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Labé : elle s’illustre dans un métier généralement ‘’réservé’’ aux hommes

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C’est rare pour ne pas être souligné. A Labé (ville du nord-ouest de la Guinée), une jeune dame est spécialisée dans la réparation des objets électroménagers comme les frigidaires.  Mariama Djouldé Baldé s’épanouit dans cette activité au milieu d’une société où le métier de frigoriste est habituellement réservé aux hommes.

Dans son atelier de réparation, plusieurs congélateurs sont en attente d’être remis en marche. Chaque matin, Mariama Djouldé Baldé est à la tâche. Avec dextérité elle identifie les pannes  des congélateurs puis les répares. Dame Djouldé est fière de ce qu’elle accomplit. «Je me sens très heureuse dans ce métier », lance-t-elle, sourire aux lèvres avant de poursuivre : « Faire un métier est une aubaine. Ça te permet de t’en sortir en étant capable de t’acheter certains besoins et être digne ».  Une dignité acquise au prix d’un travail acharné. Pourtant Maraima Djouldé n’a jamais voulu faire ce métier de frigoriste. Elle a été contrainte par son père lui-même professionnel en la matière et auprès duquel elle appris. A son tour, la jeune dame transmet son savoir à d’autres jeunes. « J’ai des apprentis qui apprennent avec moi ici comme mon petit frère et un de mes cousins ».

En plus de ce métier, Mariama est aussi électricienne. Car diplômée dans ce domaine au Centre de Formation Professionnel (CFP) de Labé. Dévouée, elle n’a jamais voulu attendre tout de quelqu’un. Elle ne se fixe pas des limites car pour elle, il n’y a pas un travail réservé uniquement aux hommes. « Les femmes doivent mettre en tête d’abord qu’il n’y a pas de métiers fait pour l’homme seulement. ‘’Tout ce que l’homme peut, la femme le peut’’ également. Je conseillerais les femmes ou filles de tout faire pour apprendre un métier. Elles sont en train de minimiser l’école professionnelle, c’est une erreur. Rejoindre les écoles professionnelles, c’est s’auto-employer ».  

Mariée récement, Mariama Djouldé Baldé fait de l’autonomisation des femmes un objectif à atteindre. C’est pourquoi, elle a d’ailleurs ouvert son propre atelier dans un quartier de la commune urbaine de Labé où elle exerce tranquillement son métier.

AOD

Ousmane Gaoual: « le Gal Mamadi Doumbouya apparaît aujourd’hui comme un point d’équilibre, de stabilité et nécessairement une solution »

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Dans la grande interview qu’il a accordée à la rédaction de Mosaiqueguinee.com, le ministre porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur une éventuelle candidature du président de la transition et les risques encourus.

Ousmane Gaoual Diallo se dit convaincu que le Général Mamadi Doumbouya est plus que jamais « la solution » en faveur d’une Guinée équilibrée et stable.

« Il faut que les Guinéens aussi se disent ce qu’on veut finalement pour la Guinée. Qu’est-ce que les Guinéens veulent ? Est-ce qu’aujourd’hui, l’espace politique, le contexte de la Guinée, si vous prenez hormis le président Mamadi Doumbouya, vous demandez de faire une élection en Guinée, qu’est-ce qui va se passer ? Vous aurez 30 candidats, une trentaine, en tout cas de nombreux candidats. Personne d’entre eux n’aura ni l’autorité suffisante ni la masse critique nécessaire pour pouvoir stabiliser un certain nombre de facteurs dans notre pays. On va aller de compromis en compromis jusqu’à ce que l’État soit à terre. Est-ce que c’est ce qu’on veut ? Ou bien on veut stabiliser les acquis, renforcer la solidarité, faire perdurer le dialogue pour que le développement de notre pays soit engagé avec une nouvelle dynamique. Auquel cas, je pense qu’il ne serait pas nécessaire d’exclure qui que ce soit. Il faut réfléchir sur le contexte. Le mimétisme politique doit cesser pour que les Guinéens regardent finalement leur contexte, leur situation pour pouvoir décider de leur avenir. Et c’est ce qui peut être durable. Tant qu’on est en train d’imiter le voisin, d’imiter l’autre sans avoir les mêmes ressorts, sans être dans le même contexte, on prend le risque d’hypothéquer notre avenir. Et c’est ce que les Guinéens ne veulent pas. Je pense que c’est ce qui crée aussi cet enthousiasme autour du président de la République qui aujourd’hui apparaît comme un point d’équilibre, un point de stabilité pour ce pays et nécessairement une solution pour faire durer tout ça et au bénéfice des populations guinéennes. », a-t-il martelé dans cet entretien.

Enfin, le ministre des transports fait remarquer que la Guinée « traverse une période importante, une période charnière de notre histoire, où dans les prochains mois, dans les prochaines années, nous allons être questionnés pour choisir notre destin : Où nous acceptons de nous assumer et de construire notre pays au regard du contexte et de la situation qui est le nôtre. Ou on se met à faire du mimétisme et puis dans ce cas-là, on doit copier et coller avec les risques que cela ne prenne pas nettement et suffisamment pour donner de la stabilité à notre pays ».

Mosaiqueguinee.com

Dalein et Sidya Touré en quête de stratégies pour barrer la route à une éventuelle candidature du général Doumbouya

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De passage à Abidjan, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a rencontré le leader de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré. Les deux personnalités ont échangé sur la situation sociopolitique qui prévaut dans notre pays.

‘’Nous avons passé en revue les derniers développements survenus récemment en Guinée’’, indique Cellou Dalein Diallo.

‘’Nous avons échangé entre autres, de la situation des droits de l’homme et des libertés dans notre pays. Nous avons exprimé notre inquiétude absolue par rapport à la disparition de Foniké Mengué et de Billo, du décès du colonel Célestin Bilivogui et de Dr Dioubaté à Kankan, dans des circonstances non élucidées’’, renchéri le président de l’Union des forces républicaines (UFR).

Également, annonce Sidya Touré, ‘’nous avons exprimé notre incompréhension par rapport à une certaine campagne de soutien à la candidature du président de la junte, en violation de la Charte de la Transition et des engagements pris le lendemain du 5 septembre 2021’’.

Dalein et Sidya Touré ont déploré ‘’la réintégration de la Guinée à l’OIF dans ce contexte et sommes convenus de faire convoquer une plénière des Forces bives de Guinée (FVG) pour définir les actions et les stratégies à mettre en œuvre pour faire face à la situation’’.

VisionGuinee.Info

Le RPG s’oppose à toute candidature du chef de la junte : ‘’la charte de la transition dit que Mamadi ne peut pas être candidat aux élections’’

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L’ancien parti au pouvoir ne rate pas d’occasions pour peindre en noir la gouvernance du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Plus de trois ans après la chute d’Alpha condé, le RPG Arc-en-ciel se dit inquiet par la situation du pays.

‘’Dire qu’il n’y a pas de loi qui puisse empêcher la junte militaire de se présenter aux élections, c’est une contradiction qui est créée par eux-mêmes. Quand une junte prend le pouvoir, la première chose, c’est de dire que la constitution est dissoute. Mais quand la constitution est dissoute, elle est remplacée par une charte de la transition. Cette charte de la transition a une valeur de loi pendant toute la durée de la transition. Et c’est cette charte qui dit que ni Mamadi, ni aucun membre du CNRD, ni aucun membre du gouvernement ou du CNT ne peut être candidat aux élections’’, rappelle l’ancien député Mohamed Lamine Kamissoko.

Et de poursuivre : ‘’Ils sont allés jusqu’à dire, en accord avec la Cedeao parce que nous n’avons pas été consultés, qu’ils ont fait leur propre loi et que même une heure ne sera pas rajoutée aux 24 mois. Ce n’est pas nous qui l’avons dit, ce sont eux’’.

Donc, insiste le cadre du RPG Arc-en-ciel, ‘’si quelqu’un dit aujourd’hui qu’il n’y a aucun texte de loi qui les empêche d’être candidats aux élections, ça veut dire que la constitution dissoute n’existe pas ; que la charte de la transition n’existe pas. Où on peut voir une communauté qui n’a pas de loi ? Quand il y a une communauté où il n’y a pas de loi, il faut avoir peur. Quand il n’y a pas de constitution, il n’y a pas de charte de la transition, c’est la loi de la jungle. C’est pourquoi, il y a des arrestations clandestines, des kidnappings et des morts. Et cela, c’est au vu et au su de la communauté nationale et internationale’’.

Il fait remarquer que ‘’nous avons des chefs religieux ici, de grands hommes de droit, des organisations de droits de l’homme dans ce pays. Nous avons des donneurs de leçons, les occidentaux. Ils sont tous présents en Guinée à travers les différentes formes d’associations et d’organisations. Ils sont tous présents. Ils ne parlent pas de ce qui arrange la Guinée. C’est pourquoi, nous disons que la solution à nos problèmes se trouve dans nos propres mains’’.

VisionGuinee.Info

Fecafoot : la FIFA inflige une lourde sanction contre Samuel Eto’o

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La Commission Discipline de la FIFA inflige une lourde sanction contre Samuel Eto’o. Il est reproché au président de la fédération Camerounaise de football d’avoir enfreint l’article 13 évoquant le comportement inapproprié lors du mondial féminin U20.

« La Commission de Discipline de la FIFA a sanctionné le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, d’une interdiction d’assister aux matches des équipes représentatives du Cameroun pour une durée de six mois, pour avoir enfreint les articles 13 (Comportement offensant et violation des principes du fair-play) et 14 (Incorrection de joueurs et officiels) du Code disciplinaire de la FIFA.

La sanction imposée est liée au huitième de finale de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA™ qui a opposé le Brésil au Cameroun à Bogotá (Colombie), le 11 septembre 2024.

L’interdiction prononcée à l’encontre de M. Eto’o l’empêchera d’assister aux matches de football masculin et féminin impliquant des équipes représentatives de la FECAFOOT, dans toutes les catégories ou groupes d’âge.

La décision a été notifiée à M. Eto’o aujourd’hui, date à laquelle l’interdiction est entrée en vigueur », lit-on ce lundi soir, 30 septembre 2024

Éliminatoires CAN 2025 : La Guinée avec Serhou Guirassy face à l’Éthiopie (liste)

La Fédération guinéenne de football a dévoilé, via un visuel publié sur sa page officielle, la liste des joueurs retenus par le sélectionneur Michel Dussuyer pour la double confrontation contre l’Éthiopie. On note notamment le retour de Serhou Guirassy. L’attaquant du Borussia Dortmund, absent lors des deux premières rencontres en raison d’une blessure, fait son grand retour au sein du Syli national.Trois gardiens sont sélectionnés : Moussa Camara du Simba SC, ainsi que deux joueurs locaux, Kemo Touré du Milo FC et Mory Keita du Hafia FC. Ibrahima Koné est absent. Certainement la résultante de ces récentes piètres prestations.En défense, Julian Jeanvier, joueur de Kayserispor, ne figure pas sur la liste et ne participera donc pas à ces deux matchs importants. Cependant, Issiaga Sylla fait son retour après sa blessue. Au milieu de terrain, Naby Keïta est également absent. Le capitaine de la Guinée est actuellement sans club, n’étant plus dans les plans du Werder Brême. Moriba Kourouma aussi n’est pas convoqué. En attaque, Algassime Bah et Kandet Diawara sont dans le groupe.Liste des joueurs convoqués :Le match aller se jouera le 12 octobre à Ebimpé (Abidjan) à 16h, tandis que la rencontre retour aura lieu le 15 octobre 2024, dans le même stade, à 19h.

SOURCE AFRICASPORT.ORG

En perte de vitesse, le football guinéen se tourne vers les versets coraniques

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« Le Staff technique de l’équipe nationale U17, en collaboration avec le comité exécutif de la fédération Guinéenne de football, vous convie à la lecture du saint coran au nouvel hôtel du centre technique de Nongo ce dimanche 29 septembre 2024 à 10h 00 après le match contre Académie Foot Elite à 8h 00.

Le staff technique sait compter sur le soutien de tous les membres du COMEX de la Féguifoot et d’ailleurs pour faire du mérite quelque chose de beau et de grand.

Sportivement vôtre. Le Staff Technique »

Telle est l’annonce du staff technique du Syli U17, en pleine préparation pour le tournoi UFOA A prévu au Sénégal. Cette convocation, élargie au comité exécutif de la fédération guinéenne de football, semble désormais symptomatique de la situation actuelle.

Il n’est plus un secret : le football guinéen est en pleine dérive. Les espoirs de voir une véritable transformation se concrétiser s’évanouissent rapidement, laissant place à une frustration grandissante. Alors que le comité exécutif de la Féguifoot s’enlise dans des querelles internes, incapables de s’accorder sur une vision commune, l’avenir du football guinéen pour 2025 semble de plus en plus compromis. Le président actuel, Bouba Sampil, semble incapable de redresser la barre, et le spectre d’une année blanche plane sérieusement sur notre football.

Face à l’absence de résultats probants sur le terrain, le football guinéen se tourne vers les versets coraniques, implorant la grâce divine pour espérer un renouveau. Une démarche légitime pour tout croyant. Cependant, si cette seule pratique religieuse suffisait à garantir le succès, l’Arabie Saoudite, avec ses grands guides religieux et la présence de la Kaaba, serait la nation la plus titrée en football. Pourtant, ce n’est pas le cas. Le dicton « Aide-toi, et le ciel t’aidera » n’a jamais été aussi pertinent.

La solution est pourtant claire : le travail, l’organisation, la responsabilité, et surtout, la méritocratie. Mais, pour une raison ou une autre, cela semble échapper aux acteurs de notre football. Comment peut-on espérer des résultats sans un réel engagement ? Dieu n’accomplira pas à notre place ce que nous devons faire. Pas plus que le Coran ne résoudra nos lacunes techniques et organisationnelles.

Au sortir du dernier CONOR présidé par Madame Sy Savane, il y avait un espoir : celui de voir le football guinéen prendre un nouveau départ, respirer un air frais et sain. Mais rapidement, cet espoir s’est dissipé face aux pratiques des nouveaux dirigeants. Quelques mois seulement après ce renouveau tant espéré, nous voici replongés dans nos anciens travers. Le comité exécutif se fissure, et ceux qui étaient censés œuvrer ensemble se regardent désormais en chiens de faïence.

Le plus inquiétant, ce sont les résultats sur le terrain : ils sont catastrophiques.

La Guinée a perdu ses trois matchs au tournoi olympique des JO de Paris 2024, un bilan désastreux. Comme si cela ne suffisait pas, le Syli National, sous la gestion d’un comité transitoire, a enchaîné deux défaites dès le début des éliminatoires de la CAN 2025, révélant en outre des accusations de maraboutage en interne. Une telle débâcle en phase éliminatoire est sans précédent pour le Syli. Les chances de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, que la Guinée a d’ailleurs perdu le droit d’organiser, semblent désormais bien minces.

Le Syli U20, de son côté, ne sera pas à la CAN de sa catégorie. Sous la direction de Pascal Baruxakis, un sélectionneur inexpérimenté, l’équipe a été éliminée en demi-finale du tournoi UFOA A, par le Sénégal (2-0).

En somme, priez autant que vous le souhaitez, mais sans un travail rigoureux, sans une véritable volonté de réforme, aucun résultat ne viendra. D’autres nations travaillent dur tout en implorant la même aide divine.

Édito Africasport

Décès de Colonel Célestin: une plainte déposée contre le directeur du CHU Ignace Deen et le responsable de la morgue

C’est une première en Guinée. 48 heures après l’annonce de la mort du Colonel Célestin Bilivogui, sa famille décide de hâter les pas dans l’enquête à travers une plainte.

Selon nos informations, elle a déposé ce vendredi 27 septembre sur le bureau du procureur près le tribunal de première instance de Kaloum une plainte contre le directeur du CHU Ignace Deen et le responsable de la morgue de cet hôpital.

A travers cette plainte, la famille Bilivogui veut savoir qui a déposé le corps et dans quelles circonstances afin de remonter la piste et découvrir celui ou ceux qui ont perpétré le crime.

Si le procureur de Kaloum donne une suite à l’enquête, le directeur de l’hôpital devrait être convoqué ainsi que le responsable de la morgue.

Nous y reviendrons !

Mosaiqueguinee.com

Guinée : un Etat en faillite !

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Dans quelques jours, nous allons célébrer avec pompes et circonstances l’anniversaire du vote historique de 1958. A soixante-six ans, nous devrions honnêtement faire un diagnostic sérieux de l’échec de nos gouvernants.

Évidemment, nous ne devons pas confondre l’effort herculéen de nos parents qui ont voté massivement NON au referendum de 1958 avec la mauvaise gestion de nos dirigeants successifs. Notre peuple voulait prendre son destin en main pour créer une Guinée unie et prospère.  Hélas !

Depuis que notre jeune nation est née, il y a 66 ans, au terme d’un effort historique, la gestion des affaires de notre État a affligé les Guinéens comme une maladie chronique. Les régimes successifs n’ont jamais atteint les espoirs qui avaient guidé nos parents en votant NON. A preuve, regarder la faiblesse du système judiciaire et le rôle imparti au système législatif depuis notre indépendance. En Guinée, la construction d’une société démocratique se limite au contrôle de la branche exécutive de l’État. D’autres institutions comme l’Assemblée nationale et un système judiciaire indépendant qui devraient être un contrepoids à la présidence n’ont jamais été encouragés.

L’Etat guinéen (l’exécutif, le législatif et le judiciaire) reste un État faible, enfantin, incapable de neutraliser « la classe dirigeante prédatrice et les institutions économiques exploiteuses »[1]Notre État est incapable de fournir des services de base à nos populations, mais est assez fort pour supporter et maintenir un chef et ses acolytes au sommet. Notre État est « pauvre » pour subvenir aux besoins de nos citoyens, mais assez riche pour donner aux élites une raison de se rassembler autour du butin pour se discuter qui aura « la part du Lion ». Notez la migration saisonnière de nos politiciens qui ont vacillé entre mouvance et opposition comme une pendule.

Depuis l’Indépendance, nous n’avons pas pu examiner et discuter de quelle sorte de République. Nous voulons et devons construire, et comment engager ce processus sur des bases saines et solides pour garantir l’émergence d’une nation salvatrice pour tous ses citoyens. Nous ne nous sommes jamais posés les questions de savoir : Quelle orientation nationale voulons-nous choisir ? Comment organiser notre État pour le bien-être de tous et chacun ? Quels objectifs et quelles structures l’Etat doit adopter ? Comment l’administration publique doit être organisée et sur quelles bases ses employés seront choisis (compétence, intégrité, ou patronage politique) ?  Comment définir les paramètres de l’échiquier politique pour reconnaître les différents courants de pensée entretenus par la classe politique ? 

Notre classe dirigeante s’est conduite et continue à se conduire comme « Don Quichotte de La Manche (lui au moins avait une bonne intention)» en imaginant ce qui est notre réalité commune sans l’utilisation d’aucun élément empirique. C’est la lutte entre le réel de la vie quotidienne des Guinéens et l’imaginaire que nos dirigeants inventent pour s’accaparer du pouvoir de l’État (exécutif, législatif et judiciaire).

Ayant faussé la définition du problème de gouvernance et le mode de développement qui sied à notre pays, notre classe dirigeante exige la soumission et l’abnégation des plus faibles à travers un patronage qui ne dit pas son nom.  Cette classe dirigeante abuse de son autorité qui dérive de son contrôle de la machine de l’État (et le monopole de l’utilisation de la force qui en découle) pour infliger, avec une ferveur masochiste, la peine à nos citoyens.

Dr Ablo Bah

Chaque groupe qui arrive au pouvoir se précipite à identifier le problème guinéen superficiellement (personnification du pouvoir, clientélisme, ethnicité, etc.) et prétend connaître les causes de nos difficultés sans aucune consultation élargie avec les différentes composantes de notre société.  Conséquemment, nos dirigeants choisissent toujours des solutions superficielles, infertiles et éphémères.

Nous allons bientôt nous engager dans le labyrinthe politique qui va s’ouvrir avec la fin chronologique de la transition courante. Les dés sont déjà jetés selon la conduite de nos dirigeants actuels.  Tout est fini.  Rien de nouveau ne jaillira de cette transition aussi.

Encore une fois, comme d’habitude, nous allons rater la définition du problème réel : Comment créer un État de droit qui va garantir l’avenir de nos enfants qui représentent 64% de notre population ? Pas besoin de répondre à cette question dans le pays des slogans, la Guinée. Selon une estimation du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), 8 Guinéens sur 10 ont moins de 18 ans, soit 11 millions de Guinéens.

Au lieu de nous pencher sur la question de savoir quelle Guinée nous laisserons à nos enfants, notre classe dirigeante va continuer à faire la Mamaya. Dans quelques jours, nous organiserons des festivités partout dans le pays et nos dirigeants vont nous sortir des nouveaux slogans vides. Le pays va continuer à patauger dans des chimères en attendant une autre transition. Quel dommage !

Pour une Guinée Unie et Prospère.

Prêt à servir pas se servir !

Dr Abdoulaye Bah
Professeur d’Université aux Etats-Unis, Ret.
Ancien chef de Chaire du Département des Sciences Sociales et Comportementales
Directeur, Centre pour la santé Comportementale et la Résilience
Université de Lincoln
Jefferson City, Missouri USA
Columbia, MO USA

[1] https://www.trade.gov/country-commercial-guides/guinea-mining-and-minerals#:~:text=In%202022%2C%20Guinea%20exported%20just,of%20transporting%20ore%20to%20ports.

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Candidature du général Doumbouya : ‘’En 2020, certains avaient dit qu’il ne fallait pas poser prématurément le débat relatif au 3e mandat…’’, selon Me Traoré

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Bon nombre d’observateurs estiment qu’ils ne voient pas la nécessité de débattre autour de l’éventuelle candidature du général Mamadi Doumbouya à la prochaine présidentielle, d’autant plus que le chef de la junte ne s’est pas prononcé sur le sujet. Mohamed Traoré assure qu’il est nécessaire que le président de la transition clarifie sa position dès maintenant.

Alors que le débat autour d’une éventuelle candidature ou non du président Doumbouya aux prochaines élections présidentielles fait rage dans notre pays, ce membre du Conseil national de la transition (CNT) estime qu’il estime que les guinéens doivent se rappeler du troisième mandat d’Alpha Condé.‘’

En 2020, certains avaient dit qu’il ne fallait pas poser prématurément le débat relatif au troisième mandat au risque de faciliter la tâche au Président Alpha Condéet à tous ceux qui le soutenaient dans cette entreprise périlleuse. Pour eux, l’on prêtait des intentions à l’ancien Président de la République qui ne s’était jamais exprimé sur cette éventualité’’, rappelle Mohamed Traoré.

Et pourtant, poursuit-il, ‘’les velléités d’une violation de la règle de la limitation du nombre de mandats par le biais d’un changement de constitution étaient perceptibles. Les actes et les discours permettaient de comprendre clairement ce projet’’.

Me Traoré indique aux guinéens que quand les dirigeants veulent ‘’pousser le pays vers des situations analogues, le modus operandi est connu. Les choses commencent par des petites phrases lancées par-ci par-là par des individus sans grande envergure. Petit à petit, des mouvements de soutien se mettent en place et des banderoles sont déployées en divers endroits. Et finalement, le discours s’officialise. Pendant ce temps, le chef observe un silence monacal. Mais il est informé de tout. Rien ne se passe sans qu’il ne soit au courant’’.

En pareilles circonstances, le Conseiller national se demande s’il faut attendre que le chef de la junte s’exprime lui-même sur la question avant de prendre position ou bien prendre les devants en mettant pour débattre d’une éventuelle candidature à la prochaine présidentielle.‘’

Le chef peut raisonnablement penser qu’il n’est pas obligé de s’exprimer dès lors que sa position sur la question est connue et que les textes règlent le problème posé. Mais n’est-il pas utile parfois de mettre fin à des débats qui peuvent détourner de l’essentiel et exacerber les tensions ?’’, s’interroge-t-il.

Il rappelle que le débat relatif au changement de constitution avait ‘’mobilisé les énergies pendant plusieurs mois. Tout tournait autour de cette question. C’est bien après qu’Alpha Condé avait décidé de mettre fin à un faux suspense en confirmant ce qui n’était plus un secret, c’est-à-dire un projet de changement de constitution dont on savait bien qu’il avait pour finalité de lui permettre de briguer un troisième mandat’’.

Selon lui, ‘’il est important de tirer des leçons de notre passé. L’histoire est la meilleure source d’inspiration pour les peuples’’.

VisionGuinee.Info