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En Guinée, le non-lieu ne garantit pas la liberté : quelle bizarrerie ! (Par Mognouma)

On savait tous, tel un automate, que le procureur spécial près la CRIEF allait faire appel contre l’ordonnance de non-lieu prise par les juges d’instruction de cette juridiction, dans le dossier impliquant le patron du groupe Djoma.

En revanche, personne ne pouvait imaginer que le non-lieu ne garantit pas la liberté. Sous nos cieux où il est reproché à la justice, depuis des lustres, d’être au service des forts pour écraser les faibles, on vient de l’apprendre à nos dépends, pour ceux qui ont cru au changement annoncé. C’est une décision qui fera forcément date.

Elle pourrait tuer en bien des Guinéens, l’espoir suscité après la décision courageuse prise par les juges d’instruction dans un dossier qui concentrerait autant d’attention. Difficile d’espérer que les magistrats de notre pays, peuvent s’affranchir des ‘’pressions’’ diverses caractéristiques d’une justice trop politique qui a toujours existé.

L’appel et le pourvoi qui sont des rhétoriques usitées, au-delà de leur cadre légitime d’expression, oscillent entre le ridicule et l’odieux de la satisfaction devant le malheur annoncé et réalisé.

Pour rappel, la semaine dernière, en conclusion de l’instruction du dossier de Kabinet Sylla « Bill Gates », la CRIEF a fait savoir qu’elle ne dispose d’aucun élément devant l’amener à renvoyer ledit dossier en jugement.

En d’autres termes, les juges d’instruction laissent entendre que le dossier est vide. C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle on est parvenu à tous les niveaux de l’instruction du dossier, à commencer par l’enquête préliminaire.

Mais le Procureur très spécial Aly Touré, qui n’a pas été capable, de l’avis de tous, de fournir jusqu’ici, près de dix mois durant, des éléments pour renforcer son accusation et ainsi asseoir la conviction des juges, promet d’en trouver. Peut-être possible. Mais en attendant, l’accusé doit être libre.

«On n’a pas besoin d’un professionnel du droit pour le savoir», s’est moqué un spécialiste droit.

«Si le monsieur passe un jour de plus, il est détenu illégalement» a ajouté mon interlocuteur, l’air pantois de savoir qu’en Guinée, cela ne soit pas connu par les pratiquants du droit.

A la lecture de l’article 284 qui dit en substance, qu’en cas de non-lieu, l’accusé provisoirement détenu est mis en liberté, et voir le contraire se produire, on est partagé entre deux conclusions, somme toutes, tristes pour le pays. Soit de la haut, au niveau des régulateurs, on ne sait pas. A cet effet un recadrage s’impose. Ou soit on laisse faire parce que ça conforte des positions. Il faudra alors s’en accommoder.

 

Mognouma

Sénégal: 142 personnalités signent une pétition pour la libération de l’opposant Ousmane Sonko

Au Sénégal, la grève de la faim d’Ousmane Sonko pour protester contre son arrestation fait toujours réagir : 142 personnalités ont signé une pétition pour demander au chef de l’État de libérer l’opposant et d’annuler la dissolution de son parti, le Pastef. «Si d’aventure la situation de la santé de monsieur Sonko doit se dégrader, on peut risquer de tomber dans le chaos», estime notamment Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains.

AuSénégal, 142 personnalités ont signé une pétition pour demander au chef de l’ÉtatMacky Sallde libérer l’opposant politique Ousmane Sonko et l’annulation de la dissolution de son parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef).

Le leader politique est actuellement à l’hôpital, alors qu’il est en grève de la faim pour contester son arrestation, notamment pour appel à l’insurrection. La pétition est signée par l’ancien ministre de laJusticeet médiateur de la République, Serigne Diop, mais aussi par des avocats sénégalais et internationaux, des universitaires, et des hommes et femmes politiques.

Cette pétition a été initiée par les mouvements des droits humains comme Amnesty International, la Raddho ou la Ligue sénégalaise des droits humains présidée par Alassane Seck. Ce dernier estime, au micro deThéa Ollivier, que «Ousmane Sonko est dans une position de danger extrême, et si le président ne fait pas un effort de dépassement, on peut arriver à un drame».

«L’inquiétude, c’est la prolongation de cette instabilité»

Alassane Seck prévient : «Si d’aventure la situation de la santé de monsieur Sonko doit se dégrader, on peut risquer de tomber dans le chaos.C’est pourquoi nous souhaitons qu’il soit libéré parce que depuis qu’il a été arrêté, qu’il a été condamné, il y a eu des réactions incontrôlées.»

Il enchaîne : «Ensuite, pour le Pastef, pour nous, c’est une période regrettable, qu’on puisse dissoudre un parti, en 2023, au Sénégal, c’est une régression quelque part. Donc pour nous, il faudra faire un effort de dépassement pour suspendre ou arrêter ce décret qui interdit ce parti politique-là.»

Alassane Seck conclut : «Donc, l’inquiétude, c’est cette prolongation de cette instabilité qui présage des lendemains incertains. Le pays n’est pas forcément dans une position favorable, un pays pauvre qui a besoin de toute sa paix, qui est la première denrée. Donc, nous souhaitons que les élections se passent au mois de février prochain dans les meilleures conditions possibles de stabilité, et c’est vraiment ce que tout le monde souhaite.»

Ousmane Sonko, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024 et troisième du scrutin 2019, a été condamné le 8 mai 2023 en appel à une peine de six mois de prison avec sursis pour diffamation et injure publique envers Mame Mbaye Niang, ministre du Tourisme. Le 1er juin 2023, Ousmane Sonko a été condamné à deux ans de prison ferme pour corruption de la jeunesse dans l’affaire qui l’oppose à Adji Sarr, qui l’accusait de viols répétés. Enfin, le 31 juillet 2023, le maire de la ville de Ziguinchor a été inculpé pour appels à l’insurrection et complot contre l’État et placé en détention. Le gouvernement sénégalais a annoncé dans la foulée la dissolution de son parti.

 

RFI

Charles Wright : « Je ne vais pas laisser la magistrature dans les mains des gens qui interprètent mal la loi »

Face à un feu roulant de questions des chroniqueurs de l’émission Mirador du groupe GFM, Alphonse Charles Wright a réitéré son attachement au bon fonctionnement de la justice en Guinée au point de déclarer qu’il ne laissera pas la magistrature, dans les mains des juristes qui font une mauvaise interprétation de la loi.

Le garde des Sceaux pense qu’il n’est pas exclu que certains magistrats fassent de l’activisme politique en lieu et place des acteurs politiques ou de la société civile.

« Le jour où je vais trahir la confiance du président en faisant des choses contraires aux valeurs que moi-même, j’ai défendu dans ce pays, que Dieu détruise ma progéniture. Je ne le ferai pas. Le Colonel passera, le CNRD passera, je resterai et demeurerai toujours magistrat. Je ne peux pas quitter maintenant la magistrature, parce que je ne vais pas laisser la magistrature dans les mains des gens qui interprètent mal la loi, sinon le pays va tanguer »,a prévenu l’invité prestige de ce lundi.Convaincu des réformes en cours, le ministre de la justice et des droits de l’homme assure qu’il laissera la justice dans de très bonnes mains au terme de la transition.

1.500 migrants guinéens bloqués au Niger : « Nous demandons l’aide du Président. Il y a eu des morts et handicapés parmi nous »

Ça fait près de dix (10) mois que ces compatriotes vivent le cauchemar de l’aventure entre les pays maghrébins.

En partance pour la traversée de la Tunisie, ces migrants guinéens ont été arrêtés en Algérie et d’autres en Tunisie, puis emprisonnés où 36 d’entre eux ont perdu la vie.
Expulsés entre la frontière d’Algérie et le Niger, ils ont passé un processus de trois (3) mois avant d’être admis à l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations). Après 09 mois passés à Niamey, un d’entre eux s’est confié à Mediaguinee ce lundi, 21 août 2023 pour décrire leur mésaventure avant de solliciter du Président de la transition, un rapatriement à l’image de leurs amis de la Tunisie.

« Après le désert, nous nous sommes retrouvés dans un camp à Agadez. Parmi nous, il y a près 50 femmes, mais aussi des mineurs. Nous voulons exprimer notre mésaventure aux autorités guinéennes, à travers le Président, le Colonel Mamadi Doumbouya. Nous sommes confrontés depuis notre arrivée ici au Niger, à des problèmes d’insécurité sans précédent. 

Ce qui fait mal actuellement, c’est que les conditions sont très pénibles et à chaque fois il y a des malades mais aussi des cas de morts parmi nous. Nous avons également été torturés par ceux qui nous ont rapatriés. Beaucoup ont perdu la vie et il y a des handicapés parmi nous. Il y en a qui ont été attachés et on a des images. Lorsqu’on a été en prison, il y a eu plus de 36 morts. Et où nous vivons actuellement, il y a l’insécurité totale mais aussi des agressions un peu partout. Cela nous fait vraiment déchirer le cœur. C’est pourquoi nous demandons de l’aide des autorités. Que le Président de la République nous envoie un vol, comme il a fait pour nos amis de la Tunisie. 

Ici au Niger, nous n’avons pas l’accès à l’Ambassade et aucun ne répond à nos préoccupations. Lorsque nous insistons, ils nous disent qu’en cas de problèmes, c’est à nous d’en tirer les conséquences», s’est confié Ben Ali Badra Camara, diplômé sans emploi, qui dit avoir tapé plus de 15 km avec ses compatriotes, avant  de rallier le premier village du Niger, où ils ont été pendant trois (3), soumis à un processus avant d’être admis à l’OIM

Le spectacle linguistique de Bernard Goumou sur TV5

Dans un spectacle linguistique qui laissera les amateurs de pataquès pantois, Bernard Goumou, ce ‘‘prodigieux’’ Premier ministre de la Transition, a choisi TV5, la chaîne francophone, pour nous offrir un spectacle à couper le souffle des morceaux choisis de sa (non) maîtrise déconcertante de la langue de Molière. Tel un funambule des règles grammaticales, il laisse derrière lui des débris linguistiques. On peut en juger à travers ces extraits savoureux de sa rhétorique.

« Je me réjouis de l’évolution du Niger. »Vous voulez dire l’évolution de la situation au Niger ? Parce que ce pays, malgré les putschs et les péripéties politiques, reste stoïquement planté à sa place.

« La solidarité exprimée au peuple frère du Niger ainsi qu’aux autorités nigérianes. »Les autorités nigérianes n’ont certainement pas besoin de la solidarité de la Guinée pour que la junte nigérienne se maintienne. Quelle belle solidarité à sens unique !

« La Guinée a toujours eu une position panafricanisme. » Ah, oui, la position panafricaniste toujours défendue par la Guinée, qui consiste certainement à soutenir les putschistes confus qui ne savent faire autre chose que mélanger serviettes et torchons.

« Tous les conventions (minières) vont rester. »  Bien sûr, toutes ces conventions souffrent de l’amateurisme d’une administration qui fait maintenant ce qu’elle veut. Les règles grammaticales en prennent un coup au passage.

« La CEDEAO doit venir en appui de façon conjointement. » Bernard et son équipe -sa réponse était écrite, NDLR-, ont créé un tout nouvel enseignement grammatical. Dans cet univers de confusion conjointe, où les adverbes se transforment en adjectifs et où les accords grammaticaux partent en exil, nous en appelons à l’OPROGEM pour qu’il prévoie d’urgence une brigade des mœurs grammaticales afin de sauver la langue de Molière, qui est également notre langue officielle, victime en l’occurrence d’un abominable viol de la part de notre docteur es-cafouillis.

Un vrai spectacle comique, mais involontaire ! Il n’a même pas eu besoin de forcer son talent.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

Désormais, les agents de la BAC déployés hors de Conakry : ‘’C’est pour mettre hors d’état de nuire les individus sans foi, ni loi’’

Jusqu’ici opérationnelle à Conakry et environs, la Brigade anticriminelle (BAC) va être opérationnelle à l’intérieur du pays. Essentiellement composés de gendarmes et de policiers, ces agents seront visibles dans les régions administratives et dans des zones minières.

‘’Avant septembre 2021, les BAC étaient réduites à la protection des citoyens de Conakry et environs. Aujourd’hui, grâce aux efforts du CNRD, les BAC vont être présentes dans l’ensemble des régions administratives du pays. Cela est une marque indélébile, une marque de détermination des autorités de la transition de faire en sorte qu’en tant que citoyens, notre sécurité soit assurée. Nous disions à nos hommes qui sont déployés dans les régions administratives que leur mission première en allant dans ces zones est d’assurer la protection des personnes et de leurs biens’’, indique le secrétaire général du ministère de la sécurité et de la protection civile, Nouhan Traoré.

Pour le directeur général de la police , ‘’les activités de la BAC seront essentiellement axées sur la prévention, la dissuasion et l’intervention. Pour y parvenir, les autorités de la transition à sa tête le chef suprême des armées n’a pas lésiné sur les moyens. Il faut que ces moyens produisent des impacts sur la sécurité de nos concitoyens. Il faut que nos concitoyens soient rassurés de leur présence dans leurs zones de déploiement respectif’’.

Le contrôleur général Abdoulaye Sampil demande aux populations de collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour ‘’mettre hors d’état de nuire les individus sans foi, ni loi qui continuent de s’attaquer aux paisibles citoyens’’.

Au micro de la télévision nationale, le coordinateur général de la BAC a rassuré que ce déploiement va renforcer la sécurité à l’intérieur du pays. ‘’Nous sommes là pour le départ des hommes déployés à l’intérieur du pays. Après ce déploiement, la criminalité va diminuer dans les zones à l’intérieur du pays et ils vont lutter efficacement contre les coupeurs de route. Cela va aider la population d’être en paix’’, espère le colonel Djenaba Sory Camara.

Source VisionGuinee.Info

SOCIÉTÉ Le Pan Africanisme D’arnaque Et De L’émotion Qui Se Développe Actuellement Sur Le Continent, Qui Au Lieu De Faire La Promotion Et La Protection Intelligentes..(Par Abdoul Sacko)

Dans ce contexte de tourbillon politique, économique et culturel violent qui souffle sur le continent par des coups d’état généralement pour des questions d’intérêts et de personnes, nous sommes obligés de prendre en compte et solutionner deux (2) problèmes catalyseurs, visiblement camouflés dans les discours de démocrates ou de nationalistes.
Primo: Nos compatriotes militaires sur le continent, tout comme de grands lobby, ont compris que bon nombre des intellectuels civiles africains sont des esclaves du ventre et des privilèges personnels au nom et au compte de l’intérêt général. Donc le boulevard à l’inter manipulation militarocivile et généralement commanditée. Malheureusement en cas de crimes, les civiles trouvent toujours des échappatoires, au même titre que les militaires pour leurs privilèges et appétits lucratifs trouvent des justifications ( depuis les Gnassingbé Yadema, Mubutu, … en passant par les Sanogo à nos jours) à leur irruption sur la chaîne politicienne.
Secondo: Le pan africanisme d’arnaque et de l’émotion qui se développe actuellement sur le continent, qui au lieu de faire la promotion et la protection intelligentes des intérêts des peuples africains par la valorisation du potentiel jeune et cellui en ressources naturelles, est devenu un tremplin de promotion (économique ou statutaire) personnelle d’une part et d’autre part un terrain de revanche et de compétitions brutales entre des puissances, sans aucun intérêt pour les pays du continent.
Ainsi, alors place au perpétuel recommencement de la souffrance des peuples sur le continent.
Vivement un réveil, non pas de l’émotion ou pour des règlements de compte, mais pour une Afrique compétitive et émergeante dans un monde de mutation profonde sans fin vers les intérêts économiques, matériels et culturels comme prioritaire à tout dans les relations.

Abdoul sacko, acteur paix et Leader au sein
de la société civile et des Forces Vives

Tempête au sein du PUP : « Cette histoire doit être claire, nous voulons la tenue d’un congrès » (Femmes du parti)

Des femmes du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) ont manifesté ce samedi matin au siège du parti en réclamant la tenue d’un congrès.

C’est avec des slogans hostiles au président Fodé Bangoura qu’elles ont exprimé leur cri de cœur.

Mais, elles ont finalement été expulsées du siège avec des injures par des jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte du siège.

Nous sommes là pour demander à Fodé Bangoura d’organiser le congrès du parti. Il y a 8 ans que Fodé Bangoura a pris notre parti pour faire rentrer dans sa maison et fermer la porte. Ce matin nous sommes là pour qu’il fasse le congrès. Son mandat est terminé il y a 3 ans 3 mois. Les jeunes ont fermé le siège du parti en nous jetant des cailloux accompagnés d’injures. Que c’est Fodé Bangoura qui les a dit de faire. Qu’ils sont payés pour ça. Que quiconque vient ici qu’on le frappe. Cette histoire du PUP doit être claire. Nous voulons le congrès »,a fait savoir une des fondatrices du parti PUP très en colère.

Le principal concerné Fodé Bangoura dans un entretien téléphonique, n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

Source mosaïqueguinee.com

CRIEF : le procureur spécial s’oppose à la libération de l’ancien ministre Ibrahima Kourouma

Détenu à la maison centrale depuis le 21 avril 2022, l’ancien ministre de la ville et de l’aménagement du territoireIbrahima Kourouma a bénéficié vendredi 18 août 2023 d’une liberté conditionnelle.

Mais le procureur spécial, comme il en a l’habitude, s’est catégoriquement opposé à cette mise en liberté de l’ancien ministre.

Le procureur spécial, Aly Touré a fait le pourvoi devant la Cour suprême qui, a son tour va statuer dans les prochains jours.

Comme les autres anciens dignitaires, Ibrahima Kourouma est aussi poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics.

En attendant la décision de la Cour suprême, l’ex-ministre de la ville et de l’aménagement du territoire va continuer son séjour à la maison centrale.

Source mosaïqueguinee.com

Ville de Dakar : Les élus de Pastef regrettent les « méthodes bassement politiciennes » de Barthélemy Dias

Suite et certainement pas fin de l’élection du bureau municipal de la ville de Dakar, le 9 août dernier. En effet, à travers un communiqué, les élus du parti Pastef/Les patriotes de la mairie de Dakar disent avoir pris acte de la décision du maire Barthélemy Dias « d’évincer » ses membres du bureau municipal. 
 
« Prenant prétexte du respect de la parité, le maire et son clan n’ont pas hésité à user de méthodes bassement politiciennes pour évincer des membres de Pastef/Les patriotes du bureau municipal de la ville de Dakar en s’alliant avec BBY », relève le document qui rappelle que l’ex-formation politique d’Ousmane Sonko avait initialement cinq postes d’adjoint au maire dans le bureau municipal, dont celui de 1er adjoint au maire.
 
Le maire et Taxawu ont donc manqué d’élégance en présentant une candidate au poste de 1re adjointe, rompant ainsi les accords initiaux de composition du bureau. Il s’y ajoute la volonté du maire et de ses nouveaux alliés de réduire les adjoints de Pastef/Les patriotes de 5 à 3″, ont-ils regretté.
 
 Et d’ajouter : « Le summum de la bassesse, c’est que Barthélemy Dias veuille s’immiscer dans le choix des candidats de Pastef/Les patriotes et tente de semer la zizanie dans nos rangs en essayant de soudoyer 3 des 5 adjoints. »
 
Dans leur communiqué, ces élus ont, par ailleurs, regretté qu’une de leurs membres, « de connivence avec le clan Taxawu Dakar, ait trahi la ligne du parti pour des ambitions purement personnelles en participant à leur forfaiture ».
 
Attachés aux valeurs et aux principes de non-compromission du parti, ils précisent, par conséquent, qu’ils n’ont aucune représentation officielle au sein du nouveau bureau municipal de la ville de Dakar.
 
« Les élus de Pastef/Les patriotes de la ville de Dakar condamnent cette entreprise malsaine maintenant généralisée et connue d’éliminer le parti Pastef/Les patriotes du landerneau politique sénégalais et regrettent que le maire de la ville de Dakar, soutenu inconditionnellement par notre leader le président Ousmane Sonko lors de son élection, en soit un acteur », lit-on dans le document parcouru par Seneweb.
 
Ils tiennent, toutefois, à rassurer l’opinion que « cette entreprise vouée à l’échec ne détournera pas le parti de son objectif qui est de proposer une vraie alternative aux Sénégalais et au soir du 25 février 2024, d’élire le président Ousmane Sonko qui reste son seul et unique candidat ».