Siaka Barry rend hommage à Sékou Touré, 37 ans après sa mort

26 mars 1984 : Le héros de la lutte anticoloniale africaine, le camarade stratège Ahmed Sékou Touré rendait son dernier souffle à Cleveland aux USA.

Pourtant une semaine auparavant, rien ne semblait augurer une fin si brusque pour le père de l’indépendance. Le camarade Ahmed Sékou Touré avait tenu à clôturer personnellement les assises nationales de la jeunesse révolutionnaire au Palais du peuple à Conakry.

Ce jour-là, rien ne le prédisposait à la mort, même si son discours semblait par endroits, prémonitoire; surtout lorsqu’il insista pour confier la révolution africaine à la jeunesse.

Aussi ses adieux répétés ce jour-là et son dernier geste lorsqu’il retourna sur ses pas, pour venir, dans un élan ultime, agiter une dernière fois le mouchoir blanc devant cette jeunesse de Conakry qui s’interrogeait sur la signification d’un tel adieu.

Quelques jours après, dimanche 25 mars 1984, un avion médicalisé affrété par le roi Fahd d’Arabie Saoudite se pose sur le tarmac de l’aéroport Gbessia, il repartira un peu plus tard avec le camarade Ahmed Sékou Touré, une poignée de proches collaborateurs, ses enfants (Mohamed et Aminata Touré), et sa fidèle épouse Hadja Andrée Touré. Destination : les États-Unis d’Amérique où le roi Hassan II du Maroc a déjà réservé une place à la célèbre clinique médicale de Cleveland…

Le lendemain lundi 26 mars, lorsque le grand Syli faisait son entrée dans le bloc opératoire de l’hôpital de Cleveland, il chuchota quelques dernières volontés aux oreilles de ses enfants, et se pencha (pour la dernière fois) vers sa tendre et fidèle épouse en ces termes un peu prophétiques : « je ne voulais pas être opéré aujourd’hui, ce n’est pas un bon jour pour moi…mais l’homme propose Dieu dispose ! »

Et tout était dit : « l’homme propose, Dieu dispose… » ! Dieu disposa effectivement que la révolution guinéenne s’arrêtât ce jour-là, qu’elle fût désormais orpheline de son leader charismatique et que la Guinée entrât à partir de ce 26 mars 1984, dans une ère d’errance perpétuelle, de delitement permanent et surtout de déchéance qui, aujourd’hui encore est très loin de s’arrêter…

Le salut du peuple ne viendra que de cette jeunesse à laquelle, le grand Syli Ahmed Sékou Touré confia sa révolution et son héritage panafricaniste avant de répondre à l’appel de son seigneur, pour un repos éternel.

Hommage à toi digne héros de la rédemption africaine ! Repose en paix Camarade stratège Ahmed Sékou Touré !!!

Une petite chronique du citoyen libre Siaka Barry, en hommage au père de la révolution guinéenne!

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