SMC, une agence de voyage de droit guinéen, a récemment engagé une procédure de recouvrement d’une créance de plus de trois milliards de francs guinéens contre la Fédération Guinéenne de Football. Une créance née du transport de l’équipe nationale, de ces dirigeants et de certains supporters à l’occasion de différents matchs des équipes nationales à travers le monde.
Pour l’instant, les parties sont dans une procédure de recouvrement amiable de la créance. Et, l’huissier de justice engagé par l’agence de voyage a donné huit jours à la FGF pour s’acquitter de la créance de son client. A défaut d’un arrangement à l’amiable, l’huissier n’exclut pas de saisir la justice en vue de la condamnation de la Fédération à payer les factures en souffrance.
Cette nouvelle intervient au moment où certaines sources font état de la résiliation du contrat avec la SMC Négoce par le président de la Fédération Guinéenne de Football, Bouba Sampil.
Des jeunes de Coléah ont manifesté leur colère en périphérie du ministère de la Sécurité et de la protection civile à Kaloum ce lundi. Ils demandent justice pour la mort de Fakemo Mara.
Ils accusent Gassim Soumah, directeur adjoint de la Sûreté, d’avoir tué le jeune d’une trentaine d’années, après l’avoir enlevé, torturé, séquestré.
La manifestation a été réprimée pat les agents de la police. Un blessé a été enregistré.
Jusqu’ici, il était donné pour un soutien inconditionnel du CNRD à Kankan, en haute Guinée. Certaines personnes allaient jusqu’à affirmer qu’il est le père spirituel du président de la transition. Maintenant, El hadj Souleymane Sidibé alias Karamö Solo a du mal à intérioriser son amour pour le nouveau pouvoir militaire.
Lors d’un de ses récents rassemblements à Kankan, le prédicateur a invité les militaires au pouvoir à mettre dans leurs programmes, la possibilité de briguer la magistrature suprême à cause du bilan, dit-il, qu’ils ont à leur actif depuis le 05 septembre 2021.
« Ce qu’on a vu durant les trois années passées, on ne l’avait jamais vu dans ce pays. Mais c’est difficile de gérer la Guinée. Si tu es à la tête du pays, il y a des gens qui te considèrent comme leurs ennemis simplement parce que vous n’appartenez pas à la même tribu, à la même ethnie où ils n’ont pas d’intérêts personnels avec toi. Mais en combattant un fait de Dieu, si tu ne fais pas attention, tu risques d’échouer lamentablement. Les militaires sont mes candidats préférés. Et puis à partir d’aujourd’hui, je leur demande de se présenter s’ils éprouvent le sentiment d’être candidats aux élections », a invité le président de l’association Noureddine Islam.
Le prédicateur est tellement sûr de la victoire des militaires, qu’il met au défi les acteurs politiques de pouvoir leur tenir tête.
« Si jamais un autre candidat parvient à leur tenir tête, je jure au nom de Dieu, j’abandonnerai le chapelet pour rejoindre les féticheurs. Écrivez, vous gardez. Je ne fais pas de Mamadi mon candidat pour rien. Il incarne des valeurs qui devaient pousser toute personne de bonne volonté à l’aimer et à le soutenir », a poursuivi Karamö Solo.
Parmi les arguments avancés par le prédicateur, il y a la volonté dit-il, du Général de corps d’armée de « s’inspirer des actions de feu, le président Ahmed Sékou Touré et la considération qu’il a pour la famille de celui-ci ».
La pluie ne cesse de tomber sur Conakry depuis samedi. Plusieurs quartiers sont inondés par des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale guinéenne, causant des cas de morts et des dégâts matériels importants.
La météo annonçait de fortes ces jours à Conakry et environs. Depuis la nuit du vendredi 23 à samedi 24 aout, de fortes pluies de s’abattre sur la capitale Conakry.
Une note du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, à travers de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), fait état d’un mort, un porté disparu, 7 maisons détruites, 14 voitures et 9 motos endommagées, 61 points d’eau endommagés. Les inondations ont impacté 17.185 personnes, selon le bilan officiel qui précise que 306 personnes ont été sauvées.
Les pluies ont continué à tomber dans la journée du dimanche 25 aout. De nombreux quartiers de Conakry ont été impactés notamment sur la corniche Taouyah-Sonfonia ainsi que dans les communes Matoto, Gbessia et Tombolia où des habitations sont inondées d’eau.
A noter que l’Agence nationale de la météorologique avait déjà annoncé une forte pluviométrie jusqu’au 25 aout à 18h en Basse et Moyenne Guinée, appelant les habitants de ces régions naturelles à se préparer à faire face à un risque élevé d’inondations, surtout dans les zones vulnérables.
‘’Des pluies intermittentes modérées devenant parfois fortes, des orages et des vents relativement modérés sont prévus pour la période indiquée. La zone côtière est particulièrement concernée. Risque élevé d’inondation dans les zones vulnérables’’, avait alerté l’agence.
Elle a par ailleurs prévenu que les infrastructures urbaines sont sous pression, notamment les résidences non adaptées aux conditions météo extrêmes, qui pourraient être inondées ou subir des glissements de terrain.
En séjour aux Etats-Unis, Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a communié ce dimanche 25 aout 2024 avec ses militants et sympathisants mobilisés en masse pour la circonstance. L’ancien Premier ministre a mis l’occasion à profit pour adresser une sévère mise en garde contre le général Mamadi Doumbouya, soupçonné d’avoir des intentions de confisquer le pouvoir.
A ses militants et sympathisants, Cellou Dalein Diallo a indiqué que ‘’nous allons juger Mamadi Doumbouya sur la base de ses engagements. Nous l’avons dit ici et répété qu’on l’a soutenu. Il a promis d’organiser des élections transparentes dans un délai raisonnable. Ni lui, ni les membres du CNRD, du gouvernement et du CNT ne seraient pas candidats à ces élections. Il l’a dit et répété plusieurs fois. En plus de cela, ils ont inscrit dans la charte que les membres du CNRD, du gouvernement et du CNT ne seront pas candidats pour la transparence et l’équité des élections’’.
Près de trois ans après la chute du régime d’Alpha Condé, l’ancien Premier ministre déplore le fait que ‘’tout ce qu’ils ont promis, ils n’ont pas respecté. Et le comble dans tout ça, on nous présente un avant-projet de constitution. On refuse d’y intégrer les dispositions interdisant la candidature du président du CNRD, des membres du CNRD, du gouvernement et du CNT. Ils disent : ‘Non, ce n’est pas dans la constitution qu’on met cela’. Pourtant, ce sont eux qui avaient librement pris l’engagement et qui ont intégré cette disposition dans la charte qu’ils ont jurée de respecter et de faire respecter’’.
Il dit à qui veut l’entendre que ‘’rien n’empêche qu’on mette dans les dispositions transitoires de la constitution que les engagements qui avaient été pris dans la charte seront respectés. Parce que la constitution, une fois adoptée, va annuler et remplacer la charte. Si ces dispositions ne sont plus dans la constitution, on n’aura rien à opposer à Mamadi Doumbouya s’il veut être candidat. C’est une trahison d’un engagement. Nous nous battons pour que notre pays soit régi par les principes et règles de la démocratie et de l’Etat de droit. Nous ne pouvons pas laisser faire. Il faut qu’on se mobilise pour la démocratie et l’Etat de droit’’.
Aujourd’hui, martèle Dalein, ‘’on dit que c’est le ministère de l’administration du territoire et les préfets qui organisent les élections. Ils ont pris le contrôle des collectivités. Ils ont mis des délégations spéciales partout et renvoyé ceux qui ont été élus. Ils ont décidé que les chefs de districts et de quartiers vont être nommés par les gouverneurs. Ils disent que la CENI, c’est eux, parce qu’ils sont neutres et qu’ils ne veulent d’un organe de gestion des élections’’.
‘’Si le patron de la junte est candidat en violation de son serment, de la charte de la transition et de tous les engagements qu’il a pris publiquement, est-ce qu’il y aura des élections ?’’, s’interroge-t-il, avant répondre : ‘’Ils vont sacrifier la démocratie alors que nous, on se bat pour la démocratie. Nous nous battons pour avoir le suffrage des guinéens’’.
‘’Grâce à votre confiance, on a été élu en 2010, en 2020’’, revendique-t-il, tout en soulignant avec insistance que ‘’notre victoire a été volé. Des engagements d’organiser des élections libres, transparentes et équitables ont été pris par la junte. Maintenant, ils disent que ça change. Le chef de la junte de la junte veut se présenter’’.
Au fort moment des inondations apocalyptiques d’hier à Conakry, le chef du gouvernement de la Transition, Bah Oury, a trouvé la solution parfaite pour rassurer les populations : un joli message sur les réseaux sociaux. En quelques clics, le gouvernement s’est montré ‘‘solidaire de tous nos compatriotes touchés par les inondations’’. Quelques mots pour éponger autant d’eau versées dans les rues et dans les foyers ?
Il n’a pas oublié de remercier chaleureusement les ‘‘services spécialisés’’ et les ‘‘nombreux volontaires’’ qui, paraît-il, ont porté assistance aux victimes. Des remerciements d’autant plus mérités qu’ils permettent d’éviter le déplacement d’un quelconque membre de la junte ou du gouvernement vers les zones sinistrées. On ne se mouille pas quand quand on peut tweeter. Ça s’appelle de la gouvernance 2.0.
Quant aux mesures concrètes pour éviter que ce désastre ne se répète… silence radio.
Il est cependant hallucinant de constater que trois saisons des pluies sous la gouvernance militaire n’ont toujours ps suffi pour comprendre qu’inondations riment avec mauvaises gestions : Les constructions anarchiques, le manque de caniveaux et l’état lamentable des routes, les ponts construits par des amateurs, l’insalubrité assommante, …
Et si l’on en croit les autorités, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Car, après tout, chez nous, gouverner, c’est surtout… tweeter !
Le gouvernement malien a déclaré vendredi l’état de catastrophe nationale après des inondations qui ont fait 30 morts et 47.374 sinistrés depuis le début de la saison des pluies en juin, lors d’un conseil des ministres extraordinaire.
Bamako, Mali | vendredi 23/08/2024 —
Du début de l’hivernage au 22 août, 122 cas d’inondations ont été enregistrés dans 17 régions et à Bamako. Elles ont touché 7.077 ménages, faisant 47.374 personnes sinistrées, selon un communiqué du gouvernement.
Elles ont occasionné 30 décès dont 12 à Ségou, 6 à Gao, 5 à Bamako, 3 à Koutiala, ainsi que 104 blessés.
Dans le district de Bamako, la capitale, 563 ménages ont été affectés, pour un total de 4 639 personnes sinistrées. La région la plus touchée est celle de Gao, dans le nord, avec un total de 9.936 sinistrés.
Le Mali n’est pas le seul pays sahélien frappé par les intempéries. Au Niger voisin, les inondations ont fait 217 morts, 200 blessés et plus de 350.000 sinistrés,
selon les autorités. Au Tchad, elles ont aussi fait des dizaines de morts et des milliers de sinistrés.Le conseil des ministres malien a adopté un plan d’organisation des secours. Il comporte des mesures comme la poursuite de la sensibilisation sur les risques d’inondation, l’interdiction formelle d’attribution de parcelles à usage d’habitation dans les zones inondables ou encore le curage des collecteurs, des caniveaux et des jonctions des voies d’écoulement d’eau.
La junte au pouvoir a également annoncé mobiliser 4 milliards de franc CFA pour faire face aux conséquences des inondations, renforcer le stock national de sécurité alimentaire et apporter l’assistance nécessaire aux ménages touchés.
A l’occasion de la plénière de clôture du débat d’orientation budgétaire ce samedi, 24 août 2024, le ministre de l’Economie et des Finances, Mourana Soumah, a été interpellé sur une affaire au centre de laquelle il se retrouve depuis quelques jours. Dans un courrier devenu viral sur les réseaux sociaux, le ministre Soumah annonçait au cocontractant SEESEA, sa décision de se retirer d’un mémorandum qu’il avait signé quelques jours auparavant au nom de l’Etat guinéen. Le document portait sur un discret prêt sans intérêt de deux milliards de dollars à la partie guinéenne en échange de beaucoup d’avantages au profit de SEESEA.
Réagissant ce samedi à la suite des interpellations des conseillers, le ministre fait savoir qu’il n’a pas agi seul et explique les raisons qui l’ont poussé à signer. «J’ai tenu une réunion avec mes collaborateurs : le secrétaire général, le conseiller juridique, le directeur de la dette. Donc ça n’a pas été fait en catimini. Et, c’est suite à un courrier officiel qui m’a été adressé par monsieur le Premier ministre», a déclaré Mourana Soumah.
D’ailleurs, selon le ministre, «le mémorandum, d’abord, comprenons que juridiquement, il n’est pas contraignant. C’est une intention de négociation. Il n’a aucune valeur juridique engageante. Deuxièmement, on a pris soin de mettre dans les dispositions, l’article 9 qui stipule que les parties se réservent de toute communication jusqu’à ce que tout soit viabilisé pour aller vers un mode opératoire dans le cadre d’un contrat commercial». En tant que ministre des Finances, poursuit-il, «j’ai vu l’opportunité de financement, c’est ce qu’il faut voir derrière. Le ministre des Finances assure l’équilibre financier de l’exécution du budget de l’Etat. C’est pour cela que je me suis engagé».
Dans sa déclaration, le ministre Mourana Soumah a donné l’exemple de l’accord de 20 milliards conclu par le régime précédent avec la Chine. «Je donne juste un exemple: la Guinée a signé un contrat de 20 milliards, l’accord sino-guinéen. C’est un accord de discussion mais ce n’est pas de l’argent qui est décaissable on a ouvert en fonction de la maturité des projets».
En dénonçant ledit mémorandum à l’intention des partenaires, le ministre Soumah avait invoqué le fait que, selon lui, ces derniers aient fait une communication sur ledit document dans la presse. Pourquoi un si important document financier devrait-il être gardé dans la discrétion ? C’est la question que beaucoup se posent sur les réseaux sociaux.
A ceux qui se posent cette interrogation, le ministre repond que «ce n’est pas une auto-saisine, ce n’est pas un camouflet, ce sont plutôt des actes de bonne foi allant dans le sens de trouver des possibilités de financement importants pour relancer la construction des infrastructures».
Selon un rapport -provisoire-très sérieux de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), une personne aurait perdu la vie, un disparu. 3 437 ménages auraient impactés, touchant 17 185 âmes, comme si elles étaient toutes sagement alignées pour être comptées une à une. Heureusement, 306 personnes ont été secourues par nos vaillants héros qui, malgré des moyens limités, ont réussi à sauver quelques meubles et une poignée de personnes.
Sept maisons auraient été totalement détruites. Pas six, ni huit ; non, sept exactement. Mais le doute plane quand même, surtout quand on voit l’ampleur des dégâts ce samedi. Prenons Yimbaya Tannerie, par exemple, où nous étions, des maisons ont été inondées sans qu’une seule ombre d’un agent de l’ANGUCH ne vienne troubler la tranquillité des lieux. Est-ce que ces cas ont été comptabilisés ? On peut multiplier ce cas par plusieurs.
Applaudissons tout de même la prouesse de l’ANGUCH, qui réussit l’exploit de faire beaucoup avec si peu… ou si peu avec beaucoup, on ne sait plus trop.
Un autre accident de la circulation vient d’endeuiller des familles en République de Guinée.
Dans la nuit du vendredi 23 août 2024, un accident de la circulation impliquant un véhicule KIA s’est produit dans un village situé à la rentrée de Boola dans la préfecture de Beyla.
Selon un premier bilan rendu disponible, sept (7) personnes dont le chauffeur ont perdu la vie dans cet accident et 14 autres ont été blessées.
Le véhicule qui s’est renversé dans un ravin à Kaman était en provenance du marché hebdomadaire de Sinko. Le conducteur aurait perdu le contrôle de l’engin.