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[Tribune] Guinée : Difficile fin de mandat !

En ce début d’année 2019, l’actualité guinéenne n’est pas avare de coups de théâtre. Une situation qui provoque simultanément, le désir de rire et  l’envie de pleurer. Tant la situation est préoccupante. Et, le désordre varié. Tantôt politique, tantôt social, mais pas que, bien plus, économique aussi.  Sombre miroir, d’une gouvernance hésitante et sournoise.

La petite histoire retiendra que l’actuelle législature a décidé, bien que son mandat soit expiré, de siéger à l’assemblée National. Un tel choix est politiquement suicidaire. Trêve d’ironie… L’acte 1 d’un glissement électoral est validé. En ne renouvelant pas le parlement en 2019, l’horizon présidentiel parait nuageux pour 2020.  Alors, plusieurs scénarii  se profilent. Soit Alpha Condé décide de ne pas écouter les sirènes révisionnistes,  et cède la main à un autre. Soit, il tente l’aventure, aussi risquée parait-elle. Dans tous les cas, tout joue en sa faveur. Une fois de plus, le rendez-vous de 2020 demeure très peu probable. D’ailleurs, un autre accord politique n’est pas à exclure. D’accord avec Camus que la bêtise insiste toujours.  Pour finir la simulation, arrêtons- nous sur cette citation de  Léon Blum : << En politique, les vertus ne sont pas toujours récompensées mais les erreurs se payent>>.  Triste est le sort de celui qui confond la cigüe à l’eau.

Dans le tumulte, né des élections locales, la petite couche de vernis  qui enveloppait notre démocratie  a craquelé. De Kindia à Matoto,  une glissante porte est ouverte. Le développement local est bafoué au profit des intérêts sordides. Impossible de comprendre. Qu’autant de points noirs soient sur le visage de notre jeune démocratie, sous l’auspice de celui qui a tant fait rêver les guinéens!

Au chapitre de la gouvernance économique, le PNDES risque d’être sans impact sur la vie des populations. A date, aucun mécanisme de suivi n’est  mis en place, pour évaluer l’atteint des résultats afin de mettre en place des actions correctives. Pourtant, la planification échoit en 2020. Véritable absurdité et  pilotage à vue.

Par quel bout prendre la vive préoccupation sur la constitution ? Tel un fil d’Ariane, la question est sur toutes les lèvres.  Ici et ailleurs, certes, des soins peuvent être apportés à une constitution. Mais, il est souhaitable de nous éviter le syndrome Nkurunziza et de Blaise.  En épargnant le pays de revendications populaires sur le respect scrupuleux de la constitution, le président Alpha Condé rentre grandement dans l’histoire. A défaut, qu’il sache que tous ceux qui ont tenté de traverser le Rubicon en sens inverse, ont eu  un bain de boue. Satan, exit mon pays !

Amadou Tidiane Barry,

activiste de la société Civile,

Tél : 628-827-410

E-mail : barrytidiane2012@gmail.com

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