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Nouveau Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CE-DEAO prévu sur la situation politique au Niger

Abuja, Nigeria – 07 août 2023

Le Président Bola Ahmed Tinubu, Président de la République fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté écono-mique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a convoqué un nouveau Sommet Extraordi-naire de la Conférence sur la situation politique en République du Niger. Ledit Sommet est prévu à Abuja, au Nigeria, le jeudi 10 août 2023.

Au cours de cette rencontre, les dirigeants de l’organisation ouest-africaine se pencheront sur la situation politique et les récents développements au Niger.

Urgent/Coyah : de graves inondations à Maneyah Tafory

Une forte inondation frappe Maneyah Tafory, préfecture de Coyah, une localité située à environs 50 kilomètres de Conakry.
À cause de la forte pluie qui s’abat encore sur cette localité, l’eau a envahi les maisons, détruisant de passage les biens des citoyens. Mais la crainte à ce stade, ce sont des pertes en vies humaines.
Sur des vidéos amateurs mises en ligne par des citoyens, plusieurs personnes dont une nourrisse sont prises au piège par l’eau. Elles sont obligées de s’accrocher au mur de leur concession, alors qu’elles sont en train d’être rattrapées par l’eau dont le niveau s’accroît.
Dans ces vidéos amateurs, les citoyens appellent à l’aide urgente des autorités, pour sortir ces individus du piège dans lequel ils sont pris.
Flashguinee.info avec Mosaiqueguinee

J’ai été pris en otage par un coup d’État militaire » (Par SEM Mohamed Bazoum)

J’écris ceci en tant qu’otage. Le Niger est attaqué par une junte militaire qui tente de renverser notre démocratie, et je ne suis que l’un des centaines de citoyens qui ont été emprisonnés arbitrairement et illégalement. Ce coup d’État, lancé contre mon gouvernement par une faction militaire le 26 juillet, n’a aucune justification. Si elle réussit, elle aura des conséquences dévastatrices pour notre pays, notre région et le monde entier.

Notre gouvernement est arrivé au pouvoir grâce à des élections démocratiques en 2021. Toute tentative visant à renverser un gouvernement légitime doit être combattue, et nous apprécions les condamnations fermes et sans équivoque de cet effort cynique visant à saper les progrès remarquables réalisés par le Niger dans le cadre de la démocratie. Les États-Unis, les Unions africaine et européenne et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont affirmé haut et fort : ce coup d’État doit cesser et la junte doit libérer tous ceux qu’ils ont illégalement arrêtés.

Les comploteurs du coup d’État prétendent à tort qu’ils ont agi pour protéger la sécurité du Niger. Ils prétendent que notre guerre contre les terroristes djihadistes échoue et que ma gouvernance économique et sociale, y compris les partenariats avec les États-Unis et l’Europe, a nui à notre pays.

En fait, la situation sécuritaire du Niger s’est considérablement améliorée, facilitée par les partenariats auxquels la junte s’oppose. L’aide étrangère constitue 40 pour cent de notre budget national, mais elle ne sera pas délivré si le coup d’État réussit.

Au sud, où nous faisons face au groupe terroriste Boko Haram, il n’y a presque pas eu d’attaques depuis deux ans, et les réfugiés retournent dans leurs villages. Pour témoigner de cette réalité, nos partenaires, dont l’Agence américaine pour le développement international, passent de l’aide humanitaire à des initiatives de développement telles que la construction d’énergies durables, l’amélioration de la productivité agricole et l’éducation de la prochaine génération de dirigeants nigériens.

Le nord et l’ouest du pays n’ont pas non plus subi d’attaques majeures depuis que j’ai pris mes fonctions en 2021. Grâce au soutien de nos alliés et à la formation de nos partenaires, y compris la Garde nationale de l’Indiana, le Niger est aujourd’hui le plus sûr qu’il ait été au cours des 15 dernières années.

Notamment, la situation sécuritaire du Niger est nettement meilleure que celle de nos voisins, le Mali et le Burkina Faso, dont les gouvernements, tous deux installés par des prises de pouvoir militaires, soutenir le coup d’État illégal. Plutôt que de répondre aux préoccupations de sécurité en renforçant leurs propres capacités, ils emploient des mercenaires russes criminels tels que le Groupe Wagner au détriment des droits et de la dignité de leur peuple.

Mon gouvernement a également réussi en matière de gouvernance économique et sociale. Après une lente reprise du covid-19 en 2021, notre taux de croissance par habitant plus que triplé à 7,4 pour cent l’an dernier.

2022 a été la première année du Niger sans un seul jour d’école perdu par des grèves d’enseignants ou d’étudiants. Les travailleurs ne se sont pas mis en grève dans un secteur important, et mon administration a signé des accords historiques avec les syndicats pour créer un environnement de travail plus sûr et plus stable à travers le pays.

Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre cet élan. Reconnaissant la menace que la chute potentielle du Niger fait peser sur la région, nos voisins de la CEDEAO ont annoncé des sanctions sans précédent, y compris une interdiction des exportations et des importations de pétrole, et une suspension des transactions financières transfrontalières.

Ces mesures montrent déjà à quoi ressemblerait un avenir sous une junte autocratique sans vision ni alliés fiables. Le prix du riz a augmenté de 40 pour cent entre dimanche et mardi, et certains quartiers ont commencé à signaler des pénuries de biens et d’électricité.

Dans la région agitée du Sahel en Afrique, le Niger est le dernier bastion du respect des droits de l’homme au milieu des mouvements autoritaires qui ont pris le pas sur certains de nos voisins. Si cette tentative de coup d’État est une tragédie pour les Nigériens, son succès aurait des conséquences dévastatrices bien au-delà de nos frontières.

Avec une invitation ouverte des comploteurs de coup d’État et de leurs alliés régionaux, toute la région centrale du Sahel pourrait tomber sous l’influence russe via le groupe Wagner, dont le terrorisme brutal a été mis en évidence en Ukraine.

Boko Haram et d’autres mouvements terroristes profiteront certainement de l’instabilité du Niger, en utilisant notre pays comme un terrain d’étape pour attaquer les pays voisins et saper la paix, la sécurité et la liberté dans le monde. Ils intensifieront leurs efforts pour cibler nos jeunes avec un endoctrinement anti-occidental haineux, les montant contre les partenaires mêmes qui nous aident à bâtir un avenir plus porteur d’espoir.

À l’heure où nous en avons besoin, j’appelle le gouvernement américain et toute la communauté internationale à nous aider à rétablir notre ordre constitutionnel. Lutter pour nos valeurs communes, y compris le pluralisme démocratique et le respect de l’État de droit, est le seul moyen de progresser durablement dans la lutte contre la pauvreté et le terrorisme. Le peuple nigérien n’oubliera jamais votre soutien en ce moment charnière de notre histoire.

 

SEM MOHAMED BAZOUM
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER

Aliou Barry: « Le Nigéria a les moyens logistiques et matériels de supporter une force militaire qui interviendra au Niger »

Les chefs d’état-major des pays membres de la Cédéao sont à Abuja durant trois (3) jours, pour élaborer le plan d’intervention au Niger, sa stratégie, ses aspects logistiques et son calendrier.

Pour le responsable du centre d’analyse et d’études stratégiques de Guinée Aliou Barry, avec cette mobilisation militaire ouest-africaine, le Nigéria a de fortes chances que cette fois ci la CEDEAO aboutisse à faire plier la junte du Niger, d’autant qu’il a les moyens logistiques et matériels de supporter une force militaire ouest-africaine qui interviendra au Niger.

« Il y a des fortes chances que cette fois-ci la CEDEAO aboutisse à faire plier la junte du Niger pour des raisons très simples. D’abord, l’histoire du Niger est jalonnée de coups d’État militaire, mais ce dernier coups d’Etat vient à un moment où 3 pays de la sous-région sont dirigés par des militaires. Celui du Niger, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et cette CEDEAO joue sa crédibilité sur ce dernier coups d’Etat. Depuis, la CEDEAO ne fonctionnait pas militairement parce qu’il n’y avait pas le leadership nigérian. Quand il y a eu la crise au Libéria, la CEDEAO avait mis en place l’ECOMOG qui était à 90% tenu par un soutien militaire et logistique du Nigéria. Depuis ces dernières années, le Nigeria lui-même vivait une crise sécuritaire et économique. Mais aujourd’hui, heureusement le Nigeria a connu une élection et a mis à la tête de ce pays quelqu’un qui a fait tout de suite de la lutte contre les coups d’Etat son cheval de bataille. Donc au sein des Etats-majors des armées de la CEDEAO, tout est réuni pour faire plier la junte au Niger, c’est une question de survie de la CEDEAO. Sur le plan énergétique le Niger dépend du Nigeria à 70%. Tout le trafic commercial du Niger dépend du Nigeria, l’option militaire est la dernière. Si la junte au Niger ne se plie pas aux décisions de la CEDEAO, le Nigéria a les moyens logistiques et matériels de supporter une force militaire ouest-africaine qui interviendra au Niger. Le Nigéria est revenu sur le devant de la scène. Il y a actuellement beaucoup qui sont mis sur le champ de la négociation. Les américains ont plus de 1000 hommes au Niger pour des problèmes de surveillance, d’informations défense, la France a plus de 1600, il y a des sanctions, je ne vois pas quelle pourra être l’issue ou la porte de sortie de cette junte au Niger », a-t-il laissé entendre au cours d’un entretien avecMosaiqueguinee.com.

Il faut noter qu’une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est arrivée le 2 août 2023 à Niamey. La médiation est menée par un ancien président nigérian, le général Abdulsalami Abubakar.

La problématique du sport guinéen analysée par un spécialiste (tribune)

La problématique du développement du sport en Guinée se caractérise par une faible capacité de production de sportifs bien formés, bien encadrés et bien accompagnés, afin de répondre aux exigences de la pratique du sport de haut Niveau.

De nos jours, le sport est devenu un outil d’éducation, de promotion de la santé des citoyens et d’insertion socio professionnelle des jeunes. Ce pendant en guinée, par faute de cadre juridique le sport éprouve d’énormes difficultés à jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu.

S’appuyant sur des données établies non exhaustives, cela fait plusieurs années que le sport guinéen n’a pas pu produire de sportifs de haut niveau pouvant monnayer leur talent ailleurs de façon efficace, cette faiblesse s’explique par le fait que sur le plan de la formation technique, juridique, organisationnel et institutionnel, il manque de cadre approprié d’orientation stratégique et opérationnelle permettant d’assurer un plein épanouissement des jeunes.

Cette défaillance s’explique en partie et pas des moindres par le manque d’un cadre juridique normatif.

Abordant la problématique du développement du sport sous l’angle juridique, il est important de faire ressortir les éléments constitutifs qui définissent ce cadre.

Tout d’abord, le cadre juridique par définition détermine l’ensemble de normes établies, combinées aux structures au sein desquelles des personnes sont désignées de manière organisée, soit par voie élective, soit par voie de nomination et qui agissent à travers un mécanisme d’animation administrative ou juridictionnelle pour la mise en application de ces normes au sein de l’entité.

Les normes auxquelles ont fait mention sont entre autres : les codes, les lois, les règlements, les décrets, les arrêtés et les décisions produits par des institutions et organes appropriés désignés à cet effet ; tel que : le parlement en parlant du code et de loi, le président de la république en parlant décret et ordonnance, le ministère des sports en parlant d’arrêté et de décisions.

Si tous ces documents cités ont un caractère règlementaire donc contraignant à tous, il faut préciser que la loi et le code sont les documents règlementaires les plus accomplis du fait de leur mode d’adoption qui est le parlement (l’assemblée nationale).

Toutefois, si la loi est strictement d’ordre juridique, le code quant à lui bien qu’étant une loi opposable à tous reste technique, et regorge en son sein plus d’informations techniques qui cadrent avec la thématique concernée et mobilise plus de documents.
En restant dans le contexte guinéen, il faut retenir que la règlementation au sein du sport est quasi inexistante, car le document fondamental au sens de la loi qui sert de base légale à partir de laquelle tous les autres documents devraient puiser leur source de production et servir de référentiel d’animation technique doit être le code du sport, mais malheureusement, ce document précieux n’existe pas encore dans l’écosystème juridique du sport guinéen.

D’ailleurs, C’est ce qui explique en grande partie les difficultés du département des sports à faire face aux multiples conflits qui naissent çà et là au sein des fédérations en particulier et au sein du mouvement sportif guinéen en général sans pour autant détenir la capacité légale ou les instruments légaux permettant de résoudre ces conflits. Du coup, le mécanisme légal qui devrait être la boussole cède la place à la médiation, à la conciliation, au consensus et au compromis en lieu et place de la justice.

Il est aussi important de rappeler qu’en république de Guinée, tous les départements ministériels sont plus ou moins bien règlementés et possèdent chacun un code de référence dans leur domaine respectif (code minier, code des collectivités, code foncier, code des marches publics, code des investissements, etc….) pour ne citer que ceux-là , même si par endroit le respect et la mise en application de ces textes font défaut. Par contre avec le ministère en charge des sports, il n’existe pas de code de sports cela nous enlève toute possibilité de parler de mauvaise application. Cet état de fait maintient le département des sports dans une impasse totale de faire face à sa responsabilité suite aux différents conflits qui naissent dans le sport de manière particulière.

En observant de près le fonctionnement du sport guinéen, on a tendance à croire que les fédérations sportives dépendent plus des confédérations et associations internationales auxquelles elles sont affiliées et que c’est de ces organisations internationales qu’elles tirent leur source de légalité et de légitimité en lieu et place du ministère des sports qui est l’instance délégataire. Pourtant, de toute évidence, c’est le ministère des sports qui a cédé une portion de son pouvoir aux fédérations par le biais de la délégation de pourvoir du service public en tant qu’outil d’animation.

Il faut noter que le document fondamental qui lie les fédérations sportives au ministère des sports, qui doit en principe trouver sa source de production dans le code du sport et qui sert de base d’engagement sur les responsabilités de chaque partie (fédération- ministère), c’est la « convention délégataire ».

Personnellement, je ne connais pas l’existence de ce document dans toute sa forme légale au sein de l’environnement règlementaire du sport. Et si ce document existerait, il manque de vulgarisation auprès des animateurs des fédérations sportives qui de facto doivent être bien outillés sur le contenu de ce document.

Dans la logique des faits, il ne revient pas à une fédération de définir le cadre normatif, il est de la responsabilité particulière du ministère des sports de produire toutes les normes sportives de manière claire, bien codifiées et bien règlementées, définir le rôle de chaque acteur en fonction du pouvoir qu’il détient, puis assurer le contrôle du respect de l’application des textes.

Ainsi dit, c’est au ministère des sport à travers ses services techniques de travailler pour la production de toute la règlementation applicable aux acteurs, et c’est de sa responsabilité aussi de diffuser cette règlementation à travers ses canaux et ses services déconcentrés. En fin, c’est de la responsabilité du ministre des sports de veiller au respect strict de l’application des normes et règlements édictés.

Pour toutes ces raisons, le ministère des sports dans son fonctionnement doit s’assurer au même titre de l’accomplissement des taches en lien avec la production normative que les résultats des équipes nationales. De toute façon, le rôle d’animation du sport reste sous la responsabilité des fédérations sportives, mais celui de l’élaboration des textes juridiques, de la diffusion des règles élaborées et de la veille sur l’application de ces règles incombe exclusivement au ministère en charge des sports. D’où la nécessité pour le ministère de se focaliser beaucoup plus sur le domaine normatif que sur celui du résultat sportif des équipes nationales.

Quant à la justice sportive, un mécanisme de règlement des conflits autres que les outils traditionnels (médiation, conciliation, consensus et compromis) jusque-là en vigueur ont montré toute leur limite, il faut du coup réfléchir à une véritable justice sportive en république de Guinée, une justice qui sera installée avec tous les outils nécessaires, qui garantira à tous les acteurs l’équité dans le respect du principe universel de double juridiction.

Tout jugement qu’il soit de l’ordre judiciaire, ou par arbitrage reconnait le principe de double degré de juridiction dans le cadre d’une justice équitable. C’est seulement par la justice sportive garantissant tous les droits que le sport guinéen va sortir de cet imbroglio dans lequel il est plongé présentement. C’est pour cela qu’il faille vite organiser le secteur de la justice sportive tout en lui dotant d’un cadre juridique approprie afin de faire face à l’urgence de résolution des conflits en cours dans les fédérations.

De tout ce qui précède, je recommanderai ce qui suit :
 Rédiger dans le plus bref délai la « Convention Délégataire » comme base légale qui définira le lien de collaborions entre les fédérations sportives et le ministère des sports,
 Améliorer la loi du sport existant par la mise en place d’un « code du sport »,
 Mobiliser une équipe d’expert en droit sportif et en législation sportive pour l’élaboration et la validation du « code du sport en Guinée »,
 Activer le « Tribunal du Sport » conformément aux dispositions de la loi du sport,
 Détacher auprès des fédérations un organe de contrôle de gestion pour s’assurer que les règlements élaborés par le ministère des sports sont bien appliqués,
 Organiser en collaboration avec les fédérations sportives la « justice sportive » a l’intérieur des fédérations pour mettre fin à la résolution des conflits par consensus ou médiation. le mécanisme consiste à créer les organes juridictionnels de premier et seconde degré avec les différents règlements qui permettent l’application de cette justice au sein des fédérations,
 Rendre plus opérationnelle la « convention nationale du sport », qui doit servir de creuset de concertation pour la collecte et le recensement des besoins en termes d’amélioration de la règlementation sportive nationale.

Boubacar 2 Barry, Consultant en Sport et Développement

Burkina : Des coups de feu entendus à Ouagadougou…

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Des coups de feu ont été entendus au cœur de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Les détonations ont commencé vers 00 h 45 (locales et GMT) avant de cesser environ 40 minutes plus tard, selon l’AFP.

C’est un malheureux incident limité à la base aérienne », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire sans plus de précision, affirmant que «la situation est sous contrôle». Momentanément interrompue, la circulation a repris timidement après les tirs nourris qui surviennent 10 mois après un coup d’État, le deuxième en moins d’un an enregistré dans ce pays en proie à la violence djihadiste. Ils surviennent aussi six jours après un putsch dans le Niger voisin qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum.

Double putsch

Le 30 septembre 2022, un coup d’État a porté au pouvoir le capitaine Ibrahim Traoré qui a renversé le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, auteur d’un premier putsch ayant lui-même renversé le 24 janvier de la même année le président élu Roch Marc Christian Kaboré.

À chaque putsch, l’incapacité de lutter efficacement contre les groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui frappent le Burkina Faso avec toujours plus d’intensité depuis 2015, avait été mise en avant.

Les violences djihadistes ont fait plus de 16’000 morts civils et militaires en huit ans, selon les dernières estimations de l’ONG internationale Armed conflict location action (Acled), qui répertorie les victimes des conflits à travers le monde, dont plus de 5000 depuis le début de l’année 2023. Ces violences ont en outre entraîné le déplacement de quelque deux millions de personnes.

AFP

Putschistes de tous les pays, unissez-vous!

Les autorités maliennes et burkinabé ont pris hier une position commune surprenante contre la CEDEAO : ‘‘Toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali.’’ Après avoir dénoncé les sanctions ‘‘illégales, illégitimes et inhumaines’’ imposées au peuple frère du Niger, qui semble avoir décidé de ‘‘prendre son destin en main’’.

Tout porte à croire que le Mali, le Burkina Faso et le Niger soient unis par leur instinct de solidarité putschiste, soutenu par un autre point commun : une haine féroce envers la France, l’ennemie commune. La méchante France, un bouc émissaire de tous leurs maux ?

En tout cas le communiqué conjoint des autorités du Burkina Faso et celles du Mali prouve, si besoin en est, qu’elles ont isolé les autorités guinéennes -trop proches de la France à leurs yeux ? Mais celles-ci ne se sentent pas bien dans la caserne politique où leurs homologues veulent les consigner. Elles ont sorti à leur tour un communiqué pour marquer leur solidarité aux Putschistes nigériens et annoncé qu’elles refusaient d’appliquer les sanctions de la CEDEAO contre le Niger. De là à se demander si les autorités guinéennes cherchent à forcer l’amitié des autres putschistes, quitte à froisser leur protectrice supposée, la France, certains observateurs n’ont franchi qu’un petit pas.

En fin de compte, les ‘‘déclarations de guerre’’ de nos chères autorités contre la CEDEAO sont probablement le dernier coup d’éclat d’une ligue de putschistes qui se prennent pour des acteurs géopolitiques sérieux. La réalité est qu’ils ne font que montrer au monde leur côté amateur.

A cette allure, ne soyons pas étonnés un jour de les voir organiser leur propre conférence internationale, pour discuter de leur agenda commun de maintiens au pouvoir et de renversements de gouvernements démocratiquement élus, tout ça au nom du peuple. Peut-être qu’ils pourraient même créer leur propre jeu vidéo inspiré d’un des slogans politiques les plus connus du communisme : ‘‘Putschistes de tous les pays, comment s’unir !’’

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

Relation avec Sonko : les explications de Khalifa Sall

Khalifa Sall est en tournée aux États-Unis. Il a effectué un tour mouvementé dans les studios d’une télé sénégalaise établie à Brooklyn, à New York. Il a été pris à parti verbalement par un homme qui l’accusait d’avoir trahi Ousmane Sonko. Ce dernier a fait son show avant d’être évacué des lieux.

Lors de l’entretien qu’il a accordé à la chaîne sénégalaise et repris par Les Échos, le leader de Taxawu Sénégal a abord, notamment, sa relation avec le président de Pastef ; niant toute bisbille avec lui. «Ousmane Sonko est notre petit-frère, c’est mon petit-frère. Ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes que je ne vais pas dire la vérité : on a de très bonnes relations», a-t-il juré. Et Khalifa Sall de révéler : «C’est moi qui suis à l’origine de la création de la coalition Yewwi Askan Wi, même si je savais que je ne serais pas élu.»

L’ancien maire de Dakar a en outre rappelé que lui et Barthéméy Dias étaient en première ligne près de Ousmane Sonko lorsque l’affaire Adji Sarr a éclaté. «Nous étions parmi les premiers à aller chez lui pour nous battre à ses côtés, a-t-il souligné. J’ai toujours soutenu dans les médias, sur cette histoire, qu’il n’y a pas de viol et de menace de mort. Le reste, c’est Sonko, Adji Sarr et Dieu.»

CRIEF : Oyé Guilavogui retourne en prison, le procès renvoyé au 11 octobre prochain

L’ancien ministre des postes et télécommunications du régime déchu, Oyé Guilavogui était de nouveau devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

A l’audience de ce lundi 31 juillet 2023, la cour a rejeté à nouveau sa demande de mise en liberté conditionnelle avant de renvoyer le procès au 11 octobre 2023 pour la commission d’avocats et la suite des débats.

Oyé Guilavogui est accusé pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, portant sur la relance de la société de téléphonie mobile SOTELGUI, financée par la banque chinoise China Exim Bank à hauteur 50 millions de dollars américains.

 

Source mosaïqueguinee.com

Le Récap] Ousmane Sonko inculpé et mis en détention, son parti dissous

Ousmane Sonko a été inculpé et écroué lundi pour divers crimes dont l’appel à l’insurrection, et son parti a été dissous, faisant craindre de nouveaux troubles.
 
M. Sonko, 49 ans, investi candidat par son parti, voit ainsi s’ouvrir une troisième procédure judiciaire à son encontre, qui risque de compromettre encore davantage sa participation à la présidentielle de février 2024.
 
Moins de deux heures après son inculpation, le ministre de l’Intérieur Antoine Diome a annoncé dans un communiqué la dissolution de son parti, le Pastef, créé en 2015, justifiant sa décision par ses appels « fréquents » à des « mouvements insurrectionnels » qui ont fait selon lui de nombreux morts en mars 2021 et juin 2023 et entraîné « des actes de saccage et de pillage de biens publics et privés ».
 
« Les biens du parti dissous seront liquidés », ajoute le communiqué. 
 
L’opposant avait été condamné le 1er juin à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, un verdict qui le rend inéligible en l’état, selon des juristes. Sa condamnation avait engendré les troubles les plus graves depuis des années au Sénégal, qui ont fait 16 morts selon les autorités, une trentaine selon l’opposition.
 
« Farce »
 
« C’est une farce », a réagi Me Ciré Clédor Ly au placement en détention de son client pour huit chefs d’accusation, dont « appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » et « complot contre l’autorité de l’État ».
 
L’avocat a dénoncé « un dessein qui a été formé, réfléchi, planifié et qui a été exécuté ».
 
L’opposant poursuivait lundi sa grève de la faim qu’il a entamée dimanche, ont dit ses avocats à la presse.
 
Ils n’ont pas précisé le lieu où il allait être incarcéré. Comme il s’agit de faits criminels, « le juge peut le retenir jusqu’à ce que le dossier soit instruit », a dit Me Babacar Ndiaye.
 
 
« Je viens d’être injustement placé sous mandat de dépôt. Si le peuple sénégalais, pour qui je me suis toujours battu, abdique et décide de me laisser entre les mains du régime de Macky Sall, je me soumettrai, comme toujours, à la volonté divine », a réagi M. Sonko sur les réseaux sociaux après son face-à-face avec le juge.
 
Il avait été arrêté vendredi après avoir notamment affirmé sur les réseaux sociaux que les forces de sécurité présentes devant son domicile l’avaient filmé. Il a précisé avoir « personnellement arraché le téléphone et demandé à la personne de le déverrouiller et d’effacer les images qu’elle a prises », ce que cette dernière a refusé de faire.
 
Des gendarmes l’avaient ensuite arrêté. De nouveaux troubles sont désormais craints à Dakar et dans tout le Sénégal.