Sekou Koundouno rend un dernier hommage à Roger Bamba « Pour toujours tu seras dans nos cœurs…»

Je viens te dire adieu, toi que j’aimais

Je viens te remettre à Dieu tout à l’heure dans ta tombe, à jamais tu reposeras dans ta ville natale de LOLA où tes ancêtres ont œuvré inlassablement.

Rejoins tous ceux que nous avons aimés

Tous ceux qui nous ont déjà quittés

Tu es parti, nous ne te verrons plus

Ton rire, ton sourire seront souvenirs

Nos cœurs pleurent l’inconsolable douleur

En déposant ces gerbes de fleurs

Désormais tu es parti, adieu

Mes yeux te chercheront dans les cieux

Aide-nous à ce que la joie demeure

La vie a décidé de ton départ

Et je dois te dire au revoir

Je t’ai aimé et je te remets à Dieu

Cette nouvelle absence, quelle violence

Quelle déchirure et blessure immenses

Pourrai-je donner un sens à l’insensé

Pourrai-je un jour enfin l’accepter

Désormais tu es parti, adieu

Mes yeux te chercheront dans les cieux

Pour toujours tu seras dans nos cœurs

Aide-nous à ce que la joie demeure

La vie a décidé de ton départ

Et je dois te dire au revoir

Je t’ai aimé et je te remets à Dieu

Jamais plus rien ne sera comme avant

Depuis ton dernier souffle dans le vent

Je te rejoindrai mais pas maintenant

Car la vie va toujours de l’avant

Merci pour tout cet amour partagé

Nous serons plus grands de t’avoir aimé

Merci pour tout l’amour en héritage

Ce chant nous te l’offrons en hommage

Adieu…

Les morts ne sont pas morts, les morts vivent encore

Leurs tombes sont vides, n’enfermant que des corps

Certains ont choisi l’ombre, ils errent et ils souffrent

Attendant un appel pour sortir de leurs gouffres.

Les autres que l’amour a libérés d’eux-mêmes

Je les sais près de nous et je sais qu’ils nous aiment.

Ne vous lamentez pas, ne pleurez pas sur eux

Dans la lumière du cosmos ils sont heureux.

Les morts ne sont pas morts, ils sont nés à nouveau

Ils sont dans un jardin et non dans un tombeau

Dans cet ailleurs si proche, ils nous voient, nous entendent

Ils ne nous oublient pas, je sais qu’ils nous attendent

L’ami attend l’ami, l’amante attend l’amant

Et le fils sa mère, et la mère ses enfants

Ne vous lamentez pas, près du fleuve de vie

Ils oublient l’errance des âmes asservies.

Les morts ne sont pas morts, ils sont près de vous

Je sais des soirs troublants où ils viennent vers nous

Leur vie est un firmament ruisselant d’étoiles

Chaque étoile est une âme évadée de sa toile

Ils ont si soif encore d’un amour infini

Pensez à eux car la vraie tombe c’est l’oubli

Ne vous lamentez pas, les pleurs sont des prières

Mais vos douleurs en font des âmes prisonnières.

Les morts ne sont pas morts, un soir ils me l’ont dit.

Roger tu m’écoutes non, le peuple de Guinée se rappellera de toi et à jamais. Dors en paix camarade combattant de la démocratie.

Repose-toi en paix au paradis céleste.

Sékou Koundouno

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