Médiation des religieux: le RPG se dit fatigué et appelle les religieux à se taire

Lors de l’assemblée hebdomadaire du parti au pouvoir, le président de séance du jour Alpha Ibrahima Keira, membre du bureau politique national a mis l’accent sur le projet de nouvelle constitution. Il a aussi touché du doigt l’implication des leaders religieux récemment.

Pour lui, l’heure n’est plus aux longs discours, mais à la lutte sur le terrain. <<… Chacun doit être sur le terrain, amener les uns et les autres dans la vision politique du parti et leur demander d’aller voter parce que ce processus est irréversible. Il y a certains qui sont en train de s’agiter, c’est leur droit de s’agiter, mais comme on a toujours voulu au RPG Arc-en-ciel tout ce qui se fait dans ce pays va être conforme à la loi…>>, affirme le ministre conseiller à la présidence.

<<… Une fois que ce processus est lancé, alors il serait pas loyal, pas sérieux de la part des marabouts, des artisans ou de qui que ce soit de venir fatiguer le président de la République pour lui dire de dire à la CENI de faire un rétropédalage. Nous ne ferons pas de marche arrière et nous demandons au nom du parti au directeur du protocole de ne jamais introduire les gens comme ça à la présidence pour venir fatiguer le président de la République qui a du travail et qui veut que nous allions conformément à la volonté populaire aux urnes. Donc ceux qui sont contre, ils n’ont qu’à aller aux urnes exprimer, ceux qui sont pour n’ont qu’à aller aux urnes l’exprimer. La démocratie, c’est la souveraineté nationale et tout se fait dans la rue et non dans les urnes..>>>, a déclaré Ibrahima Keira.

<< On nous a donné une constitution et ça a été toujours consensus, ça a été toujours un arrangement avec les même barbus qui viennent, qui s’appellent sages, qui s’appellent je ne sais quoi pour attendrir les uns et les autres au nom de ce qu’ils appellent la paix, de la stabilité et voilà où ça nous a amené. On veut maintenant que le peuple parle, il trouve moyen encore de prendre leurs babouches et leurs chapelets, pour venir nous dire ne changeons pas l’histoire. La Guinée est un pays de vérité, la Guinée est une république. Il y a des lois, alors faisons en sorte que la loi seule prévale. Les règles de convenances sociales n’ont pas de place dans une république, ce sont des règles supplétives. On y fait le recours en certaines circonstances dans l’esprit de trouver des arrangements. Nous sommes fatigués des arrangements. Participé à une élection, on est libre, mais quand on ne participe pas à une élection, on se tait et on s’occupe de son champ… Celui qui veut troubler les élections, qu’on le traduise devant la justice, celui qui veut tenir des rencontres parallèles à la période de campagne, qu’on le traduise en justice… Aujourd’hui, la seule personne qui peut parler au nom du peuple de Guinée, c’est le président Alpha Condé… >>, a fait savoir le président de la séance du jour.

Cette dernière intervention fait suite à l’implication des leaders religieux dans la résolution des différentes crises qui secouent le pays.

Elisabeth Zézé Guilavogui