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Abdoul Sacko : ‘’Ce que les forces vives comptent faire le 5 septembre…’’

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CONAKRY- La journée du 5 septembre 2023, marquant l’an 2 de l’arrivée du CNRD au pouvoir, risque d’être mouvementée en Guinée. Et pour cause, les forces vives de Guinée décident de manifester pour disent-ils dénoncer la gestion opaque de la transition et le manque d’actions concrètes menant au retour à l’ordre constitutionnel. Que comptent faire concrètement les forces vives ce jour ? Le coordinateur national des forces sociales Abdoul Sacko explique.

AFRICAGUINEE.COM : Concrètement pourquoi vous avez décidé de manifester le 5 septembre ?

ABDOUL SACKO : C’est parce que nous estimons aujourd’hui qu’après deux ans de gestion du pays par le CNRD, les libertés étaient bafouées. Les raisons invoquées pour mener ce coup d’Etat ne sont pas tenues.  Je pense qu’en deux ans, on aurait déjà fait tout ce qui est essentiel par rapport au retour à l’ordre constitutionnel. Donc au regard de cela, chaque guinéen devrait aujourd’hui en toute responsabilité évaluer et savoir où nous sommes et quels sont les impacts de cette gestion sur la vie de la nation ? Donc à notre niveau, nous avons estimé que la charte de la transition consacre la liberté. Nous usons de cette liberté pour exercer un droit.

Comment va se passer la manifestation ?

Les Forces Vices sont composées par des entités politiques et sociales responsables. Elles sont respectueuses des lois. Elles essayent du mieux que possible à s’inscrire dans la logique du respect des normes républicaines. Ceci dit, nous allons nous acquitter de notre part de responsabilité républicaine qui consiste à envoyer des courriers d’informations pour dire ‘’nous allons marcher de tel point à tel point, de telle heure à telle heure’’, nous allons nous acquitter de cela. Maintenant, il revient au CNRD de prendre de la hauteur, de savoir qu’ils ne sont pas sur un terrain conquis. Mais si toutefois on dit qu’on ne pourra pas manifester, dans ce cadre-là, je pense que l’opinion nationale et internationale saura tirer les conséquences.

Quel message lanceriez-vous à l’endroit de vos partisans ?  

Au peuple de Guinée, le 5 septembre est annoncé par le CNRD comme une journée où chacun peut manifester son ressenti. Mais, nous voulons que chacun respecte les droits de l’autre, qu’on sache qu’on peut ne pas se comprendre par rapport à la gestion de la chose publique mais nous ne sommes pas des ennemis déclarés.  Donc une fois encore, même si nous avons des autorités qui ne pensent ou qui n’agissent qu’en fonction de leur intérêt, en fonction de tout ce que le pouvoir leur apporte en termes de privilèges, mais c’est de dire au peuple de Guinée que chacun doit respecter les droits de l’autre.

Si certains ont le droit de dire ‘’non, nous ne sommes pas d’accord’’ que d’autres puissent avoir le droit de dire ‘’nous sommes d’accord’’. Les raisons peuvent ne pas être fondées, mais c’est un droit. Donc, que chaque guinéen manifeste son ressenti sans pour autant porter préjudices à l’autre, conformément aux conventions auxquelles notre pays a souscrit et à la charte de la transition.

Certains craignent un face à face ce jour lorsqu’on sait que les pros CNRD envisagent des actions de réjouissance. Qu’en dites-vous ?

Pour nous, ces sorties pompeuses de célébration sont un message que le CNRD envoie aux autres guinéens pour leur dire qu’ils peuvent aussi manifester leurs droits. Nous respectons cela et tout ce que nous demandons au CNRD, c’est de prendre de la hauteur, bien qu’il ne respecte rien de ses engagements. La junte doit montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il n’y a pas deux guinéens. Donc, l’annonce de cette célébration pompeuse de soutien au CNRD est un boulevard ouvert aux autres guinéens. C’est une forme de levée systématique du fameux communiqué d’interdiction de manifestation, c’est aussi simple

Africaguinee.com

Cas des chefs de quartiers et de districts : Mory Condé accuse les acteurs politiques de se battre pour une « manipulation électorale »

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Pour le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le tollé suscité par le décret du Colonel Mamadi Doumbouya relatif à la nomination des conseils de quartiers et de districts est motivé par une raison inavouée. Mory Condé soutient que les acteurs politiques sont opposés à cette décision tout simplement parce qu’elle touche à leurs intérêts. C’est-à-dire que cette nouvelle formule empêchera les partis politiques d’avoir une mainmise sur les quartiers pour pouvoir manipuler les processus électoraux.

« Tous les acteurs politiques se battent pour avoir un président de conseil de quartier et de district à leur guise aux fins de la manipulation du processus électoral. J’ai fait l’expérience d’inviter certains présidents de conseils de quartiers de Conakry à déposer les cartes d’électeurs non retirées au niveau de la Direction nationale des affaires politiques et de l’administration électorale. J’ai remarqué que, un président de conseil de quartier qui est proche de tel parti politique, les cartes d’électeurs qu’il dépose appartiennent à 100% à des militants supposés des adversaires de ce parti politique dans la zone.

Donc, aujourd’hui, ces acteurs politiques qui s’agitent, qui se font passer pour de grands experts, ils parlent même de recul de la décentralisation, le font en réalité pour une question de manipulation électorale. Ce n’est rien d’autre que ça. Tous ces arguments fallacieux qu’on est en train de développer par-ci par-là, en disant que ça ne respecte pas la loi, ça n’a aucun fondement. La raison de l’acharnement sur le décret, c’est la question liée à la mainmise sur les quartiers et les districts pour des fins électoralistes et pour leur permettre, chaque fois qu’ils veulent bloquer les citoyens dans leurs mouvements au nom des manifestations, de tenir leur agenda », a-t-il déclaré ce lundi 28 août 2023, dans l’émission Mirador de FIM FM.

Mais c’est peine perdue, ajoute le ministre, assurant que le décret du président de la transition seront bel et bien appliqué. Il annonce que son département a déjà travaillé sur l’arrêté d’application de cette décision du chef de l’État.

« L’arrêté sur les modalités pratiques de nomination des présidents de conseils de quartiers et de districts dit quoi ? Les quartiers sont divisés en secteurs, les districts sont également divisés en secteurs et en hameaux. Les acteurs qui doivent désigner les membres des conseils de quartiers et de districts, ce sont les jeunes, les femmes et les sages. Ça veut dire quoi ? Les jeunes des différents secteurs vont se retrouver pour désigner leurs représentants. Une fois qu’ils auront terminé la désignation au niveaux des secteurs, l’ensemble des jeunes désignés dans le quartier vont se retrouver pour dire, voici les trois premiers que nous, nous désignons.

Les femmes et les sages aussi vont se retrouver pour désigner leurs représentants. Après, ces entités-là vont se retrouver ensemble et désigner leurs représentants. Lorsqu’ils désignent leurs représentants, cette liste sera remise au maire de la commune concernée (rurale ou urbaine), qui la transmet au préfet pour faire la centralisation. Maintenant, pour être président d’un conseil de quartier ou de district, le prétendant doit recueillir la signature des deux tiers des chefs de ménages du quartier ou du secteur, qui sera annexée à sa candidature adressée au maire.

Ensuite, une commission sera mise en place au niveau préfectoral, qui regroupe le maire, le secrétaire général et certains conseillers, pour statuer au cas par cas. C’est après ce travail que les dossiers seront transmis au gouverneur, qui prendra juste une décision administrative. Donc, l’intervention du gouverneur, c’est en tant que représentant du chef de l’État au niveau régional. C’est lui qui signe la décision administrative, mais tout le processus se fait aux niveaux communal et préfectoral », a laissé entendre le ministre Mory Condé.

Source Guinée114.com

Appel à l’action pour Guineematin au nom des principes (Tribune)

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 Depuis bientôt un mois, l’accès au site d’information guineematin.com est restreint. Sans un moyen de contournement notamment par VPN, ce média à grande audience est quasiment indisponible sur le territoire guinéen. Cette situation devrait remobiliser toute la presse après que des démarches n’aient pour le moment rien donné de concret.

Le droit à l’information de milliers de citoyens et l’engagement quotidien de toute une équipe de journalistes à jouir de leur liberté de presse pour informer leurs compatriotes, sabotés. A deux reprises, au nom de l’ensemble des associations de presse, des autorités au plus haut niveau ont été interpellées afin que cesse cette restriction.

C’est le lieu de féliciter le Président Amadou Tham Camara, Président de l’association de presse dont Guineematin est membre, pour ses nombreuses démarches. Je l’encourage à poursuivre ses efforts louables.

L’Administration Générale de Guineematin.Com soutient avoir fait le pas vers certains fournisseurs d’accès à internet qui ont tous rejeté toute responsabilité. Il ne s’agirait pas aussi d’un problème avec l’hébergeur.  Il est donc fort probable que Guineematin soit simplement victime de la décision injuste de quelqu’un de le fermer sur le territoire guinéen pour une durée que seule la personne sait. Mais cela est inacceptable et devrait cesser maintenant !

A titre personnel, j’interpelle le Ministère de l’Information et de la Communication, la Haute Autorité de la Communication (HAC), nos deux représentants au Conseil national de la transition (CNT), nos anciens confrères journalistes proches du Président de la transition et tout défenseur du droit à l’information de nos concitoyens, et leur demande d’agir selon les moyens légaux. Il ne saurait y avoir ni ministère, ni journaliste ni organe de régulation encore moins droit à l’information sans médias. C’est donc une question existentielle qu’on ne devrait plus continuer à contourner.
Sans avoir la prétention d’accuser, je tiens à donner un complément d’information pour toute personne souhaitant s’y intéresser et aider à un dénouement. Cette restriction dont est victime Guineematin intervient quelques mois seulement après une levée de boucliers de l’ensemble de la presse contre une vague de restrictions dont ont été victimes plusieurs médias du pays. Le principal accusé était le ministre porte-parole du gouvernement, par ailleurs, ministre en charge des Télécommunications et de l’Economie numérique. Des structures sous sa tutelle avaient été fortement mises en cause. Il s’agit notamment de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT).

Le même ministre avait provoqué l’indignation après des déclarations publiques menaçant de fermer des médias alors que la Haute Autorité de la Communication (HAC) est l’organe de régulation des médias en Guinée.

Aussi, à date, aucune décision de justice ou de la Haute Autorité de la Communication (HAC) n’est notifiée à l’Administration Générale de Guineematin sur un quelconque manquement qu’on reprocherait au média et qui conduirait à la situation actuelle de ce site d’information largement suivi.

A ceux qui pourraient se poser la question de la possibilité qu’un média soit fermé techniquement par les autorités, je rappelle qu’il y a quelques années, l’accès à un média appartenant à un confrère Sénégalais n’avait pas tardé à être bloqué sur le territoire guinéen lorsque les autorités de notre pays ont voulu ainsi.

 Thierno Amadou Camara

Directeur de publication de Guinee114.Com
Président du Réseau des médias sur internet en Guinée (REMIGUI)
1er Vice-président du Conseil d’administration de la Maison de la presse de Guinée

622 10 43 78 / amadouc99@gmail.com

CNT : examen et adoption du document de programmation budgétaire pluriannuelle ce lundi

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À travers un communiqué dont copie a été consultée par notre rédaction, le président du Conseil National de la Transition (CNT) Dr Dansa Kourouma invite les conseillers nationaux à une plénière ce lundi 28 août 2023.
L’ordre du jour retenu pour cette plénière est l’examen et adoption du document de programmation budgétaire pluriannuelle 2024-2026.
Dans le même communiqué, le président du CNT invite à prendre part à cette plénière, les présidents des institutions républicaines mais aussi d’autres personnalités.
Ci-dessous, copie des personnalités et institutions invitées à prendre à cette cérémonie :
– Les Membres du Comité National du Rassemblement pour le Développement (C.N.R.D) ;
– Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
– Les Présidents des Institutions Républicaines ;
– Le Conseiller principal du Président de la Transition ;
– Le Conseiller du Président de la Transition, chargé des Relations avec les Institutions Républicaines ;
– Les Membres du Gouvernement ;
– Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée ;
– Les Corps diplomatiques et consulaires accrédités en République de Guinée; Les Représentants des Institutions et Organisations Internationales ;
– Madame la Gouverneure de la ville de Conakry ;
– Le Chef d’Etat-Major Général des Armées ;
– Le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire ;
– Les Chefs d’Etat-Major de l’Armée de Terre, Mer et Air ;
– Les Directeurs Généraux des Douanes, de la Police Nationale, de la Protection Civile et des Conservateurs de la Nature ;
– Les Maires des six Communes de Conakry ;
– Les Représentants des Confessions religieuses musulmane et chrétienne ;
– Le Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale de Lutte Contre la Corruption et de la Promotion de la Bonne Gouvernance ;
– Le Représentant de l’Association des Communes de Guinée ;
– Le Représentant de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée ;
– Les Représentants des Coalitions des Partis politiques ;
– Les Représentants des Centrales syndicales ;
– Les Représentants des Chambres consulaires ;
– Les Anciens membres du CTRN et du CNT de 2010 ;
– Les Représentants des Organisations de la Société civile ;
– Les Représentants des Organisations de la Presse publique et privée.
Mosaiqueguinee.com

Tout est parti lors de l’escale du Général de Gaulle à Conakry le 25 août 1958 alors qu’il était en tournée de sensibilisations des populations africaines sur le bien-fondé de son projet de Communauté entre la France et ses colonies, en terme clair un projet ‘’de fédération des pays autonomes’’ régie par une nouvelle Constitution de la Vème République. Il comptait soumettre son projet aux populations par voie référendaire, le 28 septembre 1958. Si partout ailleurs, l’homme du 22 juin 1940 a eu la certitude de récolter le « Oui » à son projet de Communauté, tel n’a pas été le cas en Guinée où Sékou Touré, chef du Gouvernement de Guinée prônait déjà dans certains milieux « l’union libre avec la France ». Dans son discours mémorable, le maître de Conakry dégage la voie vers la liberté et la dignité des peuples africains en proclamant «Nous préférons la liberté dans la pauvreté qu’à la richesse dans l’esclavage ». Une allocution « jugée provocatrices » par les maîtres colons dépassés par la tournure des évènements. Le ton emphatique et martial de Sékou Touré, les applaudissements nourris de la foule dévouée à son leader ont heurté la sensibilité du Général de Gaulle. Le vieux Général prend cette sortie du jeune leader guinéen – il avait 36 ans- comme un affront et une attaque contre son projet et l’œuvre de la France en Afrique. Il laisse entendre que la Guinée pourra prendre son indépendance en votant « Non ! » le 28 septembre et la métropole n’en fera pas obstacle, mais elle en tirera les conséquences. Déjà, en effectuant sa tournée à travers le continent, de Gaulle a fait comprendre que le Non est synonyme de rupture totale avec la France.*
Voici les deux discours prononcés ce jour à Conakry au siège de l’Assemblée territoriale de la Guinée française, devenu aujourd’hui Palais 25 Août abritant les locaux de la Haute Autorité de la Communication (HAC).

Monsieur le Président du Gouvernement de la République Française,

Dans la vie des Nations et des Peuples, il y a des instants qui semblent déterminer une part décisive de leur Destin ou qui, en tout cas, s’inscrivent au registre de I’Histoire en lettres capitales autour desquelles les légendes s’édifient, marquant de manière particulière au graphique de la difficile évolution humaine, les points culminants, les sommets qui expriment autant de victoires de l’Homme sur lui-même, autant de conquêtes de la Société sur le milieu naturel qui l’entoure.

Monsieur le Président, vous venez en Afrique précédé du double privilège d’appartenir à une légende glorieuse qui magnifie la Victoire de la Liberté sur l’asservissement et d’être le premier Chef du Gouvernement de la République Française à fouler le sol de Guinée.

Votre présence parmi nous symbolise non seulement la « Résistance » qui a vu le triomphe de la Raison sur la force, la Victoire du Bien sur le mal, mais elle représente aussi, et je puis même dire surtout, un nouveau stade, une autre période décisive, une nouvelle phase d’évolution.

Comment le Peuple africain ne serait-il pas sensible à ces augures, lui qui vit quotidiennement dans l’espoir de voir sa dignité reconnue, et renforce de plus en plus sa volonté d’être égal aux meilleurs ?

La valeur de ce Peuple, Monsieur le Président, vous la connaissez sans doute mieux que nul autre, pour en avoir été juge et témoin aux heures les plus difficiles que la France ait jamais connues.

Cette période exceptionnelle à l’issue de laquelle la Liberté devait resurgir avec un éclat nouveau, une force décuplée, est marquée par l’homme d’Afrique d’une manière toute particulière, puisqu’il a, au cours de la dernière guerre mondiale, rallié, sans justification apparente, la cause de la Liberté des Peuples et de la Dignité Humaine.

A travers les vicissitudes de l’Histoire chaque Peuple s’achemine vers ses propres Lumières, agit selon ses caractéristiques particulières et en fonction de ses principales aspirations sans qu’apparaissent nécessairement les mobiles réels qui le font agir.

Notre esprit, pourtant rompu à la logique implacable des moyens et des fins, ainsi qu’aux dures disciplines des réalités quotidiennes, est constamment attiré par les grandes nécessités de l’Élévation et de l’Émancipation Humaines. L’épanouissement des valeurs de l’Afrique est freiné, moins à cause de ceux qui les ont façonnées, qu’à cause des structures économiques et politiques héritées du régime colonial en déséquilibre avec ses aspirations d’avenir.

C’est pourquoi nous voulons corriger, non par des réformes timides et partielles, mais fondamentalement, ces structures afin que le mouvement de nos Sociétés suive la ligne ascendante d’une constante évolution, d’un perpétuel perfectionnement.

Le Progrès est en effet une création continue, un développement ininterrompu vers le Mieux, pour le Meilleur. Étape après étape, les Sociétés et les Peuples élargissent et consolident leur droit au bonheur, leurs titres de dignité, et développent leur contribution au Patrimoine économique et culturel du monde entier.

L’Afrique Noire n’est pas différente en cela de toute autre Société ou de tout autre Peuple. Selon nos voies propres, nous entendons nous acheminer vers notre bonheur et cela avec d’autant plus de volonté et de détermination que nous connaissons la longueur du chemin que nous avons à parcourir.

La Guinée n’est pas seulement cette entité géographique que les hasards de l’Histoire ont délimitée suivant les données de sa colonisation par la France, c’est aussi une part vive de l’Afrique, un morceau de ce continent qui palpite, sent, agit et pense à la mesure de son destin singulier. Mais aussi vaste que soit notre ère d’investigation, aussi étendu que soit notre champ d’action, cela est insuffisant en regard de nos propres exigences d’évolution.

Pour y répondre, nous devrons engager non seulement l’ensemble de nos potentialités propres, mais encore tout ce qui constitue les biens et les connaissances universels, lesquels chaque jour se développent et s’accroissent de manière inappréciable.

A travers le désordre moral dû au fait colonial et à travers les contradictions profondes qui divisent le monde, nous devons taire les pensées idéales afin de serrer au plus près les possibilités réelles, les moyens efficaces et immédiatement utilisables ; nous devons nous préoccuper des conditions exactes de nos populations afin de leur apporter les éléments d’une indispensable évolution, sans laquelle le mieux-être qu’elles prétendent légitimement obtenir ne pourrait être créé. Si nous ne nous employions pas à cette tâche, nous n’aurions aucune raison de vouloir remplir les fonctions dont nous avons la charge, aucun droit à la confiance de nos populations. C’est parce que nous nous interdisons de confisquer à notre profit la souveraineté des populations guinéennes, que nous devons vous dire sans détour, Monsieur le Président du Conseil, les exigences de ces populations pour qu’avec elles, soient
recherchées les voies les meilleures de leur Émancipation totale.

Le privilège d’un Peuple pauvre est que le risque que courent ses entreprises est mince, et les dangers qu’il encourt sont moindres. Le pauvre ne peut prétendre qu’à s’enrichir et rien n’est plus naturel que de vouloir effacer toutes les inégalités et toutes les injustices.

Ce besoin d’égalité et de Justice nous le portons d’autant plus profondément en nous, que nous avons été plus durement soumis à l’injustice et à l’inégalité.

L’analyse logique et une connaissance de plus en plus grande de nos valeurs particulières, de nos moyens potentiels, de nos possibilités réelles nous laissent cependant exempts de tout complexe et de toute crainte : nous sommes uniquement préoccupés de notre avenir et soucieux du bonheur de notre Peuple.

Ce bonheur peut revêtir des aspects multiples et des caractéristiques diverses selon la nature de nos aspirations, de nos désirs, selon notre état propre ; il peut être aussi bien une chose unique qu’un faisceau de mille choses, toutes également indispensables à sa réalisation. Nous avons, quant à nous, un premier et indispensable besoin, celui de notre Dignité. Or, il n’y a pas de Dignité sans Liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d’Homme et en fait arbitrairement un être inférieur. Nous préférons la Pauvreté dans la Liberté à l’Opulence dans l’esclavage.

Ce qui est vrai pour l’Homme l’est autant pour les Sociétés et les Peuples. C’est ce souci de Dignité, cet impérieux besoin de Liberté qui devait susciter aux heures sombres de la France les actes les plus nobles, les sacrifices les plus grands et les plus beaux traits de courage. La Liberté, c’est le privilège de tout homme, le droit naturel de toute Société ou de tout Peuple, la base sur laquelle les États Africains s’associeront à la République Française et à d’autres États pour le développement de leurs valeurs et de leurs richesses communes.

Monsieur le Président, vous me permettrez de rappeler un passage du discours que j’ai prononcé à l’occasion de la visite récente d’un Représentant du Gouvernement Français, M. Gérard Jacquet, ancien Ministre de la France d’Outre-Mer.

Notre option fondamentale qui, à elle seule, conditionne les différents choix que nous allons effectuer, réside dans la décolonisation intégrale de l’Afrique : ses hommes, son économie, son organisation administrative, et, en vue de bâtir une Communauté Franco-africaine solide et dont la pérennité sera d’autant plus garantie qu’elle n’aura plus dans son sein des phénomènes d’injustice, de discrimination ou toute cause de dépersonnalisation et d’indignité.

En effet, le monde évolue rapidement et les impératifs de la vie moderne posent avec brutalité le problème du choix entre la stagnation et le progrès, entre la division des Peuples et leur union fraternelle, entre l’esclavage et la liberté, enfin entre la guerre et la paix.

Pour l’Afrique Noire d’influence française, ces problèmes doivent être abordés avant tout avec un esprit réaliste, compréhensif. Notre cœur, notre raison, en plus de nos intérêts les plus évidents, nous font choisir, sans hésitation, l’interdépendance et la liberté dans cette union, plutôt que de nous définir sans la France et contre la France. Et c’est en raison de cette orientation politique que nos exigences doivent être toutes connues pour que leur discussion soit facilitée au maximum.

D’aucuns en parlant des rapports franco-africains situent leur raisonnement dans le domaine économique et social exclusivement, et concluent fatalement, compte tenu du grand retard des pays sous-développés d’Afrique, par l’apologie de l’action coloniale de la France.

Ces hommes oublient qu’au-dessus de l’économique et du social il y a une valeur autrement plus importante, qui oriente et détermine le plus souvent l’action des hommes d’Afrique ; cette valeur supérieure réside essentiellement dans la Conscience qu’apportent les hommes d’Afrique à la lutte politique, tendant à sauvegarder leur Dignité et leur Originalité et libérer totalement leur Personnalité.

Qui ne sait aujourd’hui que les drames douloureux enregistrés dans l’histoire coloniale française en Indochine et en Afrique du Nord sont interprétés aussi différemment selon que l’on donne la suprématie à l’économie, ou que le Droit à l’indépendance, le respect de la Dignité des Peuples sont considérés comme les bases les plus solides de toute association de Peuples différents !

Aujourd’hui, en raison de l’évolution de la situation internationale et surtout du gigantesque progrès du mouvement de décolonisation dans les pays dépendants, nous pouvons affirmer que la Force Militaire dirigée contre la Liberté d’un pays ne peut plus garantir ni le prestige, ni les intérêts d’une Métropole.

Le rayonnement de la France, la garantie et le développement de ses intérêts en Afrique ne sauraient désormais résulter que de l’association libre des pays d’Outre-Mer. L’action économique et culturelle de la France demeure encore indispensable à l’évolution harmonieuse et rapide des Territoires d’Outre-Mer.

C’est en fonction de ces leçons du passé et des impératifs de cette évolution nécessaire, de ce progrès général irréversible déjà accompli, de la ferme Volonté des Peuples d’Outre-Mer à accéder à la totale Dignité Nationale excluant définitivement toutes les séquelles de l’ancien régime colonial, que nous ne cessons, dans le cadre d’une Communauté Franco-africaine égalitaire et juste, de proclamer la reconnaissance mutuelle et l’exercice effectif du Droit à l’indépendance des Peuples d’Outre-Mer.

Certains attributs de Souveraineté qui seront exercés au niveau de cette Communauté devront se résumer en quatre domaines :
• Défense ;
• Relations diplomatiques ;
• Monnaie ;
Enseignement supérieur.

Un pays qui exclut toute interdépendance dispose de quatre Pouvoirs essentiels :
1. La Défense ;
2. La Monnaie ;
3. Les Relations extérieures et la Diplomatie ;
4. La Justice et la Législation.

Nous acceptons volontairement certains abandons de Souveraineté au profit d’un ensemble plus vaste parce que nous espérons que la confiance placée dans le Peuple Français et notre participation effective au double échelon législatif et exécutif de cet Ensemble sont autant de garantie et de sécurité pour nos intérêts moraux et matériels.

Nous ne renonçons pas et ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l’indépendance car, à l’échelon franco-africain nous entendons exercer souverainement ce droit. Nous ne confondons pas non plus la jouissance de ce droit à l’indépendance avec la sécession d’avec la France, à laquelle nous entendons rester liés et collaborer à l’épanouissement de nos richesses communes.

Le projet de Constitution ne doit pas s’enfermer dans la logique du régime colonial qui a fait juridiquement de nous des citoyens français, et de nos Territoires, une partie intégrante de la République Française Une et Indivisible. Nous sommes Africains et nos Territoires ne sauraient être une partie de la France. Nous serons citoyens de nos États africains, membres de la Communauté Franco-Africaine.

En effet, la République Française, dans l’Association Franco-africaine, sera un élément tout comme les États Africains seront également des éléments constitutifs de cette grande Communauté Multinationale composée d’États Libres et Égaux.

Dans cette Association avec la France, nous viendrons en Peuples libres et fiers de leur Personnalité et de leur Originalité, en Peuples conscients de leur apport au patrimoine commun, enfin en Peuples Souverains participant par conséquent à la discussion et à la détermination de tout ce qui, directement ou indirectement, doit conditionner leur existence.

La qualité ou plutôt la nouvelle nature des rapports entre la France et ses anciennes colonies devra être déterminée sans paternalisme et sans duperie. En disant NON de manière catégorique à tout aménagement du régime colonial et à tout esprit paternaliste, nous entendons ainsi sauver dans le temps et dans l’espace les engagements qui seront conclus par la nouvelle Communauté Franco-Africaine. En dehors de tout sentiment de révolte, nous sommes des participants résolus et conscients à une évolution politique en Afrique Noire, condition essentielle à la reconversion de tout l’acquis colonial vers et pour les populations africaines.

Le nom de notre Association nous importe peu, ce qui importe sera le contenu de notre Association, la somme des possibilités nouvelles d’évolution qu’elle offrira aux Territoires Africains actuellement engagés dans le grand mouvement d’émancipation qui exige la disparition totale du phénomène colonial et l’établissement d’une ère de liberté vraie, d’égalité et de fraternité agissante.

Monsieur le Président, nous savons que vous vous êtes donné pour mission de sauver l’Unité de la Nation Française. Cette noble ambition, l’effort qu’elle suppose seront à la mesure de votre pouvoir si elle comprend et sait respecter également les points de sensibilisation de l’action des Peuples associés à la Nation Française.

En effet, les Territoires actuels d’AOF et d’AEF ne doivent pas être des entités définitives.

L’immense majorité des populations intéressées veut substituer aux actuelles entités AOF-Togo et AEF deux États puissants fraternellement unis à la France.

Des considérations humaines et sociales autant qu’économiques et politiques plaident en faveur de la constitution de ces États qui seront dotés de Parlements et de Gouvernements démocratiques.

Ces grandes perspectives qui vont pouvoir accélérer l’histoire de nos pays, en leur permettant de transcender les particularismes et les égoïsmes ou plutôt leurs contradictions internes, demeurent pour notre génération la voie la plus sûre, la plus directe qui aboutit à la Paix et au Bonheur.

Ces mêmes perspectives, positives pour les Territoires d’Outre-Mer et pour la Grandeur de la France dans le monde, exigeront de nous, Africains, Malgaches et Français, des efforts plus grands, à la fois plus nobles et plus exaltants que ne l’aurait exigé la solution destructive d’une séparation.

Je rappelle souvent que la vie de l’homme va de zéro à cent alors que celle de nos Peuples est éternelle.

Nous sommes quant à nous Africains de Guinée, sûrs que notre courage et notre loyauté, notre communion d’action créatrice de biens, et notre amour de la Justice et du Progrès sauront conduire, à travers le temps, notre future Communauté avec toujours plus de Puissance, et dans la Prospérité et la Liberté. Pour résumer la position guinéenne vis-à-vis du projet de Constitution qui fera l’objet du Référendum du 28 septembre, nous affirmons qu’elle ne sera favorable qu’à condition que la Constitution proclame :
1. Le Droit à l’indépendance et à l’égalité juridique des Peuples associés, droit qui équivaut à la Liberté pour ces Peuples de se doter d’Institutions de leur choix et d’exercer dans l’étendue de leurs États et au niveau de leur ensemble, leur pouvoir d’autodétermination et d’autogestion ;
2. Le Droit de divorce sans lequel le mariage franco-africain pourra être considéré, dans le temps comme une construction arbitraire imposée aux générations montantes ;
3. La Solidarité agissante des Peuples et des États associés afin d’accélérer et d’harmoniser leur évolution.

Dans l’intérêt bien compris des Peuples d’Outre-Mer et de la France, nous osons penser, Monsieur le Président, que votre Gouvernement saura proposer au Référendum un projet de Constitution tenant compte, non pas des conceptions juridiques basées sur un régime impopulaire, mais seulement des exigences exprimées par des Peuples mûrs, tous solidairement et fermement décidés de se construire un Destin de liberté, de Dignité et de Solidarité fraternelle pour la Communauté Multinationale que sera l’Association de nos États, pour l’Unité et l’Émancipation de l’Afrique.

VIVE LA GUINEE !
VIVE LA FRANCE !

Niger: A quoi pourrait conduire, le début de la stigmatisation des peuls ?

Plus rien ne va au Niger depuis le coup de Jarnac du général Aboudrahmane Tchiani , porté au pays.
Ce jeudi, 25 août, dans la journée, des éleveurs peuls, venus à Niamey, écouler leur bétail sur le marché, parce qu’ils ont été assimilés à des terroristes, dans un dangereux amalgame, ont échappé de peu, à un lynchage populaire : délit de faciès .
La scène, inimaginable avant que le mandat du Président Mohamed Bazoum ne soit interrompu, a profondément ému et indigné l’opinion, surtout, constitue , un danger pour l’unité nationale et la cohésion sociale , jalousement, sauvegardées
Le Président Bazoum, de là où il se trouve , dans sa nouvelle vie d’otage et d’homme séquestré , a , sans doute , mal au Niger, dont il assiste à la mise à mort, implacable. Il avait réussi à établir un dialogue direct et franc avec tous les chefs de tribus, notammentpeuls afin d’empêcher que leurs proches et familles ne soient enrôlés dans les mouvements terroristes. Mieux, ceux qui s’étaient laissés embarquer et séduire, s’étaient rétractés, librement, parce que la démarche du Président leur avait redonné confiance en eux et foi dans leur pays.
Aujourd’hui, avec la stigmatisation qui a commencé de la communauté peule et la fathwa lancée contre elle, elle, pourrait, en désespoir de cause et pour assurer sa vie , recourir à la violence et vengeance aveugles auprès des groupes armés, présents sur tout le territoire. C’est ainsi que le Mali et le Burkina ont basculé dans les conflits inter-communautaires et se sont englués davantage dans la crise sécuritaire. La guerre civile est un risque qui continue de peser sur les deux Etats qui, chacun, pratique la discrimination raciale, à ciel ouvert. Le Niger , où toutes les communautés avant le coup d’Etat malfaisant en cours , étaient animés du sentiment d’appartenance nationale, à son tour, est tenté de réveiller les vieux démons de la partition du pays et des antagonismes communautaires, un terreau fertile pour les sympathies avec les hordes terroristes.
Les frustrations, les rancœurs, les discriminations, sapent la paix sociale et ébranlent les institutions de la République, en clair, font le lit des mouvements radicaux et profitent aux seigneurs de guerre.
Chaque jour qui passe avec la junte militaire, calfeutrée dans le palais présidentiel qu’elle occupe de force et en toute impunité, pour l’instant un pan des acquis inestimables du Niger est mis à rude épreuve, les Nigériens pleurent leur triste sort désormais. Jusqu’à quand laissera-t-on faire l’horreur et l’ignominie , le seuil de tolérance, largement , dépassé ?

Samir Moussa
Niamey, Niger

Kankan : la BAC 23 met le grappin sur sept individus en possession d’une importante quantité de drogue

Fraîchement installée dans la commune urbaine de Kankan, la brigade anti criminalité « Bac » a au cours d’une opération lancée ce jeudi 24 août 2023, à la gare routière de Bada, appréhendé sept individus, en possession d’une importante quantité de drogue.

Cette saisie est le résultat de la toute première opération de la brigade en charge de la lutte contre la criminalité à Kankan.

Mamadou 2 Barry, directeur régional adjoint de la police de Kankan est celui qui a coordonné cette opération.

« Hier mercredi 23 août 2023, la BAC qui vient d’être nouvellement installée a procédé à l’interpellation de sept 07 individus pris en flagrant délit de détention, de consommation et de vente illicite de chanvre indien, de tramadol, de valium et d’autres produits psychotropes », a déclaré ce commissaire.

Sur les dispositions du code pénal, le procureur du tribunal de première instance de Kankan se veut clair :

« Vous avez devant vous les objets qui ont été saisis notamment le chanvre indien, le tramadol, le valium. Ce sont des produits que ces présumés bandits utilisent avant d’aller commettre les différentes infractions. La détention et la consommation du chanvre indien sont prévues et punies par la loi selon les dispositions, des articles 812 et suivants du code pénal. Alors, tous ceux qui ont été pris avec ces objets, lorsque nous allons recevoir la procédure tout à l’heure ils seront jugés et condamnés conformément à leur forfaiture. », a indiqué Daouda Diomandé.

 

Mosaiqueguinee.com

L’Ambassadeur Mohamed Camara donne des explications sur le contentieux qui oppose 4 Guinéens à l’ambassade des Émirats Arabes Unis

L’Ambassadeur Directeur des affaires juridiques et consulaires du ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger tente depuis quelques mois, de trouver une solution au contentieux opposant quatre (4) Guinéens (anciens employés) à l’ambassade des Emirats Arabe Unis en Guinée, lequel contentieux est né du licenciement de ces 4 Guinéens.

 

Dans l’émission Mirador de FIM Fm ce jeudi 24 août 2023, l’Ambassadeur Camara revenant sur les efforts fournis par sa Direction pour dénouer ce différend, a affirmé qu’ils ont reçu les deux parties à 4 reprises.

 

« La Direction des affaires juridiques et consulaires gère une panoplie de contentieux. Parmi les contentieux que nous gérons, il y a celui qui oppose quatre (4) Guinéens et l’ambassade des Emirats Arabe-Unis qui porte sur le contrat de travail. L’ambassade a voulu se débarrasser des quatre personnes, en articulant des accusations. Nous avons reçu le chargé des affaires qui a aussi hérité de beaucoup de situations. On l’a invité par 4 fois de suite, y compris les Guinéens avec lesquels ils sont en conflit. Nous leur avons dit de nous faire des propositions, parce que nous ne sommes pas la justice. Notre rôle, c’est de gérer des situations qui renvoient à des difficultés entre un Guinéen et un étranger. (…). Le 3 août dernier, nous avons reçu un courrier de la part de ces Guinéens pour dire qu’ils sont satisfaits de la manière dont le ministère a traité ce dossier, et de continuer dans ce sens pour pouvoir trouver une solution. (…). Pour vous dire que le ministère a fait quelque chose, nous avons demandé aux deux parties, de trouver une solution concertée. (…). Les deux parties, chacune suivant les conseils de ses avocats a fait des propositions. Nous leur avons dit attention, faites-nous des propositions, c’est bien que chez nous il y a des juristes pétris de talent, mais cette tâche est dévolue à l’inspection générale du travail. Donc, nous attendons ; sans compter que le ministère a fait une note verbale à l’adresse du chargé d’affaires pour dire qu’il faut que ce contentieux soit vidé », a-t-il expliqué.

Poursuivant, ce cadre rompu à la tâche, a affirmé qu’après avoir constaté que les deux parties n’étaient toujours pas sur une même longueur d’ondes quant aux propositions de règlement, qu’il leur a été donné une dernière chance de faire une proposition concertée, au risque de voir leur dossier transmis à l’inspection générale du travail qui est l’organe habilité pour régler les différends dans le monde du travail en République de Guinée.

 

« Les Guinéens se sont plaints qu’ils subissent des traitements dégradants. Nous avons enquêté dans ce sens. La réalité, c’est qu’on ne peut pas se fier sur des accusations tant du chargé d’affaires qu’il articule contre les quatre Guinéens, tout comme sur les accusations des Guinéens. C’est parole contre parole. C’est comme le racisme, c’est facile d’articuler des accusations, mais difficile à prouver. C’est comme les accusations que le chargé d’affaires articule contre les 4. Donc, il fallait adopter une position équidistante. C’est pourquoi on leur a dit de nous faire des propositions et nous ne devons prendre contact avec aucune des deux parties, individuellement. L’ambassade a demandé à se référer pour répondre aux propositions des Guinéens, et ces derniers aussi ont jugé les propositions de l’ambassade insuffisantes. Nous leur avons demandé de faire de nouvelles propositions et si l’approche consensuelle n’est pas trouvée, nous allons envoyer à l’inspection générale du travail qui est habilitée à traiter cela », a-t-il ajouté.

Il faut, par ailleurs préciser que l’ambassade articule comme motif du licenciement,‘’l’insuffisance professionnelle’’.

 

Mosaiqueguinee.com

 

Guinée/Secteur d’eau: le ministre de l’économie et des finances annonce la signature d’un accord de 200 millions de dollars

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Prenant la parole le mercredi 23 août à l’occasion de la plénière consacrée à l’autorisation de ratification de la convention de financement entre l’association internationale de Développement (IDA) et la République de Guinée, le ministre de l’économie et des finances a annoncé la signature très prochainement d’un accord de 200 millions de dollars concernant le secteur de l’eau. Selon Moussa Cissé, ces accords rentre dans le cadre de l’enveloppe globale de 521 millions de dollars.

« Ce qu’il faut rappeler par rapport à cet important accord de financement il rentre dans le cadre de l’enveloppe globale de 521 millions de dollars. Vous avez autorisé la ratification de projet d’appui à la gouvernance locale pour 81 millions de dollars. Vous avez à votre niveau prendre l’examen le projet NAFA de l’ANIES pour 80 millions de dollars. Et dans la même logique nous allons signer très prochainement 200 millions de dollars pour le secteur de l’eau…», a-t-il indiqué avant de préciser:

« Mais ce qu’il faut rappeler nous avons jusqu’au 5 septembre pour la mise en vigueur de ces différents accords, Passer ce délai nous serons obligé d’adresser une demande de prorogation de mise en vigueur de ces accords. Donc nous sollicitons votre indulgence, nous savons que vous fournissez beaucoup d’effort en cette période de vacances», a lancé Moussa Cissé.

 

Kalenews.org

En Guinée, le non-lieu ne garantit pas la liberté : quelle bizarrerie ! (Par Mognouma)

On savait tous, tel un automate, que le procureur spécial près la CRIEF allait faire appel contre l’ordonnance de non-lieu prise par les juges d’instruction de cette juridiction, dans le dossier impliquant le patron du groupe Djoma.

En revanche, personne ne pouvait imaginer que le non-lieu ne garantit pas la liberté. Sous nos cieux où il est reproché à la justice, depuis des lustres, d’être au service des forts pour écraser les faibles, on vient de l’apprendre à nos dépends, pour ceux qui ont cru au changement annoncé. C’est une décision qui fera forcément date.

Elle pourrait tuer en bien des Guinéens, l’espoir suscité après la décision courageuse prise par les juges d’instruction dans un dossier qui concentrerait autant d’attention. Difficile d’espérer que les magistrats de notre pays, peuvent s’affranchir des ‘’pressions’’ diverses caractéristiques d’une justice trop politique qui a toujours existé.

L’appel et le pourvoi qui sont des rhétoriques usitées, au-delà de leur cadre légitime d’expression, oscillent entre le ridicule et l’odieux de la satisfaction devant le malheur annoncé et réalisé.

Pour rappel, la semaine dernière, en conclusion de l’instruction du dossier de Kabinet Sylla « Bill Gates », la CRIEF a fait savoir qu’elle ne dispose d’aucun élément devant l’amener à renvoyer ledit dossier en jugement.

En d’autres termes, les juges d’instruction laissent entendre que le dossier est vide. C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle on est parvenu à tous les niveaux de l’instruction du dossier, à commencer par l’enquête préliminaire.

Mais le Procureur très spécial Aly Touré, qui n’a pas été capable, de l’avis de tous, de fournir jusqu’ici, près de dix mois durant, des éléments pour renforcer son accusation et ainsi asseoir la conviction des juges, promet d’en trouver. Peut-être possible. Mais en attendant, l’accusé doit être libre.

«On n’a pas besoin d’un professionnel du droit pour le savoir», s’est moqué un spécialiste droit.

«Si le monsieur passe un jour de plus, il est détenu illégalement» a ajouté mon interlocuteur, l’air pantois de savoir qu’en Guinée, cela ne soit pas connu par les pratiquants du droit.

A la lecture de l’article 284 qui dit en substance, qu’en cas de non-lieu, l’accusé provisoirement détenu est mis en liberté, et voir le contraire se produire, on est partagé entre deux conclusions, somme toutes, tristes pour le pays. Soit de la haut, au niveau des régulateurs, on ne sait pas. A cet effet un recadrage s’impose. Ou soit on laisse faire parce que ça conforte des positions. Il faudra alors s’en accommoder.

 

Mognouma