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La Guinée en quête de pétrole : des explorations dans les eaux nationales

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Le gouvernement guinéen a lancé des travaux d’exploration pétrolière dans ses eaux territoriales. Aboubacar Camara, ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, affirme que cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’indépendance énergétique du pays.

Un enjeu de souveraineté énergétique

L’un des principaux défis de son département a été de « redonner à la Guinée sa souveraineté énergétique ». Il rappelle que l’explosion du dépôt d’hydrocarbures a fragilisé la distribution en électricité et que les barrages de Souapiti et de Kaleta ont connu des difficultés. « Il fallait donc remettre à jour notre souveraineté énergétique », souligne le ministre.

Le secteur de l’eau est également une priorité. « Depuis une soixantaine d’années, la Guinée est appelée le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Mais avec un besoin estimé à un million de mètres cubes par jour, nous n’en produisons que 170 000. L’écart est énorme, soit un déficit de 80 %. Il fallait trouver des solutions pour redonner espoir à la population », explique Aboubacar Camara.

L’exploration pétrolière en marche

Face aux enjeux liés aux hydrocarbures, la Guinée mise aussi sur la réduction de l’impact des gaz à effet de serre, notamment par la promotion du gaz butane. Cependant, après l’explosion du dépôt d’hydrocarbures, il a fallu prioriser la sécurité et assurer un approvisionnement stable en produits pétroliers.

Dans cette dynamique, le gouvernement a lancé des recherches pétrolières en eaux profondes. « Nous sommes situés entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Il y a du pétrole dans ces deux pays. Nous nous sommes donc dit que Dieu ne peut pas nous détester autant pour ne pas nous donner aussi des puits pétroliers », affirme le ministre, illustrant ainsi l’espoir que suscite cette initiative.

Actuellement, deux projets de prospection sont en cours, en partenariat avec des entreprises israéliennes. « L’une des stratégies prioritaires était d’explorer les possibilités de fouilles dans les eaux profondes pour voir dans quelle mesure nous pouvions faire des découvertes », précise Aboubacar Camara.

L’exploration pétrolière en Guinée reste à ses débuts, mais les autorités espèrent que ces travaux aboutiront à des découvertes significatives pour renforcer l’indépendance énergétique du pays.

AOD

Mamou : L’ACGP évalue les progrès des grands projets

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Dans le cadre de sa mission d’évaluation, l’Administration et le Contrôle des Grands Projets (ACGP) a effectué une visite à Mamou pour examiner l’état d’avancement des chantiers d’infrastructures en cours. Dirigée par Ibrahima Sory « AB » Diallo, la délégation a inspecté plusieurs projets clés dans la préfecture, avec pour objectif de garantir leur bonne exécution.

La mission a débuté par la visite du centre d’hémodialyse, où Ibrahima Sory Diallo a noté un avancement satisfaisant. Toutefois, il a souligné certaines lacunes : « Nous avons constaté des non-conformités et donné des instructions pour que des corrections soient apportées. L’infrastructure livrée à la population doit répondre aux normes les plus élevées », a-t-il déclaré.

Concernant le chantier de la CMIS, le constat est préoccupant : les travaux sont à l’arrêt. « Ce chantier est d’une grande importance vu son caractère sécuritaire très sensible. Nous travaillerons en étroite collaboration avec le maître d’ouvrage pour relancer le chantier et le livrer au plus bref délai », a affirmé M. Diallo, insistant sur l’urgence de la situation.

La délégation a également inspecté le site de viabilisation des logements sociaux, dont le projet vise à construire 10 000 logements sur 13 hectares à Mamou. M. Diallo a insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux : « C’est un début de solution à la problématique de logement à laquelle font face nos populations. Nous reviendrons très bientôt sur le terrain pour vérifier si nos recommandations ont été appliquées », a-t-il ajouté.

La mission de l’ACGP se poursuivra dans les villes de Dalaba et Pita, afin de soutenir les acteurs impliqués dans la réalisation des infrastructures et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris. « La vision du Président est très simple : garantir la qualité des constructions majeures en Guinée. Nous ne ménagerons aucun effort pour nous assurer que les travaux respectent les normes les plus strictes », a conclu Ibrahima Sory « AB » Diallo.

Le travail de l’ACGP est essentiel pour assurer la bonne mise en œuvre des projets d’infrastructure, dans le but d’améliorer les conditions de vie des citoyens guinéens. La mission se concentre sur la qualité et le respect des délais, deux éléments cruciaux pour le développement durable du pays.

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Guinée : le récit glaçant de l’arrestation d’Abdoul Sacko

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Conakry, 19 février 2025 – L’interpellation d’Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales, s’est déroulée tôt ce matin à son domicile de Kiroty-Fadigayah. Une intervention marquée par des méthodes qui suscitent interrogations et inquiétudes.

Une arrestation sous tension

Selon des témoins, l’opération a débuté aux alentours de 4 heures du matin. Trois véhicules de type Land Cruiser V8 blancs se sont immobilisés à proximité de la concession. Des hommes encagoulés et armés en sont descendus avant de pénétrer dans une maison voisine, où ils auraient ligoté certains occupants en leur montrant une photo d’Abdoul Sacko.

« Ils sont venus à bord de trois véhicules, ils n’étaient pas en treillis mais leur visage était masqué. À leur arrivée, ils sont d’abord entrés dans une première maison voisine. Ils ont ligoté certains occupants en leur demandant où il habite. Ils leur montraient la photo d’Abdoul Sacko. »

D’après plusieurs sources, les agents semblaient recevoir des instructions en direct. « Une dame a entendu ce dernier leur dire que c’est la maison d’après. Il a donné un indice en disant qu’il y a même des chaises sur la terrasse. »

N’obtenant pas d’accès immédiat à son domicile, les forces intervenantes auraient forcé leur passage en s’introduisant par le plafond, laissant derrière elles des dégâts visibles.

Une famille sous le choc

Au matin, l’atmosphère dans la concession est marquée par l’incompréhension et la stupeur. Des proches de l’activiste peinent à réaliser ce qui s’est passé.

« Ils l’ont attaché avant de le transporter », confie un membre de la famille. Un témoin ayant pu accéder à la résidence après l’opération évoque une scène marquante : « Les images sont effrayantes», lance-t-il chez africaguinee.com.

Des objets renversés, un plafond endommagé, des traces d’effraction témoignent de la violence de l’intervention.

Des zones d’ombre sur les motifs de l’interpellation

À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les raisons de cette arrestation. Elle intervient dans un climat tendu entre les autorités et les organisations de la société civile, sur fond de débats autour des libertés publiques et des droits civiques.

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Habib Maourouane ‘’séquestré’’ à…(Communiqué)

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La Coordination nationale du FNDC porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le journaliste et lanceur d’alerte Habib Marouane Camara, enlevé par des gendarmes dans la soirée du 3 décembre 2024 alors qu’il allait à un rendez-vous de l’homme d’affaires guinéen Kerfalla Camara, est séquestré dans le pénitencier de l’île de Fôtôbâ, situé dans la commune urbaine de Kassa.

La Coordination nationale du FNDC rappelle que cette prison, datant de l’époque coloniale, a été rénovée par Mamadi Doumbouya et placée sous le contrôle du Groupement des Forces Spéciales.

La Coordination nationale du FNDC tient la junte militaire et ses complices pour responsables de tout ce qui pourrait arriver au journaliste Habib Marouane Camara.

La coordination nationale du FNDC

Fait à Conakry, le 18 février 2025

La Guinée et la Corée du Sud renforcent leur coopération pour le développement industriel

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Conakry, le 18 février 2025 – Une mission coréenne du Knowledge Sharing Program (KSP) s’est entretenue avec les autorités guinéennes au Palais de la Colombe. Conduite par M. Kyehwan Kim, cette délégation a été reçue par le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, M. Mohamed Lamine Sy Savane. L’objectif principal de cette rencontre était d’évaluer et de renforcer la politique industrielle nationale.

Organisée en collaboration avec le Ministère guinéen du Commerce et la Banque Africaine de Développement (BAD), cette mission vise plusieurs axes stratégiques : évaluer la Politique Nationale de Développement Industriel (PNDIG), mettre en œuvre la loi sur le contenu local, optimiser les zones économiques spéciales et les parcs industriels, renforcer les statistiques industrielles et les capacités des think tanks.

Le Secrétaire général du Ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME, Mamadou Saliou Diaby, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui au Développement Industriel et des PME (PADIR/PME), financé par la BAD. La contribution coréenne se concentre sur les volets formation et industrialisation, en lien avec le programme Simandou2040, dont l’un des piliers prioritaires concerne l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et le commerce.

M. Kyehwan Kim a mis en avant les similitudes entre la stratégie de développement industrielle guinéenne et celle de la Corée du Sud dans les années 1970. Il a indiqué qu’une feuille de route sera présentée d’ici six mois avec des recommandations concrètes pour accélérer l’industrialisation de la Guinée.

Au nom du Premier ministre, M. Mohamed Lamine Sy Savane a salué l’engagement de la mission coréenne, insistant sur l’importance de cette coopération pour faire de l’industrialisation un levier de développement économique. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place les conditions nécessaires à la transformation du tissu industriel national.

Le partenariat avec la Corée du Sud constitue une opportunité stratégique pour la Guinée, qui entend tirer pleinement profit des expertises partagées dans le cadre du financement de la BAD.

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La Guinée participe à la 4e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière

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La 4e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, a été officiellement lancée ce mardi 18 février 2025 à Marrakech par le Premier Ministre Marocain, en présence de M. le Ministre des Transports et Porte-parole du Gouvernement.

L’objectif principal de cette rencontre de haut niveau, est de renforcer les engagements des États en vue de réduire de moitié les décès sur les routes d’ici 2030. Il sera aussi question de faire le bilan des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan Directeur Mondial de la Sécurité Routière 2021-2030.

Cette conférence constitue aussi une opportunité pour la Guinée en vue de renforcer son engagement dans la promotion de la sécurité routière à l’échelle mondiale. La délégation guinéenne, conduite par M. Ousmane Gaoual DIALLO, prend activement part aux travaux qui dureront deux jours.

Prenant la parole devant un parterre de personnalité, M. le Ministre dira que « La Guinée, comme de nombreux pays africains, fait face à une insécurité routière préoccupante. De 2015 à 2024, plus de 8 000 vies ont été perdues sur nos routes. Face à cette urgence, nous avons renforcé nos actions à travers l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER), avec des initiatives majeures : Le renforcement des infrastructures et du cadre juridique ; l’intensification des campagnes de sensibilisation ; l’amélioration des outils de collecte et d’analyse des accidents… ».

Cette rencontre, qui se déroule pour la première fois sur le continent africain, sera sanctionnée par la Déclaration de Marrakech et mettra particulièrement l’accent sur l’insécurité routière dans les pays du Sud, notamment en Afrique, où les taux de mortalité restent alarmants.

La Guinée appelle à un soutien renforcé lors de la table ronde ministérielle à Marrakech

À l’occasion de la table ronde ministérielle sur la sécurité routière, organisée dans le cadre de la 4ᵉ Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, M. le Ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a lancé un appel fort en faveur d’une mobilisation accrue des partenaires techniques et financiers.

S’exprimant au nom du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, il a d’abord salué l’engagement du Royaume du Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi que celui des organisations internationales en faveur de la sécurité routière.

« Nous lançons un appel à la mobilisation des partenaires techniques et financiers afin d’accélérer la mise en œuvre de nos actions et atteindre les objectifs de réduction de 50 % des accidents d’ici 2030. La Guinée adhère pleinement à la Déclaration de Marrakech et réaffirme son engagement à faire de la sécurité routière une priorité nationale et un levier de développement durable » a-t-il lancé.

A ce propos, un volet important sera consacré au financement des projets de sécurité routière, avec des engagements concrets de la part des bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale.

Par ailleurs, plusieurs événements parallèles seront au rendez-vous pour enrichir cette édition, notamment le Festival du film sur la sécurité routière, qui récompensera les meilleures créations audiovisuelles de sensibilisation, ainsi que le Prix international de l’invention et de l’innovation, qui a suscité un vif intérêt avec plus de 136 projets soumis. De telles initiatives visent à encourager la créativité et l’innovation pour renforcer la sécurité routière.

La 4e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière mobilise plus de 100 ministres, 600 experts internationaux et un total de 2.700 participants.

Chantiers industriels et autonomisation des femmes : le gouvernement à Kankan

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Le Premier ministre Amadou Oury Bah, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, s’est rendu à Kankan sur plusieurs sites industriels en arrêt d’activité. Cette visite s’inscrit dans la volonté de l’exécutif de relancer l’outil industriel du pays et de soutenir les initiatives économiques féminines.

Parmi les sites visités figure la Société Cotonnière de Kankan, autrefois pilier de l’économie locale. Fondée en 1982 par un groupe français, cette usine a longtemps soutenu la filière coton dans une dizaine de préfectures, générant des milliers d’emplois. À son apogée, elle produisait près de 100 000 tonnes de coton par an. Cependant, après le retrait de son actionnaire principal entre 1997 et 1998, la production a chuté drastiquement, atteignant aujourd’hui un niveau critique de 2 000 à 3 000 tonnes par an.

L’usine, désormais en quasi-arrêt, souffre d’un manque d’investissements, d’équipements vétustes et d’une absence de stratégie de relance efficace. Face à cette situation, les notables de Kankan ont exprimé leur inquiétude et appelé les autorités à une intervention rapide pour éviter un effondrement total de la filière.

Lors de cette visite, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à redynamiser le secteur industriel et à protéger les emplois menacés.

En parallèle, la délégation gouvernementale s’est rendue à la coopérative Nancy Sabougnouma, où une trentaine de femmes sont impliquées dans la teinture et la transformation de produits locaux. Ce déplacement illustre l’accent mis par les autorités sur l’autonomisation économique des femmes et le soutien aux initiatives locales.

Ces visites de terrain témoignent d’une prise de conscience des défis industriels et sociaux auxquels fait face la Guinée. Reste à voir quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour répondre aux attentes des acteurs économiques et des populations concernées.

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Examens nationaux 2025 : Vers des épreuves plus transparentes et crédibles ?

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Les ateliers régionaux de restitution des travaux préparatoires des examens nationaux pour la session 2025 ont été lancés ce lundi 17 février dans les Inspections Régionales de l’Éducation (IRE) de Conakry et de Kindia. Ces sessions de restitution ont pour but de renforcer la crédibilité des examens en impliquant les acteurs éducatifs locaux dans l’appropriation des recommandations issues de l’atelier national préparatoire.

Après les régions de Boké, Kankan, Labé et Faranah, c’est au tour de Conakry et Kindia d’accueillir cette étape clé du processus. Les cérémonies ont été marquées par la présence des autorités locales, et à Conakry, les 13 présidents des délégations spéciales étaient également présents. Cette démarche vise à permettre aux Directeurs Préfectoraux de l’Éducation (DPE) et Directeurs Communaux de l’Éducation (DCE) de se familiariser avec les orientations fixées et de prendre en compte les recommandations pour assurer des examens transparents.

Jean-Paul CEDY, responsable des travaux préparatoires, a souligné que ces ateliers avaient pour principal objectif de garantir le respect des recommandations de l’atelier national pour la session 2024. En outre, les participants analyseront les résultats des examens passés pour en tirer des enseignements et améliorer l’organisation des épreuves pour la session 2025. Ce processus se concentre particulièrement sur la mise en place de mécanismes rigoureux visant à éviter les fraudes et assurer une gestion fiable des bases de données.

La rencontre, qui se déroulera sur deux jours, sera également l’occasion pour les participants, dont les IRE, DPE et gestionnaires d’examens, de revoir tous les aspects organisationnels nécessaires à la réussite des examens nationaux. L’objectif est de renforcer l’intégrité des épreuves et de garantir leur fiabilité, afin de répondre aux attentes des élèves, des parents et de la société guinéenne dans son ensemble.

Cette initiative fait partie de la stratégie du ministère de l’Éducation nationale pour assurer des examens nationaux transparents et crédibles, et ainsi restaurer la confiance dans le système éducatif du pays.

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Mohamed Touré reprend la tête du PDG-RDA et affiche son soutien à Mamadi Doumbouya pour la présidentielle

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Le 17 février 2025, Mohamed Touré a fait son grand retour au sein du Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA) après sept ans d’incarcération aux États-Unis. À l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Dixinn, il a été officiellement réinvesti au poste de Secrétaire Général du parti, succédant à Oyé Beavogui, qui assurait l’intérim.

L’événement a été marqué par une atmosphère chargée d’émotion parmi les membres du PDG-RDA, venus nombreux pour saluer la libération et le retour de leur leader. L’un des moments forts de la journée fut l’intervention de Manga Mory Bangoura, qui a rappelé que Mohamed Touré était « l’élu » du parti pour ce poste, tandis que Beavogui, bien que figure clé dans les efforts pour la libération de Touré, a été écarté en raison de tensions internes.

En plus de la réintégration de Mohamed Touré, une annonce politique majeure a été faite : le PDG-RDA a exprimé son soutien total au président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, pour l’élection présidentielle à venir. Le parti a précisé qu’il ne présenterait pas de candidat propre et qu’il appuierait Doumbouya tant qu’il restera en fonction. Cette décision s’appuie sur les gestes forts du président, notamment la réhabilitation de la famille de Sékou Touré, la restitution de ses biens, ainsi que la dénomination de l’aéroport de Conakry en l’honneur de l’ancien président.

Avec cette prise de position, le PDG-RDA réaffirme son rôle majeur sur la scène politique guinéenne et confirme son engagement pour la stabilité du pays, en soutenant l’actuel dirigeant.

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Procès de Dr Ousmane Kaba et ses co-prévenus : la suite des débats prévue pour début mars

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Le procès des anciens ministres et responsables impliqués dans l’affaire de la convention sino-guinéenne de pêche a repris devant la CRIEF. Aux côtés de Dr Ousmane Kaba, Boubacar Barry, Mansa Moussa Sidibé et Moussa Condé dit Tata Vieux sont jugés pour leur rôle dans l’accord signé en 1997 avec la Chine.

Boubacar Barry, ancien ministre de la Pêche, a été entendu cet après-midi. Interrogé sur les accusations qui pèsent sur lui, il a nié toute malversation, insistant sur le fait que la signature de la convention faisait partie d’une série de réformes visant à rationaliser la gestion des ressources halieutiques. « Le ministère de la Pêche a été identifié comme un pourvoyeur de recettes », a-t-il expliqué, soulignant qu’un guichet unique pour les redevances de pêche avait été mis en place pour assurer une gestion plus transparente.

Concernant la relation avec la société Bankina Pêche, l’ex-ministre a assuré qu’il n’était « pas véritablement au courant des relations » entre cette société et la China National Fisheries Corporation (CNFC). Selon lui, la CNFC était l’armateur, tandis que Bankina Pêche, en tant que consignataire, agissait comme un simple intermédiaire. Il a ajouté que cette relation d’affaires ne relevait pas de ses responsabilités directes.

Le prévenu a aussi rappelé que la convention, signée pour une période de deux ans, prévoyait une compensation de 3 millions de dollars pour la Guinée, mais n’a fait l’objet d’aucune plainte durant son mandat.

L’audience a également vu la présentation des arguments des autres co-accusés, dont Mansa Moussa Sidibé, qui a lui aussi nié toute responsabilité, et Moussa Condé, dit Tata Vieux, qui sera prochainement entendu. Des tensions ont éclaté entre les avocats de la défense et l’avocate de la partie civile, Me Teninké Touré, nécessitant l’intervention de la Cour pour ramener le calme.

L’affaire a été renvoyée au 3 mars prochain pour la suite des débats et la comparution de la société CNFC, ainsi que de Moussa Condé.

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