dimanche, juillet 21, 2024
27.3 C
Conakry

Bernard Gomou révèle ses échanges avec Dalein et Sidya Touré : ‘’Je leur ai dit qu’ils peuvent venir, mais je ne suis pas la justice’’

Si de nombreux guinéens saluent les réalisations du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) dans le domaine des infrastructures depuis son arrivée au pouvoir, la junte continue d’essuyer des critiques sur le plan politique avec notamment l’exil de Cellou Dalein Diallo et de Sidya Touré.

Le Premier ministre déclare avoir mené beaucoup de démarches pour faire revenir les acteurs sociopolitiques autour de la table. Bernard Gomou révèle qu’il a eu des échanges avec Dalein et Sidya Touré. Extraits…

Les consignes du colonel Doumbouya…

Des efforts ont été consentis de part et d’autre. Lorsque le Chef de l’Etat m’a reçu pour la première fois, en m’assignant ma lettre de mission, il a  insisté sur un point en disant ‘M. le Premier ministre, vous êtes le garant de l’unité nationale. Vous devrez tout mettre en œuvre pour que les guinéens se parlent. Pour que la transition soit apaisée et qu’il y ait l’unité. Il faut que les guinéens se parlent’. Et c’est ce que nous avons fait.

En tant que Premier ministre, je me suis déplacé dans tous les QG des partis politiques ainsi que la société civile. Dans ces 39 coalitions, je crois qu’il y a 26 qui ont accepté de venir autour de la table. Par rapport à toutes les revendications, les facilitatrices ont mené un travail pour aboutir à 35 résolutions.

C’est au niveau des Assises nationale où il y avait 45 recommandations qu’on a assisté pour un dialogue inclusif. Malgré cela, certains de nos compatriotes n’ont pas trouvé suffisant ce cadre de dialogue et se sont dit qu’ils ne peuvent pas prendre part. Malgré cela, à travers les religieux et les sages, nous avons entamé des pourparlers. Nos compatriotes ont dit qu’il faut que le gouvernement réponde les 10 points avant qu’on entame le dialogue. Mais pour moi, si le gouvernement répond à ces 10 points, il n’y a plus de dialogue. Et j’ai pris la ferme résolution avec nos frères pour dire : ‘Venez, au moment des discussions, s’il n’y a pas d’issues, vous pouvez complètement débouter ce cadre’. Mais ils ont refusé. Je me suis plié à leur exigence (…). Mon rôle était de tout faire pour ramener nos frères autour du cadre du dialogue inclusif.

Bonne foi…

D’échange en échange, 4 points ont été retenus. Le 1er point concernait la libération des acteurs de la société civile Foniké et Cie. Le 2ème point concernait la levée de contrôles judiciaires de certains acteurs politiques. Le 3ème point, ils ont insisté pour que les hauts dignitaires puissent être en résidence surveillée. Et nous, le gouvernement et le CNRD, avons prié nos frères de rejoindre le cadre de dialogue. Les 2 points qui ont été accordés par le CNRD et le gouvernement, c’était pour assurer notre bonne foi. Je leur ai fait comprendre que je n’ai pas de prise sur des dossiers judiciaires (…). Dans le cadre de dialogue, l’une des résolutions était de demander au gouvernement et au CNRD de mettre tout en œuvre pour accélérer le processus.

Avec les politiques…

Au niveau des acteurs politiques, dans les recommandations des Assises nationales, ils ont insisté pour la tenue du procès du 28 septembre. N’oubliez que ce sont des militaires qui sont aujourd’hui au pouvoir. Et ce sont des militaires qui sont en train d’être jugés aujourd’hui. Mais le colonel Mamadi Doumbouya a pris cette responsabilité. Pendant 13 ans, ce dossier était dans les tiroirs. C’était une recommandation forte des Assises de dire qu’il faut absolument de tout faire pour que le procès du 28 septembre se tienne avec la participation de la communauté internationale ou pas (…). Actuellement, ce procès est en cours. De l’autre côté, les civils sur la gestion, on dit qu’il faut les mettre en résidence surveillée. Cela fait deux points deux mesures. Quand ça concerne le 28 septembre, on applaudit les magistrats. Mais quand ça concerne les civils qui sont devant la CRIEF, on dit que notre justice n’est pas crédible.

J’ai été interpellé sur la question de savoir que certains acteurs politiques sont hors du pays. J’ai échangé avec eux. Ils n’ont aucun mandant d’arrêt. Je leur ai dit qu’ils peuvent venir, mais je ne suis pas la justice. Je ne peux pas vous garantir que j’ai une prise sur ce dossier non !’’

Source VisionGuinee.Info

Chaud cette semaine

Tournoi international de football féminin : les hostilités de la deuxième édition lancées à Conakry

Au compte de ce second acte du tournoi international...

Tormélin (Fria) : des citoyens manifestent pour exiger la fourniture de l’électricité

Nous l’avons appris dans l’après-midi de ce samedi 20...

Bangladesh : la police tire à balles réelles sur les émeutiers (RFI-France24)

L’armée a largement investi les rues de plusieurs villes...

UFDG: Les militants et responsables à la base et des instances supérieures ont le droit de savoir (CERAG)

Conakry, 20 juillet 2024Nous avons suivi avec attention et...

Les sujets

spot_img

Articles Liés

Popular Categories

spot_imgspot_img