Couplage législatives-référendum : On peut encore éviter le chaos

Lors du Conseil des ministres de ce jeudi 23 janvier, il a été proposé de coupler les élections législatives et le référendum le 16 février prochain. Le FNDC n’a pas attendu longtemps pour réagir. Ils ont fait une déclaration ce matin à la maison de la presse en informant qu’il est encore possible d’éviter le chaos au pays.

Selon le front, l’obstination du Président et son entourage risquent de mener le pays vers un chaos aux conséquences irréversibles. Ils ajoutent d’ailleurs que « ni la répression sanglante des forces de défense et de sécurité, ni la stratégie d’ethnicisation de la lutte contre le troisième mandat employée par le Pouvoir n’ont réussi à détourner les Guinéens de leur quête : l’alternance démocratique dans le respect des Lois ».

Il ne faut plus prendre des gants avec un Président dont le cynisme et mépris vis-à-vis du respect du droit à la vie de ses concitoyens transparaissent clairement de ses propos : « Dans les autres pays où il y a eu de nouvelles Constitutions, il y a eu beaucoup de manifestations, il y a eu des morts, mais ils l’ont fait ». Il ne faut plus prendre des gants avec un Président-Chef des armées dont les forces de défense et de sécurité tirent à bout portant sur des citoyens désarmés, y compris des enfants, tirent sur les corbillards et les ambulances, gazent des cimetières, sortent sans justification des corps de la morgue pour les abandonner à leur état de putréfaction…

Il ne faut plus de prendre des gants avec un Président qui après avoir juré de respecter et de faire respecter la Constitution à deux reprises, viole son serment en se rendant coupable de parjure et de haute trahison vis-à-vis de son peuple pire, en appelle à l’affrontement au siège de son Parti, s’est énervé le front de contestation contre le troisième mandat.
Ils assurent aussi que le temps n’est plus aux discours, mais aux actions concrètes pour éviter ce projet funeste aux douze millions de Guinéens. Ils restent déterminés à défendre la démocratie et l’État de droit par toutes les voies autorisées par la Constitution ainsi que les autres lois de la République.

Cependant, il revient avant tout au peuple de Guinée de continuer à assumer sa responsabilité en répondant massivement à l’appel de résistance du FNDC les mardi 28 et mercredi 29 janvier 2020. Que tous les citoyens majeurs opposés au 3e mandat manifestent dans leur quartier, district, sous-préfecture et dans l’ensemble des villes du pays, souhaite le mouvement 
Pour le FNDC, Il est encore possible d’éviter le chaos en « avortant le coup d’État constitutionnel « .

Elisabeth Zézé Guilavogui