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Sonko en prison : Découvrez les 8 charges retenues par le juge Maham Diallo

Maham Diallo a tranché ce lundi en décidant de suivre le réquisitoire du procureur, qui a conduit à la mise en détention d’Ousmane Sonko. Le choix de la procédure judiciaire a été motivé par un ensemble de faits reprochés à l’accusé.

Parmi les charges retenues figurent « l’appel à l’insurrection », une accusation sérieuse pouvant avoir des conséquences graves sur l’ordre public et la sûreté de l’État. En outre, Sonko est également accusé d’ »association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », une charge qui suggère l’existence d’un réseau organisé dans le but de commettre des actes de terrorisme.

S’ajoute à cela, la charge de « complot contre l’autorité de l’État », qui révèle une intention supposée de déstabiliser le gouvernement. De plus, il est reproché à Ousmane Sonko des « actes visant à compromettre la sécurité publique et à créer des troubles politiques graves ». Cette charge évoque des actions spécifiques destinées à semer le chaos et à provoquer des tensions politiques.

Ousmane Sonko est également mis en cause pour « vol », sans que l’on sache pour l’instant de quels biens il s’agit précisément. Enfin, le leader de Pastef est accusé de « diffusion de fausses nouvelles », une charge ajoutée à la dernière minute par le Doyen des juges Maham Diallo. Cette accusation porte sur la diffusion d’informations non vérifiées ou fausses, susceptible de créer une atmosphère de confusion ou de méfiance.

Chaque accusation est grave et comporte son lot de conséquences. À ce stade, il convient de rappeler que Ousmane Sonko bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par la voie judiciaire.

Voici les huit charges retenues contre Ousmane Sonko, selon le juge Maham Diallo :

  1. Appel à l’insurrection
  2. Atteinte à la sûreté de l’État
  3. Association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste
  4. Complot contre l’autorité de l’État
  5. Actes visant à compromettre la sécurité publique
  6. Actes visant à créer des troubles politiques graves
  7. Vol
  8. Diffusion de fausses nouvelles

Urgent : Ousmane Sonko placé sous mandat dépôt

Le leader Pastef Ousmane Sonko va passer sa première nuit en prison ce lundi 31 juillet 2023. Il a été placé sous mandat dépôt par le doyen des juges Maham Diallo après son audition qui a duré 4 heures de temps. En plus des 7 chefs d’accusation, Sonko est aussi poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles », a confié Me Khoureychi Bâ à notre reporter sur place.

Pour rappel, le leader de Pastef est poursuivi pour « appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’Etat, complot contre l’autorité de l’Etat acte et manœuvre à compromettre la sécurité publique et à créer des troubles politiques graves, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, mais également pour vol ».

Labé célèbre la refondation sociale : 111 malades indigents reçoivent un soutien médical vital

Un week-end aux allures de Noël pour les malades indigents de la région administrative de Labé. Ce samedi 29 juillet 2023, 111 malades indigents ont reçu leur titre de prise en charge sanitaire au cours d’une cérémonie organisée par la Direction Générale du FDSI au gouvernorat de Labé.

Heureux de cette assistance du gouvernement guinéen à travers la Direction Générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence FDSI aux malades indigents de la région de Labé, le Gouverneur Colonel Robert Soumah a exprimé sa gratitude au Chef de l’Etat, Colonel Mamadi Doumbouya « Au nom des bénéficiaires et de toute la population de la région de Labé, je dis merci au Président de la Transition Colonel Mamadi Doumbouya pour cette action de haute portée sociale ».

Quant à l’homme qui fait le tour du pays en un temps record pour soulager les indigents, il a précisé que ces résultats ne sont autres que les fruits d’une politique sociale inclusive instaurée par l’homme du 5 septembre « Depuis l’avènement du CNRD à la tête de notre pays, une Refondation sociale ayant pour but de réduire les inégalités sociales dans notre pays a été amorcée. Il n’a alors fallu que quelques mois à la Direction Générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence FDSI sous l’impulsion du Ministère de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables pour lancer la grande offensive de la ‘‘refondation sociale’’, et un peu moins d’un an pour obtenir les résultats prometteurs », a déclaré M. Diawara.

Plus loin, le Directeur Général du FDSI a remercié les autorités régionales et préfectorales, communales ainsi que les Chefs de quartier pour leur présence à cette cérémonie historique pour les indigents de Labé « Cette cérémonie me donne l’occasion d’adresser mes vifs remerciements aux autorités régionales, préfectorales, communales ainsi qu’aux Chefs de quartier pour leur présence qui témoigne de leur engagement pour la cause des indigents de la région de Labé ».

Heureux de ce geste du gouvernement, les bénéficiaires ont remercié le Chef de l’Etat et le gouvernement.

Cellule de Communication du FDSI

Sénégal : après des appels à manifester contre l’arrestation d’Ousmane Sonko, les autorités annoncent la suspension d’internet sur les portables

Après la Chine, l’Iran ou encore la Birmanie, le Sénégal entre dans la catégorie des pays « coupeurs » d’internet. Les autorités du pays ont annoncé, lundi 31 juillet, la suspension de l’accès à internet sur téléphone via les données mobiles en raison de la « diffusion de messages haineux et subversifs » sur les réseaux sociaux, après les appels à manifester liés à l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko vendredi.

Ousmane Sonko doit justement être interrogé lundi par un juge. Ce dernier décidera ou non de retenir les charges qui pèsent contre lui. Plus farouche opposant du président Macky Sall et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024, il est poursuivi pour appel à l’insurrection et autres crimes et délits. 

L’opposant entame une grève de la faim

L’opposant a déjà été condamné le 1er juin à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, un verdict qui le rend inéligible en l’état, soulignent ses avocats et des juristes. Sa condamnation a engendré début juin les troubles les plus graves depuis des années au Sénégal, qui ont fait 16 morts selon les autorités, une trentaine selon l’opposition.

Ousmane Sonko a annoncé dimanche sur les réseaux sociaux entamer une grève de la faim. Il a aussi appelé le peuple à « rester debout » et à « résister ». Lundi, la coalition de l’opposition a appelé « le peuple sénégalais » à se « rendre massivement » au grand tribunal de Dakar, où Ousmane Sonko fera face au juge.

Les putschistes accusent Paris de vouloir « intervenir militairement » au Niger

Les militaires nigériens qui ont renversé le président élu Mohamed Bazoum ont accusé lundi la France de « vouloir intervenir militairement », au lendemain d’un sommet des voisins ouest-africains du Niger menaçant d’utiliser la « force » s’il n’était pas rétabli dans ses fonctions d’ici dimanche.

Les militaires nigériens qui ont renversé le président élu Mohamed Bazoum ont accusé lundi la France de « vouloir intervenir militairement », au lendemain d’un sommet des voisins ouest-africains du Niger menaçant d’utiliser la « force » s’il n’était pas rétabli dans ses fonctions d’ici dimanche.

Les pressions sur les putschistes qui ont pris le pouvoir le 26 juillet, afin qu’ils rétablissent « l’ordre constitutionnel », sont de plus en plus fortes, venant de l’ensemble des partenaires occidentaux et africains du Niger, pays essentiel dans la lutte contre les groupes jihadistes qui ravagent les pays du Sahel depuis des années.

La France et les Etats-Unis y déploient respectivement 1.500 et 1.100 soldats qui participent à la lutte anti-jihadiste. La France, ex-puissance coloniale au Niger et soutien indéfectible du président Bazoum, apparaît comme la cible privilégiée des militaires ayant pris le pouvoir. Ils l’ont accusée lundi de vouloir « intervenir militairement » et d’avoir tiré dimanche du gaz lacrymogène contre des manifestants pro-junte devant l’ambassade de France.

« Dans sa ligne de conduite, allant dans le sens de la recherche des voies et moyens pour intervenir militairement au Niger, la France, avec la complicité de certains Nigériens, a tenu une réunion à l’état-major de la Garde nationale du Niger, pour obtenir des autorisations politiques et militaires nécessaires » afin de rétablir Mohamed Bazoum, indique un communiqué de la junte.

Dans un autre communiqué, les putschistes accusent « les services de sécurité » d’une « chancellerie occidentale », sans préciser laquelle, d’avoir tiré dimanche à Niamey du gaz lacrymogène sur des manifestants soutenant la junte, avec « pour conséquence six blessés, pris en charge par les hôpitaux » de la capitale.

Le président français Emmanuel Macron avait menacé dimanche de répliquer « de manière immédiate et intraitable » à toute attaque contre les ressortissants de la France et ses intérêts au Niger, où des milliers de manifestants favorables au putsch militaire ont ciblé son ambassade à Niamey. Certains ont voulu y entrer, avant d’être dispersés par des tirs de grenades lacrymogènes.

Moscou: appel au retour à la « légalité »

Les pays d’Afrique de l’Ouest ont eux fixé dimanche un ultimatum d’une semaine à la junte militaire au Niger pour un « retour complet à l’ordre constitutionnel », affirmant ne pas exclure un « recours à la force » si ce n’était pas le cas. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a également décidé de « suspendre toutes les transactions commerciales et financières » entre ses Etats membres et le Niger, et de geler les avoirs des responsables militaires impliqués dans la tentative de coup.

La France a salué « les décisions prises par les chefs d’Etat » de la Cédéao réunis à Abuja. Avant même le sommet d’Abuja, les militaires putschistes dirigés par le général Abdourahamane Tiani, chef de la garde présidentielle à l’origine du coup d’Etat, les avait par avance dénoncées, y voyant une « intervention militaire imminente à Niamey en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation et certains pays occidentaux ».

L’Union européenne (UE) a prévenu lundi qu’elle tiendrait les putschistes responsables« de toute attaque à l’encontre de civils, et de personnel ou installation diplomatiques », selon le chef de sa diplomatie, Josep Borrell. Elle « appuiera rapidement et résolument » les décisions de la Cédéao.

L’Allemagne a annoncé lundi qu’elle suspendait son aide au développement et son appui budgétaire. La Russie de son côté, dont des manifestants pro-junte agitent le drapeau à Niamey, a appelé lundi « à un rétablissement au plus vite de la légalité dans le pays » et « à la retenue de toutes les parties ».

Médiation tchadienne

Le Niger, 20 millions d’habitants, est l’un des pays les plus pauvres du monde, en dépit de ses ressources en uranium. Les sanctions décidées par la Cédéao « feront très mal à notre pays », a estimé dimanche à France 24 le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou.

Le dirigeant tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, dont le pays n’est pas membre de la Cédéao, mais qui est voisin du Niger, également puissance militaire au Sahel alliée de la France, a participé au sommet d’Abuja. Il s’est ensuite rendu à Niamey, pour « voir ce qu’il peut apporter au règlement de la crise », selon N’Djamena. Il a pu s’entretenir avec Mohamed Bazoum, retenu depuis le 26 juillet dans sa résidence présidentielle, et avec le général Tiani.

Après le Mali et le Burkina Faso, le Niger, miné par les attaques de groupes liés à l’Etat islamique et à Al-Qaïda, est le troisième pays de la région à subir un coup d’Etat depuis 2020.

AFP

Audition à haut risque d’Ousmane Sonko : Le Palais de Justice bunkerisé

Arrêté et placé en garde à vue vendredi, Ousmane Sonko sera entendu aujourd’hui par le Doyen des juges, Oumar Maham Diallo. Un impressionnant dispositif sécuritaire a été installé au Palais de Justice de Dakar où se tiendra ce tête-à-tête à haut risque pour le leader de Pastef
 
 
On note une forte présence d’éléments de la police et de la gendarmerie mais également des sapeurs-pompiers. 
 
 
Le contrôle est systématique aux différents accès du temple de Thémis. Il faut montrer patte blanche aux gendarmes avant d’accéder à l’intérieur du tribunal .
 
Pour rappel, l’opposant Ousmane Sonko est poursuivi pour 7 chefs d’inculpation : association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, vol, actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou ayant occasionné des troubles politiques graves, atteinte à la sûreté de l’État, entre autres.
Source senewb.com

Dadis placé en isolement en prison?: « Jeudi, j’étais là-bas, il était dans sa cellule habituelle » (Me Pépé)

Selon des médias locaux, l’ancien chef de la junte placé en détention à la maison centrale de Coronthie à la veille de l’ouverture du procès emblématique du 28 septembre 2009 aurait été mis en isolement dans cette prison, après avoir découvert qu’une dame a tenté de l’espionner.

Un de ces avocats, contacté par la rédaction de Mosaiqueguinee.com se dit surpris par cette information.

Me Pépé Antoine Lama confie qu’il était en compagnie de son client le jeudi le 27 juillet dernier et ajoute qu’ils se sont rencontrés dans sa cellule habituelle à la maison d’arrêt de Coronthie.

« Je n’en sais rien. Jeudi, j’étais là-bas, il n’était pas en isolement ; il était dans sa cellule habituelle. Je n’en ai pas discuté avec lui, il ne m’en a pas parlé. Ça m’étonne quand même. », a-t-il succinctement confié à la rédaction de Mosaiqueguinee.com.

Le capitaine Moussa Dadis Camara est poursuivi pour des faits de complicité dans ce massacre qui a couté la vie à 157 personnes au stade du 28 septembre 2009.

 

Mosaiqueguinee.com

Sommet sur le Putsch au Niger: voici le communiqué final de la CEDEAO

Abuja, juillet 20232

  1. La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est réunie en Session Extraordinaire à Abuja, au Nigéria, le 30 juillet 2023, sous la présidence de S.E.M. Bola Ahmed TINUBU, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence.
  1. Le Sommet extraordinaire avait été convoqué en réponse aux dernières évolutions politiques intervenues en République du Niger, depuis le 26 juillet 2023

Les Chefs d’État et de Gouvernement suivants ou leurs représentants dûment mandatés y ont participé :

  • S.E. Patrice TALON, Président de la République du Bénin ;
  • S.E. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire ;
  • S.E. Adama BARROW, Président de la République de Gambie ;
  • S.E. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana ;
  • S.E. Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée Bissau;
  • S.E. Bola Ahmed TINUBU, Président de la République fédérale du Nigeria
  • S.E. Macky SALL, Président de la République du Sénégal ;
  • S.E. Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République Togolaise.
  • S.E. Rui Alberto DE FIGUEIREDO SOARES, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Régionale de la République de Cabo Verde,
  • S.E. l’Ambassadeur Dee-Maxwell SOAH KEMAYAH, Sn, Ministre des Affaires étrangères de la République du Liberia,
  • S.E. Rupert DAVIES, Haut-Commissaire de la Sierra Leone auprès de la République Fédérale du Nigeria et de la CEDEAO, République de Sierra Leone,
  • Le Représentant du Président Mohamed Bazoum de la République du Niger.
  1. Étaient également présentes, les personnalités ci-après :
  • S.E. Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO ;
  • S.E. Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union africaine ;
  • S.E. Leonardo Santos SIMÃO, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).
  • S.E. Abdoulaye DIOP, Président de la Commission de l’UEMOA

La Conférence, ayant

  1. Reçu le mémorandum présenté par le Président de la Commission de la CEDEAO sur la situation politique en République du Niger ;
  1. Mené une discussion approfondie sur les dernières évolutions intervenues en République du Niger, marquées par une tentative de renversement de l’ordre constitutionnel dans le pays par des membres de la Garde présidentielle, ainsi que par la détention illégale du Chef d’Etat légitime, Son Excellence le Président Mohamed BAZOUM, de membres de sa famille et de son gouvernement ;
  1. Rappelé, avec gratitude, les mesures immédiates mises en œuvre par S.E.M. Bola Ahmed TINUBU, Président en exercice de la Conférence, sous la forme de déclarations, de communiqués, de missions et de consultations avec des dirigeants régionaux, continentaux et mondiaux ;
  1. Pris acte du fait que la tentative de coup d’état et la détention illégale du Président Bazoum et des membres de sa famille et de son gouvernement ont fait l’objet d’une condamnation par les pays voisins, par l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Union Européenne, les Etats Unis, la Chine, la Russie, la Francophonie, le Commonwealth, l’OCI et d’autres partenaires ;
  1. Rappelé le principe de la tolérance Zéro pour les changements anticonstitutionnels de gouvernement, tel qu’inscrit dans les Protocoles de la CEDEAO et de l’Union Africaine et d’autres instruments ;
  1. Décide ce qui suit :
  2. Affirme que Son Excellence le Président Mohamed BAZOUM demeure le Chef d’Etat légitime élu de la République du Niger, reconnu par la CEDEAO, l’Union Africaine et la communauté internationale. A cet égard, seuls les actes officiels du Président Bazoum ou de ses cadres dûment mandatés, seront reconnus par la CEDEAO ;
  1. Condamne avec la plus grande fermeté la tentative de renversement de l’ordre constitutionnel au Niger et la détention illégale de Son Excellence le Président Mohamed Bazoum, Président de Chef d’Etat du Niger, ainsi que de membres de sa famille et de son gouvernement ;
  1. Exige la libération immédiate de Son Excellence Mohamed Bazoum et son rétablissement dans ses fonctions de Président de la République, Chef de l’Etat, ainsi que la restauration de l’ordre constitutionnel en République du Niger ;
  1. Rejette toute forme de prétendue démission qui serait attribuée à S.E le Président Mohamed Bazoum ;
  1. Considère la détention illégale du Président Mohamed Bazoum comme une prise d’otage et tient les auteurs de la tentative de coup d’état pour responsables de la sécurité et de l’intégrité physique de Son Excellence le Président, ainsi que des membres de sa famille et de son gouvernement ;
  1. Prendre toutes les mesures nécessaires, au cas où les exigences de la Conférence ne seraient pas satisfaites dans un délai d’une semaine, pour assurer le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République du Niger, de . Lesdites mesures peuvent inclure l’usage de la force. A cet effet, les Chefs d’Etat-major de la Défense de la CEDEAO devront se réunir immédiatement ;
  1. Exige des comptes aux responsables de la violence et de la terreur, ayant commis des actes qui ont entrainé des pertes en vies humaines et la destruction de biens de citoyens et résidents innocents ;
  1. Condamne les déclarations de soutien de gouvernements étrangers et d’organismes militaires étrangers privés ;

5i. Exprime ses remerciements aux divers gouvernements et partenaires pour leur prise de position et leur solidarité avec la CEDEAO ;

  1. Nomme un représentant spécial du Président de la Conférence, qui sera immédiatement dépêché au Niger, porteur d’un message contenant les exigences de la Conférence ;
  1. En attendant, les mesures ci-après seront appliquées, avec effet immédiat :
  2. Fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Niger ;
  1. Etablissement d’une zone d’exclusion de la CEDEAO pour tous les vols commerciaux à destination ou en provenance du Niger ;
  1. Suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les Etats membres de la CEDEAO et le Niger;
  1. Gel de toutes les transactions de service, y compris les services publics ;
  2. Gel des avoirs de la République du Niger dans les banques centrales de la CEDEAO ;
  1. Gel des avoirs de l’Etat du Niger, ainsi que des entreprises publiques et parapubliques logés dans les banques commerciales ;
  1. Suspension du Niger de toutes formes d’assistance financière et de transactions avec toutes les institutions financières, notamment la BIDC et la BOAD;
  1. Interdiction de voyage et gel des avoirs des officiers militaires impliqués dans la tentative de coup d’Etat. Cette mesure s’applique également aux membres de leurs familles et aux civils acceptant de figurer dans toute institution ou tout gouvernement à mettre en place par ces officiers militaires.
  1. Lancement d’un appel en direction de l’UEMOA et de tous les autres organismes régionaux pour la mise en application de la présente décision.
  1. Exprime sa profonde gratitude à S.E. Bola Ahmed TINUBU, Président de la République Fédérale du Nigeria, Chef de l’Etat, pour la manière dont il dirige les affaires de la communauté depuis son élection en qualité de Président de la Conférence.

FAIT A ABUJA, LE 30 JUILLET 2023.

POUR LA CONFÉRENCE

Face au Doyen des juges : Sonko en route vers la prison

Placé en garde à vue vendredi, Ousmane Sonko sera entendu ce lundi par le Doyen des juges, Oumar Maham Diallo. Le procureur de la République, Abdou Karim Diop, qui a ordonné son arrestation, poursuit le président de Pastef pour, notamment, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme, actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou ayant occasionné des troubles politiques graves.

Libération rapporte que dans son réquisitoire introductif, le chef du parquet a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire et requis le mandat de dépôt contre le chef des Patriotes. Si l’on en croit Source A, le Doyen des juges devrait suivre le ministère public. Le journal croit savoir qu’en vertu de l’article 139 du Code de procédure pénale, ce dernier est obligé de décerner un mandat de dépôt à Ousmane Sonko.

Par conséquent, conclut la même source, le maire de Ziguinchor file droit vers la prison.

 

 

Seneweb.com

Primature: les ministres Péthé, Bachir, Rose Pola et Aïcha Natte passent devant le Comité d’évaluation

a Primature guinéenne se livre depuis le lundi 24 juillet 2023 à un exercice délicat : celui de l’évaluation des ministères sectoriels du pays, en vue de cerner les forces et faiblesses des uns et autres durant les six premiers mois de l’année. Ce samedi 29 juillet, le comité d’évaluation, dirigé par le Premier Ministre Bernard Goumou et composé de représentants de la Présidence de la République, de la Primature, du ministère suppléant et d’évaluateurs externes, avait rendez-vous avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, celui de la Sécurité et de la Protection Civile, celui du Plan et de la Coopération Internationale et celui de la Promotion Féminine et des Personnes Vulnérables.

Comme ceux qui les ont précédés dans ce processus, ces quatre départements ont été évalués sur la base 10 critères portant notamment sur le niveau d’application de leurs lettres de mission, le taux de décaissement du budget de leurs projets et programmes, leur mobilisation des revenus fiscaux et non fiscaux, la mise en place d’outils de bonne gouvernance, la digitalisation et la déclinaison du contrat de performance au sein du ministère.

Pour Dr Mamadou Péthé Diallo, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, l’exercice a permis de remettre les pendules à l’heure. « Nous sommes mieux outillés, nous sommes surtout plus motivés, encore plus conscients de l’ampleur de la tâche qui est la nôtre, surtout rassurés par le soutien que le premier ministre nous apporte et sur l’intérêt particulier qu’il porte sur le domaine de la santé. C’est rassurant de voir que le chef de gouvernement porte le domaine de la santé parmi ses priorités. La compréhension qu’il a, à la fois de nos réalisations mais aussi de nos défis, surtout le positionnement des actions de santé dans l’effort global de réformes de notre pays. C’est rassurant pour nos équipes. J’en parle souvent au cours de nos réunions de nos conseils mais pour que les cadre puissent écouter ça directement de la bouche du premier ministre je pense que cela est un facteur déterminant de motivation et d’encouragement pour nos équipes »

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, pour sa part, a estimé que son département a levé plusieurs défis mais qu’il en reste d’autres pour une meilleure réforme du secteur de la sécurité en Guinée. « L’évaluation en tant que telle-et la signature du contrat de performance- ce n’est pas quelque chose qui est intervenu brutalement. C’est le résultat d’un processus maîtrisé, contrôlé, qui montre que la transition est bien gérée sous le leadership de son excellence le chef de l’État et qui est digne de confiance, qui est digne de présider ce pays. Donc, cet exercice va nous permettre de prendre en compte l’ensemble des remarques, l’ensemble des recommandations pour que tout cela soit pris en compte lors du deuxième trimestre afin que lors de l’évaluation en fin d’année les ministères produisent les meilleurs résultats qu’on attend d’eux », a confié le Général à la retraire Bachir Diallo au micro Guinee-eco.com. « Heureusement que cette évaluation intervient au moment où le chef de l’État a accordé à l’ensemble des ministres deux semaines de congés. On va aller en congé, on va se ressourcer, on va revenir avec plein d’énergie pour entamer le deuxième semestre de l’année 2023 dans la poursuite de cette transition qui est si chère non seulement au chef de l’État mais aussi aux citoyens que nous sommes tous », a ajouté  le ministre de la Sécurité.                                                                           

A sa sortie de la salle d’évaluation, Mme Rose Pola Pricémou, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, a déclaré : « Cet exercice permet à la fois de corriger les faiblesses, de mesurer l’efficacité et de l’améliorer surtout et aussi c’est un principe de redevabilité vis-à-vis des autorités mais aussi du peuple de Guinée pour lequel on s’est engagé d’améliorer les conditions de vie. Aujourd’hui nous avons présenté le parcours du ministère du Plan et de la Coopération Internationale, qui a la mission régalienne de conduire la politique du gouvernement en matière de planification, de coordination des interventions, de collectes et de diffusion d’informations statistiques et surtout de la coordination des aides. Nous avons pu présenter ce que nous avons pu réaliser en termes de recensement général de la population pour ne parler que de cela, en matière d’outils de gouvernance, des bonnes pratiques dans nos ministères. Nous avons pu présenter aussi les principaux acquis que nous avons pu réaliser ».

De son côté, Mme Aïcha Nanette Conté, ministre de la promotion féminine et des personnes vulnérables, a s’est focalisée sur les actions phares de son département. « Aujourd’hui, souligne-t-elle, nous savons exactement le nombre d’indigents au niveau de notre pays. Nous sommes pratiquement à 40% de la population avec sources vérifiables. Des actions sont entre d’être menées pour une amélioration des conditions de nos indigents, mais également une amélioration de notre travail au sein même du département ».

Les évaluations de cette 6e journée se sont déroulées de 10heures à 20 heures. Selon le calendrier, ces évaluations prendront fin le lundi 31 juillet 2023.

 

 

 Guinee-eco.com