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Tribune : Pourquoi privilégions-nous le dialogue de sourds ? (Par Gilbert Tounkara)

À l’allure où vont les choses ? L’on se trouve effectivement dans des camps où chacuns refusent d’écouter le point de vue de son prochain, en vue de trouver solution à ces différentes crises qu’elles soient sociales ou politiques, dont nous faisons actuellement face.
Certes, nous n’oublions point de le rappeler (à la mouvance, à l’opposition, à la société civile et aux structures syndicales parmi tant d’autres) que : “la rue n’a jamais été solution à n’importe quel problème”, mais néanmoins un groupuscule d’entre eux, favorise leur intérêt égoïste au détriment de l’intérêt général. Plus de 130 cas de décès enregistrés de 2010 à nos jours, même si certains restent bouche bée sur cette situation sociopolitique qui prévaut en République de Guinée alors qu’ils sachent absolument que le bilan s’alourdit de “marche en marche, de manifestation en manifestation et de grève en grève”, le pourquoi de toutes ces tueries ?, c’est qu’elles (mouvance, opposition, et structure syndicale) privilégient toujours le “dialogue de sourds”.
Perso, tout ce qui me fait vraiment mal, c’est que justice n’est jamais rendue pour les victimes, afin de savoir qui sont les auteurs de toutes ces tueries perpétrées sur l’axe le Prince en particulier et en Guinée en général ? En tenant compte de la notion du “dialogue”, selon le dictionnaire français, il est définit comme suit : “une conversation entre deux ou plusieurs personnes”,étant le premier sens et en second sens ainsi comme “une discussion ou négociation entre deux ou plusieurs groupes”, mais ceci est souvent employé dans un contexte social ou politique. Pourquoi le dialogue de sourds ? Les acteurs politiques, les structures syndicales et sociétés civiles etc sans qu’ils ne soulèvent leurs masques, nous le savions très bien que chacun de son côté défend son intérêt égoïste autrement dit qu’entre eux c’est un conflit d’intérêts, car ils jouent toujours au plus malin tout en se mettant autour de la même, pour une conversation ou un débat ne pouvant aboutir à un échange d’idées car chaque intervenant refuse catégoriquement d’écouter le point de vue de son prochain et campe cependant sur ses positions.
Nous voulons privilégier le dialogue dans son vrai sens, mais est-ce qu’il y a vraiment une possibilité de donner des pistes de solutions, si ces acteurs politiques et ses pairs pratiquent un dialogue si différend de ce que nous voulons envisager ? La réponse à cette interrogation reste et demeure “NON”.
Des propros va-t-en-guerre qui nous éloigne du dialogue Évitons en cet instant, de tenir des propos va-t-en-guerre qui part jusqu’à menacer non seulement le dialogue mais aussi le tissu social car nous le savons très bien que ce ledit tissu est en ce moment fragile. Par exemple, si nous nous accentuons sur les propos tenus par l’ex responsable de la communication du principal parti de l’opposition (UFDG), Souleymane Thianguel Bah sur les ondes de la radio Espace FM dans l’émission les “Grandes Gueules”
, je déclare”Depuis 10 ans, on sait à quoi s’en tenir lorsqu’il y a des manifestations et en particulier lorsqu’il s’agit de cette partie de Conakry qu’on appelle l’axe”, enfaite je ne suis pas contre ses propos mais il faudrait qu’on sache à un certain moment, quand tenir ces genres de propos ? Toutefois qui visent à déstabiliser le pays tout en entier, certes personne ne peut le nier, étant donné que cette partie de Conakry appelée “l’axe le Prince” ou l’axe de la démocratie” subisse de nos jours, une injustice contre une seule communauté que d’ailleurs nous déplorons tous, puisque nous devons à tout prix éviter qu’il y est un affrontement inter communautaire.
La part du Gouvernement A supposer que nous prenons ces propos de l’ancien porte-parole du Gouvernement, Mr Albert Damantang Camara qui depuis toujours dénonce sans solution, je cite :
“…ceux qui tuent sont de lâches criminels. Qu’ils soient militaires, civils ou autres, ce sont des ennemis de la République et de l’État parce qu’ils cherchent à salir l’État”, à chaque fois que nos frères et soeurs perdent la vie dans des manifestations, des marches de protestations et des grèves qu’ils soient de près ou de loin, ce sont ces genres de propos que nous avions écouté depuis 10 ans et pour être clair nous n’avons plus besoin de vos déclarations ou communiqués malgré tout sans solution car vous ne faisiez que nous présenter vos condoléances à nous parents des victimes, nous ne voulons plus de votre sympathie et pitié puisque la seule chose qu’on voudrait est que “justice soit faite”.
Ainsi, il faudrait qu’on sache que le “dialogue de sourds” est devenu d’ores et déjà un fléau qui nous éloigne de tout accord ou entente entre les gouvernants et gouvernés. La Guinée mérite mieux que ça ! Aimons-nous les uns et les autres ! Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens !
Par Gilbert Tounkara
(étudiant au Departement Sociologie a l’Université Général Lansana Conte de Sonfonia GLC/SC)
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