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Gaoual à propos des EPA:  «on a détruit l’Etat»

Quoique coincée dans un circuit administratif connu pour sa lourdeur, la rationalisation annoncée du nombre d’Etablissements publics à caractère administratif (EPA) ne manque pas de soutiens au sein de l’équipe gouvernementale. Et, parmi les ministres qui en sont favorables, figure Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports et porte-parole du gouvernement. Au cours d’un échange avec des journalistes dont un reporter de Guinee114.Com, il a particulièrement expliqué le bienfondé de la fusion de certains EPA et la suppression d’autres pour des raisons diverses.

«Dans les années 80 où c’était à la mode de déréguler tout, la dérégulation des marchés financiers, la dérégulation du secteur des transports, la dérégulation du secteur des télécommunications…le slogan c’était moins d’Etat, plus d’efficacité au bénéfice des citoyens. Les institutions ont poussé les ministères : vous voulez qu’on fasse une route, créez le Fonds d’entretien routier, comme ça nous on travaille directement avec eux. On se débarrasse de la lourdeur administrative, on a un interlocuteur qui travaille comme un privé et on fait une route. Vous voulez faire ça, vous le sortez de l’autorité du ministre on lui donne des moyens de le faire. Cela devait apporter deux choses : plus d’efficacité et de transparence, moins de dépense pour l’Etat. Ce sont les deux qui ont justifié qu’on créée les EPA.

Mais 20 ans après, les EPA coutent trop cher, ça n’a pas réduit la facture de l’Etat et ce n’est pas devenu plus efficace que l’administration. Qu’est-ce qu’on fait ? On réfléchit, on recentre les choses. Et puis en faisant ça, on a détruit l’Etat. Si vous prenez le ministère des Transports, on a une seule direction nationale. Et cette direction nationale aussi veut être un EPA. Demain, si cela passait, moi je serais un ministre sans directeur.

Les directions nationales qui sont l’ossature administrative d’un ministère. S’il n’y a plus ça, est-ce qu’un ministère se justifie ? Pour renforcer l’autorité de l’Etat, il faut ramener certaines directions là où elles doivent être. Ce qui ne sont pas nécessaires, dont le travail exige de la célérité et qui ont surtout la capacité d’aller lever des fonds…Parce que les EPA oublient souvent, certains, qu’ils ont le devoir d’aller lever des fonds pour financer leur plan d’action et développer les secteurs qui sont les leurs.

Mais la plupart des EPA attendent que le BND arrive pour payer leur subvention sinon ils ne fonctionnent pas. Et avec ça, certains ont des salaires, je ne peux pas vous dire, c’est incroyable. Donc ça n’a pas réduit la facture financière de l’Etat, ça n’a pas emmené l’efficacité et l’efficience attendues et ça n’a pas donné moins de charge à l’Etat et ça n’a pas développé le pays. Je ne sais pas il y en a combien, c’est autour de deux cents (200) je crois, mais on va ramener ça à des proportions raisonnables», a longuement expliqué Ousmane Gaoual Diallo.  

S’appuyant sur l’exemple de son département, Ousmane Gaoual Diallo dénonce particulièrement la foultitude d’autorités de régulation. Il prêche la fusion de l’autorité de régulation du transport terrestre avec l’autorité de régulation du transport aérien, l’autorité de régulation du transport maritime et l’autorité de régulation du transport ferroviaire. Au lieu d’avoir quatre conseils d’administration avec les coûts et quatre entités conclut-il, «je veux avoir une seule autorité de régulation des transports».

Source Guinee114.com

France: les épouses de Foniké et Billo portent plainte contre les Généraux Mamadi, Idi Amin et Balla Samoura

Près de deux semaines après l’enlèvement de Oumar Sylla alias Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah à Commandanyah, leurs épouses décident de saisir la justice française.Dans un communiqué conjoint publié ce mardi 23 juillet 2024 par le cabinet Bourdon et Associés, les épouses de Fonikè Manguè coordinateur du FNDC et Mamadou Billo Bah responsable des antennes et de la mobilisation du FNDC ont porté plainte le lundi 22 juillet 2024 contre Mamadi Doumbouya, Aboubacar Sidiki Camara Idy Amin et Balla Samoura pour enlèvement.Hawadjan Doukouré et Assiatou Bah ont déposé plainte devant la procureure du tribunal de Paris.

Ci-dessous communiqué du cabinet d’avocats bourdon et associés :

Source Mosaiqueguinee.com

L’importance des médias et du débat dans la construction et la consolidation de la démocratie

Il a fallu le débat Biden-Trump du 27 juin sur la chaîne CNN pour suffisamment révéler à l’opinion publique américaine l’inaptitude du Président en exercice de briguer un second mandat.

En effet, le doute ainsi suscité par la mauvaise qualité de la prestation du vétéran politique Joe Biden, a amené ses soutiens même les plus fanatiques à prendre position contre sa candidature. Et cela, non pas contre sa personne, mais pour l’intérêt du parti Democrate et surtout du pays.

Et pourtant le débat politique entre candidats à l’élection présidentielle américaine n’est pas une obligation légale, mais morale; c’est-à-dire une pratique démocratique devenue culturelle à laquelle les dirigeants se conforment pour non seulement le respect des électeurs, mais aussi pour le besoin de transparence et d’efficacité.

Les citoyens, au nom et pour lesquels on gouverne, ont le droit de tout savoir sur les gouvernants et aspirants au pouvoir. Sous aucun prétexte il ne doit y avoir une entrave ou restriction à cela. Raison de plus pour protéger à tout prix l’exercice des libertés fondamentales particulièrement celle de la presse et de l’opinion des citoyens.

Une société du progrès est celle où tous les citoyens sont importants et aucun n’est indispensable !

Félicitations au Président Joseph Biden Jr. pour l’ensemble des accomplissements de sa carrière, et au peuple américain pour l’exemplarité dans les épreuves difficiles !

Aliou BAH
#MoDeL

Le ministre Moussa Moise Sylla annonce des poursuites judiciaires contre une entreprise de BTP

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat est en colère contre la société E-Gui-Bat, après avoir constaté, vendredi 19 juillet, l’arrêt des travaux de construction du Village artisanal de Kindia. Moussa Moise Sylla annonce un processus de résiliation du contrat et des poursuites judiciaires contre l’entreprise.

Face au manque d’infrastructures de travail et d’exposition artisanale en Guinée, les autorités avaient entrepris en 2018, la construction des villages artisanaux dans les différents chefs-lieux de région. En tournée à l’intérieur du pays, le ministre de la culture a effectué une visite sur le site de construction du village artisanal de Kindia.

Sur le terrain, le ministre Moussa Moise Sylla a dressé un constat amer. ‘’Dans le contrat signé en 2018, l’entreprise E-Gui-Bat a reçu une avance de démarrage de 20 % la même année. Cependant, cinq mois plus tard, l’ACGP a dépêché une mission sur place pour évaluer le niveau d’avancement des travaux, qui se situait seulement autour de 7%, bien en deçà du taux de progression attendu de 20 %, correspondant à l’avance de démarrage fournie par l’État’’, a martelé le ministre de la culture, du tourisme et de l’artisanat.

‘’De 2018 à aujourd’hui, les travaux évalués par l’ACGP montrent un taux d’exécution d’environ 11%. Ce qui est bien en dessous de l’avance de démarrage de 20 % accordée à l’entreprise E-Gui-Bat. Malgré de nombreuses réunions entre l’ACGP, en tant que maître d’ouvrage, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, et l’entreprise en question, aucune solution n’a été trouvée pour permettre la reprise des travaux, au bénéfice des artisans de la région’’, a-t-il ajouté.

Le ministre Sylla annonce que son département entend prendre ses dispositions pour résilier le contrat avec l’entreprise E-Gui-Bat, ainsi que ceux tous les autres chantiers se trouvant dans la même situation.

‘’Dans le cas particulier de l’entreprise E-Gui-Bat, la situation est encore plus grave, car elle a sous-traité le marché de construction au-delà des limites fixées par la réglementation. Elle a en effet entièrement passé le contrat à une autre entreprise qui n’a pas de contrat de base avec le ministère de tutelle’’, a-t-il révélé.

‘’Nous avons entrepris le processus de résiliation du contrat afin de permettre à d’autres entreprises plus fiables d’intervenir et de mener à bien les travaux. Nous exigerons également que l’entreprise qui a, de fait, indûment utilisé des fonds publics les restitue à l’Etat. Des poursuites seront naturellement engagées à cet effet, et cette entreprise se verra interdire de soumissionner pour tout marché relevant du ministère de la culture, du tourisme et de l’artisanat’’.

Il prévient d’un ton ferme ‘’toutes les entreprises travaillant sur d’autres chantiers et se livrant à des pratiques similaires, seront également exclues de la passation des marchés publics du ministère’’.

Source VisionGuinee.Info

« L’AES doit avoir une force de nuisance pour faire peur, mais aussi… » (Pr Yacouba Zerbo)

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Depuis le 16 septembre 2023, un nouvel espace d’intégration sous régionale a été créé. Il s’agit de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le 28 janvier 2024, ces trois pays signent un communiqué conjoint marquant leur divorce avec la communauté ouest africaine, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un divorce consommé au vu de l’engagement des trois pays à mutualiser leurs forces pour non seulement faire face au terrorisme mais aussi travailler à œuvrer pour le développement socioéconomique. Quel avenir pour l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ? Quel type d’économie pour les pays de l’AES ? Ce sont, entre autres, les questions abordées au cours d’un entretien avec le professeur Yacouba Zerbo, enseignant chercheur en relations internationales à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. 

Professeur Yacouba Zerbo, enseignant chercheur en relations internationales
Professeur Yacouba Zerbo, enseignant chercheur en relations internationales

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois pays du Sahel qui partagent la même histoire. Partis d’une domination coloniale française, ces pays sont tous indépendants en 1960. Aujourd’hui, ces pays ont un destin commun. Un destin qui tourne autour de plusieurs défis à savoir la sécurité, le développement socioéconomique et l’intégration des peuples.

« L’AES s’est vue abandonnée à son propre sort par la CEDEAO »

Tous, pays membres fondateurs de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces pays ont claqué la porte de cette organisation d’intégration sous régionale à travers une note conjointe le 28 janvier 2024.

Pour le professeur Yacouba Zerbo, enseignant-chercheur en relations internationales à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, l’Alliance des Etats du Sahel n’a pas tort de claquer la porte de l’institution sous régionale. Il précise que la CEDEAO, censée être le Léviathan des peuples de ces pays membres a échoué dans sa mission.

Selon lui, la création de l’AES est une réaction face à une situation donnée à savoir la question sécuritaire qui avait ébranlé ces différents Etats pendant plusieurs années. « Pendant des années, ces pays étaient vraiment sous l’emprise terroriste et ils se battaient de toutes manières pour défendre leur territoire et leurs populations. Ces Etats ont décidé de s’organiser intérieurement pour faire face à cette situation.

Retenez bien que cette réaction n’est pas contre la CEDEAO seulement mais aussi contre un certain nombre de pays qui ont une vision différente du monde. Depuis 2021, il y avait une politique au niveau de la CEDEAO, adoptée par les Etats Unis. Cette politique avait permis la création de l’Afrique occidentale côtière. Et par cette politique, cet ensemble de pays allaient bénéficier de la protection des autorités américaines. Cette configuration correspond à un certain nombre de pays membres de la CEDEAO sans les Etats du Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger », explique-t-il.

Il indique que cette politique adoptée par les Etats Unis au profit des pays côtiers de l’espace CEDEAO portait des germes d’un abandon absolu des Etats du Sahel par la CEDEAO. Une politique qui laisse entrevoir une exclusion dans la politique internationale de sécurité. Partant de ce point de vue le Burkina Faso, le Mali et le Niger ne sont pas protégés face à l’hydre terroriste qui sème la terreur au sein des populations et met les économies en berne.

« L’AES nous réserve un avenir prometteur si tout est mis en œuvre »

Avec une population estimée à plus de 72 millions d’habitants, l’espace AES constitue un vaste marché de consommation. Mais pour y arriver, les autorités doivent prendre un certain nombre de mesures pour faciliter l’intégration des peuples et booster un nouvel élan de développement socioéconomique.

Pour le professeur Yacouba Zerbo, la responsabilité de l’AES est énorme. Pour ce faire, les autorités doivent développer une stratégie de mobilisation des ressources, développer une stratégie de tissu diplomatique adapté, une politique de s’adosser aux personnalités physiques et morales et investir dans la sécurité et développer une stratégie de coopération correspondant aux réalités actuelles.

« Quand on quitte une institution pour créer une nouvelle, on doit adopter des stratégies dans les domaines de développement socioéconomique. Que ça soit l’intégration, la mobilisation des ressources, la diplomatie, la coopération et surtout dans le domaine sécuritaire. Tout ça pour répondre aux défis du moment qui ne sont rien d’autre que la sécurité et l’économie. L’AES doit avoir une force de nuisance pour faire peur, mais aussi pour sa propre sécurité afin de pouvoir faire face aux défis du moment » ; souligne-t-il.

Quand on parle de l’économie, la question de la monnaie reste primordiale et capitale. Aujourd’hui, ces pays, à la quête d’une souveraineté totale ont décidé de mutualiser leurs efforts pour une société libre et plus intégrée économiquement. Et pour la question de la monnaie, elle est une suite logique de la recherche de souveraineté. La monnaie est un instrument de souveraineté mais elle repose sur plusieurs éléments à savoir les ressources de l’Etat, le marché et sa protection.

« Il y a un certain nombre d’élément à prendre en compte dans la création d’une monnaie. Il y a les ressources de l’Etat, le marché et sa protection. Les capacités d’importations et d’exportations, un espace commercial, c’est surtout ça qui est capital. Cette monnaie doit fournir des productions au marché local et aller faire la conquête du marché international pour engranger des devises étrangères qui vont venir renforcer la solidité de cette monnaie », nous explique Yacouba Zerbo.

« La monnaie : un levier de développement économique et social »

La monnaie reste un moyen d’échange des économies contemporaines. Elle doit avoir une certaine considération pour assurer sa valeur et son équilibre. Pour l’enseignant chercheur à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, une monnaie, sur le marché doit bénéficier d’une stabilité politique et de l’équilibre des secteurs d’activités de développement économique.

« La monnaie n’aime pas le risque, l’instabilité politique, elle n’aime pas le déséquilibre des secteurs d’activités. La monnaie veut avoir de l’assurance pour assurer la confiance des partenaires, sa transférabilité, sa convertibilité, son dynamisme sur le marché concurrentiel », poursuit-il.

Levier de développement économique d’un pays, la monnaie est manipulable en fonction des intérêts des pays tributaires de la monnaie. Et dans une économie d’investissement et d’importation la monnaie est fluctuante, due aux manipulations pour répondre aux besoins du moment. Chose qui n’est pas nouveau selon notre interlocuteur. Le développement des économies nationales, du commerce, le contrôle strict de change sont, entre autres, les avantages d’une souveraineté monétaire.

Le Professeur Yacouba Zerbo indique que ces trois pays connaissent des situations difficiles dues à l’insécurité, mais estime que des situations difficiles qui font naître un nouveau dynamisme pour acquérir leur souveraineté et les populations doivent taire toutes sortes divergences qui pourraient enfreindre à cette dynamisme.

« Ces pays sont dans une nouvelle dynamique en particulier le Burkina Faso pour reconquérir l’intégralité de son territoire, sécuriser l’Etat et ses populations face au terrorisme et d’autres adversités de nature différente. Cela a amené les autorités à tracer des objectifs qu’ils veulent atteindre sur le plan militaire, économique, social et politique, diplomatique mais également dans le domaine de l’intégration. 

Et c’est déjà prendre en compte les efforts fournis et si ces efforts sont vraiment pris en compte il faut bien qu’on puisse faire taire forcement la persistance de certaines contradictions internes qui ne construisent pas une nation », conclut le professeur Yacouba Zerbo, enseignant chercheur à l’université Joseph Ki-Zerbo. Les chefs d’Etats de l’AES se sont réunis le 6 juillet 2024 à Niamey en marge d’un premier sommet. L’acte d’une confédération a été signé par les 3 dirigeants.

Source Burkina 24

Enlèvement de Foniké Mengué et Billo Bah : angoisse, indignation et nécessité d’un sursaut national

Suite au communiqué du Parquet Général près de la Cour d’Appel de Conakry le mercredi 17 juillet 2024 relatif à l’enlèvement et la détention illégale de Oumar Sylla Foniké Mengue et Mamadou Billo Bah, les Forces Sociales de Guinée expriment à nouveau leur profonde indignation et leur solidarité aux familles et proches des activistes, qui vivent des moments d’angoisse indescriptible.

Le Parquet, en déclarant, dans ledit communiqué, n’avoir été au courant de leur arrestation et sans informations sur les auteurs et leurs lieux de détention, n’a fait qu’exacerber la douleur, l’angoisse et l’indignation de leurs familles, du peuple de Guinée et du monde du droit.

L’on se demande ce que cette annonce de l’Etat, à la disparition ou à l’enlèvement des activistes et d’autres citoyens, pourrait insinuer en plus de son aveu d’impuissance à garantir aux Guinéens la protection individuelle et collective.

Certes, pour une gouvernance de vertus et de redevabilité, on pourrait être tenté par l’annonce d’ouverture d’enquêtes.

Mais, avec des multiples enquêtes annoncées par ledit Parquet sans suite, comme celle sur l’incendie du dépôt des hydrocarbures de Kaloum et plusieurs autres incendies ou assassinats et braquages à mains armées sous le CNRD, des interrogations demeurent avec acuité sur les capacités de l’Etat à garantir la sécurité aux personnes et leurs biens en Guinée.

A cet effet, pour des activistes qui s’opposent à la violation des engagements et des droits, disparus au dire du Parquet depuis deux (2) semaines environ, si aucun service étatique, ni personne ne semble encore être informé de leurs lieux de détention, cela met aussi en évidence un véritable dysfonctionnement dans le système judiciaire du pays.

Rappelons qu’au regard de la charte de la transition et des lois de République, toute forme d’arrestation du genre ou de détentions arbitraires de citoyens, comme nous le vivons maintenant, mérite l’indignation et la protestation individuelle et collective de tous. Car c’est contrevenant aux principes fondamentaux de justice et de respect des droits de l’Homme. C’est surtout antinomique à nos valeurs culturelles, religieuses et en un mot, à nos valeurs sociétales.

Face à cette situation, qui dénote l’évidence d’une insécurité galopante en Guinée, il est impératif que l’ensemble des couches socioprofessionnelles, politiques et humanitaires du pays prennent conscience du danger qui guette tous, sans aucune exception avec une telle gouvernance.

En conséquence, les Forces Sociales Guinée, appellent à un sursaut quoique désespéré des institutions judiciaires du pays pour la défense des droits humains et l’État de droit, à l’effet de se doter d’une image respectable du peuple.

Par la même occasion, les Forces Sociales de Guinée saluent les efforts et encouragent les institutions parajudiciaires, notamment le Barreau de Guinée et la Chambre Nationale des Huissiers de Justice, à redoubler d’efforts par une synergie d’actions à l’effet de barrer la route aux ambitions liberticides.

Enfin, les Forces Sociales de Guinée félicitent l’élan de mobilisation nationale et internationale en cours depuis ces enlèvements. Elles invitent à plus de bon sens par des actions combinées de tous (Syndicats, OSC, Médias, Partis politiques, Diaspora, Patronat, ordres socioprofessionnels,…) jusqu’à  la libération de tous les détenus politiques et les média, l’arrêt des harcèlements juridico-politiques, ainsi que le retour à l’ordre constitutionnel, seul gage de restauration effective des vertus démocratiques et humanitaires en Guinée.

Conakry, le 22/07/2024

La Coordination du FFSG

[Vidéo] Parlement de la Cedeao : Une députée ivoirienne entre dans une colère incontrôlable et fond sur Guy Marius Sagna

 Il a suscité la controverse à chacune de ses prises de parole à la première session ordinaire du parlement de la Cedeao. Guy Marius Sagna puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’en a cure de ménager les susceptibilités. Il met les pieds dans le plat. 

Après avoir critiqué la situation dans les pays comme la Guinée-Bissau, la Guinée et le Bénin, le député sénégalais a accusé les chefs d’État de la communauté d’être à l’origine de l’appauvrissement de l’Afrique de l’Ouest.

« Liberté de parole, ne veut pas dire que vous devez dire n’importe quoi à l’endroit des chefs d’État »
Ce discours n’a pas du tout plu à la députée ivoirienne Adjaratou Traoré. Elle est entrée dans une colère incontrôlable qui l’a éjectée de son siège.  Elle fondait déjà sur Mr Sagna quand ses autres collègues lui ont barré le chemin.
 « Liberté de parole, ne veut pas dire que vous devez dire n’importe quoi à l’endroit des chefs d’État. C’est n’importe quoi que vous êtes en train de dire. Vous dites n’importe quoi. Vous devez contrôler ce que vous avez à dire. Vous ne pouvez pas vous adresser aux chefs d’État comme ça, ce ne sont pas vos amis. Vous devez être courtois », a-t-elle crié à M. Sagna, ivre de colère. 
Pour sa défense, le député sénégalais a insisté sur le fait que ses propos n’avaient rien d’insultant. Afin d’éviter que l’altercation ne prenne une tournure plus grave, la présidente du parlement a suspendu la séance.

Flashguinee.info

Electricité: colère du ministre contre des cadres de EDG, la transition énergétique, une priorité (Emergence)

Le gouvernement guinéen fait face à un défi majeur concernant le projet de transition énergétique. Aller vers un mix énergétique solaire et thermique, cela fait suite, apprend-on, aux instructions données dans ce sens par le Président de la République au Ministre de l’Énergie. Selon nos sources au Ministère de l’Energie, bien avant cette instruction, aucune étude ni aucun site n’était disponible pour cette transition. Les mêmes sources nous révèlent que des efforts considérables ont été déployés pour identifier des sites et publier des cahiers de charges pour les promoteurs.

À date, précise-t-on, un projet de 90 mégawatts a été   déjà validé en haute-guinée. Un autre projet, aussi, hybride, financé par la BID, de 40 mégawatts à Kankan.

Aussi, le projet de Vinci de 40 mégawatts est en cours de négociation au niveau du Ministère des Finances, et un autre dont on ignore la capacité avec AFRICA REN.

Nos sources précisent que malgré l’urgence, le Ministre serait intransigeant sur la durée de la concession ainsi que sur le coût du kilowattheure dont il a fixé le cap en dessous de 7 cents.

Par ailleurs, de nombreuses tractations seraient en cours pour finaliser des projets, ainsi que pour l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur de l’énergie.

Joint au téléphone, un cadre haut perché affirme que « l’objectif est de permettre à chaque région d’avoir une centrale solaire, même si celle-ci n’est pas nécessairement implantée localement en raison de contraintes techniques. »

 A Electricité de Guinée (EDG), une réforme importante serait également en cours en vue d’améliorer la gestion de cette société. On exige que soient libérés ou intégrés   des bénévoles qui n’ont aucun statut. Ce, depuis 15 ans. Et le deadline fixée pour réaliser cette réforme serait d’ici la fin de ce mois de juillet.

Nos sources au sein de cette société rapportent que le patron du département, Aboubacar Camara, était très en colère la semaine dernière au cours d’une réunion qu’il aurait tenue avec des cadres de EDG.

D’après la même source, une crise entre syndicalistes à la base et responsables syndicaux a, à cette occasion, été désamorcée.

Il a été question au cours de la même réunion, de la distribution à EDG. Une tâche qui, faut-il le préciser, constitue un défi majeur, à cause des attitudes peu orthodoxes de certains agents dont la gestion d’un grand nombre de transformateurs serait très mauvaise. Cette situation entraverait les interventions sur le terrain, regrette notre interlocuteur.

On nous a fait remarquer qu’il y a des villes qui sont desservies en courant électrique dans lesquelles EDG n’a aucun agent.

A cet effet, nous glisse-t-on, des tensions ont éclaté récemment lors d’une réunion et le Ministre aurait fixé un ultimatum aux cadres. Il leur a demandé de se réveiller et de comprendre la situation que le pays traverse afin d’apporter des solutions ensemble.

Sans doute, les semaines à venir s’annoncent donc complexes pour l’entreprise et ses cadres.

Emergencegn.net

Fermeture de trois directions pour non-paiement de loyer : le ministre de la jeunesse écrit au propriétaire de l’immeuble

Dans une correspondance adressée au propriétaire de l’immeuble YANSANÉYA, le ministre de la jeunesse et des sports dit avoir constaté avec regret et stupéfaction  »la fermeture unilatérale et sans préavis des locaux de I’immeuble YANSANEYA abritant les services du Ministère de la jeunesse et des Sports ».

D’après Keamou Bogola Haba, il s’agit d’une situation qui affecte sérieusement le fonctionnement normal des services de son département et impacte négativement le service public de I’ Etat Guinéen.

Il rappelle dans cette présente correspondance avoir signé, dans le cadre de la résolution de cette incompréhension, un accord qui stipule en son article 4 que : « le présent bail est consenti et accepté pour une durée de deux (2) ans et trois(3) mois dont le bailleur du contrat a déjà bénéficié un an de paiement pour la période du 1er Mai 2022 au 30 Avril 2023, le preneur lui reste redevable un an de loyer, plus 3 mois de délai de préavis pour la période du 1er Mai 2023 au 31 juillet 2024. À l’expiration de la durée ci-dessus fixée et à défaut de congé, le contrat sera reconduit d’accord partie »  a-t-il mentionné

En conséquence, poursuit-il, « nous avons les droits de jouissance des lieux conformément aux clauses contractuelles et que les procédures administratives engagées sont en cours pour le paiement », a fait savoir le ministre Keamou.

C’est pourquoi il a invité le propriétaire a rouvrir les locaux pour dit-il faciliter le fonctionnement normal des services et le processus de déménagement au moment venu. Il a par ailleurs assuré de sa disponibilité pour tout règlement à l’amiable.

Lisez plutôt la correspondance du ministre