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Pour une véritable révolution verte en Guinée : la solution concrète de Danda Diallo

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Depuis 65 ans d’indépendance, notre pays n’a pas encore réussi à transformer sa bauxite  en alumine, ni à développer le secteur agricole malgré son potentiel. Il est désormais essentiel d’agir en repensant notre modèle de développement économique.

Je propose une solution concrète : relier l’exploitation minière au développement agricole. Chaque société minière devrait aménager au moins 500 hectares de terres agricoles sur une période de cinq ans. Ces terres seraient ensuite mises à disposition des entrepreneurs agricoles dans le cadre du programme « Terre contre terre » : l’exploitation de nos ressources minières en échange du développement de l’agriculture.

Les sociétés minières, avec leurs infrastructures déjà en place, ont la capacité d’aménager ces terres, d’installer des forages, des systèmes d’irrigation et de désenclaver les zones rurales. Cela deviendrait une composante obligatoire des contrats d’exploitation signés avec l’État.

Pour les agriculteurs, cette initiative offrirait un accès à des terres aménagées, des coûts d’exploitation réduits et une sécurité renforcée pour leurs activités. L’État, pour sa part, pourrait apporter un soutien technique avec des services tels que des formations, des outils agricoles, un accès aux marchés, des semences et des infrastructures de transformation.

Cette solution permettrait de dynamiser l’agriculture, de créer des emplois et de garantir un avenir prospère pour les générations futures. Il est temps d’agir pour concrétiser cette révolution verte en Guinée.

Alpha Mamoudou Danda Diallo

 Expert de l’accompagnement des entrepreneurs

Guinée : des experts de l’ONU et de l’Union africaine alarmés par le sort de deux activistes disparus

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Des experts indépendants des droits humains de l’ONU et de la de la Commission africaine des droits de l’homme se sont inquiétés, jeudi, du sort de deux activistes guinéens portés disparus depuis juillet dernier à Conakry.

Dans un communiqué, ils ont tiré la sonnette d’alarme sur l’enlèvement et la disparition forcée des défenseurs des droits humains, Mamadou Billo Bah et Oumar Sylla dit Foniké Manguè, qui risqueraient d’être torturés, maltraités et exécutés de manière extrajudiciaire en raison de leur travail légitime de défense des droits humains et de la démocratie.

Ils exhortent les autorités guinéennes à élucider le sort et le lieu où se trouvent M. Billo Bah et M. Sylla immédiatement, à les libérer, et à protéger leurs droits.

« Si les allégations sont confirmées, à identifier, juger et punir les responsables de leur disparition forcée », ont déclaré les experts.

L’enlèvement de militants politiques et d’activistes contribue à la perpétration des abus

Le 7 juillet 2024, vers 22h00, un groupe d’environ 10 personnes, dont des militaires armés et d’autres personnes en civil, aurait pris d’assaut un immeuble résidentiel, appréhendant violemment M. Sylla et M. Billo Bah et les emmenant dans un véhicule blindé des forces spéciales guinéennes. Le 11 juillet 2024, les défenseurs des droits humains auraient été emmenés au centre de détention de l’île de Kassa.

À ce jour, cependant, les autorités n’auraient pas révélé ce qu’il était advenu d’eux, ni où ils se trouvaient, ni fourni à leurs proches des informations sur leur état de santé et leur bien-être. Selon les experts, leur disparition forcée pourrait être liée à leur « travail légitime de coordinateurs de Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) et de mobilisateurs du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ».

« L’enlèvement de militants politiques, de défenseurs des droits humains ou de membres de l’opposition a un effet dissuasif et contribue à la perpétration de violations des droits humains pour l’ensemble de la communauté qui compte sur leur travail pour protéger leurs droits », ont-ils souligné.

Des détenus seraient morts en détention

Par ailleurs, des préoccupations ont également été exprimées au sujet d’allégations selon lesquelles d’autres détenus seraient décédés en détention en raison de problèmes de santé aggravés dans des conditions de détention et de l’absence de soins médicaux suffisants en temps opportun.

Les experts ont réitéré leur déclaration commune à l’approche du tout premier Congrès mondial sur les disparitions forcées et ont appelé toutes les parties prenantes, y compris les victimes ainsi que les organisations, les défenseurs des droits humains et les avocats qui défendent les deux activistes, à entreprendre des actions concertées et à élaborer des plans concrets pour mettre fin aux disparitions forcées.

Outre le Groupe de travail sur les exécutions extrajudiciaires de la Commission africaine des droits de l’homme, le communiqué a été endossé par les membres du Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées, mais aussi par Gina Romero, Rapporteure spéciale sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association; Mary Lawlor, Rapporteure spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme; Irene Khan, Rapporteure spéciale sur la liberté d’opinion et expression; et Morris Tidball-Binz, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires, ou arbitraires.

Avec ungeneva.org

La Guinée, ses tyrans, ses morts, ses disparus (Par Tierno Monénembo)

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Le bilan est tout fait ce 2 octobre, date anniversaire de l’indépendance : c’est 66 ans de sang et de larmes !

Le pays déroule le même agenda depuis 1958 : le pouvoir absolu et la misère du même nom. Si la Côte d’Ivoire voisine peut compter ses usines et ses autoroutes, la Guinée n’a rien d’autre à compter que ses bourreaux et ses morts.

Un seul bémol à ce deuil sans fin : les tyrans se suivent mais ne se ressemblent pas. À chacun son style, à chacun sa méthode ! Sékou Touré tuait par pendaison publique ou par « diète noire » (ainsi appelait-il la privation totale de boisson et de nourriture). Lansana Conté fusillait dans les montagnes. Dadis Camara fauchait dans les stades, Alpha Condé, dans les manifestations de rue. Mamadi Doumbouya préfère, lui, les disparitions. Ça ne fait pas de bruit, ça ne laisse pas de trace ; c’est plus discret, plus propre, pour ainsi dire.

Des disparitions inquiétantes

Les derniers en date s’appellent Foniké Mengué et Billo Bah, deux responsables du FNDC (Front national de défense de la Constitution), ce mouvement d’opposition qui rassemble les partis politiques, la société civile et les syndicats. Leur absence depuis le 9 juillet dernier n’a pas sur-le-champ étonné leurs proches outre mesure, puisque, sous le régime d’Alpha Condé comme sous celui des militaires, ils séjournent régulièrement à la prison centrale de Conakry. C’est le procureur de la République qui a semé l’inquiétude en affirmant ne rien savoir de leur sort. Officiellement, ils ne sont donc ni détenus ni même inculpés. Et pourtant, selon divers témoignages, ils auraient été arrêtés par des hommes en uniforme, conduits dans la cour du palais présidentiel, où ils auraient subi des bastonnades, puis jetés au bagne de Fotoba, sur l’île de Kassa, au large de Conakry. Vivent-ils encore, ont-ils déjà succombé à la torture ? Nul ne le sait. En revanche, il est certain que l’atmosphère qui règne en ce moment à Conakry n’incite guère à l’optimisme.

Le 26 septembre dernier, madame Bilivogui reçoit un coup de fil anonyme lui demandant de se rendre au camp Samory-Touré, quartier général et siège du ministère de la Défense. De là, elle est conduite à la morgue de l’hôpital Ignace-Deen pour identifier la dépouille de son mari, le colonel Pépé Célestin Bilivogui, disparu depuis un an. Le 26 septembre, le docteur Mamadi Dioubaté, chef du service pédiatrique de l’hôpital de Kankan, est retrouvé mort dans sa cellule. Ce médecin avait été arrêté trois semaines plus tôt pour avoir brûlé sur la place publique une effigie du général Mamadi Doumbouya. La seule réaction des autorités à ce qu’il faut bien appeler un crime d’État vient du préfet local et elle est de nature à vous glacer le sang : « Si nous attrapons une personne en train de brûler ces effigies, cette personne ira comme l’autre est allé » (sic). Le message est confus, mais tous les Guinéens ont compris : « Celui qui ose ternir l’image du président, celui-là mourra comme le docteur Mamadi Dioubaté est mort. »

Autoritarisme

Qui peut encore dire que la République de Guinée est en transition, qu’elle s’apprête à revenir à l’ordre constitutionnel ? Tout indique que le général Mamadi Doumbouya se portera candidat aux prochaines présidentielles en violation flagrante de la charte de la transition et tout est déjà fait pour qu’il les gagne dès le premier tour. En Afrique, rien de plus facile que de gagner une élection dès le premier tour : il suffit de persécuter l’opposition et de museler la presse, deux choses que le tyran de Conakry sait très bien faire.

Cet ancien légionnaire a dissous le FNDC, interdit toute manifestation (sauf, bien sûr, celles favorables à sa candidature) et il n’admet que trois types d’opposants : les morts, les exilés et les disparus. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les six principaux médias indépendants (quatre radios et deux chaînes de télévision) ne sont plus autorisés à émettre.

Curieusement, contrairement à ses homologues européens et américain, l’État français n’a toujours pas réagi à la scandaleuse disparition de Foniké Mengué et Billo Bah.Quant à l’OIF, les dérives citées plus haut ne l’ont pas empêchée de réintégrer en son sein le régime putschiste de Conakry. Normal, me direz-vous, cet organisme international, chantre de la démocratie et des droits de l’homme, se doit de féliciter les premiers de la classe.

Tierno Monénembo.

Tountouroun (Labé) : Un enfant meurt par noyade

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Un enfant a perdu la vie dans une noyade à la rivière du village de Lariya, dans la commune rurale de Tountouroun, relevant de la préfecture de Labé. Il  y a perdu la vie sur le chemin de retour de l’école a-t-on appris.

Mamadou Bachir Sow et son camarade Oury Bailo Sow revenaient de l’école lorsqu’ils ont été emportés par eaux après une forte pluie, dans la journée du mercredi, 9 octobre courant. La nouvelle s’est emparée du village et des recherches ont été immédiatement entamées. Elles ont permis de retrouver les deux écoliers, tous âgés de 7 ans. Mais le premier (Mamadou Bachir Sow) avait déjà rendu l’âme. Le second, blessé, a été évacué au centre de santé de la sous-préfecture de Tountouroun, aux dires du président de la délégation spéciale.

Selon Tala Oury Sow, à l’arrivée des deux écoliers à la rivière, sans hésitation, ils ont essayé de traverser. « Comme ce sont des enfants, ils n’ont pas évité la pluie. L’un d’entre eux a été emporté par les eaux et le second a été repêché mais il était blessé. Ils ont recherché celui qui a été emporté par les eaux, et finalement c’est aux environs de 17 heures que son corps a été repêché dans cette rivière ».

Après concertation, les autorités préfectorales ont restitué le corps à sa famille.

AOD

Coopération : Une ‘’grande’’ Commission mixte pour renforcer l’axe Conakry – Kigali 

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Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger et son homologue du Rwanda viennent plusieurs accords de coopération entre les deux pays. Les Chefs des diplomaties guinéenne et rwandaise ont paraphé ces documents mercredi, 9 octobre 2024 dans la capitale Kigali, à l’occasion de la tenue de la première Commission mixte de coopération.

En séjour à Kigali, Morissanda Kouyaté et son homologue rwandais ont signé une dizaine d’accords de coopération dont « les domaines retenus sont la diasapora, la gestion des données migratoires, la coopération technique, la Défense et sécurité, l’administration du territoire, la justice, l’économie, le commerce ainsi que d’autres secteurs », informe le Département.

Pour une meilleure application des recommandations de cette première « grande de la Grande Commission Mixte de Coopération », un mécanisme de suivi a été mis en place par les parties « conformément à la vision des présidents Paul Kagamé et Général Mamadi Doumbouya ».

Après Kigali, la deuxième session se tiendra en 2026 à Conakry.

AOD

Ministère des Transports : la mobilisation des recettes internes au cœur des travaux de restitution

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Les locaux du ministère des transports, ont abrité ce mercredi 09 octobre 2024, les travaux de restitution du mécanisme de mobilisation des recettes internes. Une réunion à l’issue de laquelle, il a été question de présenter l’état des lieux et faire des propositions de stratégies, qui visent à œuvrer en faveur de la sécurisation des ressources publiques.

C’est une demande du ministère des transports, qui est phase d’être mise en application. Il s’agit d’élaborer un mécanisme d’identification, de sécurisation et de modernisation de son appareil de collecte des ressources. Ce travail minutieux a été effectué par l’équipe de la mission d’appui à la mobilisation des ressources internes. « Donc, cela fait 3 mois, que nous travaillons avec les (14) directions du développement. Nous avons fait un état des lieux, nous avons eu des interactions très productives en matière d’identification des ressources et nous sommes parvenus à une conclusion qu’on était venu présenter ce matin au ministre des transports. On peut retenir, que le potentiel de mobilisation des ressources dans ce secteur des transports, il est important et les marges pour permettre à l’État de mobiliser davantage des ressources sont énormes. Donc, l’idée maintenant c’est de mettre en place un certain nombre de mécanismes juridiques d’identification et de sécurisation de ressources mais aussi de modernisation de nos instruments de travail. Une manière de permettre au département de contribuer effectivement à la mobilisation des ressources internes. Ce qui fait partir non seulement des politiques du ministère des transports mais aussi des recommandations du comité de pilotage de la (MAMRI) dont le ministre fait partir », a déclaré Mohamed Doumbouya, coordonnateur général de la (MAMRI).

Cette équipe de la (MAMRI), a été mandatée par le ministre secrétaire général de la présidence sur demande du ministre des transports, qui lui a adressé des remerciements. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement, est largement revenu sur les raisons pour lesquelles, il a sollicité l’expertise du comité de pilotage de la mission d’appui à la mobilisation des ressources internes.

« Je tiens à remercier le ministre secrétaire général de la présidence, qui a bien voulu mettre à notre disposition son équipe de la (MAMRI). Une manière de nous accompagner dans l’évaluation des différentes entités que nous avons ici, pour nous permettre au cas échéant d’entamer les réformes nécessaires pour sécuriser, renforcer mes mécanismes, de mobilisation de nos recettes publiques et aussi de tracer de façon transparente, l’utilisation de ces ressources financières. Nous avons également au cours de cette séance de restitution remercié les différents responsables, qui ont bien voulu collaborer effectivement à ce travail, puisque sans cela, on aurait pas pu arriver à ses conclusions. Des conclusions, qui nous obligent à entamer certaines réformes de textes de loi, pour mieux encadrer les mécanismes ou encore des recettes mobilisées et aussi d’induire probablement, les nouvelles technologies pour rendre plus transparente et plus efficace la mobilisation des recettes publiques dans le secteur des transports. Et aussi sur le plan législatif, ça va nous amener à mieux clarifier, les différents périmètres de responsabilité des entités, puisque le guide a montré qu’il y a un chevauchement de responsabilité entre les différentes entités, ce qui rend difficile souvent la collaboration. Il faut donc travailler dans ce sens-là et puis d’autres recommandations pour mieux améliorer la gouvernance des différentes entités que se soient dans la mise en place des conseils d’administration ou l’amélioration du cadre institutionnel de ces entités-là. Je prends l’exemple du port Autonome de Conakry, qui a un statut d’EPA mais qui fonctionne comme une société anonyme et qui nécessite une mise à jour de ces statuts et de ses sections de fonctionnement. C’est une année implémentation qu’on va commencer dès maintenant et va se renforcer avec les États Généraux du secteur des transports, que nous voulons organiser d’ici la fin de l’année et qui vont nous permettre de définir une stratégie triennale ou quinquennal sur le domaine des transports et aussi de mettre en œuvre toutes les recommandations issues de cette audits », a ajouté Ousmane Gaoual Diallo, ministre des transports.

Ce rapport synthèse qui a été présenté, est le fruit des travaux qui ont été menés durant 90 jours et qui ont connu la participation effectivement de toutes les directions et entités qui relèvent du ministère des transports.

Oumar Sow pour le service de communication et relations publiques du ministère des transports

Palais Mohamed V : les dessous de la rencontre entre Black M et Mamadi Doumbouya

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L’artiste guinéen, Alpha Diallo, connu sous le sobriquet, Black M a été récemment vu à la présidence de la République. Le rappeur franco-guinéen n’y était pas allé pour une simple promenade de santé. Avec Mamadi Doumbouya et Black M, en présence d’autres hauts cadres du pays, ont échangé sur des opportunités qui peuvent être bénéfiques aux jeunes de Guinée.

Les images de cette audience ont vite fait le tour de la toile. Quelques jours après cette rencontre, on en sait un peu plus sur le contenu des échanges entre le président de la Transition et l’artiste guinéen. Nous apprenons de ce dernier que les discussions avec Mamadi Doumbouya étaient axées sur des projets dont l’artiste lui-même est porteur pour mieux vendre la destination Guinée. « J’ai besoin de parler aux dirigeants pour pouvoir faire avancer le pays. J’ai pas mal de projets dont j’avais déjà parlé l’année dernière à l’événement Miss Guinée où j’étais venu », a clarifié Alpha Diallo Black M.

L’évènement en question est un festival qu’il souhaite organiser en Guinée dont la réussite nécessite l’accompagnement des autorités du pays.  « J’avais (lors de l’évènement Miss Guinée) annoncé un festival annuel. Et donc pour ça, j’ai besoin des plus hautes autorités qui puissent m’accompagner sur ce festival à l’instar de Jamel Debbouze qui fait le Marakech du Rire ou A’Salfo qui fait le FEMUA (Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo qui se tient en Côte d’Ivoire). Ce sont des festivals qui marchent chez eux et qui touchent le monde entier. Moi je pense qu’en toute humilité je peux porter l’image de ce festival et c’est ce qui m’amène à la présidence aujourd’hui pour pouvoir leur demander de m’accompagner sur le projet » a-t-il fait savoir.

Critiqué pour son ‘’accointance’’ avec le pouvoir putschiste de Conakry, Black M tient à préciser qu’il y a rien de louche, au contraire, c’est pour une bonne cause peut-on comprendre dans sa communication. « Le pays a beaucoup évolué, il y’a encore beaucoup de choses à faire. C’est pour cela que je fais beaucoup d’aller-retour. J’aime mon pays, il n’y a rien de négatif mais il y’a beaucoup de choses à faire. Nous serons là pour faire les choses. Je serai là pour donner à la Guinée ce qu’elle m’a donné », a coupé court l’artiste.

AOD

Et si le destin du guinéen était bien ce qu’il est et qui intrigue (opinion) !

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Le 5 septembre 2021 comme pour les autres dates, sans se poser même une seule question, aussi banale qu’elle pouvait paraître, les guinéens, dans leur majorité ont déferlé à travers des scènes de liesse, pour exprimer leur adhésion au discours, oh, combien beau, du patron du groupement des forces spéciales de Guinée !


Ce jour-là, comme à la mort de Sékou Touré et de Lansana Conté et même à l’arrivée du premier président universitaire, Alpha Condé, les guinéens ont semblé comme libérés d’un gouffre, d’un cachot, de plusieurs décennies de misère, de tortures, bref, d’une dictature, puisque c’est cela notre slogan en Guinée, le maître-mot, lorsque nous ne supportons plus un régime. Nous n’avons d’ailleurs jamais supporté un régime en Guinée. Des colons à maintenant, en passant par Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté ou Alpha Condé, aucun régime n’a jamais été bon en Guinée et pour les guinéens.

‘’Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu’’, disait Félix Houphouët Boigny. Cette assertion, s’il y a bien un peuple qui en a fait sienne, c’est celui de la Guinée. Pour preuve, à la chute de chaque régime en Guinée, ne vous fiez jamais des grandes parades de soutien, des déclarations d’adhésion çà et là, des allégeances aux Princes du moment, elles ne sont que de courte durée. Elles ne tiennent jamais longtemps pour céder la place au regret, au désarroi, au désenchantement et à la déception.

En réalité, les guinéens n’ont jamais su tirer de leçons des décennies de gouvernance basée sur le népotisme, alors qu’on nous prône l’égalité de chance ; de la corruption, alors qu’on nous promet de la gestion basée sur la transparence ; de l’enrichissement illicite, alors qu’on nous chante la lutte contre le crime économique et financier ; des nominations par clientélisme, alors qu’on nous promet le mérite ; de l’administration foncièrement politisée, alors qu’on nous endort avec la promesse de complètement dépolitiser la machine de l’administration ; de la justice à double vitesse, alors que pour le 5 septembre 2021 par exemple, nous avons sauté de joie en apprenant que la justice sera la boussole qui guidera chaque guinéen ; des vies d’innocents citoyens enlevées, alors que promesse nous avait été faite que plus aucun guinéen ne mourra à cause de son opinion. Qu’en est-il aujourd’hui de toutes ces promesses, ou qu’en a-t-il d’ailleurs été depuis toujours ?

Dans chaque nouveau régime, le Guinéen caresse l’espoir de voir la rupture avec les anciennes pratiques. Oui, la rupture, et c’est aussi ce que nous vendent les nouveaux hommes. Et par fatalisme, tel sous l’effet d’amnésie, nous y croyons fermement en oubliant que les prédécesseurs nous ont promis les mêmes rêves, parfois plus beaux d’ailleurs, sans jamais les réaliser.

‘’Tout le monde peut diriger la Guinée’’, me disait tout amertumé, désespéré, un client dans un café. Pour lui, le guinéen n’ayant pour seul souci que le quotidien, il faut juste lui faire miroiter la popote du lendemain pour que tu le domptes. Nous sommes tous asservis et maintenus dans le cycle de dépendance perpétuelle. Cela n’a pas commencé aujourd’hui, le CNRD n’en est pas géniteur, il est aussi fruit de cette norme à laquelle les guinéens ont fini par s’accommoder.

Réclamer un droit, n’est plus un droit pour le guinéen, il doit s’accommoder. Les différents régimes en Guinée sont tous pareils, comme le peuple qui reste le même avec les mêmes ambitions qui ne dépassent pas le bout du nez. Le quotidien, c’est le combat de la majorité des guinéens. Tellement obnubilé par la satisfaction de l’envie personnelle, le nombrilisme, jamais les grands chantiers et grosses œuvres qui pourraient accomplir un pouvoir, ne sauraient être appréciés à leur juste valeur. Chacun préserve son MOI.
Après le PPTE, Kaleta et Souapity pour Alpha Condé, c’est aujourd’hui SIMANDOU 2040 pour Mamadi Doumbouya et toujours ‘’MA PART D’ABORD’’ pour le guinéen.

Daouda Mohamed Camara
Journaliste

Responsabilité du silence sur la folie liberticide de la junte : Réponse à Ibrahima Sanoh(Souleymane Souza )

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Dans un pays où la vérité devient un acte de résistance, certaines voix, par pudeur ou par décence, devraient simplement se taire. L’opportunisme et l’indifférence face aux exactions de la junte actuelle révèlent un manque criant de conscience chez ceux qui préfèrent leur petit confort personnel immédiat à la justice et à l’intérêt général. Tandis que les droits et les libertés fondamentales sont bafoués, ces individus choisissent d’ignorer les violences, les arrestations arbitraires, et les assassinats sommaires, se contentant de profiter des largesses d’un régime dont ils se sont faits les complices.

Depuis la prise du pouvoir par le CNRD, la Guinée vit une terrible régression. Ce régime militaire se caractérise par une répression féroce, une folie liberticide qui se manifeste par des assassinats de manifestants, des cas de disparitions forcées, des détentions arbitraires et la mise à mort de la presse libre. Parmi ces victimes, Foniké Mengué et Billo Bah sont portés disparus, et leurs familles vivent dans une angoisse insupportable. Elles attendent désespérément des nouvelles de leurs proches, qui ont été enlevés sans explication, en toute impunité.

La liste macabre ne s’arrête pas là : le Général Sadiba Koulibaly et le Colonel Pépe Célestin Guilivogui, deux officiers respectés, sont morts dans des conditions plus que douteuses, sans que le gouvernement ne prenne la moindre initiative pour faire la lumière sur leur décès. Quant au docteur Mohamed Dioubaté, pédiatre émérite de Haute-Guinée, il est décédé en détention dans des circonstances tout aussi obscures, une tragédie supplémentaire qui révèle la brutalité de ce régime. Ces décès sont symptomatiques d’une répression croissante, marquée par la violence aveugle et l’absence totale de respect pour les droits humains les plus élémentaires.

Dans ce contexte, Monsieur Ibrahima Sanoh a choisi de fermer les yeux sur cette réalité accablante. Tandis que le CNRD a trahi le contrat moral qui le liait au peuple de Guinée, reniant sa parole donnée de rétablir l’ordre constitutionnel, Sanoh, en bon affairiste, préfère détourner son regard des souffrances des familles des victimes. Au lieu de dénoncer ces horreurs, il se consacre à défendre ses intérêts personnels, publiant un tissu de contre-vérités qui ne trompe personne. Sa préoccupation n’est pas le bien-être des Guinéens ni la justice pour les victimes, mais la gestion des prébendes qui lui ont été offertes en échange de son silence complice.

Silence coupable et dérives autoritaires

Monsieur Sanoh, il convient de vous rappeler que depuis la prise du pouvoir par le CNRD, la justice en Guinée s’est transformée en un simple outil de répression au service d’un régime militaire défaillant. Les faits sont clairs : 62 jeunes Guinéens ont été assassinés en marge des manifestations contre la junte, sans que la moindre enquête sérieuse ne soit ouverte. Les forces de sécurité opèrent dans une impunité totale, étouffant toute voix discordante avec une violence qui ne cesse de croître. Les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, et les détentions illégales sont devenues des pratiques courantes sous ce régime qui s’est affranchi de toute légitimité morale sans que cela ne perturbe le moins du monde votre sommeil.

Pire encore, des figures de premier plan comme le Général Sadiba Koulibaly ou le Colonel Pépe Célestin Guilivogui sont mortes dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées. Ces décès, ainsi que la mort du docteur Mohamed Dioubaté en détention, sont une tragédie pour la Guinée et pour les familles qui demandent justice, mais qui ne trouvent que silence et indifférence de la part des autorités. La douleur de ces familles est immense, et elle est exacerbée par l’inertie des responsables politiques et militaires qui se contentent de profiter de leurs privilèges sans se soucier des souffrances des citoyens.

L’illusion de la réconciliation sans Justice

Monsieur Sanoh, il est hypocrite de parler de réconciliation nationale tout en ignorant délibérément les véritables acteurs politiques et sociaux du pays. Une transition politique ne saurait réussir sans la participation active de ceux qui, depuis des décennies, se battent pour un État de droit en Guinée. L’organisation des « Assises nationales vérité et pardon » n’a été qu’une tribune pour montrer l’incapacité du CNRD à élaborer une réelle stratégie de réconciliation nationale, ignorant les victimes dans la conception et la mise en œuvre du processus de réconciliation. Contrairement à ce que vous laissez entendre, une paix durable ne peut se construire sur l’exclusion, ni sur l’usage des tribunaux comme instruments de vengeance politique.

ous défendez une junte qui a échoué sur tous les fronts. Depuis trois ans, le népotisme, le favoritisme et la brutalité de ce régime ont poussé 32 000 jeunes Guinéens à fuir le pays, préférant affronter les dangers du désert et les risques des traversées maritimes plutôt que de continuer à vivre sous ce régime oppressif. Le récent drame des migrants guinéens morts en Méditerranée est une conséquence directe de l’échec lamentable de cette transition, qui, loin de répondre aux attentes du peuple, s’enfonce dans la corruption et la répression.

Une Transition inéluctable

a vérité est simple : le CNRD a échoué. Malgré les discours, la gestion de la transition est calamiteuse, minée par des scandales de corruption, des abus de pouvoir, et une brutalité sans précédent. Tous ces manquements et violations graves ont altéré profondément le climat sociopolitique, conduisant à la situation de blocage actuelle et transformant cette transition en un véritable cas d’école de démagogie populiste au sein de laquelle vous excellez.

Les Guinéens ne sont pas dupes, et ils ont bien compris que cette junte, loin de préparer le retour à l’ordre constitutionnel, s’accroche au pouvoir au mépris des droits humains et des aspirations légitimes du peuple.

Que cela soit bien clair : la transition doit se terminer le 31 décembre 2024. Pas un jour de plus. Les contre-vérités et la propagande orchestrées par des démagogues ne changeront rien à la détermination des Guinéens de reprendre leur destin en main. Nous resterons fermes dans notre exigence d’élections transparentes, inclusives et crédibles, ainsi que dans notre engagement à mettre fin à ce régime militaire autocratique.

Souleymane Souza KONATÉ,

Président de la Commission Communication de l’ANAD et Conseiller Chargé de Communication de Cellou Dalein Diallo.

Guéckédou : elle refuse son fiancé au lit et se fait tuer par ce dernier

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Ce crime passionnel s’est déroulé à Guéckédou, précisément, dans la localité de Fadou, commune rurale de Ouendè Kénèma. La victime, Tènè Vanladou Tolno, a été abattue à coup de machette par son fiancé.

Depuis un certain moment, le courant ne passait pas entre les deux tourtereaux. Le refus du lit à son fiancé, Fara Siandy Tolno, serait la principale pomme de discorde. Enragé, il a mis fin aux jours de Tènè, rapporte le président de la délégation spéciale de Ouendè Kénèma.

« Sur les lieux, aux environs de 11heures -12heurs, nous avons trouvé le corps de la fille ensanglanté couvert de feuilles et de pagne en pleine brousse. On a demandé à ce que le corps de la victime soit ramené à Fadou pour enterrement, ce que fut fait » a indiqué Sâa Millimouno, le président de la délégation spéciale.

Fara Siandy Tolno, fiancé de Tènè présumé auteur de l’assassinat ets aujourd’hui mis aux arrêts  et aurait reconnu son acte, selon l’autorité communale. «J’ai eu le temps d’interroger le Monsieur. Il a reconnu que réellement, c’est lui l’auteur du crime » qui est intervenu le jour même où une réconciliation  était prévue entre les deux. Malheureusement, le jeune « a profité très tôt le matin pour aller abattre la femme. Qu’il y a avait une incompréhension, c’est-à-dire le refus de la femme de satisfaire aux besoins biologiques » de l’homme.

AOD