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Une guinéenne indignée adresse une lettre ouverte au Premier Ministre

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Monsieur le Premier Ministre,

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Je me propose de vous adresser cette lettre ouverte en espérant que vos collaborateurs se feront le bon devoir de vous la faire suivre.

Je suis une citoyenne indignée au plus profond de son âme parce que des administrateurs ont décidé contre toutes normes légales, de m’exproprier de mes parcelles N° 09, 10, 11, 12, 13, 14, 15,16 DU LOT 47 du domaine des Kaba suivant le plan cadastral de la commission préfectorale de l’urbanisme et de l’habitat de Coyah.

Monsieur le Premier Ministre,

J’ai obtenu les parcelles référées ci-haut depuis le 11 novembre 2011. Elles m’ont été cédées par les sieurs Ismaël Kaba et Abdourahmane Kaba. Pour m’assurer de la régularité de la procédure de vente ainsi que du droit de propriété privée du domaine de la famille Kaba, j’ai alors engagé l’expertise d’un notaire en la personne de Me Jean Alfred Mathos, notaire agréé et assermenté.

En foi des documents suivants :

  1. Attestation de délibération Numéro 512/CDP/CH/011 de la Commission Domaniale de Coyah à la date du 09 mai 2011, des parcelles 9 -10 du lot 47,
  2. Attestation de délibération Numéro 510/CDP/CH/011 de la Commission Domaniale de Coyah à la date du 09 mai 2011, des parcelles 11-12 du lot 47 au compte de Monsieur Ismaël Kaba,
  3. Attestation de délibération Numéro 505/CDP/CH/011 de la Commission Domaniale de Coyah à la date du 09 mai 2011, des parcelles 13-14 du lot 47,
  4. Attestation de délibération Numéro 509/CDP/CH/011 de la Commission Domaniale de Coyah à la date du 09 mai 2011, des parcelles 15-16 du lot 47 au compte de Monsieur Abdourahmane Kaba,

J’ai donc acheté ces domaines ainsi le montant de la vente a été versé sur le compte bancaire des sieurs Kaba à Eco-Bank de Guinée.

Le titre foncier Numéro 09035/2012 délivré par le bureau de la conservation foncière de Kindia en date du 27 février 2012 publié au journal officiel des Annonces Légales, Judiciaires et Administratives de la République de Guinée, fait foi de mon droit de propriété et de la régularité de l’action de cession. Mieux, Monsieur le Premier Ministre, une attestation de reconnaissance de droit de propriété a été délivrée par mon notaire, un permis de construire délivré par l’autorité préfectorale de l’habitat de Coyah, ainsi que le quartier de Bentourayah et du secteur du même quartier m’ont fait délivrer deux permis de construire.

Monsieur le Premier Ministre, si j’ai fait le choix de vous adresser cette lettre ouverte, c’est parce que je suis à bout de souffle, indignée et laissée sans recours en dépit de toutes les preuves attestant de mon droit de propriété. Je suis indignée, je suis catastrophée et outrée par le déni de justice dont je suis victime depuis des mois par le fait d’administrateurs qui après avoir attesté mon droit de propriété légale, ont aussitôt remis en cause celui-ci en contradiction avec toute la procédure que nécessite un tel différend. L’apparence de la contradiction, de la mauvaise foi, le déni de justice, la légèreté crèvent les yeux. Et ce, en contradiction flagrante  avec toutes analyses techniques et professionnelles, sur la base de documents officiels de la partie accusée pourtant indispensables dans un différend domanial. Pour preuve, un rapport a été adressé à Monsieur le président du tribunal de première instance de Coyah sous le numéro N°07CA/TPI/CAB/JP de juin 2019, qui contre toute procédure normale, a fait le choix d’ignorertous mes droits de propriété pour prendre en compte un rapport exempt de pièces justificatives.

Monsieur le Premier Ministre,

Le rapport qui a servi de base à la prise de décision du juge Mamadou Saliou Diakité est d’aucune légalité encore qu’elle est tout sauf juste. Le dessein étant de tout simplement me débouter de tous mes droits légaux.

Monsieur le Premier Ministre,

En tant que citoyenne jouissant de ses droits, j’ai foi à la justice, au rôle régalien de l’Etat à protéger ses citoyens, je souhaite que vous vous impliquiez personnellement dans cette injustice dont je suis aujourd’hui victime afin que je sois rétablie dans mes droits. Je sais croire à la volonté exprimée de votre gouvernement à œuvrer à la protection des droits des citoyens, à éviter à ces derniers l’injustice à travers une administration publique légale, juste et rationnelle.

Monsieur le Premier Ministre,

Croyez-moi que nous sommes des milliers de citoyens qui sont tous les jours brimés dans nos droits par l’action de certains administrateurs et juges. Notre seul tort est d’être de pauvres citoyens n’ayant pas de parrains au sein du gouvernement ou au sein du pouvoir alors même que l’Etat est sensé nous protéger tous quelque soit notre statut social ou politique afin de jouir de nos droits.

Monsieur le Premier Ministre,

Je vous prie d’écouter ces cris de cœur. Ils sont ceux d’une pauvre dame meurtrie dans son âme, qui au lieu  de se résigner dans la facilité coupable, a plutôt fait le choix de durement et légalement gagné sa vie. Encore Monsieur le Premier Ministre, je suis de ces rares Guinéens appartenant à la diaspora à avoir écouté l’appel de votre gouvernement à venir investir dans notre pays. Voyez donc à mon exemple tous ces compatriotes qui sont piétinés dans leurs droits dans le pays qui les a enfantés parce que n’ayant aucun recours sérieux pour les rétablir dans leurs droits.

Monsieur le Premier Ministre, espérant que vous prendrez connaissance de cette lettre ouverte, je prie votre autorité de bien vouloir intervenir dans cette affaire d’injustice afin que je sois rétablie dans mes droits.

Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes hautes considérations, veuillez croire.

CAMARA  FATOUMATA         

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