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Crimes de sang : Une liste et des « preuves » contre Alpha Conde et ses anciens ministres transmises à Charles Wright

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Rentré en Guinée le 08 avril dernier en provenance d’Abu Dhabi où était pour des soins, l’ancien président guinéen, Alpha Condé est sur la sellette. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Plusieurs autres anciens hauts dignitaires de son régime, soupçonnés d’être impliqués dans des crimes de sang commis dans le sillage du référendum constitutionnel controversé de mars 2020, sont dans « l’œil du cyclone ».

Ce jeudi 14 avril 2022, les avocats français du FNDC, maitre William Bourdon et maitre Vincent Brengarth ont transmis au Parquet Général de Conakry, un « premier lot de preuves des dénonciations des crimes et exactions commis sous le régime d’Alpha Condé et la liste des personnalités directement ou indirectement impliquées ».  Ces éléments de « preuves » contenus dans une clef USB ont été remis au Procureur Charles Alphonse Wright qui en a accusé réception.

« Monsieur le Procureur général près la cour d’appel de Conakry, Nous avons l’honneur de vous écrire en qualité de Conseils du FRONT NATIONAL DE DEFENSE DE LA CONSTITUTION (ci-après le « FNDC »), dans le prolongement de notre dénonciation en date 21 janvier 2022 relative aux crimes et exactions commis sous le régime d’Alpha Condé et de la transmission de la liste des personnalités susceptibles d’être directement ou indirectement impliquées. A la demande du FNDC, le présent courrier tend à accompagner en l’état un premier lot d’éléments et de faisceaux de preuves en lien avec la dénonciation, sur clé USB. Ces éléments nous semblent devoir être exploités, dans le cadre des investigations ouvertes », ont écrit les avocats maitre Vincent Brengarth et William Bourdon.

En annexe du courrier consulté par Africaguinee.com, une liste de 92 personnalités du défunt régime sont citées. Alpha Condé vient en tête de liste. D’autres comme Dr Mohamed Diané, Kassory Fofana, Zakaria Koulibaly, Oyé Guilavogui (en détention à la maison centrale), Amadou Damaro Camara, Tibou Kamara…sont également citées.

Les avocats relèvent qu’un certain nombre de victimes et leurs proches attendent de pouvoir être entendus par la justice, afin de décrire les crimes dont ils ont fait l’objet. Ils se tiennent à la disposition de la justice, assurent maitre Bourdon et maitre Brengarth, tout en précisant que certains témoignages sont encore particulièrement récents, ce qui ne pourra qu’éclairer les investigations.

« Nous conseils du FNDC, réitérons notre entière disponibilité et celle des victimes et familles de victimes, en étroite collaboration avec nos homologues guinéens, à participer à toutes les phases de la procédure d’information judiciaire ouverte auprès des différents parquets de votre juridiction », mentionnent les avocats.

A suivre…

Africaguinee.com vous propose ci-dessous, la liste transmise au parquet général de Conakry.

COURRIER PREUVES PROCUREUR GENERAL

Dr Ousmane Kaba parle : « pourquoi cet acharnement médiatique. Est-ce un complot politique ? »

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Dans une publication sur sa page facebook, le Dr Ousmane Kaba du PADES répond à ses détracteurs. Libreopinionguinee vous propose de lire l’intégralité de l’article ci-dessous

« 1) Problème des chèques du Comité d’Audit de 2010. J’ai été interpellé pour la première fois à la Radio Fim Fm par Akoumba Diallo, un journaliste investigateur pourtant talentueux et expérimenté sur 4 chèques que je n’ai pas signés. Vous avez bien lu. M’interpeller à la radio sur des chèques que je n’ai même pas signés. Du jamais vu ! Plus absurde encore, j’ai été convoqué à la Police judiciaire de la police pour ces chèques signés en août 2010 alors j’avais démissionné du fameux Comité d’Audit lorsque fût créé notre premier parti PLUS quatre mois plutôt. Tous les investigateurs étaient gênés et le dossier fût abandonné

2) L’incident de l’Aéroport : le 09 avril je devais me rendre à Paris. A l’aéroport, après toutes les formalités douanières et policières, j’appris à l’embarquement que pour mon passeport diplomatique (parce qu’ancien ministre) il faut une autorisation de sortie. Je l’ignorais car on me l’avait jamais demandée auparavant alors que je voyage plusieurs fois par an. Obéir est tout à fait normal car personne n’est au-dessus des lois et des règlements. Par contre ce qui m’a étonné c’est le fait que les réseaux sociaux, les radios et même RFI ait commencé à diffuser cette information avant que je sols mol même notifié à l’aéroport. Incroyable mais vrai

3) Les soi-disant étudiants fictifs : ceux qui pensent que je suis responsable de la lutte anticorruption actuelle ont lancé une campagne de diffamation contre moi dans plusieurs radios de la place. Le lundi 11 avril je fus convoqué à la Police judiciaire de la Gendarmerie autour du thème des soi-disant étudiants fictifs de l’Université. D’abord pourquoi Kofi Annan et non les 30 autres universités privées de la Guinée ? Il n’est même pas possible d’avoir des fictifs. Voici pourquoi : par exemple lorsque le gouvernement envoyait 6000 étudiants dans les Universités Privées, chaque étudiant s’inscrivait dans l’Université de son choix afin de maintenir la concurrence entre celles CL Après la période d’inscription, ce sont les délégués du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) qui viennent identifier chaque étudiant dans la classe. A l’issue de ce processus, ils font des contrats sur le nombre et le montant qu’ils proposent à la signature des Universités.

Il faut noter que durant les 11 années du système de bourse [2006-2017), Kofi Annan a reçu en moyenne 1260 étudiants par an. 5ans après l’arrêt du système des étudiants boursiers, Kofi Annan se porte mieux puisque nous avons inscrit cette année 2021-22. 2267 étudiants en 1ere Année. Pour une université de qualité il n’y a pas de différence car soit l’Etat paye (bourse) ou alors le parent paye. Après les explications et les documents, les enquêteurs ont bien compris. Par contre, ce qui est étonnant c’est l’acharnement médiatique encore une fois.

Remarques finales : ce que l’on ne sait pas suffisamment, c’est que je n’ai rien géré en Guinée depuis mon bref passage au Gouvernement de Sidya (1996-1997), Je suis retourné à l’école privée créée avant mon entrée au Gouvernement. Depuis 25 ans, donc je n’ai participé ni aux gouvernements des Présidents Dadis et Konaté ni aux gouvernements successifs du Président Alpha Condé dont j’ai refusé le poste de Ministre des finances en 2018. J’ai été simple Ministre conseiller avec Prof Alpha Condé c’est à dire conseiller même sans secrétaire, je cherchais des financements notamment avec la Chine et m’effaçait dès qu’il avait l’accord de principe Les contrats étaient signés par le Ministre du secteur concerné et le Ministre des finances. Dans ces conditions, il est impossible de voir un dossier dans lequel je suis impliqué. Pourquoi toutes ces intrigues et cet acharnement médiatique ? Est-ce une manière de saboter la lutte contre la corruption ? Est-ce un complot politique ?

Dr Ousmane KABA 

Mamadou Baadiko Bah à propos de la CRIEF: «on a des grandes inquiétudes sur le professionnalisme des actions qui sont entreprises »

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Le président du parti Union des Forces Démocratiques était l’invité de l’émission Mirador ce mercredi 13 avril 2022. Mamadou Baadiko Bah n’a pas fait de cadeaux à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

Se prononçant sur la détention des anciens ministres du régime Condé, l’ancien député à l’Assemblée nationale a martelé: «On a bien compris qu’aujourd’hui la CRIEF n’a pas grande chose en mains. Ils ont des présomptions, ils n’ont pas de preuves. Et je dis que même des avocats stagiaires peuvent balayer cela. Dans un état de droit normal ça ne peut résister puisque justement ça ne tient pas debout.»

Dans la procédure engagée contre Dr Ibrahima Kassory Fofana et Cie, Baadiko estime que la CRIEF n’a pas mis l’élément technique en avant. Pourtant, indique le politique, «on aurait dû mettre sérieusement l’élément technique et ne pas faire la course de vitesse. Mais quand vous parlez de détournement de deniers publics, de corruption…, il faut que ça soit documenté, qu’il y ait des faits mais là on n’a rien. Ça veut dire que ces gens-là vont être libérés d’une manière à une autre.»

Par ailleurs, Mamadou Baadiko Bah affirme que la méthodologie utilisée au Burkina Faso «est mille fois plus efficace, plus sérieuse» que ce qui se passe actuellement en République de Guinée. Parce que, argumente l’ancien député «la CRIEF n’a pas les moyens de sa politique. Il faut mobiliser des auditeurs indépendants pas forcément des Guinéens. Telles que les choses sont en train de se dérouler, on a des grandes inquiétudes sur le professionnalisme des actions qui sont entreprises.»
Avec Guinee360

Exclusif : Dr Mohamed Diané et Colonel Mamadou Alpha Barry se réconcilient en prison

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C’est une exclusivité de votre site d’information lerevelateur224.com.
L’ancien ministre d’État des Affaires Présidentielles, ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed
Diané détenu à la maison d’arrêt de Conakry a fait la paix avec le Colonel Mamadou Alpha Barry,
ancien porte-parole du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale.
L’initiative est venue de Souleymane Traoré, ancien DG du fonds d’entretien routier qui séjourne
aussi en prison.
Notre source informe, qu’il est parvenu à convaincre le Colonel Mamadou Alpha Barry de venir
serrer la main à son grand frère, le ministre Diané. Malgré ses réticences, il a fini par dompter son
cœur et s’est plié à la volonté des médiateurs.
C’était en présence de Ibrahima Kassory Fofana, ancien Premier ministre.
C’est ainsi, ils ont fait la paix des braves en détention. Et tous les matins, les deux se serrent la
main.
Il faut rappeler que les deux entretenaient très tendues.
Focus lerevelateur224.com

Me Béavogui : « je m’inscris en faux contre les déclarations du procureur. On n’a pas discuté d’une date d’audience »

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Colère de Me Salifou Beavogui contre les propos du procureur spécial de la CRIEF qui déclare que la date du 11 avril pour la tenue du procès des anciens ministres incarcérés a été fixée de commun accord avec les avocats.

Me Bea, un des conseils de Oyé Guilavogui, ex ministre de l’environnement et de Djakaria Koulibaly, ex ministre des hydrocarbures, rejette cette déclaration et tente d’apporter sa version des faits.

« Il dit, qu’il avait demandé à ce que l’audience se tienne rapidement, je m’inscris en faux contre cette déclaration s’il l’a dite, il ne l’a pas dite devant moi. En ce qui concerne mes clients, je suis très formel là-dessus, il ne l’a pas dit à mes clients Oyé Guilavogui et Zakaria Coulibaly et il ne me l’a pas dit non plus, pour que je dise non il faut reporter, c’est faux et archi faux, c’est une contre vérité », a-t-il assené d’entrée avant de rappeler ce qui s’est passé à la CRIEF : « quand nous, nous sommes arrivés, déjà que les quatre étaient à la CRIEF on les recevait à tour de rôle, le premier à être reçu, c’était le ministre Diané, après est venu Djakaria Koulibaly, après Oyé Guilavogui, ensuite le ministre Kassory. Nous avons trouvé que tout était déjà planifié à notre absence, après voir expliqué les motifs, nos clients nous ont dit qu’ils ne reconnaissaient pas les faits on leur a signifié leur placement sous mandat de dépôt et l’ouverture du procès le 11 c’est tout, nous n’avons eu aucune possibilité de discuter quoi que ce soit. Si le procureur a discuté d’une date d’audience le 11, peut-être qu’il a dû la discuter avec les autres mais pas avec nous », rester persuader Me Bea.

Avec Mosaiqueguinee

Saïd Djinnit à propos du colonel Doumbouya et Cie : « ils sont arrivés au pouvoir par la violence, au lieu d’avoir été désignés par le peuple »

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Ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit suit de près l’évolution de la transition en Guinée. Le diplomate algérien conseille à la junte de ne pas laisser de côté la classe politique

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le diplomate onusien s’est exprimé sur le 3mandat d’Alpha Condé qui a conduit au coup d’Etat du 5 septembre. ‘’Je me suis dit : ‘retour à la case départ’. Chaque fois qu’un dirigeant manipule la Constitution pour rester au pouvoir, il prend le risque d’un coup d’État ou un risque tout court (…). Hélas, les leçons du passé, dans le pays et dans la région, n’ont pas été apprises’’, indique-t-il.

Il estime qu’Alpha Condé, vers la fin de son règne, avait ‘’cessé d’écouter ses partisans, dont il avait eu besoin pour ses deux premiers mandats. Il s’est isolé de sa base et de ses amis qui lui conseillaient de renoncer. C’est surprenant quand on connaît son itinéraire, son combat pour la démocratie’’.

Sur la conduite de la transition, Saïd Djinnit conseille au colonel MAMADI Doumbouya et Cie de ne pas laisser en marge les leaders politiques. ‘’Une initiative qui exclut les partis politiques ne peut fonctionner. Ils doivent être partie prenante de la recherche de solution. La mise en place de nouvelles institutions ne peut pas être une justification pour prolonger la transition (…). Les hommes n’étant que des hommes, ils vont tenter de rester au pouvoir. Les périodes de transition sont des périodes grises qui ne font pas avancer les pays’’.

En ce qui concerne la question de la désignation d’un médiateur international, le diplomate note qu’à défaut d’avoir un ‘’consensus sur un médiateur national, il est important de trouver une personnalité qui bénéficie de la confiance des deux camps. Si l’opposition guinéenne insiste sur la nomination d’un facilitateur, c’est que le risque de manifestations est réel, et les élections sont toujours accompagnées de violence en Guinée’’.

‘’Je regrette que les autorités guinéennes aient refusé Chambas, qui connait très bien l’Afrique de l’Ouest. Le problème se situe dans le déni de crise. Les militaires ne reconnaissent pas la crise dans laquelle se trouvent leurs pays. Or, ils sont arrivés au pouvoir par la violence, au lieu d’avoir été désignés par le peuple. Ils évoluent dans une anormalité démocratique’’, fait-il remarquer.

Il soutient qu’il ‘’va bien falloir trouver un moyen de travailler ensemble. Je crois que l’organisation a pris conscience de la nécessité de mettre à jour ses instruments pour être à la hauteur. C’est aussi valable pour l’Union africaine. Elles doivent être plus à l’écoute des peuples, revoir leurs textes sur les changements constitutionnels. Il ne faut pas se limiter à condamner les coups d’État, mais décourager en amont les tentatives de manipulation pour se maintenir au pouvoir et aider les pays à surmonter leurs problèmes de gouvernance’’.

Avec VisionGuinee

Palais Mohamed V: face aux chefs des entreprises minières, le Colonel Doumbouya hausse le ton et exige le respect des accords

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Soucieux de faire de l’exploitation des ressources minières, le levier de développement de la Guinée, le Président de la Transition a reçu les chefs des entreprises minières au Palais Mohammed V, ce vendredi 8 avril.

Il a exigé l’équité, la coopération gagnant-gagnant entre la Guinée et ses partenaires du secteur minier. Mieux, le colonel Mamadi Doumbouya a demandé aux entreprises minières exportant plus d’un million de tonnes de bauxite, de procéder à la transformation en Guinée des ressources minières, « c’est un impératif, sans délai », a-t-il indiqué. Selon le Colonel Mamadi Doumbouya, « le Gouvernement prendra toutes ses responsabilités afin de faciliter la mise en œuvre des usines de raffineries. L’État jouera tout son rôle afin de créer les conditions de développement d’un corridor de prospérité », a rassuré le Président de la Transition.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour indiquer aux investisseurs dans le secteur des mines : « Vous avez signé des conventions d’établissement avec le Gouvernement. Ces conventions contiennent de part et d’autre des engagements et des obligations. Un engagement ou une obligation non tenue est une cause de nullité de la convention. Il en est ainsi du processus de transformation de nos matières premières que vous exploitez. Désormais, leur transformation sur place devient incontournable. C’est un impératif à respecter sans délai. Plusieurs conventions mentionnent le raffinage sur place. Ces engagements sont lettres mortes. »

Plus loin, le Président de la Transition a précisé : « La transformation de la bauxite en alumine ne doit pas se limiter seulement à la mise en place des usines de raffineries. Toutes les matières premières et produits rentrant dans la transformation doivent être produits sur place. C’est seulement à ce prix que nos ressources naturelles seront un levier de développement pour nos populations. Le Gouvernement est conscient de la complexité d’un projet de construction de raffineries d’alumines. Cependant, le respect des Conventions de base reste non négociable. C’est pour cela qu’un comité sera prochainement mis en place pour proposer aux compagnies minières qui se mettront ensemble pour la construction des raffineries en Guinée.
Au cours des discussions, un chronogramme détaillé et précis, dont le Gouvernement sera le garant du respect des délais contractuels, devra être signé entre toutes les parties prenantes. Tout manquement au respect des délais de construction des raffineries se traduira par des pénalités requises.
En dépit du boom minier du secteur bauxitique, force est de constater que les revenus escomptés sont en deçà des attentes. VOUS et NOUS ne pouvons plus continuer ce jeu de dupes qui perpétue une grande inégalité dans nos relations. IL FAUT LA CORRIGER ET C’EST MAINTENANT.

Je vous invite à cette démarche qui devient un impératif catégorique et non négociable, et ce, avant la fin du mois de mai 2022. Je vous demande de revenir auprès du ministère des mines et de la géologie avec des projets et un chronogramme précis de construction de raffineries d’alumines.
Le Gouvernement n’hésitera pas à prendre ses responsabilités pour rétablir l’équilibre », a insisté le Président de la Transition avant de rappeler à ses hôtes : « Vous êtes venus investir en Guinée afin d’obtenir un meilleur rendement pour vos capitaux. Ces investissements devraient se faire non pas au détriment de la Guinée, mais à son profit. C’est cela la coopération gagnant-gagnant. »

En dépit des « mesures incitatives, pour un climat d’affaires garantissant un retour sur investissement élevé » en Guinée, force est de constater que les attentes de la population ne sont pas satisfaites », a déploré le Colonel Mamadi Doumbouya, ajoutant que le « Gouvernement en est conscient », mais que «cela ne peut pas continuer».
Ce rappel au respect des conventions n’est nullement une remise en cause des engagements pris par la Guinée, souligne le Colonel Mamadi Doumbouya. Il a instruit « le Gouvernement de faire une évaluation des conventions par des cabinets spécialisés de manière à rétablir l’équité des relations entre vos sociétés et la Guinée. Il ne s’agit pas de remettre en cause les engagements pris par la Guinée, mais il s’agit de faire en sorte qu’aucune des parties prenantes aux différentes conventions ne soit fondamentalement défavorisée dans la répartition des revenus issus de l’exploitation de nos ressources naturelles. »

Gendarmerie de Mamou : Le margis-chef Ibrahima Sory Bah meurt suite à une course-poursuite

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Le margis-chef Ibrahima Sory Bah est décédé ce vendredi 8 avril 2022, de manière tragique. Ce jeune gendarme en service à Mamou a trouvé la mort dans un grave accident de circulation alors qu’il pourchassait un véhicule dont le chauffeur a refusé de s’arrêter pour être soumis à un contrôle de routine. Dans cette course-poursuite, il a subi un accident de circulation qui lui a été fatal.

L’acte s’est passé à Saramoussaya, précisément dans le district de Kélémansonya. Le margis-chef Ibrahima Sory Bah, était en service à la gendarmerie routière de Mamou. Son véhicule s’est renversé. Transporté d’urgence à l’hôpital régional de Mamou, l’agent de la sécurité routière n’a pu tenir le coup. Il a fini par succomber à ses blessures.

L’information qui a été confirmée par les responsables de la gendarmerie de Mamou fait la une dans la ville carrefour. Mais, pour l’instant, aucun chef ne s’est prononcé officiellement sur le sujet. Le chauffeur qu’il poursuivait serait toujours en cavale.

Le corps qui se trouve à l’hôpital régional de Mamou sera rapatrié ce soir sur Conakry où se trouve sa famille, plongée sous le choc

Paix à son âme

Avec Africaguinee

Le Gouvernement, le Patronat et le Mouvement syndical signent un accord

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Les négociations entre le gouvernement, le patronat et le mouvement syndical ont abouti ce jeudi 7 avril à la signature d’un protocole d’accord au ministère du Travail et de la Fonction publique.

Sous la médiation de l’inspecteur général du travail, Mamadou Aliou Diallo, les parties conviennent entre autres de l’augmentation du SMIG de 25%. Il passe ainsi passe de 440 000 à 550 000 GNF. Les primes et indemnités du personnel de santé et de l’éducation sont aussi majorées de 25%. Pour l’ensemble des fonctionnaires, le retard de paiement de quatre échelons sera régularisé. Aussi, les primes de transport et de logement connaissent une augmentation de 15%. L’allocation familiale est fixée à 50 000 GNF contre 22 200 GNF actuellement.

« Tous les 22 points de la plateforme revendicative ont été examinés à la satisfaction du mouvement syndical guinéen » confirme Abdoulaye Camara de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée. Au nom de ses camarades des centrales syndicales (CNTG, USTG,COSATREG, CGTG, CGSL, UDTG, CGFOG, IGTG, CONASIG ) présentent autour de la table des négociations, le secrétaire général de l’USTG a rassuré le gouvernement : « nous sommes des partenaires sociaux qui veulent ardemment que le pays se développe. Nous voulons accompagner le CNRD dans la refondation de L’État ».

En présence du ministre du budget, le ministre du Travail et de la Fonction Publique, s’est félicité de la courtoisie et l’esprit patriotique qui ont caractérisé les discussions. Julien Yombouno a sollicité « la collaboration sincère du mouvement syndical dans le cadre de l’assainissement du fichier de la fonction publique » pour la maitrise de la masse salariale.

Le patronat unifié par la voix du Président de la confédération générale des entreprises de Guinée, est également satisfait de l’accord. Ansoumane Kaba, souhaite « une trêve sociale durable »

Prix des denrées sur le marché : de nouvelles mesures prises pour soulager le panier de la ménagère

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Après plusieurs jours d’échanges fructueux, le gouvernement guinéen, les opérateurs économiques et la chambre de commerce et d’industrie et d’artisanat se sont convenus de fixer de nouvelles tarifications sur les produits de première nécessité.

Selon le président de la chambre de commerce qui a présenté les conclusions de ces différentes réunions des acteurs du domaine sur les ondes de la télévision nationale ce jeudi 07 avril 2022, il s’agit d’une mesure visant à assister les populations guinéennes en cette période de pénitence.

Ci-dessous les nouveaux prix fixés conformément à chaque produit :

Riz 25% de brisure, 50 Kg 265 mille GNF

Riz 5% de brisure, 50 Kg: 300 mille GNF

Riz Siam 25 Kg : 215 mille GNF

Farine 50Kg : 355 mille GNF

Sucre 50Kg : 385 mille GNF

Huile CAIO 20L : 365 mille GNF

Huile Oleor 20L : 515 mille GNF

Huile Oleor carton d’un litre : 315 mille GNF

Oignon CAIO 25 Kg : 150 mille GNF

Oignon petite boule 25Kg : 125 mille GNF

Oignon boule moyenne 25 Kg: 140 mille GNF

Oignon grande boule 25 Kg: 160 mille GNF

Lait en poudre 25 Kg : 750 mille GNF

Lait en poudre animale 25 Kg: 1 million 100 mille GNF

Lait OMELA un carton : 440 mille GNF

Lait végétal en poudre 25 Kg: 1 million GNF

Lait peak Milk un carton : 540 mille GNF

Mayonnaise Bama 32g×12 un carton: 380 mille GNF
Mayonnaise César 5k×4 un carton: 390 mille GNF

Sardines 125g×100 boîtes un carton : 480 mille GNF

Margarine la prairie 5kg×4 un carton: 380 mille GNF

Margarine la prairie 900g×6 un carton: 150 mille GNF

Viande un Kilogramme 60 mille GNF

Poulet entier un carton de 10 Kg: 245 mille GNF

Cuisses de poulet un carton de 10 Kg: 185 mille GNF

Tomate Gino 70 g un carton: 190 mille GNF

Tomate Gino 2,5 Kg un carton: 450 mille GNF

À noter que cette mesure concerne pour l’heure, uniquement la zone de Conakry.

Avec Mosaiqueguinee