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Procès de « Grenade » : « c’est le procès de la honte », dit Me Béa

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Comme annoncé précédemment, le procès de Boubacar Diallo, communément appelé Grenade s’est ouvert hier, lundi 12 février 2019, devant le Première Instance de Dixinn. Le jeune militant de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, est accusé de « tentative d’assassinat et de détention illégale d’armes de guerre ».

Après la première journée de débats, les avocats de l’UFDG (qui défendent l’accusé) ont dénoncé « un dossier politico-judiciaire monté de toutes pièces dans le seul but de condamner un innocent ». Pour maître Salifou Béavogui, l’un des avocats, Boubacar Diallo est la victime dans cette affaire.

« Ceux-là qui devaient être au tribunal à sa place, parce qu’ils ont tiré sur lui, ont changé de camp, ils sont devenus des accusateurs. Mais, ils ne sont jamais venus à la barre pour une confrontation. Cela signifie qu’ils ont inventé cette histoire pour atteindre leur objectif. Ce procès, c’est le procès de la honte, c’est le procès de non droit parce que dès son interpellation et son déferrement au tribunal, nous avons attaqué la procédure. Depuis le 23 avril 2018, la procédure a été annulée, tout le dossier a été annulé pour violation substantielle des règles de droit de la défense. Depuis le 23 avril 2018, ce jeune devait être libéré ; mais, on a continué à le garder, je ne sais pas pour faire plaisir à qui.

Il a dit à la barre ici qu’il a été torturé pour dénoncer l’honorable Ousmane Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo ; c’était l’objectif recherché, selon lui. Mais, quand même, il ne peut pas accuser des personnes, dès lors que lui-même il n’est coupable de rien. Cette arme dont on l’accuse de détenir devrait être représentée au tribunal ; mais, cela n’a pas été fait, il n’existe même pas un récépissé fait par le greffe qui atteste que cette arme a été placée sous scellé. Pour égarer le tribunal, monsieur le Procureur a tenté de nous faire avaler l’argument selon lequel, les armes de guerre sont directement envoyées dans les garnisons militaires. Nous sommes d’accord ; mais, ces armes passent par la justice, il doit délivrer un document qui doit figurer dans le dossier.

Mais, dans le dossier, il n’existe aucune trace d’arme en dehors des photos prises sous l’effet de la contrainte à la gendarmerie avec le logo qui y apparaît. Conséquence, c’est un dossier politico-judiciaire, monté de toutes pièces dans le seul but de condamner un innocent. Dans ce dossier, monsieur le Procureur est en difficulté, il va tenter d’amener coûte que coûte le tribunal à faire une condamnation. Mais, comme les faits sont têtus, les magistrats aguerris qui ont le destin de ce dossier ne se laisseront pas entraîner sur la piste du Procureur de la République », a déclaré à la presse maître Salifou Béavogui, au sortir de cette journée d’audience.

Après cette première journée de débats, l’audience de ce mardi, 12 février 2019, sera consacrée aux réquisitions du Procureur et aux plaidoiries des avocats.

Les reporters de Guineematin.com seront évidemment sur place pour tout vous relayer…

A suivre !

guineematin

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