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Donia (Coyah) : 2 673 familles victimes de déguerpissements à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse reçoivent les titres fonciers de leurs domaines

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C’est un ouf de soulagement pour les victimes des déguerpissements de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse de 1998 et 2019.

Ce samedi 14 septembre 2024, le gouvernement guinéen, à travers la Société nationale d’aménagement et de la promotion immobilière (SONAPI-SA) a procédé à la restitution des titres fonciers et des plans parcellaires à ces victimes.

Au total, 2673 familles sont concernées par ce processus de restitution. Elles sont réparties sur plus de 258 hectares dans le district de Donia, sous-préfecture de Wonkifong, préfecture de Coyah.

« Cette compensation foncière est une reconnaissance solennelle de la dignité humaine et un acte fort de justice sociale. Aujourd’hui, cette remise de titres fonciers incarne cette justice, en rétablissant les victimes spoliés dans leur droit et en jetant les bases d’une Guinée où chaque citoyen, quelque soit son origine, ses croyances ou ses convictions, est protégé et respecté dans ses droits. Cette cérémonie ouvre la voix à un avenir commun où règnent la paix et l’unité nationale. La SONAPI, dans sa mission régalienne, a pour vocation de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière d’aménagement et de promotion immobilière. Son action s’inscrit dans la dynamique de garantir aux citoyens guinéens, l’accès aux parcelles viabilisées et à des logements décents. En rétablissant des droits fonciers des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse sur une superficie de 258 hectares, nous faisons un pas concret vers la guérison des blessures du passé de 2683 ménages, tout en posant les fondations d’un avenir partagé, car comme le rappelle souvent son excellence, le général Mamadi Doumbouya, la paix durable ne peut être bâtie que sur la justice et la réconciliation. En remettant ces titres fonciers et ce plan d’aménagement, nous ne faisions pas simplement une compensation de terre à leurs légitimes propriétaires, nous consolidons la paix sociale et renforçons l’unité nationale. Nous affirmons ensemble notre engagement de bâtir une Guinée plus juste, plus forte et plus unie. Une Guinée où chaque citoyen est acteur de la réconciliation nationale », a dit Maimouna Laure Mah Barry.

Les victimes recasées dans cette partie de Coyah se réjouissent de ce dénouement plutôt heureux. De l’avis de Samba Sow qui porte la voix de celles-ci depuis 2019, « ce 14 septembre restera gravé » dans la mémoire collective.

Il ajoutera, plus loin, que le sentiment de rejet par l’Etat provoqué par la casse de leurs maisons en deux temps « vient d’être réparé ». Il a par ailleurs reconnu que « le pas le plus important est franchi ».

« Nous demandons humblement au Président Doumbouya de continuer à nous assister pour la mise en place du fonds d’indemnisation des victimes », a-t-il ajouté.

La restitution des titres fonciers et des plans parcellaires aux victimes de Kaporo-Rails, de Kipé 2 et Dimesse était placée en première ligne des priorités du Président de la transition. Au nom du Général Mamadi Doumbouya, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le Général Amara Camara qui a présidé cet événement est, lui aussi, revenu sur les deux déguerpissements qui ont marqué les victimes.

« Chers frères et sœurs, vos nouvelles terres, contrairement aux précédentes, ont un titre foncier, seront aménagées et sont sur une zone très prometteuse. Nous avons certes fait du chemin, mais il faut reconnaître que les objectifs ne sont pas encore atteints. C’est pour cette raison que j’invite les uns et les autres à continuer et aussi à persévérer », a-t-il dit.

Dans leurs discours de circonstance, les bénéficiaires ont plaidé les autorités à veiller à ce que le domaine mis à leur disposition, ne soit pas spolié par d’autres individus.

Le RPG Arc-en-ciel assure qu’Alpha Condé est ‘’prêt à revenir en Guinée et reprendre son pouvoir’’

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L’ancien parti au pouvoir appelle ses militants à se mobiliser pour défendre les idéaux d’Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel assure que l’ex-chef de l’Etat, a quitté la Turquie pour s’installer dans un pays africain, est prêt à reconquérir le pouvoir.

‘’Nous savons que vous n’allez jamais vous fatiguer. Ce n’est pas aujourd’hui que nous avons commencé la lutte. Nous ne sommes pas à notre première transition. On a franchi beaucoup d’étapes ensemble. Et vous êtes restés persévérants, fidèles au RPG et à son leader, le Professeur Alpha Condé. Vous avez un objectif que vous suivez. Vous ne vendez pas votre honneur et votre dignité. Car, vous savez qu’au bout de l’effort, il y a le bonheur qui sera réalisé par votre homme de choix, le Professeur Alpha Condé’’, indique l’ancien député Mohamed Lamine Kamissoko.

Et de poursuivre : ‘’Il [Alpha Condé] vient de parler et vous l’avez écouté. Mais cette adresse à la nation très courte est perçue par certains comme une façon de menacer l’actuelle autorité et demander au peuple de se donner la main avec l’actuelle autorité pour ceci ou pour cela. C’est une mauvaise interprétation, une manipulation’’.

L’ex-parlementaire affirme qu’aucun ‘’homme de pouvoir ne peut bâtir une société dans la paix et dans l’unité sans tenir un discours pareil. Et Alpha Condé montre une fois de plus, à travers son discours, qu’il est prêt à revenir en Guinée et reprendre son pouvoir. Il a dit que malgré les 3 années d’absence, tous les jours, il pense au peuple de Guinée et se demande quand il va revenir, comment répondre aux attentes de la population’’.

Il précise dans sa vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien président de la République a ‘’dit : ‘Nous avons conquis le pouvoir ensemble, nous l’avons exercé ensemble, nous avons eu certes des obstacles, mais malgré cela, les résultats réalisés sont connus de tout le monde’. Voilà ce que le Professeur a voulu dire dans son discours’. Si maintenant des esprits malveillants tentent d’interpréter cela autrement, laissez-les faire comme ils veulent’’.

VisionGuinee.Info

Situation des enseignants contractuels : Aboubacar Soumah du SLECG dénonce l’inaction du gouvernement face à ses points de revendications

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Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah, a rencontré le conseil national du dialogue social ce jeudi, 12 Septembre 2024, à Dixinn. Cette rencontre fait suite à une plateforme revendicative déposée par ledit syndicat pour rappeler l’inaction des autorités face aux revendications syndicales déposées depuis avril 2024, notamment l’intégration des enseignants contractuels non retenus à la Fonction publique. Le SLECG souhaite l’intégration de ces enseignants avant l’ouverture des classes prévue le 25 Septembre 2024.

« Vous savez, le SLECG avait déposé une plateforme revendicative depuis avril 2024 qui est restée sans suite. Seulement que nous avons été conviés à une seule rencontre avec le ministre de la Fonction publique qui venait de prendre fonction. Il nous a demandé de lui donner un temps moratoire pour lui permettre de s’installer. Depuis cette date, nous n’avons pas été contactés. Ce qui nous a amenés, avec la multiplication des problèmes, à déposer une deuxième plateforme revendicative le 24 du mois passé. Donc, nous avons mis en copie le Conseil National du Dialogue Social. Donc, il nous a conviés pour que nous puissions échanger autour de cette plateforme revendicative… Il y reviendra, comme il l’a si bien dit, de saisir les autorités, par une correspondance concernant la plateforme revendicative que nous avons déposée », a expliqué Aboubacar Soumah, le Secrétaire Général du SLECG.

Poursuivant, ce leader syndical Aboubacar Soumah a émis l’espoir de voir ces revendications aboutir.

« Vous savez, la situation des anciens contractuels, leurs cas sont des éléments de la plateforme revendicative qui comporte beaucoup de points. Le premier point concerne les enseignants contractuels. Nous avons la révision du statut particulier de l’éducation, de l’enseignement universitaire et de l’enseignement technique, qui est caduque. Conformément à l’article 100 de ce statut-là qui a été signé depuis 2006, chaque fois qu’il y a de l’inflation, chaque fois que le coût de la vie est cher, il faut adapter le contenu de ce statut-là à cette réalité. Ce qui n’est pas fait et ce qui a toujours été réclamé, mais qui n’a jamais été fait. Donc à l’image des enseignements supérieurs dont le statut a été révisé, nous aussi nous demandons à ce que le statut de l’enseignement pré-universitaire et de l’enseignement technique soit aussi révisé à la satisfaction et que ce soit adapté aux réalités actuelles de la vie. Nous sommes sûrs qu’il y aura une issue favorable, parce que nous avons remarqué que nous avons affaire à un gouvernement de dialogue. Parce que chaque fois que nous demandons des revendications, on est immédiatement conviés pour que nous puissions trouver la solution à travers le mouvement syndical. Chaque année, on négocie et on trouve des solutions aux problèmes que nous posons. Je suis sûr que c’est un gouvernement de dialogue, ce qui a fait qu’au niveau de l’enseignement pré-universitaire, depuis l’avènement du CNRD, il n’y a pas eu de grève, si vous le constatez. Je n’ai pas tenu une déclaration pour dire que je suis contre l’admission des enseignants contractuels, je dirige une organisation syndicale responsable, nous défendons la justice, le droit des enseignants, le droit des travailleurs. Donc, quand nous constatons que ces droits sont brimés, on s’implique pour trouver la solution », a-t-il indiqué.

Guineematin.com

Cellou Dalein Diallo : « La majorité des partis politiques en Guinée soutient la junte, tout ce qu’elle fait, y compris la confiscation »

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Dans une émission radio au Canada, Cellou Dalein Diallo a déclaré que la majorité des partis politiques en Guinée aujourd’hui soutient les actions du CNRD au pouvoir depuis le coup d’état du 5 septembre 2021.

Une situation déplorée par l’ancien premier ministre et président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

« La majorité des partis politiques en Guinée soutient la junte, tout ce qu’elle fait, y compris la confiscation malheureusement. Parce que c’est des partis politiques qui n’ont généralement pas intérêt aux élections, ils n’ont jamais participé à des élections ou certains n’ont jamais eu d’élus, les conditions de vie sont difficiles. Donc il y a la corruption des leaders politiques, de certains acteurs de la société civile, les leaders d’opinions, les imans, les religieux, les journalistes, les patrons de presse. Il y a énormément d’intimidation et de corruption pour rallier beaucoup de leaders d’opinons à la junte », a indiqué le leader politique face au journaliste Cyrille Ekwalla.

planete7.info

Édito-Trois ans après, c’est la balade sans contrainte du pouvoir militaire (Mognouma)

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Le CNRD a fêté le 05 septembre dernier les trois ans de son accession au pouvoir. Une célébration morose qui a ainsi été décidé par le sommet, certainement dans le but de ne pas gêner la mobilisation au retour du chef de l’État, qui a participé au sommet du FOCAC, en Chine.

On peut bien épiloguer sur la manière dont tout cela a été organisé ainsi que l’objectif visé par les organisateurs en prenant cette initiative. Un vieux débat en Guinée qui refait surface chaque fois que le pouvoir et ses thuriféraires décident d’agir ainsi. En tout cas, c’est une initiative qui cache une certaine ambition pour le pouvoir.

 Pour parler de la réception, à dire vrai, peu importe la manière, Mamadi Doumbouya a été accueilli par une foule très nombreuse. C’est le signe d’une balade sans contrainte. Le régime peut désormais se permettre tout. En face, rien. L’opposition en proie au doute est de plus en plus inaudible. Pour preuve, elle a du mal à redynamiser la troupe avec des projets sabordés par ses démarches jugés assez contradictoires.

L’on se souviendra encore du soutien sans condition au coup d’État et au nouvel homme fort, même pas sous condition et sous surveillance, avant de se raviser quand le rêve de chacun a été brisé sur l’autel de  l’ambition nourrie par les militaires pour le pouvoir.

En réalité, l’opposition montre de plus en plus des signes d’usure. Deux de ses piliers vacillent, avec eux tout le reste est tiré vers le bas. Sidya Touré, Président de l’UFR  et Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG ont fait le choix de mener loin de la Guinée leur combat.  Quand le dernier, Cellou Dalein Diallo , annonce dans une interview qu’il préfère élire résidence en dehors du pays, au motif que ceux qui ont eu l’audace de rentrer, sont soit portés disparus soit en prison, ça a le mérite d’étioler son discours d’engagement, de détermination et de mobilisation de la population.

Le CNT pour sa part joue aux arbitres d’élégance et ouvre un boulevard pour la continuité du régime. Les populations qui en ont ras-le-bol de l’insidieux jeu politique malsain des politiques semblent avoir détourné leur regard. La résignation a tout l’air d’un ralliement. Les pays occidentaux laissent faire. La géopolitique dicte cette apathie, plutôt ce soutien à peine voilé. Donc, il n’y a plus rien, du moins pour le moment, qui ferait obstacle à l’ambition du pouvoir de s’installer durablement. Le  Général a le terrain libre, il n’y a que sa volonté d’aller ou pas, qui compte désormais. Pour faciliter une éventuelle future candidature, il donne la priorité à la construction des grandes infrastructures et se donnent les moyens pour y parvenir, sachant,  que par-dessus tout, c’est ce qui pourrait convaincre les populations à lui faciliter la tâche et à croire en sa capacité à présider légalement aux destinées du pays.

Mognouma 

Recyclage des anciens ministres : Quelle stratégie politique du Gal Mamadi Doumbouya ?

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Après les nominations encore ce soir de Yaya Sow et Aly Seydouba Soumah, comme conseillers à la Présidence chargés respectivement des infrastructures et de l’Énergie, le Général Mamadi Doumbouya semble amorcer un retour inattendu des anciens ministres qu’il avait limogés. Certains se retrouvent désormais conseillers à la Présidence, tandis que d’autres occupent des postes clés comme directeurs généraux dans des secteurs stratégiques de l’État. Faut-il y voir une simple réintégration de technocrates expérimentés ou une manœuvre politique plus subtile ?

En effet, cette stratégie pourrait traduire une volonté de combiner continuité et rupture. En réintégrant ces figures, le Président Mamadi Doumbouya pourrait chercher à bénéficier de leur expertise technique tout en exerçant un contrôle plus direct sur eux. Il s’agit peut-être également d’une tentative de neutraliser d’éventuels rivaux politiques en les intégrant dans le système, leur ôtant ainsi toute velléité d’opposition.

Cependant, une telle démarche n’est pas sans risques. Le fait de redonner des responsabilités à des personnalités autrefois écartées pourrait susciter des incompréhensions ou des frustrations au sein de la population, qui attendait un véritable renouveau dans les cercles de pouvoir.

Dans ce contexte, plusieurs questions s’imposent : Quelle vision politique se dessine à travers ces nominations ? Est-ce une stratégie visant à stabiliser la gouvernance à court terme ou une anticipation des échéances à venir ? Mamadi Doumbouya cherche-t-il à apaiser certaines tensions internes, voire à préparer l’après-transition en installant une équipe qu’il maîtrise ?

En attendant peut-être Charles Wright !

Les mois à venir permettront certainement d’apporter des éléments de réponse à cette reconfiguration politique, dont les implications dépassent le simple jeu de chaises musicales au sein de l’administration.

Pour rappel, Guillaume Hawing, Lanciné Condé, Gando Barry, Aly Seydouba Soumah et Yaya Sow, tous anciens ministres sont de retour aux affaires à des niveaux divers. En attendant peut-être Charles Wright!

Silence de Paris sur le kidnapping de Foniké Menguè et Billo Bah : le député Aurélien Saintoul demande une “commission d’enquête sur les relations France-Guinée”

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Depuis un peu plus de deux mois, Oumar Sylla alias “Foniké Menguè” et Mamadou Billo Bah (deux leaders du Front national pour la défense de la constitution) sont portés disparus en Guinée. Ils ont été enlevés le 9 juillet dernier à Conakry par un groupe de gendarmes et de militaires membres des forces spéciales. Et depuis, ces deux activistes n’ont pas donné signe de vie. Leurs familles sont sans nouvelles. Et le gouvernement guinéen réfute toute responsabilité dans cet enlèvement.

Cette affaire suscite encore une vague d’indignations au sein des défenseurs des droits de l’homme et de la communauté internationale. Mais la France, pour des raisons encore inavouées, a choisi de se mirer dans un profond silence. Et, c’est ce silence qui vient de pousser le député français, Aurélien Saintoul, a demandé une “commission d’enquête” pour faire la lumière sur les relations actuelles entre la France et la Guinée.

“Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah ont été enlevés il y a 2 mois en Guinée. La France est restée silencieuse malgré la reprise de la coopération avec la junte de M. Doumbouya. Je demande une commission d’enquête sur les relations France-Guinée”, a-t-il déclaré le 9 septembre dernier sur X.

La France a toujours été citée parmi les grands soutiens de la junte militaire du CNRD arrivée au pouvoir en Guinée par un coup d’Etat perpétré le 5 septembre 2021. D’ailleurs, elle fait partie des premiers pays à renouer la coopération avec la Guinée au lendemain de ce putsch contre le régime d’Alpha Condé (ex chef d’Etat guinéen). Le gouvernement français a même nommé par décret un fonctionnaire coopérant auprès du ministre guinéen de la justice.

Ce soutien à toute épreuve de la France au CNRD intrigue, surtout à cause des multiples violations des droits de l’homme (assassinat, enlèvement, musèlement des libertés individuels et collectives…) perpétrées en Guinée depuis l’arrivée de cette junte au pouvoir. Au moins 50 personnes ont été tuées depuis janvier 2024 dans ce pays (selon l’ONU).

La responsabilité de la junte militaire du CNRD a toujours été indexée dans le kidnapping de  Foniké Menguè et Billo Bah. Les épouses de ces deux activistes ont même déposé une plainte à Paris contre le Général Mamadi Doumbouya et deux autres membres du CNRD (Général Balla Samoura et Général Bachir Diallo) pour “disparition forcée”. Mais, les autorités guinéennes réfutent encore toute responsabilité dans cette affaire. Ce, malgré la convergence d’indices et des témoignages accablants.

L’enlèvement de Foniké Menguè et Billo Bah suscite une grande inquiétude au sein des ONGs de défense des droits humains et de la communauté internationale.

« Nous sommes extrêmement inquiets de la disparition de deux militants (Foniké Menguè et Billo Bah) en République de Guinée… Nous exhortons les autorités de transition en Guinée à libérer immédiatement et sans condition les deux militants, à moins qu’ils ne soient formellement inculpés conformément aux procédures judiciaires établies, garantissant ainsi leur droit à une défense juridique adéquate », a déclaré le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dans un communiqué publié quelques jours après cet enlèvement.

Guineematin.com

Trois ans après la chute d’Alpha Condé, ‘’il convient de s’interroger sur les motivations réelles du coup d’Etat du 5 septembre 2021’’

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Le 
conseiller chargé de la communication du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dénonce l’achat de consciences à cout de billets de banque pour mobiliser des citoyens en faveur du chef de la junte. Souleymane Souza Konaté demande aux guinéens de résister face à ces pratiques combattues sous le régime d’Alpha Condé.

Le retour du chef de la junte de la Chine, ce mercredi 11 septembre, a été marqué par une forte mobilisation de l’autoroute Fidel Castro jusqu’au centre-ville de Kaloum. Dans la foulée de cette de cet accueil, Souleymane Souza Konaté, commentant une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle apparaissent des citoyens arborant des t-shirts à l’effigie du président contre des billets de banque, regrette de telles pratiques.

‘’Les erreurs du passé sont reproduites avec d’autant plus de vigueur et de zèle qu’il convient aujourd’hui de s’interroger sur les motivations réelles du coup d’État du 5 septembre 2021 surtout lorsque le remède se révèle pire que le mal censé être combattu’’, déplore-t-il.

Cet opposant à la gestion de la transition invite les guinéens épris de paix et de justice de ne pas céder à l’achat de consciences et de continuer d’exiger du CNRD le retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée.

‘’’Ne cédons ni à la peur, ni à la résignation et encore moins à la violence. Résistons à l’achat de consciences et restons mobilisés pour la République’’, recommande Souleymane Souza Konaté de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

VisionGuinee.Info

Sénégal : le président Diomaye Faye dissout l’Assemblée nationale et annonce des législatives le 17 novembre

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Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, élu en mars sur la promesse d’un changement profond, a annoncé jeudi dissoudre l’Assemblée nationale et fixer des élections législatives le dimanche 17 novembre 2024, dans une adresse à la nation.

Cette dissolution vise à lui donner une majorité stable pour gouverner alors que la précédente législature, élue en 2022 et où continue à dominer le camp de l’ancien président Macky Sall, lui était hostile.

« Je dissous l’Assemblée nationale pour demander au peuple souverain les moyens institutionnels qui me permettront de donner corps à la transformation systémique que je leur ai promise. Aujourd’hui plus que jamais l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle temporalité à notre quinquennat », a déclaré à la télévision nationale le chef de l’Etat de 44 ans.

Selon lui, les blocages des derniers jours à l’Assemblée l’ont convaincu que « le gage d’une collaboration franche avec la majorité parlementaire (…) était une illusion ». « Celle-ci ayant décidé de se détourner du Peuple pour promouvoir le culte du blocage et ainsi entraver la mise en œuvre du Projet sur la base duquel j’ai été élu », a-t-il affirmé.

Le président Faye a par ailleurs mis en cause la gestion des finances publiques de son prédécesseur Macky Sall. Citant un audit soumis à la Cour des comptes, il a dénoncé « des dérapages volontairement cachés », « avec une évolution incontrôlée de la masse salariale, de la dette et des intérêts de la dette, une non-maîtrise des subventions et un dérapage dans les tirages sur ressources extérieures ».

AFP

Le ministre Mory Condé affirme qu’avant l’arrivée du CNRD, ‘’il n’y avait que les autoroutes Fidel Castro et Le Prince à Conakry’’


Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat chargé de la récupération des domaines spoliés de l’Etat assure que depuis l’arrivée du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) au pouvoir, de nombreuses nouvelles infrastructures routières ont été construites.

‘’Les entreprises sont mobilisées et sont en train de faire les premiers travaux en attendant la fin des grandes pluies pour commencer à être assez opérationnelles pour le bitumage de la route Mamou-Labé, mais également Labé-Mali jusqu’au niveau de la frontière’’, annonce le ministre de l’urbanisme et de l’habit chargé de la récupération des domaines spoliés de l’Etat.

Mory Condé assure affirme que le département en charge des infrastructures fait preuve de proactivité dans la réparation des routes. ‘’Avant, s’il y avait de problèmes au niveau des chaussées, il fallait attendre 2 à 3 mois pour une intervention. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, en termes d’intervention sur le terrain, dès qu’il y a problème, on se déplace pour donner une réponse’’, assure-t-il.

‘’Avant l’arrivée du CNRD, on était à combien de kilomètres de routes bitumées à Conakry ? C’était l’autoroute Fidel Castro et l’autoroute le Prince. Mais de nos jours, un citoyen a la possibilité de quitter km 36 ou Kagbelen sans passer par les autoroutes Fidel Castro et le Prince.  Dans les quartiers de Conakry, beaucoup de projets de bitumage de routes ont été entamés’’.

Mory Condé fait remarquer que ‘’les ressources que nous avons en Guinée pour l’entretien routier, ce sont les centimes que nous percevons sur le carburant. Nous sommes rendus compte que le peuple devient plus exigeant. Les conditions environnementales et climatiques font que nous ne pouvons plus nous permettre de faire les routes avec des structures souples qui ne peuvent tenir qu’un an à deux ans. Donc, on était obligés de s’orienter vers de nouvelles taxes qui peuvent nous permettre de renflouer les caisses du Fonds d’entretien routier afin d’accroître les investissements sur le réseau routier’’.

Il affirme que dans sa ‘’communication sur la vision Simandou 2040, le chef de l’Etat a parlé de deux corridors que nous allons construire ainsi que des infrastructures dont les études sont très avancées. C’est le corridor nord qui quittera Dubreka-Boké-Gaoual-Koundara qui ira jusqu’à Siguiri. Et le corridor sud qui quittera Forécariah jusqu’à Beyla, Kerouané pour aller vers l’autre route. Ces deux autoroutes seront réalisées dans le cadre du programme Simandou 2040’’.

VisionGuinee.Info