Bah Oury sur l’arrestation de Foniké Mengué et Cie : « Chaque responsable politique doit assumer ses actes »

De passage dans a matinée de ce mardi 2 aout, dans Mirador, le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) a réagi sur l’actualité sociopolitique de notre pays. Bah Oury s’est prononcé sur l’arrestation des responsables du FDNC Foniké Mengué, Ibrahima Diallo et le secrétaire exécutif de l’UFR Saikou Yaya Barry qui ont été arrêtés après la manifestation interdite du 28 juillet.

Trois jours après leur interpellation, les leaders du FNDC et lE cadre de l’UFR ont été déférés, ce lundi 1ER aout, au TPT de Dixinn. Ils sont poursuivis pour « attroupement interdit, d’incendies volontaires, d’association de malfaiteurs, destruction de biens et violences ».

Face aux ennuis judiciaires de ces acteurs sociopolitiques, le président de l’UDRG a donné son point de vue.

« Dans un pays, lorsqu’on n’accepte pas la justice, on n’accepte pas l’autorité de l’Etat, que chacun dise que c’est la démocratie et faire ce que bon lui semble, il va de soit que c’est le désordre et l’anarchie qui va régner. Et dans ce cas personne ne sera gagnant », a indiqué Bah Oury.

« Par rapport à cela j’avais prévenu bien avant qu’il y ait les manifestations. J’avais exprimé ouvertement ma désapprobation. J’ai toujours que dans ce contexte de fragilité du pays où tout évènement peut être source de dénombrer des morts, n’utilisons pas la manifestation comme le premier recours dans une revendication politique », ajoute-t-il, assurant que les responsables du FNDC et celui de l’UFR doivent assumer leurs actes.

« De toutes les façons, je ne commenterai pas les actions judiciaires. Pour qu’il y a la stabilité, il faut qu’il y ait une justice forte et équitable pour tous. Chaque responsable politique doit assumer ses actes et ses responsabilités », a estimé Bah Oury.

Dans la même foulée, l’ancien ministre de la réconciliation nationale a réagi par rapport à l’annonce de la dissolution du FNDC par le ministre de la justice.

Il indique à Charles Wright que «la dissolution n’est pas la meilleure manière. Ça pourrait même empêcher d’avoir des interlocuteurs attitrés par rapport à des faits qui peuvent être engagés par ci par là. Il faut mettre en avant les dynamiques du dialogue, de la concertation, de résolution des problèmes un à un ».

Aissata Balde

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