Qui est Elisabeth Borne, ministre rigoureuse et tenace, nommée à Matignon ?

À 61 ans, Elisabeth Borne a été nommée Première ministre par le président de la République, ce lundi 16 mai.

Une promotion pour celle qui fut ministre des Transports, de la Transition écologique et du Travail dans les gouvernements Philippe puis Castex.

Elle devient la deuxième Première ministre de l’histoire de la Ve République.

Le 17 mai 2017, elle était nommée ministre des Transports. Presque cinq ans jour pour jour après son entrée au gouvernement, Elisabeth Borne rempile avec une promotion puisqu’elle devient Première ministre. À 61 ans, Emmanuel Macron a choisi de récompenser la rigoureuse et technicienne ministre du Travail, jouissant de la fibre sociale et écologique qu’il recherchait pour mener l’action de son second quinquennat.

Pour donner une couleur plus verte et plus rose au nouveau mandat du chef de l’État, cette ancienne proche du Parti socialiste a pour elle son expérience de cheffe de cabinet de Ségolène Royal lorsque cette dernière était ministre de l’Écologie, en 2014 et 2015. Celle qui travailla auprès de Lionel Jospin dans les années 1990 fut elle-même ministre de la Transition écologique de juillet 2019 à juillet 2020 après la démission de François de Rugy et avant la nomination de Barbara Pompili.

Petit à petit, Elisabeth Borne s’est construit une image de politicienne, longtemps reléguée au second plan derrière sa réputation de « techno » « rigide ». D’abord haute fonctionnaire, Elisabeth Borne est une ancienne élève de l’École polytechnique, ingénieure diplômée de l’École nationale des ponts et chaussées. Ancienne directrice de la stratégie de la SNCF et préfète de la région Poitou-Charentes, elle a également été présidente de la RATP, directrice des concessions chez Eiffage ou encore directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris.

L’expérience des réformes difficiles

Au gouvernement, Elisabeth Borne a mené plusieurs réformes difficiles et contestées : celle de la SNCF en 2018, ouvrant l’ouverture à la concurrence du transport des voyageurs et la suppression des embauches sous le très protecteur statut de cheminot ; ou celle de l’assurance-chômage plus récemment. Si bien que le chef des députés de la majorité, Christophe Castaner, s’amuse à la surnommer « ministre des réformes impossibles rendues possibles ». À l’issue des élections législatives, celle qui est réputée pour bien connaître ses dossiers et ne pas se laisser démonter, aura très vite à mener la réforme des retraites.

A ceux qui pensent qu’elle est trop discrète dans les médias, elle répond : « courir sur les plateaux télé pour lancer des punchlines, ce n’est pas ma méthode et cela ne le sera jamais ». Et à ceux qui estiment qu’elle a renié ses valeurs de gauche, la nouvelle Première ministre indiquait récemment au Figaro qu’elle ne partageait pas la « petite musique selon laquelle la majorité aurait basculé à droite »« On en est loin. Aider chacun à s’émanciper par le travail, c’est une valeur de gauche. »

avec TF1

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