Quel destin pour la Guinée, renaître ou sombrer ?

C’est un pays au passé douloureux. Au présent sombre et à l’avenir incertain. Croire au destin pour bâtir un espoir par coup de miracle ou accepter notre malheureux vécu au quotidien pour renoncer à tout espoir d’un meilleur vivre avec une indifférence de tous?

Notre histoire est boueuse et notre futur encore tumultueux à l’image d’un gros labyrinthe.
Les répudiés d’hier, destinés à la poubelle de l’histoire pour avoir contribué à la déliquescence morale et à la chute de l’autorité politique sont devenus par anménegie antérograde collective les nouveaux maîtres de la pensée alors que les démocrates et donneurs de leçons et d’espoir d’hier sont avec la réalité du pouvoir, devenus démons et bourreaux. Comme disait l’autre : » le temps est le meilleur juge de l’histoire « . Le masque est tombé et le visage est découvert, il est plein de tristesse et de monstruosité sous le regard impuissant ou complice, dirai-je de ceux qui observent ce visage trop laid fait d’arrogance, d’insouciance et d’inconscience.
La leçon est comprise. Quand on est loin des escarcelles du pouvoir, on est bon. Et plus on est proche, on devient con et fumeux. C’est le pouvoir qui change l’homme et non le contraire,malheureusement.
Mais que risque la Guinée de demain ?
C’est la grosse inquiétude qui taraude les esprits lucides et prolifiques.
Une société civile malade et mourante sans repère, ni éducation ni formation.
Une autorité politique en berne et borgne tant dans ses agissements que dans ses réflexions.
Une armée militante et soumise aveuglément.
Une élite défaillante, sans scrupule rongée par l’égoïsme et l’hérésie.
L’affaissement de l’État pour des considérations militantes est d’un désagréable goût pour le présent et le futur de ce pays.
Chacun pour son intérêt personnel efface la nation, supprime les valeurs républicaines et ouvre le chemin au « Moi ». C’est le moi exagéré qui remplace le « Nous ».
On insulte, on déshabille et on déshonore ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, ceux de demain, qu’en-est-il?
Personne n’est épargnée et nulle autre ne le sera demain.
Cette émotivité érectile d’une opinion et volatile à la recherche permanente du buzz (son oxygène) ne va jamais arrêter son coup de sabre et va longtemps élaguer à coup de sensation tout obstacle pour vivre ses passions parfois futiles et dénuées de bon sens. C’est une question de continuité, même si l’héritage est amer et désolant. Comme chez le coiffeur, à chacun son tour.
La roue de l’histoire tourne et évitons l’effet boomerang.
Chacun récoltera ce qu’il a semé. Moralisons notre vie politique pour le bonheur de tous et le bien de chacun.
Wassalam!

Par : Marouane Dinguiraye

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