Que nos héros fondent leur espoir sur Dieu l’éternel (Par Halimatou Diawadou Baldé)

Peuple ! Peuple ! Peuple !

Je suis consciente que tu n’existes que dans mon imagination.
Tu n’es que le fruit de mes longues pensées.
Tu ne figures que dans mes rêves innocents.

Peuple ! Peuple ! Peuple !
J’aurais souhaité qu’il en existe un pour la Guinée de mes ancêtres.
J’aurais souhaité avoir un peuple sur cette merveilleuse terre bénie.
J’aurais aimé que mes compatriotes et moi formions un peuple.

Hélas ! Hélas ! Hélas !
Sur cette terre bénie, il n’existe rien d’autre qu’un conglomérat d’ethnies.
Il n’y a un assemblage débile de groupes ethniques.
Il n’y a qu’un regroupement accidentel de plusieurs ethnies.

Oui! Oui! Oui!
Un peuple forme une et indivisible force de frappe.
Un peuple vise le même objectif : Son bonheur.
Un peuple défend les mêmes principes en toute circonstance.

Oui! oui! oui !
Un peuple protège ses enfants contre un oppresseur peu importe le prix.
Un peuple se défend contre un régime liberticide à n’importe quel prix.
Un peuple se débarrasse d’un régime cynique sans arrière pensée.

Mais un conglomérat d’ethnies assistera à l’assassinat de ses enfants, de son âme et de tous les principes sans bouger d’un iota.

Je n’attends rien de cet assemblage.
Il n’a pas pu sauver Fodeba Keïta, Tely Diallo, Fofana Karim, Sagno Mamady et cies des affres du camp Boiro.
Ce conglomérat n’a pu empêcher Conté de massacrer sans justice.
Il n’a pas pu freiner Dadis dans ses massacres.

Alors ce n’est pas ce tyran sans limites qu’il chassera.
Comme d’habitude, il assistera lâchement à toutes les dérives et le laissera mourir de sa belle mort.

Que nos héros en prison n’attendent rien de lui car il ne fera rien.
Que nos héros fondent leur espoir sur Dieu l’éternel.
En attendant l’arrivée de l’ange de la mort, l’artisan de changement des régimes en Guinée, mourrons à feux.
Laissons le tyran broyer tout sur son passage car nous ne méritons que cela.

Paix à l’âme de Roger et toutes les victimes de la tyrannie.

Meilleure santé à Madic.

Courage aux détenus politiques.