. Grâce au soutien de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l’UNICEF appuie le Gouvernement guinéen dans la lutte contre la COVID-19 et favorise l’accès aux services de vaccination.