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M. Mohamed Diané n’a pas à présenter une demande de mise en liberté devant la Chambre de jugement de la CRIEF (Par Me Traoré)

De mémoire de magistrat, d’avocat ou de juriste guinéen tout court, jamais une décision de justice n’a suscité autant de polémique et de controverses que l’arrêt n°008 du 27 juillet 2023 de la Première chambre pénale de la Cour suprême. Chaque partie le comprend et l’interprète à sa manière au point que – chose rarissime -, l’interprétation dudit arrêt a été demandée à la Cour suprême.
Sur la question de l’interprétation par la Cour suprême de sa décision, il faut relever que la loi lui en donne la compétence (Article 64 de la loi organique L/2017/0003 du 23 février 2017).
En effet, lorsqu’un juge rend une décision, il est totalement dessaisi de l’affaire dans laquelle sa décision est intervenue. Mais il peut interpréter sa décision ou la rectifier lorsqu’elle comporte des erreurs matérielles ou des omissions. C’est une règle de base en droit judiciaire.
Pour revenir à l’arrêt, il est important de donner quelques indications d’ordre procédural afin d’en faciliter la compréhension.
1- Monsieur Mohamed Diané, poursuivi pour diverses infractions, est placé en détention provisoire suivant un mandat de dépôt du 31mai 2022.
2- Une demande de mise en liberté est présentée par ses avocats à la Chambre de l’instruction de la CRIEF. Celle-ci rend l’ordonnance n°289/CI/CRIEF/2022 du 14 décembre 2022.
Il s’agit d’une ordonnance de mise en liberté et de placement sous contrôle judiciaire assorti d’un cautionnement.
3- Le Procureur spécial de la CRIEF relève appel de cette ordonnance de même que les avocats de M. Mohamed Diané.
4- La Chambre de contrôle de l’instruction, juridiction d’instruction de second degré au niveau de la CRIEF, rend l’arrêt n°001 du 3 janvier 2023.
Cet arrêt déclare l’appel du Procureur spécial mal fondé et celui de M. Mohamed Diané partiellement fondé. Il maintient la mise en liberté provisoire, réduit le montant du cautionnement et impose plusieurs obligations à M. Mohamed Diané dans le cadre du contrôle judiciaire.
5- Le Procureur Spécial de la CRIEF se pourvoit en cassation contre ledit arrêt. Autrement dit, il demande à la Cour suprême de casser l’arrêt pour des motifs qu’il a indiqués et qu’on appelle » moyens de cassation « .
C’est sur ce pourvoi que la Première chambre pénale de la Cour suprême s’est prononcée à travers cet arrêt polémique.
Dans sa décision, la Haute Juridiction déclare le pourvoi recevable. La Cour estime donc que le pourvoi a été formé dans les forme et délai prévus par la loi. Mais au fond, elle constate qu’il est sans objet.
C’est sur les conséquences à tirer de cet arrêt que les interprétations divergent.
Il convient d’examiner le ou les motifs de la décision c’est-à-dire le raisonnement de la Cour pour arriver à sa décision sur le » fond ». Mais avant, il y a lieu de relever que la Cour suprême rend principalement deux sortes d’arrêts : des arrêts de cassation et des arrêts de rejet du pourvoi. Il peut sans doute y avoir d’autres. Mais ce sont les principales.
Dans l’arrêt du 27 juillet 2023, la Cour suprême estime, succinctement, que :
1- « ….pendant que le dossier de la cause est mis en délibéré sur la question précise de la mise en liberté assortie du contrôle judiciaire, le dossier de fond a sérieusement évolué et se trouve actuellement devant le juge du fond »;
2- » cet état de fait renvoie aux dispositions de l’article 244 du CPP… ». Selon ce texte, la mise en liberté peut aussi être demandée en tout état de cause par tout inculpé, prévenu ou accusé, et en toute période de la procédure.
3- lorsqu’une juridiction est saisie, il lui appartient de statuer sur la liberté. En d’autres termes, selon la Cour suprême, puisque la Chambre de jugement de la CRIEF est saisie du dossier, M. Mohamed Diané pouvait demander sa mise en liberté devant celle-ci dès lors qu’elle est compétente pour connaître d’une telle demande.
4- En cas de pourvoi et jusqu’à l’arrêt de la Cour suprême, il est statué sur la demande de mise en liberté par la juridiction qui a connu en dernier lieu le fond de l’affaire.
Pour toutes ces raisons, la Cour suprême a déclaré le pourvoi du Procureur spécial » sans objet « .
En clair, elle considère, au terme de son propre raisonnement, qu’il n’y a pas de raison de se prononcer sur le pourvoi en cassation dans la mesure où le fond de l’affaire est déjà porté devant la Chambre de jugement de la CRIEF et que, sur le fondement de l’article 244 du CPP, M. Mohamed Diané pouvait demander sa mise en liberté devant celle-ci.
Ainsi, elle n’a ni cassé l’arrêt attaqué ni rejeté le pourvoi en cassation.
À la lecture de la motivation de cette décision, on peut s’interroger sur la solidité ou la pertinence du raisonnement de la Haute Juridiction.
La Cour suprême laisse entendre – elle ne dit pas expressément- que c’est après que les débats étaient terminés sur le pourvoi et que l’affaire avait été mise en délibéré qu’elle a su que le » le dossier de fond a sérieusement évolué et se trouve devant le juge du fond à la CRIEF «
On peut supposer qu’avant la mise en délibéré de l’affaire, la Cour était censée ignorer que le dossier de fond était devant la Chambre de jugement puisque la question n’avait pas été débattue et qu’aucune pièce du dossier n’indiquait que celui-ci était devant le juge du fond. Après que le dossier a été mis en délibéré, comment la Cour suprême a-t-elle su ou appris que le dossier de fond a sérieusement évolué et qu’il était devant la Chambre de jugement ?
Il y a un principe qui dit que le juge ne peut fonder sa décision sur sa connaissance personnelle du dossier. Il doit décider sur la base des éléments qui ont été contradictoirement discutés devant lui.
Par ailleurs, la Cour suprême considère qu’elle est saisie d’une question de mise en liberté. Dès lors que l’affaire a été portée devant le juge du fond, la mise en liberté pouvait être demandée devant celle-ci. Elle (la Cour suprême) n’avait donc pas à statuer sur cette question. Là également, il y a un problème.
En effet, la Cour suprême n’était pas saisie d’une demande de mise en liberté en tant que telle mais d’un pourvoi contre un arrêt ordonnant une mise en liberté assortie d’un contrôle judiciaire. La nuance est importante. La Cour suprême ne peut pas, à notre avis, être saisie d’une demande de mise en liberté. Elle n’est juge du fond. Son rôle devait se limiter à contrôler la bonne ou mauvaise application de la loi par la Chambre de contrôle de l’instruction en passant au crible les moyens de cassation exposés par le Procureur spécial de la CRIEF, demandeur au pourvoi. Si ces moyens ou un d’entre eux est pertinent, elle casse l’arrêt et renvoie le dossier devant la Chambre de contrôle de l’instruction autrement composée c’est-à-dire composée d’autres magistrats. Si elle estime que les moyens de cassation sont inopérants, elle rend un arrêt du pourvoi. Elle ne pouvait pas ordonner une mise en liberté dès lors que ce n’est pas son rôle.
Ainsi, même si la Chambre de jugement de la CRIEF est saisie du fond, la Cour suprême se devait de se prononcer sur le pourvoi en cassation du Procureur spécial de la CRIEF en rendant soit un arrêt de rejet soit un arrêt de cassation sans se préoccuper de la question relative à la saisine de la Chambre de jugement.
Pour conclure, on peut dire que puisque l’arrêt n°001 du 3 janvier 2023 de la Chambre de contrôle de l’instruction n’a pas été cassé, il devrait produire ses pleins et entiers effets. M. Mohamed Diané n’a pas à présenter une demande de mise en liberté devant la Chambre de jugement de la CRIEF. Il bénéficie d’un arrêt qui ordonne sa mise en liberté et qui n’a pas été cassé. Il ne reste plus qu’à tirer les conséquences de cette décision. Espérons que le droit l’emportera sur la passion. Il y va de liberté d’un homme, quelles que soient les infractions qui lui sont reprochées.
Me Mohamed Traoré
Ancien Bâtonnier

CRIEF : le procureur Aly Touré s’oppose à la libération de Kabinet Sylla « Bill Gates »

La joie a été de courte pour Kabinet Sylla « Bill Gates » et ses proches. Le procureur spécial de la CRIEF s’est opposé à la libération attendue de l’ancien intendant de la présidence de la République et la restitution de ses biens saisis.

Le camp Kabinet Sylla « Bill Gates » a exulté hier après la décision de la chambre de l’instruction de la CRIEF, qui a prononcé un non-lieu en faveur de l’homme d’affaires guinéen, tout en ordonnant le dégel de ses comptes bancaires et la restitution de ses autres biens saisis.

Alors que ses proches attendaient la libération de l’intendant de la présidence de la République sous l’ère Alpha Condé, ils vont apprendre une autre mauvaise nouvelle. En effet, le procureur spécial près la CRIEF a décidé d’interjeter appel contre l’ordonnance rendue par la chambre de l’instruction.

Kabinet Sylla devra donc rester en prison en attendant que la chambre de contrôle de l’instruction de la CRIEF ne rende sa décision sur cette affaire.

 

SOURCE GUINEE114.COM

Urgent: à Kaloum, des manifestants du RPG AEC réclament la libération des cadres du parti et le retour d’Alpha Condé

A Kaloum, malgré la forte précipitation qui s’abat sur la capitale Conakry, des manifestants à majorité des femmes du RPG arc-en ciel ont réclamé ce lundi 14 août 2023 la libération des cadres du parti et le retour au pouvoir d’Alpha Condé.

Ils étaient munis de pancartes lesquelles on peut lire : » Nous préférons le 3ème mandat du PRAC à la dictature des putschistes, Transition mandat mara » ou encore » Libérez nos cadres du RPG injustement arrêtés », » Les femmes de Guinée demandent le retour à l’ordre constitutionnel ».

 

Mosaiqueguinee.com

CRIEF: Appel à la suspension des poursuites engagées contre Kassory et cie…

CONAKRY- C’est un appel pressant que les forces sociales de Guinée (FSG), viennent de lancer à l’endroit des guinéens qui émettent des réserves sur la gestion de la transition par le (CNRD).

Cette entité hétéroclite regroupant des partis politiques et des organisations de la société civile, soupçonne la junte de commettre un « coup d’Etat institutionnel », en décidant de nommer par décision administrative les dirigeants locaux.

Mieux, elle demande la suspension des poursuites engagées à la CRIEF ( Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières) contre les dignitaires du régime d’Alpha Condé.

Urgent : Conakry sous les eaux, au moins deux morts

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Depuis 3heures du matin, de fortes précipitations s’abattent sur Conakry, la capitale guinéenne.

Selon nos informations, elles ont déjà fait aux moins deux morts au quartier Enta et à Kobaya et d’importants dégâts matériels à Kissosso et à Lambanyi.

Au niveau du pont qui relie Lambanyi à Kobaya, on apprend qu’un véhicule personnel a été emporté par les eaux avec ses passagers.

A Sonfonia Lac, le lit de la rivière a débordé. Difficile de traverser et les quelques rares véhicules font demi-tour. A Conakry, Les trombes d’eau ont transformé la capitale en un lac géant.

 

Mosaiqueguinee.com

Lambanyi/Kobayah : plusieurs concessions dont celle d’Étienne Soropogui inondées

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La forte pluie qui s’abat sur Conakry depuis la nuit dernière, fait des morts et d’importants dégâts matériels.

Des habitants de Lambanyi et de Kobayah, se sont réveillés les pieds dans l’eau. Selon nos informations, c’est plus d’une dizaine de maisons touchées par les eaux de la rivière qui sépare ces deux quartiers.

Parmi celles-ci, figure la concession de l’ancien commissaire à la CENI, Étienne Soropogui. Selon ce cadre, l’inondation de sa maison et celles de ses voisins est causée par le fait que par l’œuvre humain a rétrécis le seul canal d’évacuation d’eau de la zone.

Pire, raconte-t-il, lui et ses voisins sont allés plusieurs fois avant ces grandes pluies,« demander aux autorités locales, de les aider à curer le canal d’évacuation d’eau et de dégager ceux qui le rétrécies », mais sans succès.

Dans sa maison, l’eau s’est limitée au rez-de-chaussée. Cependant, dans la cour et au salon, à cause de sa grande quantité, l’eau a causé des dégâts énormes.

« L’eau est rentrée dans la cour, ça a monté de telle sorte que ça a touché le moteur des véhicules garés là. Au salon également, tous les meubles et appareils électroménagers qui y sont, ont été touchés par l’eau. Tout est endommagé. On a alerté à plusieurs reprises les autorités de notre quartier, pour qu’elles puissent régler ce problème, mais hélas »,a-t-il dit.

Outre le quartier Lambanyi et Kobayah, plusieurs autres quartiers de Conakry sont inondés ce vendredi 11 août 2023. On évoque un bilan d’au moins deux morts.

 

Mosaiqueguinee.com

CPTI: les nouvelles attributions du centre fixées par le colonel Mamadi Doumbouya (décret)

Dans une annonce diffusée sur les ondes de la télévision nationale ce mercredi 9 août 2023, le président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, a officialisé un décret crucial visant à redéfinir les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Centre Pilote de Technologie Industrielle (CPTI).

Nouvelles Orientations pour le CPTI

Le décret en question établit de manière précise et détaillée les dispositions qui guideront le fonctionnement du Centre Pilote de Technologie Industrielle. L’objectif de ce décret est de renforcer et d’optimiser le rôle du CPTI dans la promotion et la diffusion de technologies industrielles appropriées pour le développement du pays.

Dispositions générales et autonomie financière

Ce décret définit d’abord le CPTI comme un établissement public administratif jouissant de la personnalité juridique et doté de l’autonomie financière et de gestion. Sous la tutelle technique du ministère en charge de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises, ainsi que sous la tutelle financière du ministère en charge des Finances, le CPTI opère à un niveau hiérarchique équivalent à celui d’une direction de l’administration centrale.

Missions et rôles élargis

Le Centre Pilote de Technologie Industrielle s’est vu confier des missions ambitieuses pour stimuler la croissance technologique et industrielle du pays. Parmi ces missions figurent :

Transfert de Technologie : Le CPTI a pour vocation d’assurer le transfert de technologies appropriées, tant exogènes qu’endogènes, pour stimuler l’innovation industrielle.

Conception et fabrication : Il est chargé de concevoir, fabriquer et vulgariser des technologies adaptées aux besoins locaux.

Prototypes et promotions : La réalisation de prototypes de machines et d’équipements ainsi que la promotion de l’esprit d’entreprise dans le domaine technologique sont au cœur de ses missions.

Formation et recyclage : Le CPTI propose des activités de formation pour les jeunes non scolarisés et déscolarisés en lien avec d’autres institutions spécialisées.

Base de données technologiques : Il est en charge de la conception et de la maintenance d’une base de données des technologies existantes, pour faciliter le partage et l’accès à l’information.

Partenariats et relations : Le CPTI favorise les partenariats avec des institutions et ONG œuvrant dans la promotion des technologies industrielles.

Recherche et contribution : Il contribue aux travaux de recherche et à la diffusion technologique auprès de différentes instances publiques et privées, nationales et internationales.

Vers un futur technologique prometteur

La redéfinition des attributions et des fonctions du Centre Pilote de Technologie Industrielle marque un tournant significatif dans la manière dont la Guinée envisage son avenir technologique et industriel. Avec un rôle élargi, le CPTI est désormais mieux équipé pour promouvoir l’innovation, faciliter la diffusion de technologies pertinentes et soutenir le développement économique et industriel du pays.

Il convient de noter que les détails spécifiques concernant l’organisation et le fonctionnement du CPTI seront ultérieurement élaborés par le Conseil de l’administration, à la suite des propositions émanant du directeur général de l’établissement.

Grève de la faim d’Ousmane Sonko: Un médecin pèse les conséquences

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Politique

Grève de la faim d’Ousmane Sonko: Un médecin pèse les conséquences

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Grève de la faim d’Ousmane Sonko: Un médecin pèse les conséquences
Le leader de Pastef poursuit toujours sa diète. Malgré les nombreux appels venant de la coalition YAW et des personnalités de la société civile,Ousmane sonko est à son 11ème jour de grève de la faim pour dénoncer son arrestation, mettre la pression aux autorités judiciaires et attirer l’empathie de l’opinion. 
 
Cependant,d’après un médecin,cette forme de lutte peut entraîner des conséquences irréversibles sur sa santé.
 
« Le fait de ne pas s’alimenter peut durer des mois parce que l’individu a des réserves pour résister. On reçoit généralement des patients qui observent une grève de la faim. L’individu peut bien résister à la faim. Mais, le fait de ne pas boire au-delà de quelques jours peut entraîner de graves maladies comme par exemple l’insuffisance rénale voire même signer son arrêt de mort. C’est très dangereux de ne pas boire surtout au-delà de 15 jours parce que le plus souvent entre 15 jours et un mois de diète, survient une maladie grave qu’on appelle insuffisance rénale organique »,explique Oumar Konaté, médecin généraliste sur la Rfm.

PUP/Fodé Bangoura, bientôt à la touche? La jeunesse du parti insiste sur la tenue d’un congrès sans délai (Entretien Exclusif)

La crise entre militants et dirigeants du Parti de l’Union et du Progrès persiste toujours. La base du parti fondé par l’ancien président feu Général Lansana Conté réclame à Fodé Bangoura, actuel leader de cette formation politique, la tenue d’un congrès. Pour elle, le mandat de ce dernier ayant expiré, il est plus qu’urgent de renouveler les instances du parti, pour préparer les futures échéances électorales.

Samory Kaba, jeune du parti, fils de feu Mouloukou Souleymane Kaba, qui a été le Coordinateur du PUP dans toute la Haute Guinée avant sa mort, est parmi ceux-là qui réclament à cor et à cri, l’organisation d’un congrès au sein du Parti de l’Unité et du Progrès. Il s’est confié à notre rédaction en toute exclusivité.

LEREVELATEUR224.COM : Bonjour M. Kaba. Depuis des jours, ça murmure au sein du PUP. Des femmes ont haussé le ton, vous de la Jeunesse du parti, dites-nous qu’est-ce qui se passe réellement ?

SAMORY KABA : Ça ne va pas du tout au sein du PUP. Le parti est régi par des textes ; et ces textes disent que chaque 5 ans, c’est une présidence tournante qui est faite entre les 4 régions naturelles. La moyenne Guinée a fait pour elle, la Basse Guinée, la forêt aussi, ça reste pour la Haute Guinée. Maintenant, Fodé Bangoura a fait son mandat, il est sur le bonus, ça lui reste 18 mois pour qu’il ait au moins 10 ans à la tête du parti sans congrès. Pourtant, ce n’est pas ce que stipulent les textes rédigés par les pères fondateurs du parti. Moi qui vous parle, mon père fut l’un des pères fondateurs du PUP. Donc, pour cela, nous demandons le congrès, pour mieux structurer le parti. Parce que ça fait combien d’élections auxquelles le parti n’a pas pris part ? Et, on ne sait pas pourquoi le parti est là. Le parti est là pour conquérir le pouvoir, pas pour aller manger. C’est pourquoi, nous prenons notre responsabilité à partir de maintenant là, parce que nous, nous ne connaissons aucun parti maintenant si ce n’est pas le PUP. Donc, c’est pour cela, nous faisons des démarches pour que le congrès soit organisé, afin que nous puissions restructurer le parti.

Le mandat de l’actuel président a expiré depuis quand ?

Le mandat de Fodé Bangoura a expiré il y a de cela plus de trois (3) ans maintenant. Ce qu’il fait maintenant c’est caduque. C’est pourquoi, nous, nous demandons le congrès du parti. Le parti n’est pas une propriété privée de quelqu’un, ni une famille, à plus forte raison un clan. C’est un parti transversal. Le parti a été créé par le feu président Général Lansana Conté, pour que tous les Guinéens s’y retrouvent sans appartenance ethnique, ni religieuse. Donc, si nous sommes là aujourd’hui, c’est pour que le parti rentre dans son droit. Un clan ou un groupe de personnes ne peut pas hypothéquer l’avenir du parti.

Le président Fodé Bangoura que nous avons rencontré dit qu’il n’est pas question d’aller au congrès. Qu’en pensez-vous ?

Mais nous lui disons NON ! Parce qu’aujourd’hui, l’avenir de ce parti, les pères fondateurs, nos papas, ce qu’ils nous ont laissés, c’est ce parti là. Donc, nous n’allons pas nous asseoir pour voir se parti être tripoté comme on le veut. Une seule personne ne peut pas hypothéquer l’avenir de tout un parti. C’est pour cela, nous demandons à Fodé Bangoura humblement, de laisser organiser le congrès, sinon, le mandat qu’il est en train de mener est caduque. Et le parti appartient à tout le monde. Il n’est pas plus que moi, je ne suis pas plus que lui.

A date, l’avez-vous rencontré pour discuter de ce congrès dont vous réclamez tant ?

On a beaucoup échangé, il m’a envoyé en mission à Kankan, moi qui vous parle là. Je suis parti, j’ai fait la mission comme il le faut. Je suis revenu, je lui ai donné les pièces. Mais jusqu’à présent, il n’a rien dit dessus. Et le parti n’appartient à personne. Le parti appartient à tout le monde. Si nous sommes arrivés à ce niveau, c’est un problème de mandat. Il est sur le deuxième mandat, alors qu’il n’y a pas eu de congrès pour son deuxième mandat. Donc, nous jeunes et femmes du PUP, demandons un congrès. Si c’est la démocratie, la transparence, nous demandons le congrès.

Au cas où, il n’accepterait pas d’organiser un congrès, qu’est-ce que vous comptez faire pour vous faire entendre ?

Il va accepter de gré ou de force. S’il n’accepte pas, nous allons faire ce qu’il faut. Ce qui reste clair, nous, nous allons le pousser au congrès.

Samedi dernier, des femmes se sont mobilisées à votre siège. Selon la Direction du parti, en lieu et place d’une manifestation de colère, elles ont plutôt manifesté leur joie à l’égard de l’actuel président. Qu’en dites-vous ?

Mais Non ! C’est des histoires. Les femmes sont parties pour manifester leur ras-le-bol, parce que trop c’est trop. Si nous disons que ce sont les textes qui régissent le parti, mais les textes stipulent que, chaque 5 ans, il doit y avoir un congrès, pour qu’au moins, quelqu’un soit élu à la tête du parti. S’il a fait les 5 ans, et que son mandat est arrivé à échéance, pendant qu’il fait son deuxième mandat illégal, sans congrès, ça, je pense qu’il n’y a pas de transparence. Je ne sais qui viole maintenant les textes du parti.

Vous voulez d’un congrès, ou la tête de votre leader ? Pour être bref, vous voulez changer de leadership à la tête du PUP ?

Qu’il (Fodé Bangoura Ndlr) quitte ou pas, nous sommes en démocratie. On organise un congrès, s’il veut il n’a qu’à se présenter. S’il gagne, mais il n’y a pas de problème. Mais l’essentiel est que, ce que les textes du parti disent, qu’on respecte cela. C’est tout. Les femmes sont parties pour manifester leur ras-le-bol, parce que trop c’est trop.

On suppose que vous partez désormais à l’affront contre votre leader ? Est-ce que vous avez un candidat ?

Nous, nous n’allons en guerre contre personne. Plutôt, nous voulons que le parti soit bien structuré, pour qu’aux prochaines échéances électorales, que le parti puisse présenter des candidats. Nous n’avons aucun candidat pour répondre à votre question. Mais nous voulons que le candidat qui sera présenté à la prochaine élection présidentielle, qu’il soit un président légal, reconnu par tous. C’est ce que nous voulons, c’est pas parce que c’est quelqu’un qui nous a envoyés. Je peux lever le doigt, aucun franc de personne, je ne me suis rencontré avec personne. Personne ne peut moi me nourrir à Conakry, c’est Dieu seul qui le peut. Je le fais pour les mémoires de nos parents, ceux qui ont créé le parti PUP.

Pendant ce temps, il se dit que vous êtes manipulés pour déstabiliser le PUP ?

Si moi je suis manipulé, c’est Dieu seul qui sait. Je parle en âme et conscience. Je ne me suis vu avec aucune autorité de la transition, avec personne, je ne connais personne. Ce qui reste clair, nous voulons que le parti soit bien structuré. C’est tout ce que nous demandons. On ne demande pas de la mère à boire hein. Nous demandons juste un congrès des instances du parti, de Conakry à Yomou, pour que nous puissions présenter un candidat à la prochaine élection présidentielle.

Selon vous, quel est le bilan de Fodé Bangoura à la tête du PUP ?

Je ne peux pas dire que tout a été mauvais, il y a eu des acquis, mais ce qui reste clair, un parti on le crée pour se présenter aux élections. Mais si le parti ne se présente pas, quoi que tu fasses, moi je ne vois aucun bilan derrière. L’acquis est minime par rapport à ce qu’on attendait de lui. Depuis 2010, le PUP n’est allé à aucune élection.

 

Interview réalisée par LEREVELATEUR224.COM

Siguiri. Deux corps retrouvés dont un avec des détails intrigants

Dans la journée du mardi 8 août, deux corps ont été découverts : l’un à Sèkè Doko et l’autre à kouroulamini Didi,  toutes des sous-préfectures situées dans la préfecture de Siguiri.

« A faradamay (Doko), nous avons trouvé le corps d’un jeune d’environs 20 ans, juste à 200m de la ville. C’est un jeune qui était bien habillé, il avait quelques billets de Francs guinéens et francs CFA sur lui, avec une paire de ciseaux et un poste de radio. Il y avait une grande lésion sur la face, presque l’œil droit était complètement endommagé. Aucun papier n’a été retrouvé sur lui. C’est une mort violente et suspecte à la fois », a expliqué Dr Abdoulaye Bassir Condé, médecin légiste.

« Le corps qui a été trouvé à kouroulamini Didi (sôdjanfè) contrairement au cas de Doko, lui a été identifié, c’est un orpailleur. Comme il pleuvait beaucoup dans les deux jours-là, il voulait passer par une rivière et il a été emporté par l’eau’’, a ajouté le médecin légiste.

Mamady Condé, c’est son nom, 22 ans, était célibataire sans enfant.

SOURCE Guinee7.com