mardi, juin 9, 2026
28.5 C
Conakry
Accueil Blog Page 77

L’an 2 du CNRD : le bilan dans le secteur de la Justice

0

Depuis l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au pouvoir en Guinée, le 5 septembre 2021, le secteur de la Justice connait de profondes mutations. Une véritable politique est mise en œuvre pour mettre fin à la corruption et l’impunité.

Dans sa mission de doter le pays d’une justice forte et équitable pour tous, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, déroule un Plan d’Action Opérationnel axé sur 60 programme rien que pour l’année 2023. A date, son taux d’exécution est estimé à 66%.

Sur l’aspect des objectifs généraux chaque directeur général et directeur national travaille sur la base d’une lettre de mission. Le département passe régulièrement en revue les performances des services et a réussi à se doter d’un contrat type incluant la clause relative au contenu local.

En ce qui concerne les objectifs de réformes, d’importantes actions sont menées. Le Fonds d’aide juridictionnelle est rendu opérationnel avec à la clé, l’organisation normale des audiences criminelles et correctionnelle. Il faut également énumérer la mise en place des outils de contrôle et d’inspection pour rendre effective la redevabilité des magistrats et auxiliaire de justice, de même que la redynamisation des missions de contrôle des cours et tribunaux, des établissements pénitentiaires et des services de police judiciaire.

Le ministère a œuvré pour « l’harmonisation et la réglementation de l’utilisation des sceaux et de l’armoirie de la République de Guinéé, le recrutement et la formation des auditeurs de justice et des élèves greffiers, la formation continue des magistrats et autres acteurs judiciaires cadre du MJDH (200 magistrats, 75 greffiers, 200 officiers de police judiciaires, 100 OPJM, 50 secrétaires, 70 cadres et 40 avocats), la mise en place et l’opérationnalisation d’un mécanisme d’évaluation des magistrats ».

Dans ce dispositif, les droits de l’homme occupent une place prépondérante. Ainsi, le ministère dirigé par Alphonse Charles Wright a fait de la vulgarisation de la politique pénitentiaire une priorité. La lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme connait également un début de mise en œuvre.

Pour rapprocher la justice des justiciables, le gouvernement de transition a lancé un vaste programme de restauration des cours et tribunaux, avec à la clé, l’achèvement des travaux de construction des TPI de Kindia, Mamou, Kankan et les équiper. Tandis que la construction des TPI de Kissidougou, Faranah, Dubréka, Mafanco, Koundara, Beyla, Fria et Lola et rénovation du centre de formation judiciaire de Conakry sont une réalité. Derrière ce programme, il s’agit in fine, d’ériger les justices de paix en tribunaux de première instance. Le respect des droits humaines nécessite également l’amélioration des conditions de détention en milieu carcéral. Dans cette optique, un programme de modernisation des établissements pénitentiaires est lancé. Il touche spécifiquement la Maison centrale de Conakry, Kindia, N’Zérékoré et les Maisons d’Arrêts de Macenta, Mandiana et Fria.

Front anti-corruption

Le CNRD promeut cinq valeurs fondamentales parmi lesquelles le « Redressement » qui vise à rompre avec les anciennes pratiques. Cela se concrétise depuis le 5 septembre 2021 par une lutte acharnée contre la corruption et le détournement des biens publics.

On retient sur ce volet, la création et l’opérationnalisation de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). La juridiction tient déjà les premiers procès d’anciens dignitaires du pays soupçonnés de blanchiment d’argent, détournement de derniers publics, enrichissement illicitement et corruption. En tout, quelques 306 personnes physiques sont poursuivies. Environ 50 milliards de francs guinéens sont versés à la Banque centrale à titre de cautions.

Le secteur de la justice fait aussi ses preuves avec le procès des évènements du 28 septembre 2009. L’ouverture des débats en septembre 2022 traduit la volonté du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya et tout le CNRD de mettre un terme à l’impunité en Guinée.

Younoussa Sylla

Guinée : la réfondation de l’Etat passe aussi par la réalisation progressive des infrastructures

0

Le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) mise sur les infrastructures socio-économiques pour améliorer le niveau de vie des Guinéens et booster la croissance économique du pays. En témoignent le nombre de chantiers lancés ou qui ont repris sur l’ensemble du territoire national depuis le 5 septembre 2021.

Le CNRD semble avoir sonné la fin de la récréation en accordant une attention soutenue aux processus de passation et l’exécution des marchés  dans les délais. En deux ans, les résultats sont visibles.

Les routes du pays sont pratiquement en chantier. Le premier acte posé par le Président de la transition dans ce secteur, aura été la relance des travaux de construction de la route nationale N°1 Coyah-Mamou-Dabola.

A la suite de cela, le colonel Mamadi Doumbouya a procédé le 13 juillet 2022 à la pose de la première pierre de l’échangeur de Bambéto, dont les travaux sont très avancés à ce jour. Ce projet financé à hauteur 246 millions de dollars US est exécuté par l’entreprise chinoise China Hydro, pour une durée de 30 mois.

Dans la foulée, les travaux de construction des échangeurs du KM36 et de Kagbelen ont été relancés. A Kagbelen, le pont « Paul Kagamé » a été inauguré et celui du KM36, déjà mis en service attend quelques travaux de finition pour être pleinement opérationnel.

Faut-il aussi rappeler qu’en janvier 2023, les travaux du pont à péage de Tanènè, long de 126 mètres, permettant le remplacement des 4 ponts construits en 1957 ont été lancés par le Premier ministre Dr Bernard Goumou. Les travaux de cet important ouvrage de franchissement 269 milliards GNF, avec poutre longitudinale en acier, tablier en béton, avec 2 voies, et d’une longueur totale des voiries de raccordement de 3 km, progressent à la satisfaction des autorités.

Une véritable course contre la montre est lancée pour doter le pays d’ouvrages de franchissement modernes, sécurités et adaptés aux défis du moment. Dans cette dynamique, les travaux de construction de cinq ponts et leurs voies d’accès sont en cours à Conakry et Coyah. Il s’agit des ponts de Kakimbo, Kiroti, Démoudoula, Kissosso et Kassonya ainsi que leurs routes d’accès dans le grand Conakry. Le coût de réalisation s’élève à 59,99 millions d’euros, pour un délai d’exécution de 30 mois.

Dans une dizaine de villes, les travaux de bitumage des voiries urbaines sont entamés. Il s’agit de Gaoual (10 km), Macenta (11,2 km) Yomou (11 km), Koubia 9,3 km), Kérouané 11,3 km) Mali 17,1 km), Tougué 15 km), Koundara (8,3 km), Dabola (8,5 km), Kindia (8,5 km).

Selon le ministre des Infrastructures, qui s’exprimait à l’occasion de l’inauguration du pont « Kagamé », le gouvernement guinéen va investir, au titre de l’exercice budgétaire 2023, « plus de 4 000 milliards GNF dans le secteur des travaux publics ».

Le chef du gouvernement, qui ne rate pas d’occasions pour magnifier les réalisations du CNRD, a fait savoir ces derniers jours, que « 2 252 kilomètres de routes ont été réalisés depuis le 5 septembre 2021 ».

Les infrastructures aéroportuaires se modernisent

Dans ce secteur, c’est un exploit que le CNRD est train de réussir. Il y a trois mois, les travaux d’extension et de modernisation de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré ont été lancés. A l’issue des 20 mois d’exécution, le principal aéroport de Conakry changera de visage. Les travaux portent notamment sur la construction d’’un Nouveau Terminal passager de 32 000 m², un nouveau Terminal Cargo de 3 600 m², des bureaux administratifs de la SOGEAC, une Tour de contrôle, une Nouvelle caserne des pompiers, une Nouvelle centrale électrique, d’un Pavillon présidentiel, un Bâtiment de la Gendarmerie des Transports Aériens, un Complexe hôtelier et la rénovation de la piste et les voies de circulation.

Ces travaux seront exécutés en cinq phases, selon le cahier de charge. La première concernera les édifices et sera réalisée en six mois pour un coût estimé à 25 millions d’euros. Les quatre autres phases suivront au fur et à mesure. Ce qui fera un coût global d’un peu plus de 270 millions d’euros. Le groupe Albayrak est chargé de l’exécution des travaux de cette œuvre gigantesque. A date, l’aéroport dispose d’un parking automatisé opérationnel, avec trois modes d’accès.

Parallèlement, l’Etat guinéen a lancé les travaux de réhabilitation des aérodromes à Faranah, Kankan, N’zérékoré et Labé. « Nous devons voir grand et ne pas nous contenter du peu », commente le ministre des Transports Félix Lamah.

Des infrastructures socioéducatives tous azimuts

Après avoir fait l’état des lieux des infrastructures et équipements scolaires, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a proposé en conseil des ministres, la réhabilitation et la construction de nouvelles écoles, pour répondre aux déficits. Ainsi, 563 écoles ont été rénovées et 1 000 salles de classes sont en cours de construction.

Dans le domaine de l’Enseignement supérieur, plusieurs laboratoires de recherches sont désormais équipés et le département accompagne les travaux d’au moins un millier d’enseignants chercheurs en master et doctorat.

L’Enseignement technique occupe une place de choix dans la politique de réfondation du système éducatif guinéen. Dans cette perspective, une nouvelle école de Chemin de fer, le CFP de Donka et bien d’autres ainsi que l’Ecole maritime sont en réalisation. Aussi, pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage, les apprenants des écoles professionnelles bénéficient désormais de bourses d’entretien. Celles-ci varient entre 150 000 et 250 000 francs guinéens. Une première en Guinée. Outre la construction des CFP et la modernisation du processus d’inscriptions dans les écoles professionnelles, le département procède aussi à un recensement biométrique des apprenants.

Dans le cadre des logements sociaux, en septembre 2022, Dr Bernard Goumou a donné le coup d’envoi des travaux de réalisation de 302 logements à Kolaboui. En Janvier 2023, il a présidé la cérémonie de remise des clés du premier lot de logements sociaux à Matoto. Un projet piloté par l’Agence Guinéenne pour le Financement du Logement (AGUIFIL).

Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD

Violences en cours à Conakry : un enfer pour les usagers de la route pris en otage dans les bouchons

La haute banlieue de la capitale Conakry est en proie en ce moment à des scènes violences notamment dans la zone de Sonfonia, entre les quartiers T7 et T8, rapportent plusieurs riverains, joints par Guinéenews ce soir.

Pour le moment, les raisons de cette flambée de violence spontanée restent inconnues, mais elles ont paralysé la circulation routière dans la région. Des pneus sont enflammés près des voies ferrées et des barricades ont été érigées un peu plus loin. Des militaires armés sont également présents sur les lieux.

Une situation qui a provoqué un énorme un bouchon au rond-point de la Transversale Numéro 7. De nombreux citoyens ont du mal à regagner leur domicile.

Il est important de noter qu’une manifestation des Forces Vives de Guinée (FVG) est prévue pour demain, 5 septembre, date qui coïncide également avec le deuxième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Conseil National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé.

Source: Guineenews.org

Kankan : des concessions inondées dans plusieurs quartiers

Une forte pluie s’est abattue sur la commune urbaine de Kankan, le samedi nuit, faisant des dégâts matériels.

Dans de nombreux quartiers de la ville, le constat est le même dans les concessions. Les eaux ont envahi l’intérieur des cours et des maisons. Les habitants se sont réveillés les pieds dans l’eau.

C’est le cas par exemple des quartiers Farako 1, M’ballia, Seinkefara et aviation

Au quartier aviation où habite le directeur régional de l’information et de la communication, celui-ci a lui aussi été victime également de ces inondations.

« Je suis vraiment triste aujourd’hui, il y a eu une forte pluie la nuit dernière de 22h à 4h, subitement on a vu l’eau venir dans la concession. Il était question de nous sauver. J’ai perdu une somme de 5 millions, mes vêtements, mes documents, également trois sacs de riz que je venais d’acheter. Et même les basins que je viens d’acheter. En tout cas, je remercie Dieu parce qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine dans la famille, mais je constate que les dégâts sont considérables », a fait savoir Mamady Kansan Doumbouya.


Mosaiqueguinee.com 

Saison « Sphinx » : Le « Turbo » d’Hadafo déroule le rouleau en 120 minutes chrono

Le Groupe Hadafo Médias fait sa rentrée le 4 septembre prochain pour une saison spectaculaire qu’il a baptisée « Sphinx », en référence à cette créature légendaire ayant la tête d’un humain, d’un faucon, d’un chat ou d’un bélier et le corps d’un lion.

Mais quelle est la signification de ce nom pour une rentrée médiatique aussi attendue que préparée, alors que la Guinée est en proie à des événements socio-culturels et politiques qui font l’objet d’attention ? La réponse, c’est dans « 120 Minutes pour Convaincre » avec Lamine Guirassy, le « Turbo ».

 Décryptage de Sita CAMARA

Comme à l’accoutumée, en préambule à chaque rentrée de vacances, le Président Directeur Général d’Hadafo Médias en Guinée, Lamine Guirassy, prend la parole pour exposer les grands axes prioritaires et les orientations de son entreprise.

Hier soir, (vendredi 1er septembre), Monsieur Guirassy s’est prêté au même exercice sur le plateau lumineux d’Espace, où l’écho a résonné à travers son réseau synchronisé dans tout le pays.

L’homme fort des médias guinéens a tout d’abord dressé un bilan de la saison écoulée, marquée à la fois par des succès mais aussi par des moments émouvants, notamment la perte de certains de ses proches collaborateurs, tels que Hamed Kourouma.

En préparation de cette 17e saison de son groupe de médias, qui inclut la radio Espace et ses stations régionales synchronisées, ainsi qu’Espace TV, Kalac Fm/TV, Espace Event et Hadafo Régi, Lamine Guirassy s’est exprimé dans une atmosphère détendue, comme à son habitude. Il a répondu aux questions du duo dynamique composé de Théophile Fassa Mano et de la brillante Balakhissa Kouyaté.

Pour Lamine Guirassy, la saison dernière a été intense grâce à l’exploration des régions du pays avec Les Grandes Gueules (GG), l’émission phare d’Espace TV/FM. Selon lui, il est essentiel pour son équipe de sortir de sa zone de confort afin de prendre le pouls de la Guinée profonde.

Dans le même ordre d’idées, Lamine Guirassy a salué les performances remarquables d’Espace Mamou et Espace Kankan lors de la dernière saison. Cependant, il a particulièrement mis en avant les progrès significatifs de KALAC TV/FM, attribués à son nouveau directeur général, Prince Diallo. De passage, il a encensé Dame Mariata Koundouno et ses deux chroniqueuses de Kalac, qu’il a surnommées les « tigresses ».

« L’un des avantages que nous avons est d’avoir des directeurs qui se bougent et des équipes engagées », a déclaré le grand patron de Kalac avant de révéler en exclusivité le lancement d’Espace Siguiri, dirigée par Sékou Hamed Nabé.

Lamine Guirassy a également révélé lors des « 120 Minutes pour Convaincre » le lancement de deux nouvelles chaînes. La première sera entièrement en langues nationales guinéennes et s’appellera « Laguinè fé », sous l’initiative de Canal +. La deuxième est une idée de TOP CONGO. Cette dernière sera exclusivement continentale créée par et pour les Africains.

Siguiri. Morts suspectes d’un Burkinabè et d’un ‘‘maquisard’’

Dans la matinée du vendredi 1er septembre, deux corps ont été découverts dans la préfecture de Siguiri. L’un a été trouvé à Bouré Setiguiyah, district relevant de la sous-préfecture de Kintinyah ; l’autre à Sèkè Soumbara Kôbâ, dans la sous-préfecture de Sèkè Doko.

Le médecin légiste, docteur Abdoulaye Bassir Condé explique : ‘‘ A Bouré Sétikiya, nous sommes venus trouver le corps dans une maison inachevée. C’est un jeune-homme peu connu dans cette localité. Mais certains jeunes ont confirmé que c’était un maquisard. Il répondait au nom de Jean Pierre, âgé de 22 ans environ, c’est une mort naturelle probablement liée à la consommation d’alcool. ‘‘

Par ailleurs, à Soumbara Kôbâ, ‘‘il s’agit du corps d’un jeune Burkinabé qui a disparu depuis le 08 août dernier. Et c’est ce vendredi 1er septembre que son corps a été trouvé en pleine brousse. Nous avons constaté que sa famille n’a fait aucune déclaration concernant sa disparition. Chose d’ailleurs qui est suspecte. Le défunt s’appelait Souley Nabalo, âgé de 25 ans », a informé le Docteur Abdoulaye Bassir Condé.

Pour l’heure, le procureur du tribunal de première instance de Siguiri a restitué les corps à leurs familles avant d’instruire l’interpellation de la famille de Nabalo dans les prochaines heures.

Source Guinee7.com

05 septembre 2021: Le prix de la liberté, les épreuves du temps et les défis du pouvoir (Tribune) by

0

TRIBUNE-Les Guinéens peuvent ne pas être de bonne foi , sont en droit de viser toujours plus haut, car la vie est exigence. Cependant, ils n’auraient pas raison de prendre le meilleur pour le pire, de se renier, de si tôt, en tombant dans le déni d’une amnésie consciente et intéressée. Un ingrat n’oublie pas, il refuse de se souvenir pour qu’il soit libre de tout engagement moral, de toute dette de toute nature envers les autres.
Le 5 septembre 2021, le jour à peine levé, la Guinée se retrouve dans d’autres mains, le Professeur Alpha Condé, forcé à prendre sa retraite. Le Colonel Mamadi Doumbouya et ses frères d’armes, ont décidé , en âme et conscience, d’engager leur vie ainsi que celle de leurs proches pour permettre à leur pays à la croisée des chemins de retrouver l’honneur perdu, la joie de vivre , de renouer aussi avec les espoirs et promesses de lendemains meilleurs.
La Guinée qui était comme enchaînée aux pieds et suspendue entre terre et ciel, a accueilli le Colonel Mamadi Doumbouya et ses compagnons, en héros et libérateurs, les Guinéens, se sont réjouis dans une grande ferveur populaire, que leurs prières aient été agréés par le Ciel, que leurs vœux soient enfin exaucés.
Dès lors, le 5 septembre, qui a été considéré par tous les Guinéens comme une journée de libération nationale et le début d’une nouvelle ère de toutes les espérances, mérite d’être rappelé et célébré, d’autant que c’est un des rares moment dans un parcours de division et de querelles fratricides, d’union nationale et de cohésion politique et sociale.
Certes, aujourd’hui, deux ans après, certains ont des frustrations personnelles, d’autres n’ont pas encore leurs comptes à eux, mais, personne ne peut dire, raisonnablement, que le pays n’a pas fait des avancées ni que les Guinéens ne sont pas mieux traités, impliqués davantage dans la gestion des affaires de la cité. Le pouvoir despotique des élites et des olligarchies notoires a vécu. Le Colonel Mamadi Doumbouya, enfant du peuple et soldat qui connaît la valeur du serment et ne peut renier le sacerdose des missions difficiles, a réussi à inoculer dans l’administration la conscience du service public, à inculquer dans tous les esprits la gravité de servir, le danger de se servir. Il peut être contrarié ou ralenti dans sa volonté inébranlable de rompre avec les mauvaises pratiques, de solder l’héritage d’un passé ruineux, car une seule hirondelle ne fait pas le printemps, mais, aucun Guinéen ne doute de sa bonne foi, de son patriotisme et de sa détermination à rendre le Guinéen meilleur, à rétablir la Guinée, dans tous ses droits.
L’histoire qui se moque des émotions futiles, ne se soucie guère des cris d’orfraie, des gesticulations, ne retient que les faits, les actes posés, les œuvres charitables. Il y a une Guinée d’avant 5 septembre, il y en aura une autre dans le sillage du Colonel Mamadi Doumbouya. Ce qui est sûr et certain, quoi qu’on dise et fasse , plus rien ne sera comme avant dans une Guinée où le temps semblait figé ; l’espoir avait foutu le camp. C’est si récent qu’il est difficile de ne pas s’en souvenir, même si les Guinéens oublient toujours d’où ils viennent , chacun préoccupé par son sort personnel, tous, quasiment, tournés vers leurs seuls intérêts. Sinon chacun sait que la liberté ne se donne pas, requiert d’énormes risques jusqu’à parfois à l’ultime sacrifice. Le Colonel Mamadi Doumbouya, n’a pas hésité à « aller à la mort » comme il le rappelle à la mémoire collective, pour que ses compatriotes redeviennent libres et indépendants. Il fait du mieux qu’il peut au service de la Guinée et des Guinéens, face à des partenaires exigeants et au milieu de collaborateurs au comportement erratique et équivoque.
Combien sont les Guinéens qui peuvent rivaliser de courage avec lui, sont dans la logique du don de soi dont il a donné l’exemple le plus éloquent un matin d’un certain 5 septembre 2021, qui, à l’image des dates historiques est dans toutes les annales ?
Les luttes de libération, les grandes conquêtes dans l’histoire, les mouvements populaires comportent une part d’ombres et de mystères qui sont évoqués et rappelés , mais, n’ont jamais altéré l’éclat et la portée événementielle des révolutions bienfaisantes qui surviennent à toutes les époques. Le 14 juillet 1789 , date de la prise de la bastille dans la sueur et le sang, dans l’histoire de la France , est marquée d’une pierre blanche et commemorée dans le faste chaque 14 juillet de l’année, fête nationale de l’indépendance française.

Une célébration ne concerne pas que les vainqueurs et les héros, c’est pour aussi se rappeler des martyrs et de toutes les personnes , anonymes, auxquelles, la nation ne rend pas toujours hommage dans le temps qui presse, à cause de l’histoire si sélective qu’elle choisit ses élus, si chargée qu’il lui arrive de trier au volet les événements à retenir.
Le 5 septembre doit être célébré pour que personne dans un pays de courte mémoire et de négationnisme, ne confonde ses humeurs et rancœurs intimes avec l’exigence de l’histoire et la force de son témoignage implacable.

Mamadou Maouloud Souaré

Ousmane Gaoual/Marche des FVG : « Il faut juste donner le temps de différencier les évènements »

0

Face à la presse, jeudi 31 août 2023, le ministre Ousmane Gaoual Diallo s’est exprimé à propos de la marche des Forces Vives de Guinée, le 5 septembre prochain, jour de célébration de l’an 2 de l’avènement du CNRD au pouvoir.

Le porte-parole du gouvernement a invité la classe politique,« à faire attention à ce type d’évènement et à saisir l’opportunité de dialogue, qui est toujours disponible pour se mettre autour de la table et de poser les revendications que chacun peut entendre ».

Autour de la table du dialogue, pour ce qui est de la part du gouvernement, a informé Ousmane Gaoual, « ce qui est possible sera fait et ce qui ne l’est pas, sera différé, parce qu’en tout état de cause, les crises, les débats politiques, les dialogues seront systématiquement questionnés, lorsque les problèmes de la nation sont sur la table ».

« Il faut mettre entre parenthèses certaines de nos contradictions pour célébrer ce que nous avons en commun. Cela ne nous anime pas, il faut juste donner le temps de différencier les évènements. Maintenant, si ce n’est pas ça la solution, c’est de faire en sorte que l’exercice de droit ne soit pas simplement un exécutoire pour décompter des violences, de décompter des victimes, il faut faire attention à ça. (…). Donc, aller manifester et venir autour de la table le lendemain, après avoir compté peut-être quelques victimes, n’a aucun intérêt. Ce qui est intéressant, tant qu’il est possible de discuter, c’est de venir saisir cette opportunité. Ça veut dire, qu’on invite la classe politique à réinventer les mécanismes de résolution. Si dans le passé, nous n’avons pas eu cette main tendue pour dire qu’on vient au dialogue ou quand le dialogue a été possible, les conclusions n’ont jamais été mises en œuvre. Il faut donner la même opportunité au gouvernement actuel, de venir autour de la table, de discuter, d’avoir des accords et de voir comment tout ça peut se dérouler. Parce que c’est cela aussi, la responsabilité aussi bien des acteurs politiques que de ceux qui gouvernent actuellement »,a-t-il lancé.

Mosaiqueguinee.com

Palais de Kensington: le discours de vérité du président du CNT au forum parlementaire sur la sécurité et les renseignements

Palais de Kensington: le discours de vérité du président du CNT au forum parlementaire sur la sécurité et les renseignements

 

Le forum parlementaire sur la sécurité et les renseignements a pris fin ce vendredi 1er septembre 2023 sur une note de satisfaction au Palais de Kensington à Londres au Royaume-Uni.

Cette dernière journée a été marquée par l’intervention du président du Conseil National de la Transition de Guinée.

Dr Dansa Kourouma puisqu’il s’agit de lui a mis l’occasion à profit pour interpeller les parlementaires, diplomates, experts, consultants sur leur responsabilité face à la résurgence des conflits et attaques terroristes dans le monde en général et en Afrique plus particulièrement car, selon le Global Terrorism Index, en 2021, sept (7) des dix (10) pays les plus touchés par le terrorisme se trouvaient en Afrique.

Pour faire face à ces défis monumentaux, le président du CNT a invité les participants à ce forum de Londres à intensifier leurs efforts pour renforcer la sécurité et les renseignements à l’échelle mondiale.

De l’avis du leader de l’organe qui fait office de parlement de transition, » la lutte contre le terrorisme ne doit pas être un prétexte pour restreindre les libertés civiles. La sauvegarde de ces principes est essentielle pour préserver la confiance de nos citoyens et renforcer la stabilité. », a-t-il déclaré.

Dr Dansa a aussi insisté sur la coopération entre les Etats et les organisations internationales, les ONG et les partenaires régionaux pour élaborer des solutions globales et durables.

Dans son discours de vérité, le numéro un du conseil national de la transition estime que l’Afrique ne doit plus continuer à briller par son absence au conseil de sécurité, qu’elle ne doit non plus continuer à recevoir des injonctions ou des instructions des membres permanents. Pour lui, il y a nécessité de revoir les rapports entre l’Afrique et le reste du monde au sein du conseil de sécurité des nations unies : » Les armes doivent être remplacées par la diplomatie responsable pour l’Afrique. », a-t-il martelé.

Enfin, le législateur en chef de la transition guinéenne a encouragé les parlementaires présents au forum de Londres à agir avec détermination et dévouement pour promouvoir la sécurité, la stabilité et les valeurs démocratiques qui sont essentielles pour un avenir commun.

 

Mosaiqueguinee.com

Niger : le président de la commission de la CEDEAO dément avoir proposé un délai

0

C’est un démenti formel qu’apporte le président de la commission de la CEDEAO, au sujet d’un communiqué qui lui a été attribué.

Dans ce communiqué, on affirme délibérément que celui-ci a proposé à la junte nigérienne, un calendrier de transition de 9 mois.

« L’information, en français et prétendument relayée par l’AFP, est fausse et doit être traitée comme telle »,peut-on lire dans ladite note mise à la disposition du public.

Ci-dessous, copie du communiqué: