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Tractations entre Madic 100 Frontières et un collège de médecins à Ignace Deen : Me. Béa raconte tout !

Nous vous l’annoncions précédemment que Mamoudou Condé allias Madic 100 Frontières détenu à la maison centrale de Conakry a été évacué une seconde fois à l’hôpital Ignace Deen dans la nuit du dimanche à lundi. Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu. À travers un communiqué publié dans l’après-midi d’hier 21 décembre, le ministère de la justice accuse Madic de n’avoir pas voulu se faire soigner.

Un communiqué aussitôt démenti par Me. Salifou Béavogui, l’avocat du détenu, qui revient sur tout ce qui s’est réellement passé.

«Il faut d’abord reconnaitre que mon client est souffrant, ça c’est incontestable. Il souffre des maux d’oreilles qui sont accompagnés de violents maux de tête. Et, la partie gauche de son bas-ventre qui a été opéré il y a 6 mois au Canada, lui fait également mal. Le samedi, il a été évacué à Ignace Deen. On lui a fait une petite consultation et il a été réincarcéré au lieu de le maintenir dans cet hôpital, sous surveillance médicale», rappelle t-il dans un premier temps.

Contrairement au communiqué du ministère de la justice, l’avocat évoque un document que son client aurait refusé de signer.
«Dans la nuit du dimanche à lundi, aux environs de 4h du matin, les douleurs intenses ont repris. On était obligé de le ramener à l’hôpital vers 5h. Selon ce qu’il m’a rapporté, arrivé à l’hôpital, il a trouvé un collège médical qui l’a soumis à une consultation et lui a donné un document à signer. Il a rétorqué en cherchant à savoir de quel document il s’agissait. On lui a dit non, il n’a qu’à signer.

Ainsi, il a dit qu’il ne peut le signer sans que son avocat ne soit informé ou un de ses parents. Il a ensuite demandé de l’aider à entrer en contact avec sa famille à Conakry qui pourrait l’aider à avoir le numéro de son médecin traitant du Canada, afin d’échanger avec celui-ci sur son état de santé. Il m’a raconté que quand il a parlé d’avocat, les médecins lui ont dit qu’ils s’en foutent de ses avocats. Soit on le traite ou il retourne d’où il vient. C’est ainsi qu’il a dit, alors je préfère que personne ne me touche si de facto je dois signer un document sans que mes avocats ou mes parents ne soient au courant du contenu. C’est en ce moment qu’il a encore été réincarcéré. Loin de vouloir engager une polémique, mais voilà ce qui s’est passé. En réalité, il n’a pas refusé de se faire soigner», a relaté Me. Béavogui.

En attendant, le principal concerné continue de garder son mal en patience, mais jusqu’à quand ?
Attendons de voir !

Boubacar Barry pour flashguinee.info