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Lettre ouverte de Thierno Seydou Bayo à l’attention de M. Ousmane Gaoual Diallo

EN 1990Alpha Condé, je le connaissais à travers mon défunt grand frère Kalifa Bayo ;Portos Diallo, était le fruit de Hafia, mon terroir ;Siradjo Diallo, de nom ;Jean Mari Doré, de nom ;Mamadou Bâ, également de nom etc…Saïdou Diallo de Gaoual me fut présenté par Mr Mamadou Bâ (Banque mondiale) et dès lors, nous nous sommes mutuellement appelés Tököra(homonyme) en devenant de véritable ami et frère, toutefois, loin des yeux près du cœur.En politique je fus longtemps le bras et bouche armés, de ces précurseurs cités plus haut. Après le référendum, chacun ira de son côté, créer et animer son parti politique. Pour preuve s’il en était besoin, je fus le signataire de la lettre d’information de la première grande marche populaire, voire la dernière vers Kaloum, faite par l’opposition d’alors contre le régime Conté, bien sûr.Mosaiqueguinee.comAccueil ChroniquesLettre ouverte de Thierno Seydou Bayo à l’attention de M. Ousmane Gaoual DialloMohamed Bangoura Par Mohamed Bangoura Depuis 8 heures dans Chroniques, Politique 0HAC: Ousmane Gaoual Diallo porte plainte contre Habib Marouane Kamara !Partager sur FacebookPartager sur TwitterEN 1990Alpha Condé, je le connaissais à travers mon défunt grand frère Kalifa Bayo ;Portos Diallo, était le fruit de Hafia, mon terroir ;Siradjo Diallo, de nom ;Jean Mari Doré, de nom ;Mamadou Bâ, également de nom etc…Saïdou Diallo de Gaoual me fut présenté par Mr Mamadou Bâ (Banque mondiale) et dès lors, nous nous sommes mutuellement appelés Tököra(homonyme) en devenant de véritable ami et frère, toutefois, loin des yeux près du cœur.En politique je fus longtemps le bras et bouche armés, de ces précurseurs cités plus haut. Après le référendum, chacun ira de son côté, créer et animer son parti politique. Pour preuve s’il en était besoin, je fus le signataire de la lettre d’information de la première grande marche populaire, voire la dernière vers Kaloum, faite par l’opposition d’alors contre le régime Conté, bien sûr.Bien plus tard, mon Tököra me présentera avec beaucoup de protocole et de respect, l’entregent qu’il manie avec aisance, son fils Ousmane et je me suis donné d’office l’autorisation d’appeler affectueusement celui-ci, mon neveu.Aux faits !Mon introduction a été certes longue, mais j’ai pensé qu’il était utile que je fasse ce préambule, avant d’entamer l’écriture proprement-dite de cette lettre ouverte que j’ai le lourd devoir d’adresser à mon neveu, Ousmane Gaoual Diallo. Devrais-je dire excellence, pour son titre de Ministre, combien ronflant et tout de même distingué mais souvent éphémère ?Cher neveu,Evite de continuer à verser dans le fanatisme ! Oui, Dieu existe, le diable aussi et ils se jouent des Hommes, en réalité leurs marionnettes. Dans sa miséricorde, Dieu Lui n’a pas démuni totalement l’Homme, d’autant qu’il lui a donné le libre arbitre, des capteurs, l’intuition, l’expérience pour lire la sainte réalité du moment. Dans le cas précis de la Guinée, il s’agit d’une politique brutale depuis l’indépendance, l’extrait de naissance de notre pays est mauvais. La politique ici, est le choix entre le mal et le pire, ce n’est pas du tout entre le mal et le bien, elle est amorale, la brutalité la régit. Il faut intégrer ces réalités et réaffirmer que les accompagnateurs zélés de la junte dont toi, êtes en train d’aider à donner tout son poids à cette déshonorante analyse, d’ailleurs il est tout à fait évident que le contraire ne saurait prospérer.En Guinée, le contrat social est fondamental comme on dit, il est nécessaire à la cohésion sociale. Toute chose à encourager et absolument à la portée des décideurs, qui manqueraient cruellement et malheureusement de volonté politique, cette magie. J’avais cru que tu serais cet acteur soutenant la junte, qui irait dans ce sens pour toutes les souffrances sous le règne de terreur du roi Alpha Condé, que tu as subies pour ton pays dans ta chair et ton âme. Mais hélas !Je prends la mesure du feuilleton intriguant, haletant et hilarant que tu mets en scène en n’ayant aucune idée de comment ça va se terminer et tu ne mesuresnullement les gravissimes conséquences, en allant titiller outrageusement l’UFDG. Mais tu n’en as cure, le présent te prend en otage carrément et te détruit insidieusement à ton issu, trop occupé à invectiver. Aussi, loin de moi l’idée de vouloir t’effrayer outre mesure, d’ailleurs tu me répliqueras, la peur, tu ne connais point et c’est cela la raison de ce slogan creux ‘’gorkö soussè’’. Pourtant, il m’est arrivé de te voir tremblant de quelque chose de semblable, sinonde quoi s’agirait-il ?

J’ai appris à mes dépends qu’en Guinée, quand il y a un problème, on achète la solution. C’est triste, alors qu’il nous est dévolu à tous, de faire l’effort en vue de trouver des voies et moyens, afin de changer positivement et définitivement cet état lamentable deschoses, qui nous collent à la peau dont vous autres ne mesurez pas toute la perfidie.Neveu, quoi que vous les fans de MD vouliez nous faire croire, votre mentor est un pire accident de l’histoire de la république de Guinée, d’ailleurs nous en sommes malheureusement habitués. Forcément tôt ou tard, la raison du peuple prendra le dessus et il faut être dans son camp, que d’être dans celui d’une étoile filante.Le chef suprême de la junte et ses acolytes, au sein desquels tu figures en bonne place, sont soumis à l’anthropologie politique. Le monde entier vous regarde vous dépêtrer dans la bourbe narcissique. Un problème de gouvernementabilité, se pose cruellement en Guinée par la faute des dilettantes de votre espèce, aveuglés par vos seuls intérêts égoïstes, conduisant inéluctablement votre patron à sa pertealors qu’il a toutes les chances d’avoir une meilleure sortie ou fin. DOMMAGE !Ousmane, tu sembles gagner par le ‘’spleen politique’’, courant ainsi droit vers une humiliation et de façon insensée, tu es sur le point de créer un gros serpent de mer qui engloutira d’un seul trait ton mentor. Ainsi poussé sans discernement, par une ingratitude maladive et une vengeance aveugle pourtant, quel mal as-tu subi, si ce n’est du bien entre autres promotion, pouvoir et respect ?

Nos enfants comme nous, pendant la révolution multiforme et globale, vont être traumatisés à vie et du côté des gouvernants et du côté des gouvernés, nul ne sera épargné par ce mal indescriptible qu’est la dictature. Neveu, est-ce cela ton objectif ?

La vieillesse que nous tentons de fuir tous, source de ce conflit générationnel finira bien par nous rattraper, elle est un processus de dégradation inéluctable, il faut la ralentir en vivant en harmonie avec les choses vraie, notamment la famille, fondement indestructible d’une nation qui se veut bénie, pérenne.

Depuis l’épisode sanglant du malheureux Général ou enfin Colonel Sadiba Koulibaly (paix à son âme), Ousmane, tu devrais faire tienne la patience et l’humilité car, le ver est dans le fruit. Peux-tu te comparer à cet éminent militaire de carrière, qui fut l’intransigeant chef de toute l’Armée et de surcroît, la deuxième personnalité de cette terrible abstraction à multiples têtes, le CNRD ? Que non ! Toutefois, il est venu, il a vu, il n’a pas vaincu et il a péri !

Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaitre ou il est déjà là sans qu’on ne s’en rende compte et dans ce clair-obscur, surgissent les monstres. (Antonio Gramsci). Ces monstres que toi Ousmane et moi Seydou, nous craignons tant et qui nous donnent l’insomnie, peuvent être nous-mêmes incarnés, en de formes diverses et variées, faisons donc gaffe !

Hier, Alpha Condé sévissant à tout va, l’Occident se taisait et maintenant le même Alpha subit l’exil et bien d’autres sévices, l’Occident sait tout mais regarde ailleurs. La RDC agressée par le M23 soutenu militairement par le Rwanda ; l’agression de l’Ukraine par la Russie et le cas de Gaza versusIsraël, pour ne citer que ceux-là. Ne sont-ils pas, des exemples patents de ce dérèglement socio-politique qui, dans l’imaginaire nous fait croire de vivre dans un monde moderne et décent, alors qu’en réalité les esprits tordus qui se croient quand même malins à ton image, programment inlassablement et des fois inconsciemment, l’instabilité de notre cher monde de jour en jour. Le grand marabout qui prédit la fin du monde, demande lui où il ira si cela se réalise.

Le darwinisme social dans lequel nous vivons peut entrainer un obscurantisme partiel, ça doit être ton cas donc curable si tu le veux. Seul les plus malins vivent dans les conditions relativement confortables ; relativité, quand tu nous tiens. Pour toi neveu, l’avenir est trop loin et devient inexistant, pourtant tu dois pouvoir raison gardée, éviter de te saborder définitivement et avec toi toute ta descendance. Tu dois plutôt avoir peur d’être mal jugé par la postérité.

Cher neveu, arrête maintenant d’amuser la galerie !

Wassalam !

Ton oncle qui, franchement t’aime bien.

Thierno Seydou Bayo

Conakry, le 13 juillet 2024

Fana Soumah en Haute Guinée: « Nous sommes dans une dynamique pour relancer toutes les radios rurales »

En homme de terrain comme toujours, le Ministre de l’information et de la communication est en séjour de travail en Haute Guinée.À Dabola où il a fait escale le vendredi 12 juillet 2024, Fana soumah accompagné entre autres du Directeur général par intérim de la Radio rurale de Guinée a été reçu à la station de radio rurale où il a visité et apprécié les locaux.Comme ailleurs, le besoin d’émetteur, d’équipements et de mise à niveau du personnel a été évoqué. En réponse aux préoccupations du personnel et des citoyens, Fana Soumah a pris des engagements.« Et à Dabola et à ailleurs, c’est le même problème qui se pose, le problème d’émetteurs, d’équipements etc. Je voudrais simplement vous dire que nous avons pris tous les dossiers à bras le corps. C’est pourquoi nous sommes sur le terrain parce que le Président de la république le Général Mamadi Doumbouya m’a dit d’aller sur le terrain, écouter et voir partout où il n’y a pas de radio, partout où il n’y a pas de télé, on doit absolument essayer d’installer la radio et la télévision. Depuis mon installation au mois de mars, je suis sur le terrain. Nous sommes dans une dynamique pour relancer toutes les radios rurales du pays et installer en même temps les relais et également rétablir la radio nationale et la télévision nationale. C’est le défi qui nous attend et je pense qu’on parviendra à le relever », a promis le Ministre Soumah.Plusieurs chantiers tels que le projet Simandou, des travaux routiers sont ouverts. Fana Soumah demande d’informer les citoyens sur les projets et chantiers réalisés ou en cours de réalisation. « Nous les médias, nous devons essayer de présenter ces faits pour que la population puisse mieux cerner l’énormité de la situation » a-t-il déclaré.Le Ministre et sa suite ont continué sur Kankan où ils sont attendus avant de rallier d’autres préfectures de la Haute Guinée.

Source Mosaïqueguinee.com

Voici ce que perd la CEDEAO si le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne font pas leur retour au sein de la CEDEAO

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger viennent d’acter leur » divorce » d’avec la CEDEAO en créant la confédération des États du Sahel. Heureusement, même après un divorce, des conjoints peuvent se remettre ensemble si chacun parvient à assurer une bonne coordination entre sa tête et son cœur, surtout s’il y a encore des intérêts à préserver de part et d’autre.Il est vrai que c’est la CEDEAO qui a donné le premier coup irrégulier, mais les 3 pays semblent donner des coups sous la ceinture, après le sifflet de l’arbitre et en dehors du ring.Dans ce qui suit, nous utilisons des résultats de la 2ème édition du rapport sur l’indice de l’intégration régionale en Afrique pour montrer qu’il est important de rester ensemble pour relever les nombreux défis pour nos pays.L’indice de l’intégration régionale en Afrique (IIRA), qu’est-ce que c’est ?C’est un indice mis en place conjointement par l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD) et la commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA). Il prend en compte 5 dimensions que sont : l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique, l’intégration des infrastructures et la libre circulation des personnes. Il varie entre 0 (faible intégration) et 1 (forte intégration).Les performances du Mali, du Burkina et du NigerSur l’indice global d’intégration, le Mali et le Burkina sont classés dans le groupe des pays à performance élevée alors que le Niger est dans le groupe à performance faible. Sur les 15 pays de la CEDEAO, la Côte d’Ivoire arrive en tête, loin devant le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo. Le Mali est 6ème, le Niger 12ème.En matière d’intégration macroéconomique et d’intégration commerciale, le Mali, le Burkina et le Niger font de bonnes performances. Pour ce qui concerne la libre circulation des personnes, le Burkina est dans le club des pays à performance élevée alors que le Mali et le Niger sont dans celui des pays à performance moyenne. C’est la même situation pour la libre circulation des personnes.Sur l’intégration productive, il n’y a que la Côte d’Ivoire et le Nigeria qui sortent la tête de l’eau ; et pour l’intégration des infrastructures, c’est seulement la Côte d’ivoire et le Cap-Vert qui font des performances élevées. Le Mali, le Burkina et le Niger font de faibles performances (performance moyenne pour le Sénégal).Non seulement ces 3 pays peuvent jouer un rôle essentiel dans l’intégration productive eu égard à leurs ressources naturelles (uranium, or, fer, pétrole, gaz naturel) qui sont des intrants essentiels, mais ils ont tout à gagner sur l’intégration des infrastructures compte tenu de leur enclavement si l’on sait que la CEDEAO a un plan directeur sur les infrastructures pour la période 2020-2045.

Pr Abou KANE, Enseignant à la FASEG, faculté des sciences économique et de Gestion – UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

Arrestation de Foniké Menguè et Cie : ‘’Si le président ne prend pas ses dispositions, les gens se servent de son pouvoir pour régler des comptes’’

L’arrestation de Foniké Manguè, Billo Bah et Mohamed Cissé, trois activistes de la société civile le mardi 9 juillet 2024, à Conakry, sans convocation ni mandat, continue de nourrir les débats dans la ville carrefour de Mamou. Ils sont nombreux ces citoyens qui dénoncent ces vieilles pratiques qui refont surface.L’arrestation de Foniké Manguè, Billo Bah et Mohamed Cissé, trois activistes de la société civile le mardi 9 juillet 2024, à Conakry, sans convocation ni mandat, continue de nourrir les débats dans la ville carrefour de Mamou. Ils sont nombreux ces citoyens qui dénoncent ces vieilles pratiques qui refont surface.

Source Lerevelateur224.com

Souza Konaté aux leaders religieux : ‘’Il faut oser prendre position dans une situation d’injustice et d’arbitraire’’

Par pudeur, certaines personnes devraient accepter de se taire à défaut de dénoncer les dérives autoritaires en cours et contribuer à la manifestation de la vérité.

Au Sénégal, au Mali et presque dans tous les pays voisins de la Guinée, les religieux, les intellectuels, le patronat et les syndicats prennent position pour le peuple et pour le respect des principes de la démocratie, des droits humains ainsi que de l’État de droit.

En Guinée, ceux-là, ou la plupart d’entre eux regardent ailleurs ou se recroquevillent quand nos dirigeants tuent en toute impunité, violent les lois, méprisent le peuple et confisquent les libertés.

Et comme par enchantement, dès que le peuple s’organise pour résister, ils se prennent pour des messies avec leurs clairons ici et là appelant à un cadre de dialogue téléguidé dont ils sont eux-mêmes ces émissaires marionnettes. Ces démagogues endoctrinés par l’appareil étatique et le pouvoir de la corruption nous chantent partout et nulle part les vertus et les avantages de la paix. Leurs actes et comportements si haïssables ne visent qu’à sauver cette minorité de gangsters au pouvoir qui continue de plomber la Guinée et de maintenir les populations dans la plus grande précarité comme jamais auparavant.

Comment peut-on parler de paix quand des vies humaines sont injustement fauchées, des innocents violentés et emprisonnés, des libertés et droits fondamentaux bafoués ?

On ne peut construire la paix sans une justice fiable, équitable et au service de la loi.Il faut oser prendre position dans une situation d’injustice et d’arbitraire devenues le quotidien d’un peuple désabusé. Qu’en soient remerciés nos évêques pour leur rectitude, car il est évident qu’en Guinée nombre de nos leaders religieux ont toujours manqué à leur devoir en donnant d’une manière ou d’une autre, un quitus à la violence d’État. Et si la case Guinée venait à céder du fait de la violence d’État, de l’aliénation de la foi et de la soumission collective, nul ne sera épargné.Souleymane Souza KONATÉPrésident de la Commission Communication de l’ANADConseiller Chargé de Communication du Président de l’UFDG

CRIEF : Dr Mohamed Diané autorisé à se faire consulter par son médecin, son procès renvoyé au 17 juillet

Il était 11h 13mn, vendredi, 12 juillet 2024, quand la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières a invité le prévenu à la barre.

Dr Mohamed Diané a comparu vêtu d’un boubou blanc avec un couvre-né et ses lunettes claires aux yeux. Aussitôt, le juge a évoqué un courrier que le prévenu a adressé au président de la chambre de jugement de la CRIEF le 4 juillet dernier, lui demandant de bien vouloir surseoir à son jugement jusqu’à l’exécution des décisions de justice sur sa liberté provisoire qui, selon lui, lui revient de droit.

Yagouba Conté a fait lecture de ce courrier avant de provoquer les avis du ministère public et du procureur sur le contenu du document. Le ministère public et l’avocat de l’Etat ont demandé à la Cour de constater que le courrier de Dr Diané est de nature à dilater l’affaire et les demandes qui y sont, n’ont pas leurs raisons, parce que la Cour n’est pas le garant de l’exécution des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO.

Le juge donne la parole au prévenu ensuite pour qu’il réagisse aux observations du ministère public et l’agent judiciaire de l’état, l’ancien ministre de la défense a préféré dire qu’il est malade et à besoin d’aller voir son médecin pour des fins d’examens.

« Monsieur le président, je voudrais vous dire par rapport à ma maladie que j’ai besoin de voir mon médecin pour faire un examen, pour me permettre de me soigner. C’est tout ce que j’ai à dire, je n’ai plus jamais de commentaires à faire », a-t-il dit.

Finalement, le juge a rejeté cette demande du prévenu parce que ne reposant sur aucune base légale. Par la suite les parties ont débattu du sujet relatif à l’état de santé du prévenu. L’avocat de l’État a estimé que c’est son droit d’être consulté s’il est effectivement malade.

Le ministère public a émis des doutes parce qu’il estime que Dr Diané est toujours dans sa logique de dilater l’affaire. Après avoir écouté toutes les parties, la Cour pris sa décision avant de renvoyer l’affaire.

« La Cour, vu la demande verbale du prévenu Dr Mohamed Diané aux fins d’être autorisé à se faire consulter par son médecin traitant du nom de Dr Sandy Kola Tolno à l’hôpital de l’amitié Sino-Guinéenne, après avoir entendu les parties à leurs observations respectives, par voie de conséquence, autorise le Dr Mohamed Diané à se faire consulter par son médecin traitant à ses frais, dit et juge que la présente mesure sera effectuée sous l’escorte et la garde de l’administration de la maison centrale de Conakry, dit et juge que cette mesure n’empêchera la comparution du prévenu aux audiences et renvoie l’affaire au mercredi 17 juillet 2024 pour la suite des débats », a indiqué Yagouba Conté.

CRIEF : le procès de Damaro renvoyé au 17 juillet prochain

Amadou Damaro Camara et Zenab Camara ont de nouveau comparu ce vendredi 12 juillet 2024 devant la chambre de jugement à Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières.Les deux sont poursuivis au même titre que Michel Kamano, ex-premier questeur à l’Assemblée nationale et Jin Sun Cheng dit Kim pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption dans le secteur public et privé, prise illégale d’intérêts et complicité.Aussitôt que les débats ont repris, la Cour a constaté la non-comparution de Michel Kamano et de Jin Sun Cheng. Un des substituts du procureur spécial a rappelé que le premier est hors du pays en traitement. L’avocat du second a informé que son client est parti à l’étranger pour des raisons de maladie. Il y a eu ensuite des débats sur l’ordonnance prise par la Cour à la dernière audience relative à la production des titres de propriété des biens immobiliers et des relevés bancaires du prévenu.L’ancien président de l’Assemblée nationale et ses avocats sont chargés de fournir les premiers documents.Amadou Damaro Camara lui-même a indiqué à la barre qu’il peut fournir les titres de propriété de certains de ses biens, mais pas d’autres à cause d’un certain nombre de difficultés.« Je n’ai jamais dit que je pouvais produire tout. Je ne peux produire aucun document sur les maisons à Damaro, c’est la concession familiale. Par contre à N’Zérékoré, on a dû refaire en 2015, je crois, les papiers pour le papa à N’Zérékoré, sinon la maison où le terrain date de 1937. À Damaro, c’est depuis 1881 je ne peux produire aucun papier concernant ces propriétés. C’est ça la difficulté. Et à Kérouané, je l’ai dit ici, ce sont des terres coutumières, ma mère est la première fille du dernier chef de canton de Kérouané, les terres c’est en héritage, ça va de père en fils, etc. C’est un peu comme ça que certaines parcelles ont été acquises à Kérouané. Donc, qu’il vous plaise franchement de constater que tout ce que j’ai pu fournir, je les ai déclarés moi-même de bonne foi. Il ne manquait que les papiers de la maison de Sonfonia pour compléter ce qui était déjà déposé, mais on le fera encore », a-t-il assuré.Le ministère public qui est chargé de déposer les seconds documents c’est-à-dire, les relevés bancaires du prévenu, a informé avoir déposé celui qui a été fourni par la banque UBA et était en train d’imprimer et de déposer celui délivré par VISTAGUI.C’est ainsi que le juge Yagouba Conté a décidé du renvoi du dossier au mercredi 17 juillet 2024 pour la suite des débats et éventuellement les plaidoiries et les réquisitions.

Source Mosaïqueguinee.com

Bogola Haba sur les stades du 28 septembre et Nongo : ‘’Il faut que nous prenions notre mal en patience et faire les choses comme ça se doit’’

Le ministre de la jeunesse et des sports a reçu ce jeudi 11 juillet une délégation de la Confédération africaine de football (CAF) dirigée par le 3ème vice-président de l’institution. Avec Souleiman Hassan Waberi et son équipe, Bogola Haba a effectué une visite dans les stades du 28 septembre et de Nongo pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de rénovation.‘’Un cahier de charges qui a été fait sans nous. Et il y a des travaux qui ont commencé et nous ne sommes pas des experts. Il est donc important d’avoir des experts qui peuvent nous conseiller. Notre ami Souleiman [3ème vice-président de a CAF], est un expert dans le domaine. Parce qu’il a été longtemps commissaire de matches dans de grandes compétitions notamment la Coupe du monde. C’est lui qui a été le commissaire de match lors la finale Croatie-France à Moscou. Il sera aussi aux Jeux olympiques de paris. Donc, il sait exactement ce dont les commissaires de matches, les arbitres, les joueurs et les officiels ont besoin pour un tel stade. Il était donc important qu’il vienne en tant que conseiller personnel pour nous dire si les travaux qui se font sont bons’’, indique le ministre de la jeunesse et des sports.Bogola Haba assure que ‘’la remarque pertinente, c’est que la pelouse de Nongo ne peut pas être synthétique si on veut que ça soit l’équipe nationale. C’est une remarque pertinente. Nous allons en tenir compte et discuter avec l’ensemble des parties prenantes. Parce que les joueurs ont été clairs là-dessus. Et la fédération avait posé le problème’’.Sur la question de l’achèvement des travaux, le patron du département des sports opte pour la patience. ‘’La vérité est là. Nous voyons que les travaux sont en cours. Nous avons dit qu’en 2024, nous allons faire le maximum. Car les financements sont en train d’être mobilisés et les entreprises sont sur place. Mais le plus important est que ça soit bien fait. Et quand ce sera fait, que ça soit accepté. Nous serons pressés en disant septembre, octobre ou novembre. Il faut que nous prenions notre mal en patience et faire les choses comme ça se doit’’, assure M. Haba.Au niveau local, souligne-t-il, ‘’les utilisateurs sont associés au projet. La Fédération guinéenne du football, la CAF, la FIFA, tout le monde est venu ici nous conseiller. Nous allons intégrer toutes les remarques pour que dès que les travaux finiront, que tout le monde soit satisfait. Parce que nous ne faisons pas les stades pour nous-mêmes. Nous les faisons pour les footballeurs, l’encadrement, les officiels’’.

Source VisionGuinee.Info

Prévention routière en Guinée : la structure IP Com initie une campagne de sensibilisation, prévu au mois de septembre

À la faveur d’une conférence de presse tenue ce vendredi 12 juillet 2024 à la MDP, le groupe International Prestations (IP) à travers sa filiale IP Com a partagé avec les journalistes, son initiative portant sur la sensibilisation des usagers à la prévention routière.

Cette campagne proprement dite ne va démarrer qu’au mois de septembre 2024. Elle vise à sensibiliser, pour cette phase pilote, les taxi-mots sur l’importance du casque passager, à instaurer une bonne habitude citoyenne, à faire respecter les mesures de sécurité encadrant la conduite des motos et à réduire, par le port des casques, les cas de traumatisme crâniens.

« Cette campagne vise à sensibiliser à la prévention routière. Comme nous le savons tous, aujourd’hui, le fléau des accidents de la route est préoccupant surtout avec la recrudescence des malheureux accidents qui se passent sur la route. Il est temps qu’on puisse se lever. Il faut se lever maintenant, il ne faut pas attendre demain ou dans le futur, il s’agit d’agir immédiatement. Nous avons décidé, en droite ligne de nos activités qui ont toujours eu comme vocation l’accompagnement des autorités gouvernementales, de contribuer au développement socio-économique de ce pays. Cela passe aussi par la prévention routière. Pour ce début, avec cette phase pilote, il sera question de répertorier et de sensibiliser des motards sur toute l’étendue du territoire national. Sensibiliser ces motards que tout le monde sollicite de nos jours est pour nous, fondamental et crucial pour pouvoir stopper l’hémorragie des accidents de motos. La campagne va démarrer en septembre 2024 », a expliqué Jean Luc Millimouno, Directeur général de l’IP SARL.Cette campagne se fera en collaboration avec le ministère de la sécurité, celui de la communication et aussi l’Office guinéen de publicité (OGP). Pour bénéficier des kits qui sont gratuits, aucun critère spécifique n’est défini. Il faut juste être conducteur de taxi moto qui est dans les normes.

« Nous avons confiance en cette initiative, elle est l’œuvre d’une discussion qui a été faite au préalable. En plus de la sensibilisation, nous allons mettre à la disposition des motards qui seront répertoriés, un casque conducteur et un casque passager afin qu’ils soient protégés au maximum. Nous n’avons pas de critère de choix spécifique pour bénéficier de ces casques. Toute personne recensée, à savoir les motards qui sont dans les normes, peuvent bénéficier de ces gadgets pour se protéger et protéger les usagers. Nous invitons chacun à jouer un rôle pour la réussite de cette campagne », a expliqué Myriame Alyko, coordinatrice projet à IP Com.Pour cette phase pilote, IP Com n’a pas encore défini le nombre de bénéficiaires. La structure a pour prévision de satisfaire tous ceux qui seront recensés et dans les normes.

Source Mosaïqueguinee.com

Aboubacar Camara, ministre de l’énergie : ‘’Si on ne fait pas attention, dans 15 à 20 ans, nos enfants n’auront que leurs yeux pour pleurer’’

Ce jeudi 11 juillet, au cours du lancement de la campagne de reboisement 2024 le long du fleuve de Konkouré à Dubreka, les autorités de la transition ont tiré la sonnette sur les conséquences du changement climatique en Guinée.La ministre de l’environnement et du développement durable affirme que la Guinée doit œuvrer pour la protection et la sauvegarde de l’environnement pour conserver son titre de Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest.Djami Diallo rappelle que le fleuve Konkouré joue ‘’un rôle déterminant dans l’agriculture, l’élevage et la pêche. La production de l’énergie et l’approvisionnement en eau sont fortement menacés aujourd’hui’’.‘’Nous devons agir ensemble pour la restauration du fleuve à travers des actions fortes dont le reboisement massif, le changement de comportements pour réduire les pressions sur les forêts au niveau de la tête de source, les berges du fleuve et ses affluents. Notre économie et notre bien-être ainsi que ceux des générations futures en dépendent’’, souligne-t-elle avec insistance.

La ministre Diallo note que ‘’la Guinée est reconnue comme étant le Château d’eau de l’Afrique l’Ouest. Pour que cela continue d’être vrai, nous tenons à protéger les têtes de sources des fleuves qui prennent leur source en Guinée et les berges de ces cours d’eau’’.

La ministre Diallo note que ‘’la Guinée est reconnue comme étant le Château d’eau de l’Afrique l’Ouest. Pour que cela continue d’être vrai, nous tenons à protéger les têtes de sources des fleuves qui prennent leur source en Guinée et les berges de ces cours d’eau’’.

Malheureusement, déplore-t-elle, ‘’nous observons une grande déforestation de ces berges. C’est la raison pour laquelle cette année, la campagne nationale de reboisement se focalise très particulièrement sur les berges des cours d’eau et les têtes de sources’’.

A l’entendre, cette campagne a aussi une portée sur la ‘’question liée à l’énergie pendant que le gouvernement est à l’œuvre pour des solutions urgentes et immédiates pour révolver le manque d’électricité actuelle’’.

De son côté, le ministre de l’énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures a prévenu que ‘’si rien n’est fait dans 10 ans, rien ne peut aller. Je réitère ce cri de cœur. Aujourd’hui, nous sommes en guerre contre nous-mêmes. Parce que nous avons détruit la nature’’.

De son côté, le ministre de l’énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures a prévenu que ‘’si rien n’est fait dans 10 ans, rien ne peut aller. Je réitère ce cri de cœur. Aujourd’hui, nous sommes en guerre contre nous-mêmes. Parce que nous avons détruit la nature’’.

assure que ‘’si on ne fait pas attention, dans 15 à 20 ans, nos enfants n’auront que leurs yeux pour pleurer. Nos parents n’ont pas laissé la nature comme ça’’.

Source VisionGuinee.Info