C’est un dossier qui fait la Une des médias sénégalais. A Dakar depuis quelques semaines, Daouda Bangoura fait l’objet d’une procédure d’extradition vers Conakry. Ce militaire guinéen serait accusé par la police guinéenne qui sollicite son extradition, de braquage et de vol à main armée.Selon le site d’information Seneweb, Daouda Bangoura est accusé d’avoir volé 400 mille dollars à un commerçant lors de son braquage.Selon le tabloïd sénégalais, la police guinéenne a par le biais d’Interpol sollicité une demande de remise simplifiée au Sénégal. Le Procureur près le tribunal de Dakar est saisi de l’affaire.Filé puis interpellé, le journal rapporte que Daouda Bangoura a dans un premier temps nié les accusations portées contre lui selon Seneweb.D’après le média, les policiers ont découvert au cours de leurs perquisitions des documents de transferts d’argent dans l’appartement du soldat guinéen.Seneweb souligne que Daouda Bangoura est passé aux aveux après la découverte des documents de transfert d’argent. Dans ses aveux, le militaire guinéen a reconnu le vol mais dit que la victime n’est pas un commerçant.Dans ses déclarations, informe Seneweb, le soldat guinéen cite le nom d’un certain Elhadj Baba Barry qui selon lui est un haut gradé de l’armée guinéenne. Daouda Bangoura soutient qu’Elhadj Baba Barry, propriétaire des 400 mille dollars est son patron et un haut responsable des Forces Spéciales guinéennes.A en croire Seneweb, Daouda Bangoura s’oppose à son extradition à Conakry où il risque, selon ses propres mots, d’être torturé.La Division des investigations criminelles (Dic) est en train de traiter le dossier d’extradition du militaire.En Guinée, aucun commentaire autour du dossier malgré toutes nos sollicitations.
Mise en liberté de Dr Ibrahima Kourouma : la Cour Suprême statuera le 30 juillet prochain
Les regards sont désormais tournés vers la Cour Suprême en ce qui concerne la décision de mise en liberté de l’ancien ministre de la ville et de l’aménagement du territoire du régime Condé, Dr Ibrahima Kourouma.
Le 30 juillet prochain, la chambre correctionnelle de cette juridiction du pays statuera enfin sur les mérites du pourvoi en cassation introduit par le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Suite à l’absence du juge en charge du dossier, nous apprend-on, cette procédure a été à plusieurs reprises reportée, ce, à la surprise générale du conseil du prévenu qui séjourne depuis plus de deux ans à la maison centrale de Conakry.
En dépit de la lenteur dans cette procédure, Me Soufiane Kouyaté a le moral au beau fixe quant à l’innocence de son client Dr Ibrahima Kourouma.
« Ce qui nous réconforte, on sait que le droit est de notre côté, si elle (La Cour Suprême ndlr) ose dire la vérité, tant mieux. En tout cas, on attend le 30 juillet… », a-t-il indiqué.
D’après ce conseil, les précédentes procédures qui ont débouché sur quatre arrêtés de remise en liberté de l’ancien ministre d’Alpha Condé font, partie.
« Suite à la caducité du mandat qui a permis à la maison centrale de le recevoir et la loi dit que le mandat devait être renouvelé dans un délai précis. Non seulement, il y a eu violation de ce délai et beaucoup de choses se sont passées sans parler des différentes décisions de remise en liberté (…). On a initié la procédure pour que cette violation cesse. La chambre de jugement de la CRIEF nous a donné raison, le procureur spécial a interjeté appel, cette même décision a été confirmée par l’arrêt de la chambre de jugement de la même CRIEF. Contre cet arrêt aussi, il s’est pourvu en cassation en sachant pertinemment qu’il n’a pas raison », a-t-il rappelé.
Selon cet avocat au barreau de Guinée, il revient désormais à la Cour Suprême de réparer le tort subi par son client. « C’est la Cour Suprême qui doit être l’institution qui redresse le tort. Malheureusement, celle-là aussi malgré le temps qu’on a fait en détention dans l’illégalité continue encore à allonger notre souffrance », a-t-il déploré.
source mosaiqueguinee.com
Alerte-Guinée : de fortes pluviométries et des inondations annoncées du 16 au 18 juillet (Météo)
L’Agence Nationale de la Météorologie (ANM) a prédit des orages et des pluies d’intensités variables sur l’ensemble du pays en général, et sur la zone côtière en particulier, durant la période allant du mardi 16 au jeudi 18 juillet 2024.Dans ladite annonce, l’agence indique que ‘’des pluies orageuses intermittentes d’intensités variables seront enregistrées durant cette période. Des pics correspondant à des moments de fortes pluies seront également observés, avec un risque élevé d’inondation dans les zones vulnérables.’’ « La zone côtière pourrait être particulièrement affectée », précise l’annonce.Pour minimiser les risques et les pertes, l’ANM conseille de rester vigilant, surtout pendant l’orage; de visiter la page Facebook de l’ANM via « Météo Guinée 224 » ; et de s’informer régulièrement auprès de l’ANM pour d’éventuelles mises à jour de l’alerte.
Source Guinéenews
Ousmane Gaoual juge ‘’inadmissibles’’ les propos du député sénégalais Guy Marius Sagna sur la Guinée
Les propos tenus par le député membre du Parlement de la CEDEAO, Guy Marius Sagna, sont inadmissibles et portent atteinte à notre délégation sur place, à nos institutions et à notre pays. Nous les condamnons fermement.Ce dernier s’est permis d’offenser sans tenir compte des protocoles, en accusant sans preuves et en utilisant des méthodes controversées. Nous considérons cette tentative comme un moyen de semer la division et de porter atteinte à la paix et à la stabilité.Notre pays traverse une période délicate et nous travaillons sur plusieurs axes, tant sur le plan sociopolitique qu’économique. Les efforts pour renforcer nos institutions se poursuivent : le procès du 28 septembre 2009 et les journées de concertation nationale dans le cadre du dialogue politique inter-guinéen vont dans cette direction.Face à cela, nous assumerons notre responsabilité pour empêcher toute tentative de déstabilisation par des discours irresponsables. Ceux qui prétendent défendre nos intérêts mais utilisent des méthodes extrémistes, ne trouveront aucun soutien.Il est essentiel que les membres, acteurs et activistes respectent les protocoles établis, la souveraineté de chaque pays et n’utilisent pas leurs prérogatives au profit de leur propre agenda en semant la division et la confusion dans l’esprit des Africains. De telles actions sont contraires à l’esprit de coopération et de respect mutuel que nous cherchons à promouvoir

Ousmane Gaoual DIALLO
Ministre porte-parole du gouvernement
Super V s’en va en laissant un héritage marquant dans le monde du football guinéen
Salifou Camara dit Super V n’est plus ! cet ancien président de la fédération guinéenne de football a rendu l’âme dans la soirée du Lundi 15 juillet 2024 en France, des suites d’un AVC.
Très respecté dans le milieu du football guinéen en raison de sa maitrise des textes, Salifou Camara fait partie de ceux qui ont contribué de manière positive au développement du football guinéen.
Sous sa présidence, le football guinéen a décroché beaucoup de projets au niveau de la FIFA. Entre autres, le projet Goal qui a permis à la mise en place du centre technique de Nongo, le gazon synthétique pour le stade annexe du 28 septembre et la construction du siège de la fédération guinéenne de football à Teminetaye au centre-ville de Conakry.
C’est donc une grosse perte pour le football guinéen. Cela arrive au moment où les yeux des guinéens sont rivés sur la participation de leur équipe U23 au tournoi de football des JO Paris 2024. Un retour du football guinéen sur ce tableau après plus de 50 ans.
Même n’étant plus au sommet, Salifou Camara n’avait pas quitté le monde du football guinéen. Super V avait été nommé en 2021 secrétaire général de l’association sportive du Kaloum, club guinéen de Ligue 1.
Salifou Camara a intégré la fédération guinéenne de football en tant que membre du comité exécutif en 1988. Il deviendra pour la première fois président de l’instance en 1997. Il sera suspendu par la FIFA en 2001 à la suite d’une compréhension avec le ministre des sports d’alors feu Abdoul Kader Sangaré qui avait décidé de dissoudre le comité exécutif de la fédération guinéenne de football dirigé par Salifou Camara. Super V reviendra en 2011 pour un nouveau mandat de quatre ans. Il sera réélu en 2015 pour un mandat de plus qu’il ne terminera pas puisqu’un conor sera installé par la FIFA à la suite d’une crise.
En dehors du football, l’homme avait d’autres compétences. C’est ce qui l’a fait bénéficier d’un décret au temps du président Alpha Condé qui l’avait nommé au sein du conseil d’Administration du Webb Fontaine group.
Comme dirait l’autre, la vie finit toujours par la délivrance d’une attestation de décès. Celui qui aura dirigé trois fois la fédération guinéenne de football, va devoir se reposer à jamais.
Dors en paix, super V.
Transfert : Aguibou Camara quitte la Grèce pour la Bulgarie
L’international guinéen, Aguibou Camara change de club. Le guinéen a quitté Olympiakos en Grèce pour signer en Bulgarie.
Aguibou Camara évoluera dès la saison prochaine en première division Bulgare sous les couleurs de Ludogorest. Son transfert a été rendu officiel par son nouveau club ce mardi matin via sa page FacebooK sans donner les détails sur son contrat et les clauses de leur collaboration.
L’international guinéen se réjouit de ce transfert qu’il qualifie d’un grand pas en avant dans sa progression.
« Je suis heureux de ce transfert. C’est un grand pas en avant dans ma carrière. Ludogorets est un nom en Europe et je suis heureux de faire déjà partie de l’équipe », a déclaré au club après sa signature.
Konomakoro (Mandiana): affrontements autour d’un domaine agricole, un mort et plusieurs personnes interpelées
Le 10 juillet dernier, un affrontement a éclaté entre des membres d’une famille autour du domaine rizicole de Faranin à Konomakoro, un village relevant de la préfecture de Sansando située à plus de 120 km de Mandiana.
L’affrontement a fait un mort et plusieurs blessés dont des cas jugés graves. La victime Sabou-Solo Keïta aurait reçu des coups de bâtons au niveau de la tête. Transporté à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins, il a finalement succombé à ses blessures le 13 juillet 2024. L’homme âgé de 32 ans était un marié et père de deux (2) enfants.
Les heurts à coups de bâtons et de jets de cailloux ont fait plusieurs blessés graves, qui sont depuis lors sous soins.
Les services de sécurité ont procédé à l’arrestation de plusieurs personnes actuellement en audition à la brigade de la gendarmerie territoriale de Mandiana qui mène l’enquête.
Selon nos informations, depuis 2015, les membres de cette famille se disputent ce domaine laissé par leur ancêtre commun. Chacun voulant s’accaparer du lieu, la médiation des sages ayant échoué, l’affaire fut portée devant la justice mais la décision de celle-ci n’a point été acceptée par une des parties.
Mosaiqueguinee.com
Mort soudaine de Super V: Peut-on vivre quand on s’attend à mourir ? (Par Tibou Kamara)
Le ciel nous tombe dessus et tout semble s’écrouler sous nos pieds. A cet instant précis d’émotion et de panique, on a le sentiment que tout s’est arrêté, qu’on est seul au monde, perdu et vulnérable. On ne peut avoir peur de l’épouvantail des épreuves, mais, on tremble toujours devant l’effroi de la mort d’une troublante tranquillité et d’autant sûre d’elle qu’on ne peut l’arrêter dans son élan irrépressible ni l’ajourner, à cause de son impatience à se déployer dans toute sa suprématie. Salifou Camara m’était si proche, familier et cher que j’avoue pleurer, dans le chagrin et le désarroi, sa disparition brutale, hurler d’une douleur qu’on ne peut entendre que dans les murmures pudiques du silence, qu’on ne peut mesurer qu’aux battements d’un coeur éprouvé. Me voilà orphelin d’un ami de longue date. Je ne peux me résigner chaque fois à la fatalité ni forcer ma nature à combattre la nostalgie des jours meilleurs, la mélancolie des temps cruels. Salifou Camara, timide, s’est gardé de faire des adieux pathétiques, poli et courtois, a tiré sa révérence dans la dignité, sans provoquer de vagues ni lancer des cris d’alarme dans la détresse d’une maladie courte et sournoise. Je souffrirai de son absence et ne pourrai l’oublier, habité par une avalanche de bons souvenirs de notre amitié sincère et loyale, de notre fraternité vraie. Notre pacte de non agression et d’assistance mutuelle conclu dans la ferveur des engagements qui obligent est suspendu par la volonté de Dieu mais ne peut souffrir de l’ombre d’aucun doute, arrimé à l’obstination de liens insécables.
L’homme qui était souvent absent du pays, grand voyageur, est décédé au cours de l’un de ses déplacements à Paris où il avait ses habitudes, aimait passer du temps, notamment au Drugstore qui est une des places qu’il a aimées fréquenter avec assiduité et volupté. On meurt souvent là où on s’est le mieux senti, là où on a plus aimé vivre parmi les gens qu’on porte dans son cœur, vraiment.
J’ai une pensée émue pour Kassory Fofana dont il fut l’alter égo, l’ami proche et soutien indéfectible. Tous les événements de la vie des Hommes, la plupart du temps, marqués au fer rouge des difficultés qui persistent que d’être empreints de la saveur du bonheur, rappellent qu’ici bas, on a tous vocation à souffrir, on ne peut se prévaloir de rien ni se fier à nos instincts pour espérer survivre, échapper à une fin programmée d’une inéluctabilité certaine. Je ne fais plus aucun pari sur la vie, cède à la tentation de croire que le seul horizon qui s’offre à tous, la destination certaine pour chacun, est déesse mort. Je fais appel à toute la force de ma foi pour continuer à espérer, vivre chaque instant qui se présente dans un moment compté. Je ne peux plus sourire que de l’insouciance d’un bonheur apparent, de l’orgueil d’un privilège illusoire. Que fait courir tant les hommes ? Pourquoi, voudraient-ils se sentir forts alors qu’ils ne sont même pas maîtres de leur propre vie, sont tributaires de la mort qui rôde autour de chacun, s’invite dans le quotidien de tous ?
Salifou Camara fut un homme fort, animé de courage et de détermination, que l’adversité exaltait, l’amitié engageait, la passion faisait vivre et avancer vers de grands sommets. Il a fait de toute sa vie un combat avec des victoires glanées ça et là qui honorent sa mémoire et immortalisent son œuvre qu’on rappelera dans un florilège d’hommages et dans des actes de reconnaissance merités. Super V n’est pas un nom de baptême mais le marqueur d’un esprit combatif et d’une âme de vainqueur. Jusqu’à son dernier souffle, Salifou Camara n’a pas été homme à s’avouer vaincu. Il s’est toujours refusé à abdiquer, il ne s’est couché pour personne, il a été, tout le temps, jusqu’au bout de tout ce qu’il a décidé et entrepris parce qu’il ne fait rien à moitié et n’aimait pas s’arrêter à mi-chemin ni faire défection. C’était un homme entier et d’une constance certaine dans les amitiés comme dans les adversités. C’était un partisan du tout ou de rien, même s’il était capable parfois de compromis qui soit en phase avec ses convictions et les principes, chers à son cœur.
La mort n’est pas un point final, c’est le début du commencement de quelque chose de diffus et confus qui échappe à l’intelligence humaine, sonde l’inconnu, ne trouble pas la paix de la nature, jalouse de ses mythes et mystères.
Salifou, tu nous manqueras avant la prochaine rencontre.
Tibou kamara
Résister à l’autocratisation dans les sociétés polarisées : Stratégies et défis (Par A. M. Camara)
Résister à l’autocratisation dans les sociétés polarisées est un défi de taille qui nécessite une compréhension profonde des dynamiques sociales, politiques et économiques en jeu. Les sociétés polarisées sont souvent marquées par des divisions profondes et des tensions intenses, qui peuvent être exploitées par des leaders autocratiques pour consolider leur pouvoir. Pour résister efficacement à ce processus, plusieurs stratégies doivent être mises en œuvre de manière concertée et cohérente.
Tout d’abord, le renforcement des institutions démocratiques est capital. Les institutions doivent être solides et indépendantes pour jouer leur rôle de contrepoids au pouvoir exécutif. Cela inclut une justice indépendante qui peut agir sans crainte de représailles contre les abus de pouvoir et les violations des droits humains. La liberté de la presse est également essentielle : les médias doivent pouvoir opérer sans censure ni intimidation pour informer le public. De plus, les élections doivent être libres et équitables, avec des mécanismes de transparence et de surveillance pour garantir qu’elles reflètent véritablement la volonté populaire.
La participation citoyenne est un autre pilier de la résistance à l’autocratisation. Les citoyens doivent être activement engagés dans les processus politiques et décisionnels. Cela passe par l’éducation civique, qui sensibilise les citoyens à leurs droits et responsabilités, et par la promotion de l’engagement communautaire. Lorsque les citoyens comprennent l’importance de leur rôle dans la démocratie, ils sont plus enclins à participer activement et à défendre leurs droits. L’éducation civique doit également inclure des compétences en pensée critique, permettant aux citoyens de reconnaître et de résister à la désinformation et à la propagande.
Le dialogue et la réconciliation jouent un rôle clé dans la réduction de la polarisation. Créer des espaces pour le dialogue entre les différentes factions politiques et sociales peut aider à réduire les tensions et à promouvoir une compréhension mutuelle. Les initiatives de réconciliation peuvent également contribuer à guérir les divisions sociales et à promouvoir l’unité nationale. Il est essentiel de reconnaître et de traiter les griefs historiques et actuels pour construire une société plus cohésive et résiliente.
La résistance non-violente est une méthode éprouvée pour contester l’autocratisation. Les mouvements sociaux pacifiques peuvent mobiliser les masses et attirer l’attention sur les iniquités. La désobéissance civile, lorsqu’elle est bien organisée et menée de manière stratégique, peut également être un outil puissant pour contester les lois et politiques immérités. Ces formes de résistance montrent que les citoyens sont prêts à se battre pour leurs droits et peuvent exercer une pression considérable sur les régimes autocratiques.
La transparence et la responsabilisation sont également essentielles. Les mécanismes de transparence gouvernementale, tels que les lois sur la liberté d’information et les audits indépendants, peuvent prévenir la corruption et les abus de pouvoir. Il est également décisif que les dirigeants rendent des comptes à la population. Cela peut se faire par le biais de commissions d’enquête parlementaire et d’autres formes de surveillance citoyenne.
Le soutien international est un autre facteur important. La pression diplomatique et les sanctions peuvent encourager les régimes autocratiques à respecter les droits humains et à ouvrir des espaces pour la participation démocratique. Le soutien aux ONG locales et internationales qui travaillent pour la démocratie et les droits humains est également fondamental. Ces organisations peuvent fournir une assistance technique, des ressources et un soutien moral aux militants locaux.
L’innovation technologique offre de nouvelles opportunités pour la résistance. Les médias sociaux peuvent être utilisés pour mobiliser et informer les citoyens, tout en contrant la désinformation. Les technologies de surveillance citoyenne, telles que les applications mobiles pour signaler les violations des droits humains, peuvent également jouer un rôle important. Cependant, il est essentiel de protéger ces outils contre les tentatives de censure et de répression par les régimes autocratiques.
La solidarité et les alliances renforcent la résistance. Former des coalitions entre différents groupes de la société civile, des syndicats et des organisations peut rendre l’action collective plus efficace. La mobilisation des communautés de la diaspora peut également apporter un soutien précieux aux efforts de résistance. Ces communautés peuvent sensibiliser l’opinion publique internationale et mobiliser des ressources pour soutenir les militants dans leur pays d’origine.
Indiscutablement, résister à l’autocratisation dans des sociétés polarisées nécessite une approche intégrée. Cela demande une combinaison de renforcement des institutions, de participation citoyenne, de dialogue et de réconciliation, de résistance non-violente, de transparence et de responsabilisation, de soutien international, d’innovation technologique et de solidarité. C’est un processus qui nécessite de la persévérance, de l’unité et un engagement indéfectible envers les principes démocratiques et les droits humains. Face à des défis aussi complexes, il est essentiel de rester vigilant, de s’organiser et d’œuvrer pour la liberté et la justice.
Aboubacar M CAMARA
Doctorant en Philosophie des Sciences Politiques

