Non enrôlement des guinéens à Dakar et Angola : Salif Kébé laisse le flou et dédouane la CENI

Même si la question d’un de nos reporters a été placé dans un angle ‹‹ opposant ›› par un responsable de la CENI hier, Salif Kébé a tout de même répondu à la fraîcheur. Les guinéens du Sénégal et l’Angola ne pourront pas voter des élections législatives prévues le 16 février 2020. Nos compatriotes qui résident dans ces pays n’ont pas été recensés alors que les opérations d’enrôlement ont pris fin lundi. 

En marge d’une conférence de presse lundi 16 Décembre 2019, le président de la CENI s’est livré à un exercice d’explications pour justifier le non-recencesement des guinéens vivant dans les deux pays africains, Sénégal-Agola.

Répondant à la question d’un de nos confrères qui a voulu enflammé la salle, Salif Kébé indique que : ‹‹ C’est seulement au Sénégal et en Angola où on n’a pas réussi cette année à enrôler les électeurs à cause des violences qui s’y sont déroulées. Les guinéens du Sénégal n’ont pas eu une meilleure explication sur la procédure d’enrôlement. Les gens ont dit que l’ambassadrice ne veut pas que les gens puissent s’enrôler et il y a eu des violences ››, a indiqué Salif Kébé dans le micro de flashguinee.info

Pourtant dédouane-t-il aux hommes du micro, ‹‹ l’ambassadrice de Guinée à Dakar a joué un rôle d’apaisement. Mais l’ambassade a été attaquée, le bureau de l’ambassadrice a été caillassé. C’est pourquoi, les autorités sénégalaises ont demandé à surseoir les opérations de recensement jusqu’à ce que la sécurité puisse être assurée ››.

Pour l’affaire d’Angola, Me. Salif Kébé qui laisse le flou assure que le non-recensement des guinéens qui y vivent ne sont que la conséquence des violences qui ont été éclaté au consulat de Guinée depuis 2015. ‹‹ Des policiers avaient été blessés dans les heurts. Ce qui a amené les autorités angolaises ont décidé d’interdire tout regroupement politique guinéen sur son territoire ››.

Dans le même discours, il assure qu’en dépit des démarches menées, les autorités sont restées fermes et catégoriques sur leur position. ‹‹ Voilà pourquoi nos compatriotes qui vivent en Angola n’ont pas pu s’inscrire sur les listes électorales. Quand les violences sont récurrentes et que vous ne voulez pas respecter la loi, elle va vous tomber dessus ››, a dit Me. Salif Kébé qui cherche toujours à dédouaner la CENI.

La rédaction!

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